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 LA VIE SOUS MACRON

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PACA



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MessageSujet: Re: LA VIE SOUS MACRON    Mer 17 Mai - 15:26

https://news.sfr.fr/actualites/politique/nouveau-gouvernement-bayrou-hulot-le-drian-flessel-decouvrez-des-maintenant-qui-sont-les-nouveaux-ministres-de-edouard-philippe-et-emmanuel-macron.html


Le nouveau président français Emmanuel Macron dévoile mercredi son premier gouvernement, une équipe resserrée qu'il veut "irréprochable", "de droite et de gauche", en phase avec le renouvellement politique promis avant les élections législatives cruciales de juin.


Gérard Collomb, nommé ministre de l'Intérieur, au rang de ministre d'Etat.

François Bayrou nommé garde des Sceaux, avec le rang de ministre d'Etat.

Nicolas Hulot nommé ministre de la Transition Ecologique et Solidaire avec rang de ministre d'Etat.

Jean-Yves Le Drian nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Sylvie Goulard nommée ministre des Armées.

Agnès Buzyn nommée ministre des Solidarités et de la Santé.

Bruno Le Maire nommé ministre de l'Economie.

Jean-Michel Blanquer nommé ministre de l'Education nationale.

Jacques Mézard nommé ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation.

Richard Ferrand ministre de la Cohésion des territoires.

Laura Flessel nommée ministre des Sports.

Elisabeth Borne nommée ministre chargée des Transports auprès de Nicolas Hulot.

Annick Girardin nommée ministre des Outre-mer.

Muriel Penicaud nommée ministre du Travail.

Françoise Nyssen nommée ministre de la Culture.

Marielle de Sarnez nommée ministre des Affaires européennes.

Frédérique Vidal nommée ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.

Gérald Darmanin nommé ministre de l'Action et des Comptes publics.

Christophe Castaner, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement.

Quatre secrétaires d'Etat nommés dont Schiappa et Mahjoubi.

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MessageSujet: Re: LA VIE SOUS MACRON    Mer 17 Mai - 10:49






http://www.lelanceur.fr/edouard-philippe-traine-savate-sur-la-transparence/


Édouard Philippe, traine-savate sur la transparence

16 mai 2017  Par Antoine Sillières



Le Premier ministre nommé ce lundi par Emmanuel Macron fait partie des 23 parlementaires épinglés par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Sa déclaration de patrimoine de 2014 ne mentionne pas la valeur de ses biens immobiliers, ni le montant de ses indemnités d’élu local. Une mauvaise volonté cohérente avec ses prises de position au lendemain de l’affaire Cahuzac.


La campagne présidentielle a vu Emmanuel Macron marteler sa volonté de moralisation de la vie publique. Le président élu a évoqué une action législative en ce sens sous sa présidence. Le choix d’Édouard Philippe comme Premier ministre a donc de quoi étonner. Nommé ce lundi par l’Élysée, le député de Seine-Maritime avait voté contre la loi de transparence adoptée en 2013. Dans un climat post-affaire Cahuzac, Édouard Philippe avait alors suivi la grande majorité de ses collègues du groupe UMP à l’assemblée.
Édouard Philippe a aussi été épinglé par la Haute autorité pour la transparence de la vue publique (HATVP) pour son manque de transparence, ou plutôt sa légèreté en la matière. Contactée par LeLanceur.fr, l’instance confirme que le Premier ministre a reçu une “appréciation”, sorte de blâme sans incidence, dans le cadre de sa déclaration de patrimoine de 2014. Un accroc de taille pour celui qui est apparu politiquement comme le parfait trait d’union du rassemblement prôné par Emmanuel Macron. D’autant que le nouveau président a fait de la probité des élus un de ses engagements.

Valeur des biens immobiliers : “aucune idée”

Dans sa déclaration de patrimoine de 2014, Édouard Philippe a omis de préciser la valeur de ses biens immobiliers. Il note être propriétaire d’un appartement à Paris ainsi que d’un bien en Indre-et-Loire et posséder des parts dans une résidence de Seine-Maritime. Mais dans la case valeur de ces biens, le nouveau Premier ministre indique qu’il n’en a “aucune idée”. Il a mentionné les prix d’achat, en francs parfois, mais aucune estimation actualisée de la valeur de ses propriétés. Cela malgré une relance de la HATVP. Relance ignorée par Édouard Philippe qui a refusé d’apporter les précisions requises.
La HATVP a émis une “appréciation” pour accompagner sa déclaration de patrimoine et informer les citoyens qui voudraient la consulter d’un manque de transparence, nous explique l’instance de contrôle. Le maire du Havre se retrouve ainsi parmi les 2% de parlementaires (23 sur 1048) épinglés par la HATVP. L'”appréciation” constitue le troisième niveau d’intervention de la HATVP sur une échelle de quatre, avant le signalement au Parquet, inopportun dans le cas d’Édouard Philippe.
Édouard Philippe a aussi refusé de communiquer le montant de ses honoraires entre 2011 et 2012 alors qu’il officiait pour un cabinet d’avocat d’affaire d’avocat d’affaires. Un brin provocateur, le nouveau Premier ministre se disait alors “pas certain de comprendre la question”. “Vous voulez connaître mon taux horaire au jour de l’élection ? Ma rémunération mensuelle moyenne ? Annuelle ?” écrivait-il sur le formulaire, selon le document publié par Mediapart.
Pourtant le maire du Havre sait faire dans la transparence quand il décide de communiquer. Le journal local Paris-Normandie rappelle ainsi qu’en 2015 Édouard Philippe avait lui même annoncé son arrestation pour infraction routière et sa suspension temporaire de permis de conduire.

Élu de la République et haut gradé d’Areva

En parallèle de son engagement public, Édouard Philippe a fait une incursion dans le privé. Entre 2007 et 2010, il est directeur des affaires publiques d’Areva au sein de la direction du groupe. Charlie Hebdo le qualifiait en 2009 de “lobbyiste chargé des relations avec les élus” suivant “les parlementaires chargés du Niger”. Un poste obtenu dans la foulée de son bref passage au ministère de l’Écologie, en tant que conseiller d’Alain Juppé.
Lors de son passage chez Areva, Édouard Philippe avait conservé ses fonctions publique. D’abord en tant que conseiller régional de Haute-Normandie jusqu’en mars 2008 puis en tant que conseiller départemental de Seine-Maritime. Le géant de l’atome français étant particulièrement bien implanté dans cette région la situation a de quoi mettre celui qui sera élu maire du Havre en 2010 en situation de conflit d’intérêt potentiel.
Vérifications faites par la HATVP, il n’est pas concerné par l’enquête sur Areva période 2007-2010 sous la présidence d’Anne Lauvergeon. Cette dernière a été mise en examen en mai dernier pour son rôle dans le rachat désastreux de la société canadienne Uramin. C’est pour son rôle de lobbying auprès des parlementaires français que les association en faveur de la sortie du nucléaire épinglent Édouard Philippe.
Il est accusé par l’Observatoire du nucléaire d’avoir été “impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva”. Le réseau Sortir du nucléaire parle d’un “signal exécrable” envoyé par Emmanuel Macron et reproche au nouveau Premier ministre d’avoir “joué un rôle de lobbyiste auprès des élus de l’Assemblée Nationale au sujet des mines d’Areva au Niger” et par ce biais “défendu les actions d’une entreprise qui, au Niger, a pollué irréversiblement les territoires des peuples autochtones et baigné dans les scandales financiers”.

Absentéisme à l’Assemblée

Autre accroc au CV d’Édouard Philippe sa faible activité à l’Assemblée nationale, où il n’a déposé  aucun rapport ou proposition de loi et seulement six amendements au cours de la dernière mandature. Et pour cause, le nouveau Premier ministre ne s’est pas montré très assidu au Palais Bourbon. Il se situe bien en dessous du taux de présence médian. Le député de Seine-Maritime n’a posé que huit questions orales dans un hémicycle où il n’est intervenu 27 fois. Édouard Philppe fait aussi partie des 150 députés les moins assidus en commission où il ne s’est présenté 124 fois, indique l’observatoire nosdeputes.fr.
Une réalité factuelle pas vraiment en accord avec la “forte expérience de la vie politique, de l’art parlementaire”, posée par Emmanuel Macron comme pré-requis des qualités de son chef de gouvernement. Le nouveau président de la République qui insistait dans la foulée sur la “capacité à animer, justement, à diriger une équipe gouvernementale et une nouvelle majorité”.
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MessageSujet: Re: LA VIE SOUS MACRON    Dim 14 Mai - 9:37

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MessageSujet: Re: LA VIE SOUS MACRON    Mer 10 Mai - 16:41




Non, décidément, Monsieur Macron n’aime pas les retraités !






Lors du débat du 3 mai dernier en vue de l’élection présidentielle, Monsieur Macron a brièvement précisé le sort spécifique qu’il entendait réserver aux retraités. La tribune ci-dessous amorce la réflexion qu’inspire cette sollicitude particulière.

Sommaire

- I – Un bref rappel


- II – Une tendance inquiétante


- III – Vers l’euthanasie financière des retraités ?


Souvenez-vous, voici cinq ans, son élection à peine acquise et alors qu’Emmanuel Macron était déjà secrétaire général adjoint de l’Élysée, le Président Hollande s’en était immédiatement pris aux retraités avec un rapport lourdement à charge, partiellement erroné et particulièrement injuste de la Cour des comptes (comme par hasard !), suivi immédiatement après de la création d’une taxe dépendance de 0,30% sur les pensions, laquelle fut d’ailleurs immédiatement détournée de son objet. En réalité, ce nouvel impôt qui ciblait uniquement les retraités ne faisait que marquer pour ces derniers le début d’un éprouvant chemin de croix fiscal, qui allait s’accentuer tout au long du quinquennat.
Force est de reconnaître que le programme du nouveau Président ne démarre guère sous de meilleurs auspices, puisque d’entrée de jeu et selon ses propres chiffres, 60% des retraités – soit quand même quelque 10 millions de Français – vont prendre de plein fouet et sans compensation aucune l’augmentation de 1,70% de la CSG, alors que toutes les autres catégories sociales, tous les actifs notamment, se voient offrir en compensation une diminution de 3,10% de leurs cotisations sociales. Manifestement, le déclassement résultant des retraités est patent puisque (en simplifiant les calculs, notamment parce qu’on ne sait pas encore si ce supplément de CSG sera ou non déductible) pour un même revenu annuel de référence de € 60 000 le retraité va acquitter € 1 020 (=60 000*1,70%) supplémentaires d’impôt, là où un actif gagnant le même revenu va économiser € 840 (= 60 000*1,40%) de charges sociales et fiscales. L’écart de 3,10% entre les deux, soit € 1 860 (= 1 020+840), en même temps qu’il creuse injustement un déclassement sensible du retraité, alourdira dans la majorité des cas de 5 à 10% le montant des prélèvements directs obligatoires auxquels il se trouve soumis. En clair, il n’échappera pas aux retraités qu’ils sont invités à financer sans broncher les cadeaux électoraux généreusement faits aux actifs sur leur dos ! Pire, issue de la volonté du prince, cette discrimination-transfert n’a donné lieu de sa part à aucune justification, ni à la moindre tentative d’explication, les quelques allusions avancées ici ou là se bornant à sous-entendre que de toute manière les retraités visés ont bien assez d’argent. Nul doute qu’ils apprécieront !
C’est ainsi qu’en pratiquement 5 ans et sous deux présidences de Gauche successives, 10 millions de retraités se sont vus ou se verront spécifiquement imposer des impôts ou des suppléments d’impôts dont la charge nette ne pèse que sur eux : en 2012, 0,30% de contribution dépendance + en 2017, 1,70% pour la prochaine augmentation de CSG. Évidemment pour eux le principe républicain d’égalité devant l’impôt vole en éclat et il n’est pas sûr du tout d’ailleurs que cette discrimination scélérate qui s’opère à la fois en fonction de l’âge et du statut social du contribuable passe les fourches caudines du Conseil constitutionnel. Le cumul actuel de ces deux mesures - qui représente quand même 2% des pensions - signifie tout simplement pour ces retraités que là où au printemps 2012 leur pension leur permettait de couvrir 52 semaines de dépenses, fin 2017 elle n’en couvrira plus guère que 51 (52*0,98= 50,96) , les retraités visés étant ainsi privés de ressources pour la dernière semaine de l’année - qui n’est normalement pourtant pas de jeûne, ni d’abstinence - entre Noël et le Jour de l’An. Quant à l’argument que lesdits retraités pourraient en contrepartie bénéficier eux aussi de l’exonération de la taxe d’habitation, il ne vaut guère d’une part parce qu’il n’est pas exclu que certains retraités se retrouvent parmi les 20% les plus riches demeurant assujettis et aussi quant aux autres, parce qu’à l’inverse de l’augmentation de la CSG qui les frappe exclusivement, l’exonération annoncée qui ne leur serait nullement réservée ne pourrait évidemment pas tenir lieu de dommages-intérêts.
Mais me direz-vous, 2% on n’en meurt pas et la plupart des Français ont subi ces dernières années des majorations d’impôts de toute sorte et de toute origine (État ou collectivités territoriales) souvent bien supérieures. Grave erreur, parce que comme les autres Français, les retraités ont bien entendu eux-aussi supporté ces hausses largement excessives, mais avec les 2% de prélèvements supplémentaires, la Gauche leur réserve un matraquage spécial qui amène tout naturellement à s’interroger sur les projets du pouvoir pour les années à venir. En effet, on sait que pour des cercles de réflexion stratégique comme Terra Nova, ou même des organismes officiels comme France Stratégie (dont le directeur M. Pisani-Ferry n’était autre que le proche conseiller de Monsieur Macron lors de sa campagne électorale), les pensions de retraite absorbent indûment une part trop grande du PIB national (environ de 14 à 15% selon les sources, qui bien entendu ne se soucient jamais de rappeler en face le produit revalorisé des cotisations d’hier, bien qu’elles fondent pourtant les pensions d’aujourd’hui ! ) et qu’il importe de réduire cette part en faveur des jeunes au profit desquels, après avoir saccagé l’enseignement officiel (près de 15% d’une classe d’âge en échec scolaire + classement Pisa en chute libre !), on veut accroître entre autres l’assistanat préexistant. Or - et nous reviendrons bientôt sur ce sujet important - c’est oublier que la plupart des retraités ont été et restent des parents avant d’être des retraités et que, dés qu’ils l’ont pu, ils n’ont pas attendu l’État pour aider financièrement et autrement leurs enfants, même si les statistiques officielles ont le plus grand mal à cerner l’importance de toutes ces aides souvent non déclarées et dont une bonne partie n’est pas monétaire.
Mais le double avantage des retraités, savoir le temps et l’expérience, leur permet de réfléchir plus avant. Malgré qu’on leur ait garanti, - croix de bois, croix de fer-, le maintien intégral de leur pouvoir d’achat, avec l’engagement solennel que leurs pensions ne seront jamais réduites, ils ne peuvent donc s’empêcher d’observer et de déplorer que :
> cela fait plusieurs années que sous des prétextes divers - tous plus pertinents les uns que les autres - leurs pensions sont bloquées ou revalorisées de manière indigne au regard de la montée rapide des charges de toute nature qui les assaillent ;
> et notamment avec entre autres la croissance inconsidérée des impôts aussi bien d’État que locaux, les déremboursements médicaux ou pharmaceutiques de toute nature dont la liste ne cesse de s’allonger, l’alourdissement continu des coûts de journée des établissements d’accueil, l’indice des prix à la consommation entièrement sous le contrôle du Gouvernement ne peut plus être considéré comme représentatif des charges qui pèsent sur les retraités ;
> les derniers prélèvements ou majorations de prélèvements qui les ciblent spécifiquement et exclusivement sont non seulement contraires au principe d’égalité devant l’impôt, mais ils constituent aussi un germe préoccupant de division de la Nation en suscitant sournoisement une opposition larvée entre actifs et retraités, en déclassant ouvertement ces derniers et en creusant au risque du grief d’ingratitude le fossé entre les seniors et leurs descendants.
Et si le nouveau Président, qui prétend rassembler les Français, ne veut pas laisser sur le bord de la route la majorité des 17 millions de retraités qui en font partie, il va falloir sans nul doute et vite qu’il s’emploie non seulement à trouver les mots, mais à proposer des mesures concrètes pour leur rouvrir un chemin d’espoir. Notamment, en cessant de les considérer abusivement comme une catégorie taillable et corvéable à merci à raison de leur docilité supposée et du poids des ans, en rappelant fermement aussi les engagements de la Nation envers ses aînés et en leur accordant enfin dans les institutions et les caisses de retraite les représentations officielles que la République, au mépris de toutes ses valeurs, leur dénie indignement depuis plus d’un demi-siècle.

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MessageSujet: LA VIE SOUS MACRON    Mer 10 Mai - 9:59








Le programme du nouveau président de la République pour les collectivités



Voici les projets du président de la République élu dimanche, Emmanuel Macron, tels qu’il les avait dévoilés le 22 mars devant les maires de France.

Réforme territoriale
Partisan d’une « pause institutionnelle », Emmanuel Macron ne souhaite pas engager une nouvelle réforme territoriale. « La commune doit rester l’échelon de référence de notre organisation institutionnelle », a-t-il affirmé devant les maires, le 22 mars. Il s’est également déclaré « favorable au maintien du fléchage pour l’élection des élus intercommunaux » dans la perspective des élections municipales de 2020, exception faite des métropoles.
Il suggère cependant de « réduire de 25 % le nombre de départements d’ici à 2022, principalement là où de grandes métropoles ont été créées », les conseils départementaux « demeurant un échelon pertinent aux côtés des villes moyennes et en milieu rural » où ils seront préservés. En milieu rural, Emmanuel Macron estime qu’il convient « de développer l’intercommunalité. Suivant le même principe, nous inciterons à la création des communes nouvelles. » Il souhaite donner « aux préfets la capacité d’adapter l’organisation des services de l’État aux besoins de chaque région et département ».

Relations financières État-collectivités
Emmanuel Macron propose un « pacte de responsabilité » qui consisterait pour les élus locaux à s’engager à réaliser « 10 milliards d’économies sur cinq ans », leur quote-part sur les 60 milliards d’euros d’économies que prévoit son plan national pour réduire la dépense publique. Pour les collectivités, « il ne s’agira pas d’une baisse unilatérale des dotations. Je souhaite que vous vous engagiez à baisser vos dépenses et que vos efforts portent sur les dépenses de fonctionnement », avait expliqué le candidat d’En Marche le 22 mars. Pour leur redonner « la capacité de choix », il propose aux mairesde leur permettre de revenir sur la réforme des rythmes scolaires ou encore de leur laisser la main sur la gestion salariale de leurs agents territoriaux.
« À l’automne 2017, je présenterai une trajectoire quinquennale de maîtrise de la dépense publique pour l’État et les collectivités », a-t-il indiqué. Les mesures concernant les collectivités pour l’an prochain (dotations, fiscalité…) pourraient figurer dans une loi de financement spécifique, distincte de la loi de finances pour 2018, les textes budgétaires étant traditionnellement présentés par le gouvernement en septembre. Les dispositions impactant les collectivités seront en tout cas dévoilées devant le Comité des finances locales avant leur présentation en Conseil des ministres. Une « conférence des territoires qui se réunira tous les six mois », associant tous les niveaux de collectivités et des magistrats de la Cour des comptes, sera chargée de « faire le suivi des efforts » des collectivités en matière de dépense publique. L’État et les collectivités devront convenir d’ici là d’une grille d’indicateurs sur lesquels reposera l’évaluation des efforts des collectivités, et des conséquences du non-respect des engagements.

Fiscalité locale
Emmanuel Macron veut exonérer, d’ici à 2020, 80 % des ménages de la taxe d’habitation, un impôt qu’il juge « injuste socialement et sur le plan territorial ». « L’État remboursera directement les collectivités locales, à l’euro près, de ces dégrèvements », a-t-il assuré le 22 mars, en indiquant que « les maires conserveront les pleins pouvoirs en matière de fixation des taux ». Mais, a-t-il ajouté, l’État ne remboursera qu’au taux actuel, une dépense qu’Emmanuel Macron chiffre à 10 milliards d’euros pour l’État. Les éventuelles augmentations de taux devront être prises en charge par les contribuables, a-t-il précisé le 22 mars. « Un comité de suivi indépendant, qui associera largement les maires, pour mesurer la réalité de la compensation par l’Etat et la prise en compte de l’évolution des bases », sera mis en place, a-t-il assuré aux élus.

Investissements publics
Emmanuel Macron a prévu un plan de relance sur cinq ans doté de 50 milliards d’euros, dont dix milliards destinés aux collectivités (numérique, transports, rénovation urbaine, modernisation des services publics, transition écologique…). Cette enveloppe de dix milliards d’euros serait prise sur les 60 milliards d’euros d’économies réalisées. Elle s’élèverait à deux milliards d’euros par an, soit le double du fonds de soutien à l’investissement local (FSIL), dont le montant atteint 1,2 milliard d’euros en 2017.

Statut de l’élu
Emmanuel Macron veut l’adoption d’une « grande loi de moralisation de la vie publique ». Parmi les principales mesures figureront l’interdiction pour les parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat, pour mettre fin aux conflits d’intérêt. Toutes leurs indemnités seront soumises à l’impôt. Toute embauche par un élu ou un ministre d’un membre de sa famille serait interdite, tout comme le cumul de plus de trois mandats identiques successifs. Les détenteurs d’un casier judiciaire (niveau B2) ne pourraient plus se présenter à une élection.
Cette réforme devrait être l’un des premiers textes déposés au Parlement, dont la XVe législature débutera le 27 juin.

Fonction publique
Le nouveau président de la République souhaite préserver le statut de la fonction publique tout en le « modernisant ». Promotion des mobilités entre public et privé, souplesse « dans la gestion des carrières avec des rémunérations plus individualisées », recours aux contractuels facilité…, autant de mesures destinées à gommer les contraintes statutaires. Concernant les rémunérations, Emmanuel Macron veut délier les collectivités de l’obligation de suivre les évolutions du point d’indice qui s’imposent aujourd’hui à toutes les branches de la fonction publique.
Cependant, dans le cadre du plan d’économie et du pacte de responsabilité avec les collectivités, il propose l’instauration d’un jour de carence en cas d’arrêt maladie et la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires sur cinq ans en ne remplaçant pas, notamment, 70 000 postes dans la FPT. À charge pour les collectivités de compenser ces départs non remplacés « grâce aux gains d’efficacité et d’autonomie ». Partisan de conserver la durée légale du travail à 35 heures, Emmanuel Macron souhaite que les collectivités se rapprochent des 1607 heures de travail annuel. Elles « devront, sous six mois, remettre à plat les dérogations au temps de travail aujourd’hui en œuvre ». Il entend construire un régime universel de retraite alignant les statuts du public et du privé.

Prévention-sécurité
Emmanuel Macron a annoncé le recrutement de « 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires ». Ces derniers se verront confier « un nouveau pouvoir : sous le contrôle du juge, ils pourront interdire à une personne délinquante de fréquenter le quartier où elle a commis ses délits ». Le chef de l'État veut créer « une police de sécurité quotidienne. Au plus près des Français, elle développera une connaissance approfondie des lieux et des habitants qu’elle sera chargée de protéger et d’entendre », indique son programme. « Nous ne tolèrerons plus les incivilités. Le harcèlement des femmes, les insultes, la dégradation du mobilier urbain, les crachats… Ces incivilités seront punies d’amendes immédiates et dissuasives. »

Xavier Brivet

Édition du 9 mai 2017

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