LES GENS DE LOCON SUR LAWE
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 TENNIS

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PACA

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MessageSujet: Re: TENNIS   Ven 10 Juin - 17:52

http://www.lemonde.fr/football/article/2015/12/14/euro-2016-les-concessions-de-la-france-a-l-uefa_4831658_1616938.html


Euro 2016 : les concessions de la France à l’UEFA
LE MONDE | 14.12.2015 à 11h21 • Mis à jour le 09.06.2016 à 13h21 | Par Clément Guillou et Rémi Dupré



« Pouvons-nous encore décider nous-mêmes de quelque chose ? » C’est un cri du cœur qu’a fini par lâcher l’un des coorganisateurs de l’Euro 2020, lors d’une réunion de préparation avec les représentants de l’UEFA. L’Etat français, où l’Euro 2016commence vendredi, pourrait lui répondre : non, ou si peu. Depuis 2004, le championnat d’Europe de football n’est plus mis en œuvre par le ou les pays d’accueil mais directement par la confédération européenne. Un même homme fait le lien entre chaque Euro : Martin Kallen, entré par le marketing au sein de l’UEFA il y a plus de vingt ans. « L’avantage est qu’on peut contrôler plus étroitement les ressources, travailler de manière davantage coordonnée et efficace en termes d’organisation et de budget », expose le Suisse.


Lorsque ce système a été inauguré au Portugal, la Fédération portugaise détenait encore 46 % des parts de la société organisatrice, contre 54 % à l’UEFA. Douze ans plus tard, Euro 2016 SAS est détenue à 95 % par l’UEFA et à 5 % par la Fédération française de football (FFF).
Depuis les Jeux olympiques d’Albertville en 1992, tous les grands événements sportifs organisés en France l’avaient été par une association à but non lucratif ou un groupement d’intérêt public. En mettant sur pied une société commerciale, l’UEFA assume, jusque dans la forme juridique, l’objet véritable des grandes compétitions sportives, ni franchement non lucratif ni tout à fait d’intérêt public. Les esprits naïfs y perdent ce que la franchise y gagne.

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/12/14/534x0/4831655_6_16a0_michel-platini-martin-kallen-a-gauche-et_c1b89f21ca1a702591a174ed181cbc10.jpg



Michel Platini, Martin Kallen (à gauche) et Theodore Theodoridis, secrétaire général adjoint de l'UEFA, observent une minute de silence au siège de la confédération après les attentats du 13 novembre à Paris. Photo transmise par Alquier Communication. HAROLD CUNNINGHAM / AP

« On a donné à l’UEFA une place qui n’aurait pas dû lui revenir »


Les recettes attendues par l’UEFA sont d’environ 2 milliards d’euros, un chiffre gonflé par l’extension de 16 à 24 du nombre de participants. Le bénéfice net devrait osciller entre 700 et 900 millions d’euros, redistribués durant quatre ans aux fédérations et aux clubs. Malgré ses 5 % dans la SAS, la FFF ne sera pas directement intéressée aux résultats financiers de cet Euro. Si les bureaux de la société sont au Trocadéro, les bénéfices sont en Suisse, notamment grâce à la vente des droits de retransmission télévisée. « On est une société de service, on ne fait pas de bénéfices. Les revenus que l’on génère servent à couvrir les coûts », dit Martin Kallen, directeur général de la SAS.
A la clôture des comptes, la marge d’exploitation de l’Etat français sera moins flamboyante que celle de l’UEFA. Il assume les premiers postes de dépense, sécurité et construction ou réfection des stades, et jouira de revenus directs infinitésimaux. L’UEFA ne lui a pas même fait cadeau des 20 000 places achetées à destination de « personnes en difficulté », pour un montant de 500 000 euros – elle l’a fait, en revanche, pour les villeshôtes. Si le déséquilibre financier est frappant, la posture d’exécutant dans laquelle la puissance publique a accepté d’être reléguée l’est encore davantage. Deux lois ont été votées au Parlement pour satisfaire aux desiderata de l’UEFA, l’une pour la construction ou la rénovation de stades en urgence, l’autre pour exempter d’impôts la SAS et ses salariés.
 Lire aussi   Euro 2016 : le cadeau fiscal qui ne passe pas
« On a donné à l’UEFA, pour l’Euro 2016, une place qui n’aurait pas dû lui revenir. (...) Le vrai problème, c’est que nous avons perdu la main, en quelque sorte, sur l’organisation de cette coupe d’Europe », pestait-il y a un an le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale Gilles Carrez (Les Républicains). Tous les quatre ans, quelques parlementaires s’insurgent en des termes similaires, irrités par les mises en demeure, parfois publiques, de l’UEFA. « Il y a une certaine arrogance, voire une arrogance certaine dans les propos de cette association. Il n’y a pas de possibilité de négocier avec elle sur aucun sujet », déplorait en 2006 l’élue démocrate-chrétienne suisse Madeleine Amgwerd.

« Les rapports sont plus déséquilibrés qu’avant »



image: http://s2.lemde.fr/image/2015/12/14/534x0/4831656_6_99e6_12-juillet-1998-champs-elysees-paris_7f09cfb6eb72753f2f8daf373310e3d5.jpg
12 juillet 1998, Champs-Elysées, Paris. JACK GUEZ / AFP
Après la Coupe du monde 1998 déjà, la Cour des comptes avait pointé des rapports de force « défavorables aux responsables nationaux », l’Etat s’étant laissé enfermer « dans sa position de solliciteur ». Toutefois, des marges de manœuvre existaient encore, notamment sur la répartition des recettes.
« Il y avait eu des négociations acharnées, longues et pénibles, mais très bénéfiques à la France et au Comité français d’organisation (CFO), se souvient Philippe Villemus, directeur marketing de l’épreuve. La Coupe du monde 1998 était certainement la dernière de l’ancien temps. Le comité d’organisation défendait les intérêts de la France, essayait d’arracher le plus de recettes possible. »
Devenu professeur d’économie à la Montpellier Business School, Philippe Villemus observe, désabusé, l’évolution de ces grandes compétitions : « Tout est davantage contractualisé. Les rapports sont encore plus déséquilibrés qu’avant. L’ensemble des droits est du côté de la fédération internationale, et l’ensemble des obligations et des devoirs revient à l’Etat et aux villes organisatrices. »
Jacques Lambert, directeur général du CFO de la Coupe du monde 1998, président d’Euro 2016 SAS, fait le lien entre ces deux époques. Il personnifie aussi ce renversement de paradigme. Chargé au siècle passé dedéfendre l’intérêt financier de l’Etat pour délivrer un bilan équilibré – il fut même bénéficiaire –, il se décrit aujourd’hui comme « le missi dominici personnel de Michel Platini [patron de l’UEFA et jadis coprésident du CFO] en France », « le représentant personnel du comité exécutif de l’UEFA ».
Lire aussi   Jacques Lambert, le maître d’œuvre de l’Euro 2016

« Pas des fous furieux accrochés à leur milliard »


Restent, pour contredire l’UEFA, quelques parlementaires et les villes hôtes. Malgré un front allant de la droite au Parti communiste, les premiers n’ont pas fait flancher le gouvernement, soucieux de faire respecter la parole donnée par son prédécesseur et qui a étendu l’exemption fiscale à tous les autres événements sportifs dont l’attribution sera décidée d’ici deux ans – afin de ne pas donner l’impression de protéger uniquement le football et de garantir la tranquillité fiscale au Comité international olympique (CIO) pour attirer les JO 2024 à Paris. A l’échelle des dépenses engagées par la puissance publique pour l’accueil de l’Euro, l’exemption, estimée à 50 millions d’euros sur trois ans, est symbolique et devrait être largement compensée par les recettes de TVA.
Les dix villes, quant à elles, ont haussé le ton à l’été 2014, menaçant même de ne pas signer les contrats les liant à l’UEFA. La négociation, qui s’est faite directement avec Michel Platini, leur a rapporté 2 millions d’euros chacune. Elles en espéraient 10. Une obole ? Non, « une première historique », se félicite Jean-François Martins, adjoint chargé des sports à la Mairie de Paris. Les villes tentent maintenant d’obtenir une participation de l’UEFA à la sécurisation des fan-zones, qui risque d’être plus coûteuse que prévu.
« Ce ne sont pas des fous furieux accrochés à leur milliard d’euros, dit Jean-François Martins au sujet de ses interlocuteurs d’Euro 2016 SAS. Ils sont soucieux de la marque laissée par l’événement. Ils sont dans une attitude plus positive qu’on ne l’a jamais eue. »

« Les règles du jeu sont claires depuis le début »


Alain Courtois est le dernier homme à avoir organisé un Euro sans la surveillance de l’UEFA. Ce député bruxellois a dirigé le comité d’organisation de l’Euro 2000, organisé par les fédérations belge et néerlandaise. « L’UEFA n’était même pas représentée au comité d’organisation, se souvient le premier échevin de la capitale belge. On pouvait faire un peu ce que l’on voulait, même si l’on rapportait à l’UEFA. Elle nous garantissait une partie des droits de retransmission, des droits commerciaux et des ressources de billetterie. Nous avions fait un bénéfice de 12 millions d’euros. »

L’UEFA n’était pas pour autant une association caritative. Elle prévenait qu’un déficit éventuel – comme celui, léger, de l’Euro 1996 en Angleterre – serait entièrement à la charge des fédérations organisatrices. La société de marketing ISL (International Sport Leisure, également associée à la FIFA et au CIO jusqu’à sa faillite en 2001, et plus tard au centre d’une enquête pour corruption) pinaillait déjà sur l’utilisation de l’expression « Euro 2000 », allant jusqu’à obtenir son retrait du site officiel du gouvernement et saisissant des ballons promotionnels de la gendarmerie belge.
Toutefois, il n’était pas question d’obtenir une exemption fiscale et Alain Courtois se remémore avec nostalgie un cahier des charges moins contraignant pour les pouvoirs publics. Aujourd’hui, il prépare le passage à Bruxelles de l’Euro 2020, qui se jouera dans 13 villes européennes. Sur 32 pays intéressés pour accueillir la compétition, seulement 19 ont déposé un dossier après avoir étudié les conditions fixées par l’UEFA, fait-ilobserver. « Mais lorsqu’on est candidat, on connaît les conditions... »
Martin Kallen ne dit pas autre chose : « Les règles du jeu sont claires depuis le début. De plus, il est évident que le pays hôte bénéficie de toutes les retombées économiques et fiscales liées aux emplois et au surcroît d’activité générés par l’organisation du tournoi, mais également à la venue du million et demi de touristes attendus. Enfin, il bénéficie également d’une exposition médiatique internationale majeure. »

Le sport comme bien collectif


Et si les candidats se raréfient, ils sont, de fait, toujours une poignée à s’affronter pour accueillir les compétitions dans les conditions fixées unilatéralement par les fédérations.
« Et comme, pour beaucoup d’Etats, organiser un grand événement sportif est un enjeu politique, ils sont prêts à accepter l’ensemble des desiderata des fédérations, complète la députée communiste Marie-George Buffet, ministre des sports pendant la Coupe du monde 1998. C’est l’instrumentalisation des grands événements par les politiques qui pose le premier problème. » 
C’est d’ailleurs cette compétition qui est à l’origine de l’inflation des coûts d’organisation et, désormais, du « dumping fiscal », estime l’économiste du sport Wladimir Andreff, professeur à l’université Paris-I : « Chaque candidat doit surenchérir sur les autres s’il veut obtenir l’événement. »
Deux compétitions seulement font exception dans l’ère moderne, souligne Wladimir Andreff : les JO 1984 à Los Angeles et la « World Cup 1994 », financés à près de 100 % par le secteur privé. « Dans la conception nord-américaine, le sport est fondamentalement un business. En Europe, il est considéré comme un bien collectif, même si dans les faits il y a une privatisation du sport depuis quarante ans. »
L’investissement du secteur public dans l’organisation des grands événements sportifs ne divise d’ailleurs pas la classe politique française, qui, de gauche à droite, souligne les effets positifs sur le moral et la pratique sportive, source de progrès en matière de santé et de cohésion sociale. Mais le coût pour le contribuable de cet engouement pour le sport ne baissera pas tant que les Etats ne se mettront pas d’accord pour fixer des limites aux organisateurs, prévient Marie-George Buffet. Une première pierre a été posée par les ministres européens des Sports, qui ont entamé l’an passé une réflexion visant à « parvenir à une sorte de solidarité européenne face à ces demandes excessives », selon les mots du Français Thierry Braillard.






En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/football/article/2015/12/14/euro-2016-les-concessions-de-la-france-a-l-uefa_4831658_1616938.html#8hZfcx4UvJkR0Aja.99
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MessageSujet: TENNIS   Lun 16 Mai - 17:24

Chère et polluante, la Coupe Davis de Noah en Guadeloupe


Par EMMANUELLE VEIL le 1 mars 2016Projecteurs


Les 8e de finale du tournoi de tennis ont lieu sur 400 tonnes de terre battue acheminées par cargo depuis la métropole. Un caprice de Noah à 3,7 millions d’euros.





[size=11]Crédit image : Stade 2 (émission du 28/02/2016 – « Dans les pas de Yannick Noah en Guadeloupe » –francetvsport.fr)[/size]

Pendant que Yannick Noah vend aux médias son bonheur d’une étape de Coupe Davis organisée sur terre battue et en plein air du 4 au 6 mars aux Antilles, personne ne parle du gâchis environnemental et du cout exorbitant pour le contribuable de cette opération éphémère. Enquête.

Une opération excessivement polluante

Que deviendront, après le tournoi, les 400 tonnes de craon (calcaire) et de terre battue spécialement acheminées par cargo depuis la métropole pour 5 matchs d’un 8e de finale France-Canada ? Sous les tropiques, il n’est nullement envisageable d’entretenir des terrains d’extérieur en terre battue traditionnelle, les courts seront donc démontés. Une étude est actuellement réalisée sur place pour savoir si le matériau sera gardé dans des containers en attendant de fabriquer éventuellement 1 ou 2 courts couverts (« Mais où ? » s’interroge-t-on au conseil régional). Il pourrait, sinon, servir de remblai dans le bâtiment. Ou alors, il sera tout bonnement balancé à la décharge !



Vidéo publicitaire réalisée par la FFT, Fédération Française de Tennis
Une bonne affaire pour la Fédération Française de Tennis
Les frais d’organisation de « cette belle fête du tennis » s’élèvent à 500 000 euros pour la Fédération des clubs de tennis. Une somme qu’elle aura tôt fait de se rembourser, la vente des 8 000 places du stade vélodrome x 3 jours de compétition devant lui rapporter 1 million d’euros (1).

La facture est salée en revanche pour le conseil régional de Guadeloupe
La Guadeloupe, qui ne touchera même pas 10 centimes sur la vente des places, va devoir de son côté débourser 3,2 millions d’euros. Lorsque le nouveau président du conseil régional, Ary Chalus, a découvert la dépense somptuaire que son prédécesseur avait acceptée en 2016 pour satisfaire Noah, il a menacé d’annuler l’événement. C’est alors que le gouvernement est intervenu. (Ci-dessous, le mail que nous a envoyé le ministère des Sports).



Le ministère des Sports annonce qu’il va financer des équipement sportifs, sorte de compensation face aux 3,2 millions d’euros que doit débourser la région Guadeloupe pour la Coupe Davis.

Le soutien total – et assez incompréhensible – du ministère des Sports

On aurait pu s’attendre à ce que le secrétaire d’État aux Sports, Thierry Braillard, organisateur en janvier 2016 des 
assises « Sport et Développement durable » destinées à promouvoir « la construction d’une politique sportive écoresponsable et innovante », s’oppose au gâchis de cette compétition. Cela ne lui est, semble-t-il, même pas venu à l’esprit : il a au contraire promis qu’il allait exceptionnellement prendre en charge indirectement une partie conséquente des 3,2 millions d’euros engagés par le conseil régional.
Cette décision du ministère des Sports, qui n’a pas du tout vocation à subventionner (même indirectement) les tournois de la FFT, va couter en moyenne 23 centimes à chacun des 14 millions de contribuables imposables en France.




L’entrainement de l’équipe de France (très intensif, on dirait qu’ils jouent à la pétanque) vu sur le site duParisien.fr

(1) Une recette que la FFT ferait peut-être bien de provisionner : Arnaud Clément, l’ex-capitaine de l’équipe de France délogé par Noah en septembre dernier, réclame 1,5 million d’euros de dommages et intérêts pour son éviction brutale.
afro
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