LES GENS DE LOCON SUR LAWE
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 TERRORISME

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PACA

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MessageSujet: TERRORISME    Ven 25 Mar - 9:08

http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-freres-el-bakraoui-visaient-nos-centrales-nucleaires-56f37a6935702a22d5ad779b#.VvOWQ4iAA-E.facebook


Les frères El Bakraoui visaient nos centrales nucléaires

D. HA. ET JU. B. Publié le jeudi 24 mars 2016 à 06h16 - Mis à jour le jeudi 24 mars 2016 à 19h38




BELGIQUE
Le seul et même réseau est à l’origine des attentats de Paris et Bruxelles.
En décapitant une partie de la cellule lors de l’opération de Forest et l’arrestation de Salah Abdeslam et son complice Choukri à Molenbeek, les enquêteurs ont peut-être permis d’éviter le pire. En frappant ce coup, les autorités ont forcé la cellule à l’origine des attentats de Bruxelles à accélérer son action et se détourner de ses cibles premières. Parmi lesquels le système nucléaire belge.
Selon les informations de la DH, les deux personnes qui ont récupéré la caméra cachée devant le domicile du directeur du programme de recherche et développement nucléaire belge n’étaient autres que les frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui. Le premier s'est fait exploser à Zaventem, le second dans le métro Maelbeek.
La vidéo avait été récupérée par les deux hommes très peu de temps après les attentats de Paris, montrant ainsi toute l’étendue des connexions entre France, Belgique et Syrie.
Cet enregistrement d’une dizaine d’heures avait été saisi en décembre dernier chez l’un des suspects des attentats de Paris, Mohamed Bakkali, défendu par Me Sébastien Courtoy et Virginie Taelman. On y voyait les allées et venues du boss du nucléaire belge. Après la saisie de la vidéo, les enquêteurs n’avaient compris que plus tard que la cible des terroristes était susceptible de mettre en péril la sécurité nationale comme jamais auparavant.
A la suite de la divulgation de cette information, le 17 février dernier, 140 militaires avaient été postés au pied des centrales nucléaires du pays pour en assurer la sécurité. On peut se demander si cela n’a pas conduit les terroristes à changer leurs plans et à opter pour des cibles plus “faciles”, comme une station de métro ou un aéroport.


Dernière édition par PACA le Ven 25 Mar - 9:12, édité 1 fois
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PACA

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MessageSujet: Re: TERRORISME    Ven 25 Mar - 9:10

https://blogs.mediapart.fr/guillaume-blavette/blog/300115/les-centrales-nucleaires-ne-sont-que-des-chateaux-de-sable


Les centrales nucléaires ne sont que des châteaux de sable



Le dernier article de Martin Leers dans l'excellent Journal de l'énergie jette un éclairage inquiétant sur le réel de la sureté nucléaire en France [1]. La note de l'IRSN présentée n'a rien de très rassurant.



Le dernier article de Martin Leers dans l'excellent Journal de l'énergie jette un éclairage inquiétant sur le réel de la sureté nucléaire en France [1]. La note de l'IRSN présentée n'a rien de très rassurant. Dans le cadre de la réflexion sur le renforcement de la robustesse des installations nucléaires de base, l'IRSN donne à voir toutes ses inquiétudes sur la capacité des bâtiments réacteurs à confiner la radioactivité et le risque nucléaire en cas d'accident[2]. «°En particulier, des dispositions doivent être mises en œuvre afin d’éviter la percée du radier du bâtiment contenant le réacteur, et ce avec un grand niveau de confiance[3].°»
Ce n'est pas la première fois que l'Institut émet un tel signal à l'intention non seulement de l'exploitant mais de tous ceux et celles qui sont attentifs à la sureté nucléaire. Le rapport sur la sûreté du parc électronucléaire en 2013, publié en décembre dernier, aborde ainsi les problèmes d'intégrité de la 3[size=12]e
 barrière de confinement[4]. «°Dès les premiers essais des enceintes à double paroi, EDF a mis en évidence la nécessité d’améliorer l’étanchéité de certaines zones à l’intrados des enceintes internes : un revêtement en matériau composite (tissu de fibre de verre imprégné d’une résine époxydique) y a été appliqué. Malgré ces revêtements, certaines enceintes, qualifiées de “sensibles”, ont continué de présenter un taux de fuite relativement élevé[5].°» Comme toujours, la retenue est de mise mais le constat sévère. Ainsi peut-on lire que «°certaines enceintes présentent des déformations mesurées plus élevées et des déformations attendues plus importantes.°» Et l'IRSN parle de pathologies du béton «°qui se manifestent par des fissures à la surface des ouvrages et une perte de résistance.°» Des propos rassurant viennent tempérer ces jugements. Mais au final, il n'y a pas de quoi être rassuré. C'est un fait, il convient de développer «°de nouvelles techniques opérationnelles d'amélioration de l'étanchéité des enceintes.°»

Une fois encore force est de reconnaître que ces centrales que d'aucuns rêvent comme éternelles ont bien mal vieilli. Les rapports de sureté successifs de l'Autorité de sureté le rappellent clairement. En 2013, il était déclaré que «°Comme les années précédentes, l’état du confinement et notamment de la troisième barrière et de ses constituants est considéré comme perfectible pour l’année 2012. L’ASN note que le nombre d’événements relatifs au confinement connaît un léger accroissement[6].°» L'année suivante, faute d'évolutions significatives le rapport présentait une formulation comparable : «°De manière générale, en 2013, l’état du confinement, de la troisième barrière et de ses constituants est considéré comme perfectible, notamment pour ce qui concerne la gestion des ruptures de confinement (ouverture d’une zone confinée pour un chantier par exemple)[7].°»
Certains détails méritent qu'on s'y arrêtent. Des fuites ont été mesurées lors des épreuves décennales ses enceintes des réacteurs de 900 MWe. Mais rassurez-vous, il ne s'agit que de fuites réglementaires. La situation décrite en 2013 est plus inquiétante pour les réacteurs les plus puissants. «°Les résultats des épreuves initiales pour les enceintes des réacteurs de 1 450 MWe ou des premières épreuves décennales pour les enceintes des réacteurs de 1 300 MWe ont permis d’identifier une évolution des taux de fuite de la paroi interne de certaines de ces enceintes. Cette évolution résulte notamment des effets combinés des déformations du béton et de la perte de précontrainte de certains câbles. Bien que ces phénomènes aient été pris en compte à la conception, ils ont parfois été sous-estimés. En conséquence, en cas d’accident, certaines zones de la paroi seraient susceptibles de se fissurer, ce qui conduirait à des fuites supérieures à celles retenues dans les hypothèses de la démonstration de sûreté[8].°» Comme par hasard, l'année suivante l'ASN s'est empressée d'expliquer qu'EDF a mis en œuvre des mesures compensatoires. L'énergéticien français a inventé la rustine pour réacteur nucléaire en appliquant une résine sur les parties fuyardes des enceintes. Cela n'a manifestement pas convaincu pleinement les services de PF Chevet soucieux de conclure la partie consacrée à la 3e barrière par une formule qui en dit long : «°Pour autant, l’ASN reste vigilante quant à l’évolution de l’étanchéité de ces enceintes non revêtues à la conception par une peau métallique intégrale.°»
Le mouvement antinucléaire s'est toujours inquiété de l'état du génie civil des centrales qui n'a guère mieux résisté au vieillissement que les équipements sous pression. Il faut dire que la conception même de ce qui est présenté par les partisans de l'atome comme un bunker a toujours éveillé des doutes graves. Pour les réacteurs les plus anciens, le nombre de traversées et l'impossibilité de surveiller la peau métallique du radier n'ont jamais rassuré les experts indépendants[9]. Sans parler bien évidemment de la difficulté de réaliser un béton précontraint de qualité et de la thèse selon laquelle une simple membrane de 6 mm pouvait encaisser la puissance d'une explosion nucléaire. Cette solution technique était si convaincante qu'EDF y a renoncé pour les tranches suivantes.
Comme le reconnaît un document publié par la Gazette du nucléaire en 1997, dès le début des années 1980, «°l’Autorité de sûreté manifestait sa préférence pour une enceinte à double paroi afin d’augmenter la résistance visàvis des agressions externes et de se rapprocher du concept allemand (enceinte interne en acier, enceinte externe en béton). C’est à partir de l’expérience acquise et de ces réflexions qu’est né le concept de l’enceinte à double paroi sans peau d’étanchéité.°» En effet, compte tenu de la possibilité de collecter et de filtrer les fuites en provenance de la paroi interne en cas d’accident, l’exigence de sûreté concernant le taux de fuite maximal admissible de cette paroi pouvait être globalement dix fois supérieur à celui exigé pour les enceintes à simple paroi. Afin de conserver une marge substantielle étant donné la nouveauté du concept, ce taux a été fixé par l’Autorité de sûreté à 1,5 % de la masse du mélange air‐vapeur d’eau en 24 h et le système de collecte et de filtration des fuites dans l’espace annulaire entre parois de l’enceinte a été dimensionné en conséquence. Tout du moins en théorie[10]...
Les problèmes d'étanchéité sont en effet nombreux pour tous les paliers. Selon Jean-Louis Costaz, «°pour les REP 900, aucune étanchéité n’étant demandée au béton, il s’agit d’un problème classique de résistance et de mise en œuvre correcte afin d’enrober convenablement toutes les pièces noyées dans le béton et, en particulier, les cornières de la peau. La difficulté majeure apparaît au niveau du gousset de liaison entre le radier et le cylindre à cause de l’inclinaison de la peau et de la grande quantité d’aciers passifs. De petites cavités ont été localisées sur certaines enceintes et ont dû être injectées au coulis de ciment en pratiquant des orifices dans la peau, ultérieurement rebouchés par des tampons soudés et contrôlés[11].» Pour les paliers suivants, le problème constant a été d'éviter la formation de fissures.
L'expérience prouve qu'EDF n'a jamais été en mesure de garantir la pérennité de l'étanchéité des enceintes en béton. Une enquête menée en 2011 par l'équipe de l'émission Envoyé spécial ne peut nous rassurer[12]. La palme des enceintes passoires revient à Flamanville, Belleville et Civaux. En cas d’accident majeur, le taux de fuite de l’enceinte de certains réacteurs dépasserait de beaucoup les valeurs des Décrets d’autorisation de création (DAC). Comme les enceintes vieillissent mal et malgré les réparations, les fuites mesurées lors des futures épreuves des enceintes risquent de dépasser la valeur réglementaire. EDF envisage tout simplement de doubler cette valeur pourtant gravée dans le marbre des DAC[13].
Belleville est le cas le plus évident. En 1998, contre l'avis de Dominique Voynet, Lionel Jospin avait imposé le redémarrage de la centrale fuyarde[14]. Un courrier de l'IPSN de 1997 adressé à Bella Belbeoch révélait non seulement que le problème est sérieux mais qu'il touche d'autres centrales[15]. Près de deux décennies plus tard les défauts demeurent.
A Cruas en 2011, l'étanchéité du réacteur n°1 interroge les militants antinucléaires[16]. Ici il y a de quoi être inquiet ici aussi. Selon un recensement de l'Autorité de sureté, 41 événements significatifs ont été déclarés en 2013 par l’établissement AREVA NC La Hague (48 en 2012). 4 de ces événements significatifs ont été classés au niveau 1 de l’échelle INES, qui compte 8 niveaux de 0 à 7 (les autres incidents étant de niveau 0 ou hors échelle). 35 événements significatifs ont été déclarés par la centrale nucléaire de Flamanville (38 en 2012), dont 1 événement significatif classé au niveau 1 de l’échelle INES. 68 événements significatifs ont été déclarés par la centrale nucléaire de Paluel (71 en 2012), dont 4 événements significatifs classés au niveau 1 de l’échelle INES. 25 événements significatifs ont été déclarés par la centrale nucléaire de Penly (21 en 2012), dont 1 événement significatif classé au niveau 1 de l’échelle INES.
Tous ne concernent pas le Génie civil bien évidemment. Mais une lecture attentive de la documentation publiée par l'Autorité de sureté amène à douter de la robustesse des installations. L'exemple de la centrale trentenaire de Paluel mérite qu'on s'y attarde[17]. Si on en reste aux seuls avis généraux, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. L'ASN se contente d'émettre quelques réserves sur la tenue au séisme de quelques équipements (pince vapeur[18])[19]. Mais si on creuse, des problèmes se dessinent. Il faut dire que l'exploitant n'est jamais pressé d'opérer les corrections demandées par les inspecteurs. Les visites révèlent des traces de corrosion, des erreurs de montage, des écarts par rapport aux plans de conception, somme toute un joli bazar qui donne à voir que la culture de sureté est perfectible.
Reste que pour ce qui est du génie civil les informations publiées par l'Autorité de sureté sont bien maigres. Les lettres de suite d'inspection portent pour l'essentiel sur les équipements. On n'a pas beaucoup d'éléments sur l'état des bétons et des autres éléments structuraux de l'installation. Tout au plus on peut déduire de la documentation mise en ligne que l'ASN est soucieuse de réduire à la source des défaillances que ne pourraient contenir des bâtiments qui ont mal vieilli. C'est le cas en particulier des risques d'explosion et d'incendie[20].
Les inspections de génie civil portent sur les bâtiments auxiliaires mais ne disent pas grand chose sur les bâtiments réacteurs. En avril 2013, les délais de caractérisation des défauts sont mis en cause et des problèmes d'ancrage des ventilateurs sont mis en évidence[21]. En mars 2012, les inspecteurs considèrent que «°l’organisation générale définie et mise en œuvre sur le site pour suivre la fonction de sûreté confinement paraît perfectible sur trois points particuliers à reprendre ou à compléter[22].» Le confinement au sol semble défaillant. Des portes d'entrée et de sortie de la zone contrôlée ne paraissent pas opérationnelles. Mais surtout des corrections importantes n'ont pas été réalisées par l'exploitant. En tout cas une chose est certaine, l'ASN est inquiète mais ne le dit jamais clairement. Elle tourne autour du pot et ne dit rien de très explicite sur l'état des bâtiments réacteurs.
Même les inspections menées dans le cadre des évaluations complémentaires de sureté n'ont pas abordé de front la question du vieillissement des bétons. Il est question de tout ce qui peut causer la défaillance du confinement mais pas de ce dernier en tant que tel[23]. Il y a cependant plus grave. Quand l'ASN pointe du doigt des problèmes de génie civil, elle présente ses avis de manière si obscure qu'il est bien difficile de comprendre de quoi elle parle exactement et ce qu'elle demande précisément. Une lettre de suite de 2010 prouve clairement cette difficulté à communiquer sur l'état des bâtiments[24]. Le jugement semble sévère au vu du ton employé et des références cités mais le tout est très obscur.
Toujours est-il que la centrale ne semble pas en capacité de faire face à tous les épisodes climatiques. Une lettre d'inspection s'interroge sur les capacités à ventiler le bâtiment réacteur en période de canicule[25]. Or chacun sait que le maintien en dépression de l'espace entre les deux enceintes est stratégique. Si la ventilation vient à défaillir c'est la capacité globale de l'installation à contenir la radiotoxicité qui est remise en cause. Le taux de fuite de 1.5°% ne pourrait plus être garanti. Mais si les écarts climatiques peuvent gêner la ventilation ne peut on pas considérer que leur succession au fil des ans a dégradé les bétons... qu'au mieux les enceintes des paliers les plus puissants ont perdu leur étanchéité... que finalement la robustesse à diminuer avec le temps... que la barrière de protection n'est plus dans bien des endroits qu'un simple postulat...
On ne trouve pas grand chose dans la documentation officielle qui permette de répondre à ces questions si ce n'est la classique ritournelle du «°tout va bien°». La résistance des enceintes est décidément un sujet qui fâche. Un sujet que l'exploitant veut tenir à l'écart des débats sur la sureté et donc sur la prolongation de l'exploitation du parc. Une recherche minutieuse permet cependant de trouver quelques traces d'un débat très technique sur l'efficience de la 3e barrière de confinement. L'abondante documentation sur la réévaluation du référentiel de sureté à l'occasion des troisième visite décennale des réacteurs de 1 300 MWe en effet aborde cette question :
«°Dans la continuité des réexamens de sûreté VD3-900 et VD1-N4, les études génériques du réexamen de sûreté VD3-1300 permettront de statuer sur [...] les accidents graves, les conséquences radiologiques hors accidents graves et le confinement des substances radioactives dans toutes les conditions de fonctionnement (normale, incidentelle, accidentelle et en accident grave), incluant l’examen des circuits constituant l’extension de la troisième barrière de confinement.
Par ailleurs, la suffisance des propositions d’EDF concernant les études relatives au confinement et à l’extension de la troisième barrière sera examinée plus précisément dans le cadre d’une réunion spécifique du GPR consacrée au confinement des réacteurs de 1300 MWe et de 1450 MWe, en 2012. A cette occasion, le confinement en situation d’accident grave sera particulièrement examiné par l’IRSN[26].°»
Non seulement la robustesse semble l'objet de doutes manifestes, mais la capacité de faire face à des événements au-delà du dimensionnement ne parait pas acquise.
L'IRSN n'est pas convaincu à ce jour par toutes les réponses de l'exploitant. Et cela d'autant plus que ce dernier ne semble guère disposé à intégrer l'ensemble des remarques et autres recommandations[27]. Un courrier adressé en mai 2014 à l'Autorité de sureté illustre parfaitement cette situation. Pour ne prendre que cet exemple, «°l'IRSN considère que l'absence de robustesse des structures de rétention des bâches PTR du palier P'4, mise en évidence par EDF, constitue une non-conformité à l'égard de la démonstration de sûreté[28].°» EDF a présenté des vérifications de résistance à la chute d'avion des voiles des rétentions PTR du palier P'4 et conclut que le ferraillage vertical à la base des voiles est insuffisant. Toutefois l'exploitant précise que ceci n'est pas de nature à modifier l'analyse de sûreté dans la mesure où la robustesse des rétentions PTR à la chute d'avion n'est pas utilisée dans la démonstration de sûreté. Cet exemple ne concerne pas directement le bâtiment réacteur mais donne à voir ce que on peut admettre comme une fragilité de l'îlot nucléaire à Penly en particuliers. Fragilité qui peut devenir une faiblesse dans certaines circonstances aux yeux de l'ASN[29].

© IRSN

[30]
le mode α : explosion de vapeur dans la cuve ou le puits de cuve, provoquant la défaillance à court terme de l'enceinte de confinement ;Schéma des principaux modes de défaillance :
[/size]

  • le mode  β : défaut d'étanchéité de l'enceinte, initial ou rapidement induit ;
  • le mode γ : explosion d'hydrogène dans l'enceinte conduisant à sa défaillance ;
  • le mode δ : mise en surpression lente dans l'enceinte conduisant à sa défaillance ;
  • le mode ε : traversée du radier en béton par le corium conduisant à sa percée ;
  • le risque de perte d’étanchéité de l'enceinte de confinement due à l’échauffement direct de l’enceinte auxquels s'ajoute le mode V, bipasse du confinement par l'intermédiaire de tuyauteries sortant de l’enceinte de confinement.


Un courrier de position tout récent de l'ASN insiste sur la nécessité pour l'exploitant de vérifier le bon dimensionnement sismique des matériels et des ouvrages de génie civil[31]. On ne peut pas dire que ce document est à la faveur de l'exploitant. L'Autorité s'interroge sur les choix faits par EDF et finalement sur la robustesse globale des installations. L’ASN se permet même de rappeler que les trois fonctions de sûreté[32] doivent être assurées en permanence et, comme l’indique l’article 3.6 de l’arrêté de février 2012, notamment en cas de séisme, sans considération de scénario d’accident particulier. L'autorité est bel et bien fâchée et demande que des garanties réelles soient apportées sur la capacité des installations à contenir la radioactivité.
La fonction de sûreté «°confinement des substances radioactives°» doit en effet être assurée en toute circonstance. Mais puisqu'on ne peut faire confiance en dernier recours à la résistance des enceintes de confinement[33], l'ASN insiste pour que l'exploitant prenne la peine de mettre en œuvre des dispositions matérielles qui compensent ces faiblesses. Le confinement repose en conséquence sur un ensemble de dispositifs que l'on peut qualifier de paliatifs:


  • les matériels nécessaires à la fonction d’isolement de l’enceinte (incluant les ordres d’isolement, les traversées de l’enceinte et leurs organes d’isolement) ;
  • les autres équipements assurant la fonction d’isolement de l’enceinte (sas, tube de transfert, tampon d’accès des matériels, etc.) ;
  • les systèmes de confinement dynamique incluant la filtration iode des systèmes EDE, DVK et DVS°;
  • les matériels faisant partie de l’extension de la troisième barrière, comme les tronçons de tuyauteries traversant l’enceinte (système de distribution d’azote, des purges d’évents et d’exhaures nucléaires…) ;
  • les matériels pouvant contribuer aux bipasses de l’enceinte.


Reste à déterminer si tous ces dispositifs sont fiables et peuvent être disponibles en permanence. Manifestement EDF n'en a pas encore apporté la preuve...

*

Une fois encore il apparaît à la lecture de la documentation officielle qu'EDF bricole faute de vouloir reconnaître l'obsolescence des installations qu'elle veut maintenir en activité coute que coute. Un faisceau concordant d'indices donne à voir que l'état des enceintes de confinement est loin d'être satisfaisante.
Le sujet est si sérieux que l'ANCCLI s'en est emparé. Le 21 janvier dernier une réunion a ainsi eu lieu à Paris avec l'appuis technique de l'IRSN pour aborder notamment le vieillissement des enceintes et le suivi nécessaire de ces effets. Le contenu s'est voulu rassurant mais des points noirs sont clairement apparus. Les bétons sont «°malades°», certains dômes sont fissurés et des phénomènes de corrosion sont observables sur les aciers des enceintes des 900 MWe.
Un courrier de position de l'ASN en date du 4 juin 2014, cité plus haut, prouve que ces défaillances touchent aussi les réacteurs de 1 300 MWe à double paroi. «°Lors d’épreuves réalisées à l’occasion des essais pré-opérationnels, du premier rechargement ou lors de précédentes visites décennales, certaines enceintes à double paroi ont par le passé rencontré des difficultés à respecter le critère d’étanchéité statique de leur paroi interne correspondant à un taux de fuite maximal limite inscrit dans le décret d’autorisation de création (DAC) de leur réacteur[34].°» Non seulement les enceintes de confinement des réacteurs sont soumises à divers phénomènes de vieillissement susceptibles d’affecter notamment leurs armatures de ferraillage ou leur béton. Mais l’ASN note que certaines enceintes sont affectées par des pathologies de gonflement interne du béton préjudiciable à terme à la performance de la fonction de confinement.
La seule réponse de l'exploitant à ce jour a été de recourir à l'usage des fameuses rustines de Belleville et à quelques autres expédients de ce genre. EDF a ainsi indiqué étudier actuellement des techniques de réparation, complémentaires aux techniques de revêtement déjà mises en œuvre, destinées à améliorer l’étanchéité des enceintes de confinement des tranches des paliers 1300 et 1450 MWe. Par ailleurs des études pour améliorer l’étanchéité des traversées de l’enceinte de confinement ont été engagées. Mais manifestement l'ASN ne les trouve pas pleinement satisfaisantes. Et l'Autorité recommande _ chose étonnante _ à l'exploitant de bien vouloir de mener des inspections visuelles sur des éléments importants pour la sureté tels les fourreaux des traversées mécaniques. La liste des demandes est encore longue...
Toujours est-il que personne ne peut être vraiment rassuré par les mesures envisagées par l'exploitant. L'ASN et l'IRSN font de leur mieux pour essayer de maximiser l'efficience des dispositifs et autres solutions techniques qui leur sont proposés. Force est de reconnaître que le compte n'y est pas. La fameuse 3e barrière de confinement s'est érodée avec le temps et cela d'autant plus rapidement que toutes les maintenances attendues n'ont pas été mises en œuvre.
Aujourd'hui on se trouve en face d'une situation des plus inquiétantes. La résolution d'EDF à vouloir étendre la DDF de ses centrales est inversement proportionnelle à la capacité réelle à répondre à des référentiels de sureté indéniablement réévalués. Plus le temps passe plus la robustesse effective des installations recule. L'état des enceintes l'atteste. Les centrales sont devenues des passoires comme le donne à voir la condamnation d'EDF à Dieppe en septembre dernier suite à des pertes de tritium dans l'environnement.
On ne doit pas s'étonner dès lors des évaluations du coût de la prolongation de l'exploitation faites par Yves Marignac pour Greenpeace France[35]. Mais quelques soient les sommes dépensées _ aux dépends de la transition énergétique et de la facture des usagers _ il ne faut pas perdre de vue que l'enceinte est tout comme la cuve un élément qui ne peut être changé. Au mieux les solutions techniques disponibles ne sont guère que des pansements sur une jambe de bois. La posture d'EDF me fait penser à ces enfants qui essaient vainement de consolider leur château de sable face à la mer montante. Ils rebouchent quelques trous mais au final l'édifice finit par être englouti. N'est ce pas la situation des enceintes qui ne résisteront plus guère longtemps à la lime sourde du temps même si aucun accident ne survient pour les détruire de l'intérieur ?
 




[1] Sureté nucléaire : des failles clairement identifiées, http://journaldelenergie.com/nucleaire/surete-nucleaire-des-failles-clairement-identifiees/ 
[2] http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/surete/Pages/Elements-reflexion-strategie-retention-corium-cuve-reacteur.aspx#.VMk-RmiG-t9
[3] http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/Les-centrales-nucleaires/Documents/IRSN_Reflexion-Strategie-Retention-Corium-Cuve_01-2015.pdf
[4] http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20141215_IRSN-rapports-bilan-surete-parc2013-transports2012-13.aspx#.VMlAf2iG-t8
[5] http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/Documents/surete/Rapport-Surete-Parc-2013_IRSN_201412.pdf, p 56
[6] http://www.asn.fr/Informer/Publications/Rapports-de-l-ASN/La-surete-nucleaire-et-la-radioprotection-en-France-en-2012, p 387
[7] http://www.asn.fr/Informer/Publications/Rapports-de-l-ASN/La-surete-nucleaire-et-la-radioprotection-en-France-en-2013, p 394
[8] http://www.asn.fr/Informer/Publications/Rapports-de-l-ASN/La-surete-nucleaire-et-la-radioprotection-en-France-en-2012, p 388
[9] L’enceinte comporte environ 250 traversées qui vont du diamètre 1 300 mm pour les tuyauteries vapeur, au diamètre 250 mm pour les câbles électriques. La paroi interne de l’enceinte est revêtue d’une peau métallique d’étanchéité de 6 mm d’épaisseur en acier de nuance A 42 P1. Cette peau recouvre toute la paroi interne de l’enceinte (jupe, dôme et radier) ; la jupe et le dôme sont accessibles à l’inspection, mais non le radier sur lequel reposent les structures internes en béton de la chaudière nucléaire.
[10] Les études de génie civil ont pour finalité le dimensionnement des structures de façon à garantir le comportement satisfaisant de l’enceinte de confinement dans les différentes situations normales ou accidentelles envisagées. Ces études s’inscrivent dans le cadre de la réglementation en vigueur : les ouvrages sont donc justifiés en application de la théorie des états limites, qui constitue la base conceptuelle de la réglementation moderne du génie civil dans le monde entier
[11] http://www.techniques-ingenieur.fr/base-documentaire/energies-th4/conception-construction-et-exploitation-des-reacteurs-nucleaires-42204210/confinement-enceintes-b3290/
[12] http://www.dailymotion.com/video/xj83ic_extrait-de-l-emission-envoye-special-du-09-06-2011-sur-le-theme-du-nucleaire_news, 27'
[13] http://www.sortirdunucleaire.org/Synthese
[14] http://www.lesechos.fr/24/09/1998/LesEchos/17738-035-ECH_lionel-jospin-autorise-le-redemarrage-de-la-centrale-nucleaire-de-belleville.htm
[15] http://gazettenucleaire.org/1998/163_164_p7.html
[16] http://next-up.org/pdf/Centrale_nucleaire_EDF_Cruas_Meysse_Fissurations_enceinte_confinement_reacteur_nr1_20_07_2011.pdf
[17]http://energie.edf.com/fichiers/fckeditor/Commun/En_Direct_Centrales/Nucleaire/Centrales/Paluel/Publications/documents/Rapport%20annuel%20CNPE%20Paluel%202013_VDef.pdf
[18] http://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Avis-d-incident-des-installations-nucleaires/Non-tenue-au-seisme-de-la-pince-vapeur-des-centrales-nucleaires-de-Paluel-et-de-Flamanville
[19] CODEP-DCN-2014-035410
[20] Inspection n° INSSN-CAE-2013-0281 du 10 octobre 2013
[21] Inspection n° INSSN-CAE-2013-0277 des 2 et 3 avril 2013
[22] Inspection n° INSSN-CAE-2012-0274 du 14 mars 2012.
[23] Inspection n° INSSN-CAE-2011-0853 du 14, 15 et 16 septembre 2011.
[24] Inspection n° INS-2010-EDFPAL-0019 du 23 novembre 2010.
[25] Inspection n° INS-2010-EDFPAL-0007 du 1er septembre 2010
[26]http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_gp/Documents/Reacteurs/IRSN_SyntheseRapport_GPR_VD3_1300Mwe_20052010.pdf
[27] Toutefois, EDF a indiqué son intention de finaliser l'instruction du référentiel « tornade » en amont de sa déclinaison et n’a donc pas procédé à l’identification des cibles potentielles à protéger ni à l’évaluation des conséquences de la tornade de référence sur la sûreté des installations des réacteurs de 1300 MWe. De plus, EDF a indiqué que le référentiel « tornade » ne sera pas intégré au référentiel VD3-1300, ce qui a pour conséquence de ne pas évaluer l’impact d’une tornade sur les modifications qui seront définies et mises en place lors des VD3 des réacteurs de 1300 MWe. Si l’IRSN convient de la difficulté de décliner le référentiel « tornade » en amont de la réunion du groupe permanent d'experts retatif à [a clôture du réexamen VD3-1300, t'|RSN estime qu'il, doit être intégré au référentiet VD3-1100 et déctiné au plus tard lors des VD3 des réacteurs de'1300 MWe.  http://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/Documents/Avis-IRSN-2013-00293.pdf
[28] http://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/Documents/AVIS-IRSN-2014-00209.pdf
[29] Réacteurs électronucléaires - EDF - Palier 1300 MWe, Réexamen de sûreté associé à la troisième visite décennale des réacteurs (VD3 1300), Explosion, CODEP-DCN-2014-005838
[30] http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/Les-centrales-nucleaires/accidents-graves/Pages/1-gestion-accident-grave-REP.aspx#.VMqfMGiG-t9
[31] CODEP-DCN-2015-001288
[32] au titre de l’article 3.4 de l’arrêté du 7 février 2012 la démonstration de sûreté nucléaire doit prouver la maîtrise des fonctions fondamentales de sûreté suivantes, sans distinction de valeur entre ces dernières : - la maîtrise des réactions nucléaires en chaîne ; - l’évacuation de la puissance thermique issue des substances radioactives et des réactions nucléaires ; - le confinement des substances radioactives.
[33] CODEP-DCN-2014-014235
[34] CODEP-DCN-2014-014235
[35] L’échéance des 40 ans pour le parc nucléaire français, Processus de décision, options de renforcement et coûts associés à une éventuelle prolongation d’exploitation au delà de 40 ans des réacteurs d’EDF, http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266521/greenpeace-rapport-echeance-40-ans.pdf
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Le sort des évacués de Fukushima13 MARS 2016 | PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART
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MessageSujet: Re: TERRORISME    Sam 26 Mar - 8:31

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MessageSujet: Re: TERRORISME    Ven 29 Juil - 9:30

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MessageSujet: Re: TERRORISME    Mar 13 Sep - 19:08

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/2015/09/ces-hommes-fuient-la-guerre-mais-y-laissent-femmes-enfants-et-vieillards.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

Ces hommes fuient la guerre… mais y laissent femmes, enfants et vieillards !


Ces hommes fuient la guerre… mais y laissent femmes, enfants et vieillards !
Publié le 6 septembre 2015 - par Paul Le Poulpe

La propagande culpabilisatrice nous le dit matin, midi et soir : ces hommes traumatisés fuient la guerre, et ont été confrontés à des scènes abominables. Et cela est naturellement notre devoir de les accueillir, et de leur ouvrir les bras. On se rappelle, dans la vidéo de Calais, des propos de la fille de Nadine Guerlach, qui exprimait son scepticisme sur cette version, voyant plutôt des personnes qui faisaient la fête toute la journée, jouaient au football, et ne paraissaient pas éprouvés par les souffrances supposées auxquelles ils avaient pu être confrontés.
Il n’en reste pas moins que, si nos journalistes et politicards étaient un peu plus curieux, ils auraient pu s’interroger sur ce phénomène unique au monde. En général, en cas de guerre, ce sont les hommes, les plus jeunes, qui défendent le pays et sa population. Ce sont eux qu’on envoie se battre contre les ennemis. On se rappelle de ce texte de Mireille Greschter, reprochant à un jeune réfugié syrien âgé de 20 ans de ne pas se battre, à son âge, pour son pays.
http://ripostelaique.com/refugie-a-20-ans-tu-refuses-de-te-battre-pour-ton-pays.html
Ce que disait notre amie suisse est exact, mais c’est bien pire que cela. Car si la version politico-médiatique qu’on nous sert est exacte, ces jeunes garçons sont non seulement des couards, mais les pires salopards. En effet, comment qualifier autrement un homme en âge de se battre qui, au lieu de protéger les plus faibles, ne pense qu’à lui, et sauve sa peau, en abandonnant femmes, enfants et vieillards aux terribles agresseurs (qu’on ne qualifie jamais) à cause de qui ils ont fui.
Il suffit de regarder les photos et vidéos de ces hordes de clandestins qui arrivent à Lampedusa et par la Grèce, et se répandent dans toute l’Europe, pour constater ce fait, qui inquiétait d’ailleurs, à juste titre, Alice Braitberg : ce ne sont que des hommes, jeunes et vigoureux, et par ailleurs particulièrement revendicatifs et belliqueux.
https://www.youtube.com/watch?v=DjfFz7T3hpY
Pour comparer les choses, regardez qui était dans les boat-people, dans les années 1980. On n’y voit pas que des hommes jeunes, loin de là…
 
Regardez, lors de l’exode, en France, si les hommes abandonnaient femmes, enfants et vieillards…
  
Dans un autre registre, les réfugiés espagnols, en 1939, après la victoire de Franco…

Et regardez encore ces images de réfugiés belges, à la gare de Calais, en 1914…

Bref, en général, quand on fuit une guerre, comme le montrent ces images, les hommes jeunes et mûrs essaient de sauver femmes, enfants et vieillards, et restent à leurs côtés.
Sauf nos malheureux migrants, qui, eux, les abandonnent.
Conclusion : soit nous allons accueillir les pires salauds, soit on nous prend pour des cons… Peut-être les deux à la fois !
Paul Le Poulpe
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MessageSujet: Re: TERRORISME    Sam 8 Oct - 16:22

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-enq/r3922-t2.asp


 ASSEMBLEE NATIONALE ; RAPPORT SUR LE CARNAGE DU BATACLAN



quelques extraits ............

MAlexis Lebrun. À titre personnel, je ne peux émettre de remarques négatives sur l'intervention policière, puisque c'est elle qui me permet de vous parler aujourd'hui. Je suis sorti du Bataclan par la fosse vers 23 heures 30, à un moment où l'assaut n'avait pas encore été donné. J'ai réussi à sortir miraculeusement, grâce à l'initiative d'un commissaire de police qui, de son propre chef, est entré dans le Bataclan avec son chauffeur et a abattu le terroriste présent sur la scène. Cet homme a changé le cours de la soirée, car son intervention héroïque a sauvé de nombreuses personnes présentes autour de moi au rez-de-chaussée du Bataclan.
Les forces de police ont accompli un exploit en réussissant l'évacuation de tous les otages retenus par les terroristes et qui s'en sont sortis indemnes. Toutes les forces d'intervention d'autres pays ne seraient pas forcément capables d'accomplir une telle opération. 
M. le président Georges Fenech. Vous dites être resté une heure et demie dans la fosse : vous avez dû vous interroger sur le délai d'intervention de la police, non ?
M. Alexis Lebrun. Au cours de cette heure et demie, j'étais caché sous des gens et ignorais donc ce qui se passait, mais, même si le temps paraît extrêmement long, les tirs se sont arrêtés au bout d'une demi-heure et j'ai attendu dans le silence. Lorsque les forces d'intervention sont entrées au rez-de-chaussée, nous ne nous sommes pas levés car nous ignorions s'il s'agissait de la police ou de terroristes. L'intervention du commissaire s'est produite au bout de vingt à trente minutes : cela paraît long lorsque l'on attend la mort, mais l'opération n'a pas échoué puisque je suis là aujourd'hui. Évidemment, tout le monde n'a pas eu cette chance.
M. Alain Marsaud. Monsieur Lebrun, les terroristes ont tiré pendant une demi-heure, puis il ne s’est plus rien passé : le commissaire de police est-il intervenu à la fin de ce moment ou au cours de celui-ci ?
M. Alexis Lebrun. Il est intervenu de son propre chef en entrant en premier dans la salle.
M. Alain Marsaud. Très tôt donc, n’est-ce pas ? 
M. Alexis Lebrun. Il fut le premier à entrer et a tiré sur le terroriste situé sur la scène. Les deux autres assaillants l'ont pris pour cible depuis l'étage, et il a dû se replier avec son chauffeur puisqu'il n'était pas du tout équipé pour faire face à l'armement des deux terroristes. Les forces d'intervention de la police ont pris le relais plus tardivement.
M. Alain Marsaud. Combien de temps s'est-il écoulé entre la fin de l'échange de tirs entre les terroristes et le commissaire et l'arrivée des forces d'assaut de la police ?
Mme Caroline Langlade. L'assaut final de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) a été donné après un peu plus de trois heures. 
M. le président Georges Fenech. Je repose la question de M. Alain Marsaud : combien de temps s'est-il écoulé entre le repli du commissaire et l'intervention des forces de police ?
Mme Caroline Langlade. Environ deux heures et demie.
M. Georges Salines. Je suis médecin et ai lu un article intitulé Retour d'expérience des attentats du 13 novembre 2015 et publié dans les Annales françaises de médecine d'urgence par le service médical du service de Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion (RAID). Cet article fournit la chronologie suivante : l'attaque débute à 21 heures 49, le commissaire intervient à 22 heures 10 et provoque l'explosion de la ceinture de l'un des terroristes et le repli de ses deux complices dans les étages du Bataclan, et les colonnes de la BRI et du RAID donnent l'assaut à partir de 22 heures 35.
M. le rapporteur. La commission auditionnera des membres des forces d'intervention et le commissaire de police afin de connaître le déroulement précis des événements.
M. le président Georges Fenech. La commission envisage également de se rendre au Bataclan.
M. Alain Marsaud. Cela est nécessaire, car Mme Langlade évoque une attente de trois heures, alors que M. Salines relate un article faisant état d'un délai de vingt-cinq minutes entre le repli du commissaire et l'arrivée des forces de sécurité !
Mme Caroline Langlade. J'ai envoyé un message sur Facebook pour prévenir mes proches au moment où nous avons été évacués du Bataclan, c'est-à-dire entre minuit quarante-cinq et minuit cinquante. La BRI venait alors de donner l'assaut final. Je me trouvais dans la loge qui donne sur le passage Amelot et devant laquelle les deux terroristes ont explosé suite à l'échange de coups de feu avec la BRI. Nous étions quarante dans cette salle de neuf mètres carrés où nous avons attendu pendant trois heures. J'ai communiqué plusieurs fois avec la police pour leur fournir l'ensemble des éléments dont j'avais connaissance – présence de plusieurs terroristes, nombre de personnes présentes dans la salle, propos échangés entre les terroristes – et pour obtenir des informations. En effet, lorsque l'on attend trois heures dans une salle sans pouvoir agir sur son propre sort, on se trouve dans une situation terrible.
Le réseau étant saturé, j'ai appelé ma mère à Nancy pour qu'elle contacte la police de la ville afin de transmettre des informations à la police de Paris. J'ai rappelé la police et ai fini par parler à un agent au bout de quinze minutes d'attente. Mon interlocuteur, un brigadier très humain, a pris le temps de me parler et m'a indiqué que les forces de police allaient bientôt intervenir. Nous étions enfermés dans cette loge depuis une demi-heure et dans laquelle l'un des terroristes tentait de pénétrer. J'ai fourni des informations au policier en chuchotant – j'avais déjà fait éteindre la lampe et fermer les fenêtres afin que le terroriste ne nous voie pas et ne tire pas dans l'interstice de la porte qui se formait après chaque à-coup qu'il donnait dans la porte – et l'ai supplié de ne pas raccrocher alors qu'il souhaitait répondre à d'autres appels pour conserver cette attache avec l'extérieur. Il m'a rassurée pendant cinq minutes supplémentaires, ce qui m'a permis d'apaiser à mon tour les personnes qui se trouvaient avec moi dans la loge en leur disant que les forces de l'ordre arrivaient.
Au bout d'une heure, j'ai rappelé la police en chuchotant puisque le terroriste était toujours derrière la porte, et mon interlocutrice m'a demandé de parler plus fort. Je lui ai expliqué ma situation, ce à quoi la policière a répondu que je bloquais la ligne pour une réelle urgence. Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de plus urgent que quarante personnes menacées d'une mort imminente. J'ai parlé un peu plus fort et tout le monde m'a demandé de me taire car je mettais la vie de tout le monde en danger. La policière s'est énervée et m'a raccroché au nez en me disant « Tant pis pour vous » ! L'idée n'est pas de pointer du doigt des institutions, mais il faut prendre en compte le fait que les gens gèrent plus ou moins bien l'urgence. Dans la loge, certaines personnes ont failli mener des actions individuelles qui auraient coûté la vie à tout le monde, mais on ne peut pas juger car personne, y compris parmi les professionnels, ne peut connaître son comportement dans de telles circonstances avant de les avoir vécues. Il convient néanmoins d’identifier ceux qui peuvent faire face à de tels événements, afin que les dysfonctionnements de ce soir-là ne se reproduisent pas. 
M. Alain Marsaud. Pourquoi le terroriste n'est-il pas entré dans la loge alors qu'il sait que plusieurs personnes s'y sont réfugiées ? 
Mme Caroline Langlade. Il a tenté de pénétrer dans notre pièce, notamment en prétendant appartenir au groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ; j'ai initié un vote à main levée pour ne pas lui ouvrir la porte, et la majorité de mes compagnons m'ont suivie. La porte était fermée, car lorsque nous avons investi cette loge, des garçons ont mis le canapé et le frigidaire devant la porte pour en empêcher l'ouverture. À chaque coup donné par le terroriste, nous tenions tous ensemble le canapé et le frigidaire pour que la porte reste fermée. Une solidarité extraordinaire s'est créée ce soir-là, et nous avons vocation à la faire perdurer parce que si nous avons vu le pire de l'être humain, nous en avons également vu le meilleur. 
M. le rapporteur. Lorsque les forces de l'ordre sont arrivées, avez-vous voté à nouveau pour leur ouvrir ? Avez-vous tout de suite su qu'il s'agissait bien de la police ?
Mme Caroline Langlade. J'avais parlé à un haut responsable de la BRI à qui j'avais transmis des informations, mais je n'ai jamais été tenue au courant des modalités de l'intervention des forces de police. Le meilleur ami de l'une des personnes présente dans la loge a donné son téléphone au commissaire de la BRI, ce qui a permis d'établir une communication avec l'extérieur et d'aborder la question de l'ouverture de la porte. En effet, nous avons discuté pendant quinze minutes avec la BRI car nous refusions de l'ouvrir ; nous avons demandé un mot de passe pour pouvoir identifier les policiers de la BRI, mais devant le chaos qui s'était emparé de la loge, l'un de nos compagnons a pris un risque inconsidéré en ouvrant la fenêtre pour demander en hurlant si l'on pouvait sortir. Il aurait pu se faire tirer dessus, et l'entrée de la BRI dans la loge fut d'ailleurs le seul moment où j'ai cru mourir.
Cela a toujours été à nous de chercher l'information, si bien que nous, victimes rescapées, n'avons plus envie de le faire et sommes épuisées de devoir quotidiennement quémander de l'information. Nous ne devrions pas avoir à nous battre pour obtenir de l'information, celle-ci devrait venir à nous !
Mme Lydia Berkennou. Les terroristes ont pénétré à 21 heures 47 – et non 21 heures 49 – dans le Bataclan. Le commissaire a abattu le terroriste qui se trouvait sur la scène à 22 heures 15, et l'assaut final a été donné à minuit dix-huit.
M. Georges Salines. Cette chronologie est parfaitement compatible avec les éléments fournis par l'article que je citais, car l'assaut final n'a pas été donné à 22 heures 35, cette heure correspondant au moment où le RAID a pénétré dans leBataclan. Les forces de sécurité ont procédé à l'évacuation de l'ensemble des personnes vivantes se trouvant dans la fosse.
Mme Lydia Berkennou. Mon amie n’est sortie de la fosse qu’à minuit et demi.
M. Georges Salines. L'intervention des médecins et des policiers a été remarquable puisque les personnes vivantes au moment de l'intervention s'en sont sorties indemnes, à une exception près. L'article indique par ailleurs qu'«en raison du délai incompressible entre la survenue de l'attaque et l'arrivée des médecins d'intervention, il n'y avait plus de patient vivant nécessitant une prise en charge médicale immédiate et lourde ».
M. le rapporteur. Entre le moment où le commissaire intervient et l’assaut final de la BRI, y a-t-il eu des coups de feu à l’intérieur du Bataclan ?
Mme Caroline Langlade. Oui, mais j’ignore s’ils ont fait des victimes.
M. Alexis Lebrun. Comme Mme Langlade, je ne sais pas si ces tirs ont fait des victimes. Je suppose que les terroristes visaient les forces de l’ordre depuis les fenêtres d’une salle à l’étage, cette version étant confirmée par certains témoignages.
Il me semble que les forces de police n’avaient pas le plan de la salle lors de leur intervention. Cela est d’autant plus étonnant que l’intensité de la menace était élevée. Au vu du contexte, la police devrait posséder des plans très détaillés des endroits accueillant du public à Paris et dans le reste du pays. Ce manque d’information a sans aucun doute constitué une difficulté supplémentaire pour les forces d’intervention.
M. Serge Grouard. Tous vos propos confirment que l’assaut de la BRI n’a pas eu lieu avant minuit ; plus de deux heures – entre 21 heures 47 ou 21 heures 49 et 0 heure 18 ou 0 heure 45 – s’écoulent donc entre le début de l’action terroriste et l’intervention des forces de sécurité.
Mme Aurélia Gilbert. La BRI était présente sur les lieux bien avant l’assaut de 0 heure 18 et a procédé à l’évacuation de plusieurs personnes, dont moi-même. La neutralisation des auteurs des faits a, elle, bien eu lieu à partir de 0 heure 18.
M. le président Georges Fenech. Nous établirons, lors d'une prochaine séance, la chronologie précise des événements survenus au Bataclan
M. Serge Grouard. Le commissaire se trouvait-il au Bataclan ou est-il venu de l'extérieur ? Si je comprends bien, la BRI est intervenue avant l'assaut donné après minuit : c’est bien cela ?
Mme Caroline Langlade. Le commissaire de la brigade anti-criminalité (BAC) se trouvait à proximité du Bataclan peu après le déclenchement de l'attaque terroriste et a décidé, avec l'un de ses collègues, d'intervenir. Ils se sont placés dans l'entrée, et le commissaire a tiré sur le terroriste resté sur la scène. Les portes d'entrée étant vitrées, le commissaire était exposé, mais il a réussi à toucher le terroriste qui a explosé.
La BRI a d'abord procédé à l'évacuation des victimes situées dans la fosse, puis a répondu à une demande de négociation des terroristes. Enfin, les forces de sécurité se sont déployées pour neutraliser les terroristes et sécuriser la salle.
M. François Lamy. Il serait utile que l'on nous distribue la chronologie des événements et que l'on se concentre sur les vraies questions, posées par M. Alexis Lebrun. 
M. le président Georges Fenech. Tout à fait, monsieur Lamy.
M. le rapporteur. Combien de temps les forces de l'ordre ont-elles mis pour arriver dans les cafés et les restaurants touchés par les attaques ?
M. Grégory Reibenberg. Le premier pompier est arrivé à La Belle équipe vingt minutes après les tirs, le voisin du dessus ayant lui compté trente-cinq minutes. Il s'agissait de la dernière terrasse attaquée, d'où le délai important avant l'arrivée des secours, mais le bar est quand même situé à un carrefour et près d'une caserne de pompiers. Attendre aussi longtemps est quand même inquiétant quant aux moyens octroyés aux secours à Paris. Ceux-ci ont transformé le café d'à côté en hôpital de campagne ; certains pompiers n'étaient pas préparés à voir une telle scène, et j'ai dû soutenir l'un d'entre eux. Il s'agissait de gamins apeurés qui ne pouvaient pas nous rassurer. Le service d'aide médicale urgente (SAMU) est arrivé au bout de trente-cinq à quarante minutes avec du matériel médical, les pompiers n'ayant rien d'autre que leurs mains et leur bonne volonté puisqu'ils n'avaient même pas d'oxygène. 
Mme Aurélia Gilbert. Imaginez un instant que de telles attaques se produisent en province ! Les personnels de santé et de secours redoutent ce scénario, car les hôpitaux et les services de secours seraient débordés, ce qui causerait des morts.
M. le président Georges Fenech. En tant qu'élu, je suis membre d'un service départemental d'incendie et de secours (SDIS) qui mène une réflexion sur les modalités d'intervention en cas d'attentat de masse. Il y a beaucoup à faire, mais ces menaces sont prises en compte.
M. Mohammed Zenak. Ma fille a vu le terroriste qui a attaqué le Comptoir Voltaire, situé à proximité de La Belle équipe. Il souriait et, après avoir demandé un café, il s'est fait exploser. La police et les pompiers sont rapidement arrivés sur les lieux. Elle a dit aux policiers qu'il s'agissait d'un acte terroriste, mais ceux-ci le niaient. Le terroriste était toujours vivant, car il n'a heureusement pas réussi à déclencher l'ensemble de ses explosifs. Comprenant que l'attaque était bien de nature terroriste, la police a procédé à l'évacuation des clients dans le calme.
Ma fille m'a plusieurs fois posé cette question : « comment en est-on arrivé là ? ». Les terroristes étaient fichés et interdits de territoire européen : comment ont-ils pu se rendre à Paris pour y diriger une attaque de cette ampleur ?
M. le président Georges Fenech. Notre commission d'enquête se penchera sur ces questions qui se trouvent au cœur de sa mission. Nous tâcherons notamment d'identifier ce qui a pu dysfonctionner dans le renseignement. Votre interrogation est légitime, monsieur Zenak, mais il est trop tôt pour y répondre.
Nous vous remercions de la dignité et de la qualité de vos interventions, qui nous permettront de concentrer nos travaux sur les sujets les plus importants.






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Pas un média français n’en a parlé ! Le blackout sur ces actes ignobles semble avoir été ordonné par l’Elysée au nom du « padamalgame »…

Durant l’attentat du Bataclan qui a fait 89 victimes, sur les 130 victimes de la capitale, des scènes de torture d’une barbarie inimaginable ont été perpétrées par les terroristes islamistes: décapitations, yeux et testicules arrachés, viols…
Les victimes ont également été éventrées ou décapitées et ont eu, pour certaines, les yeux crevés. Les djihadistes ont filmé les tortures.
Voici des extraits du rapport du député Georges Fenech, président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats, publié sur le site de l’Assemblée nationale le 5 juillet dernier rien de plus officiel donc:
M. le président Georges Fenech. Pour l’information de la commission d’enquête, monsieur P. T., pouvez-vous nous dire comment vous avez appris qu’il y avait eu des actes de barbarie à l’intérieur du Bataclan : décapitations, éviscérations, énucléations… ?
M. T. P. Après l’assaut, nous étions avec des collègues au niveau du passage Saint-Pierre-Amelot lorsque j’ai vu sortir un enquêteur en pleurs qui est allé vomir. Il nous a dit ce qu’il avait vu. Je ne connaissais pas ce collègue, mais il avait été tellement choqué que c’est sorti naturellement.
M. Alain Marsaud. Les actes de tortures se sont passés au deuxième étage ?
M. T. P. Je pense, car je suis entré au niveau du rez-de-chaussée où il n’y avait rien de tel, seulement des personnes touchées par des balles.
M. le président Georges Fenech. Je crois que certaines choses n’ont jamais été dites. Je pense que l’on pourrait peut-être, à ce stade, éclaircir les choses.
M. T. P. Des corps n’ont pas été présentés aux familles parce qu’il y a eu des gens décapités, des gens égorgés, des gens qui ont été éviscérés. Il y a des femmes qui ont pris des coups de couteau au niveau des appareils génitaux.
M. le président Georges Fenech. Tout cela aurait été filmé en vidéo pour DAECH !
M. T. P. Il me semble. Les victimes en ont parlé.
M. le rapporteur. Ces actes ont été commis par les deux survivants.
M. Pierre Lellouche. Les exactions sur les gens se sont déroulées à quel endroit ?
M. T. P. À l’étage.
M. Pierre Lellouche. Cela se passe après que l’individu que vous avez blessé est remonté ?
M. T. P. Je pense même que ça s’est produit avant, mais ce n’est que mon avis personnel. Pendant que nous fixions un terroriste à la porte de secours, un autre faisait toutes ces choses ignobles à l’étage.
M. Pierre Lellouche. La vidéo est partie ?
M. le président Georges Fenech. Je crois savoir que des vidéos sont parties.
M. Pierre Lellouche. On peut le savoir si l’on a récupéré les portables des victimes. On les a ?
M. T. P. Ils se sont fait exploser. Il y a eu des personnes décapitées, égorgées, éviscérées. Il y a eu des mimiques d’actes sexuels sur des femmes et des coups de couteau au niveau des appareils génitaux. Si je ne me trompe pas, les yeux de certaines personnes ont été arrachés.
M. le rapporteur. Les terroristes du Bataclan ont-ils commis des décapitations ou des mutilations ? Des décès se sont-ils produits autrement que par fusillade ou explosion ? Nous sommes saisis d’informations contradictoires — dont certaines nous ont été communiquées lors de nos auditions — qu’il faut éclaircir.
A l’institut médico-légal de Paris, on m’a dit… qu’on avait coupé les testicules [de mon fils], qu’on les lui avait mis dans la bouche, et qu’il avait été éventré.
M. le président Georges Fenech. En effet, la commission est troublée par ces informations, qui n’ont filtré nulle part. Ainsi, le père de l’une des victimes m’a adressé la copie d’une lettre qu’il a transmise au juge d’instruction, que je cite en résumant :
« Sur les causes de la mort de mon fils A., à l’institut médico-légal de Paris, on m’a dit, et ce avec des réserves compte tenu du choc que cela représentait pour moi à cet instant-là, qu’on lui avait coupé les testicules, qu’on les lui avait mis dans la bouche, et qu’il avait été éventré. Lorsque je l’ai vu derrière une vitre, allongé sur une table, un linceul blanc le recouvrant jusqu’au cou, une psychologue m’accompagnait. Cette dernière m’a dit : ‟La seule partie montrable de votre fils est son profil gauche. » J’ai constaté qu’il n’avait plus d’œil droit. J’en ai fait la remarque ; il m’a été répondu qu’ils lui avaient crevé l’œil et enfoncé la face droite de son visage, d’où des hématomes très importants que nous avons pu tous constater lors de sa mise en bière. »
Ces témoignages ont été publiés dans les médias anglophones comme Washington Times,  Fox News,  Daily Mail . 
En revanche les médias français, aux « ordres » du gouvernement ont totalement occulté ces actes barbares. SeulLe Parisien en bon élève c’est fendu d’un article pour nier les faits
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MessageSujet: Re: TERRORISME    Lun 10 Oct - 17:17

http://www.maire-info.com/article.asp?param=20005&PARAM2=PLUS&nl=1

Fiches S : Bernard Cazeneuve et Jean-Jacques Urvoas s’opposent à toute communication aux maires



Deux ministres, celui de l’Intérieur et celui de la Justice, sont revenus hier sur la demande exprimée par certains élus locaux ou parlementaires de communiquer aux maires l’identité des personnes faisant l’objet d’une fiche S présentes sur leur commune. Pour s’y opposer tous les deux.

Dans un entretien au Journal du dimanche, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a expliqué que les fichés S (pour sûreté de l'Etat) « sont surveillés et non judiciarisés, ce qui indique que leur dangerosité n'est pas avérée », et que « la communication d'une fiche S est impossible » pour des raisons juridiques.

« Cette confidentialité est aussi la condition de l'aboutissement des enquêtes », poursuit-il en évoquant l'arrestation de 355 personnes en lien avec des réseaux terroristes depuis janvier. « D'un autre côté, nous devons trouver un dispositif qui permette d'associer les maires au processus de prévention et de déradicalisation et qui n'obère pas l'efficacité des services de renseignement – ce que les élus, dans leur immense majorité, comprennent très bien », assure également le ministre.

Invité de son côté du Grand rendez-vous Europe1/iTélé/Les Échos, le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a demandé ce qu’allaient faire les maires de telles informations. « Il y a environ aujourd'hui 12 000 personnes fichées S pour radicalisme islamiste. Si l'on décrète demain matin que ces noms vont être transmis aux maires, que vont-ils en faire? Avec quels moyens les maires vont-ils faire une surveillance prolongée? Je pense que ce n'est pas efficace, je ne vois pas l'utilité de cela », a-t-il ainsi déclaré.

 « Le fichier S est un fichier de police, c'est pas S comme coupable, c'est S comme sûreté, on pourrait dire suspect », a ajouté Jean-Jacques Urvoas.

Dans les faits, tous les maires sont loin de réclamer qu’on leur communique le nom des personnes fichées S de leur commune. Mais plusieurs maires ou parlementaires, comme le sénateur Hervé Maurey, auteur d’une proposition de loi pour justement permettre aux maires de connaître les fichés S de leur commune, donnent régulièrement de la voix sur le sujet. Une voix d'autant plus médiatisée que la date de la prochaine élection présidentielle se rapproche.

Cette question devrait être aussi sans doute largement évoquée lors de la rencontre nationale Etat-collectivités (AMF, ADF, ARF) sur le thème de la prévention de la radicalisation qui se tiendra à Paris le 24 octobre prochain à la Cité des sciences et de La Villette. 
Certains maires pourraient peut-être y demander communication de l’identité de ces fichés S en tant qu’employeurs comme l’ont déjà demandée certaines grandes entreprises publiques. Lors d'une réunion avec le ministre de l'Intérieur, le 6 septembre dernier, les présidents des trois associations d'élus « n'ont pas demandé la transmission systématique des fiches S mais un meilleur échange d'informations entre les maires et les procureurs sur le sujet », confie-t-on ce matin à l'AMF. 

Le groupe de travail Etat-collectivités créé à la suite de cette rencontre devrait tenir sa première réunion place Beauvau cette semaine. 

Pour leur part, l’Etat et l’AMF ont déjà signé le 19 mai dernier une convention de partenariat sur la prévention de la radicalisation violente (lire Maire info du 20 mai).

 Objectif de cette convention : renforcer le partenariat entre l’Etat et les collectivités territoriales afin que ces dernières «puissent intervenir en complémentarité de l’action engagée par l’Etat » dans le cadre du Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme (Part).


C.N.
Édition du 10  octobre 2016

JUSTICE


La justice en France : un retard structurel mais un budget en hausse
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MessageSujet: Re: TERRORISME    Lun 24 Oct - 9:17


LA BATAILLE POUR MOSSOUL
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MessageSujet: Re: TERRORISME    Mar 25 Oct - 8:37

Non, le conflit syrien ne répond pas à de vertueuses préoccupations humanitaires et “démocratiques” pour libérer un peuple de son odieux dictateur comme le chante la propagande. 


Non, il n’a rien à voir avec une guerre religieuse atavique entre chiites et sunnites. 


Plus prosaïquement, la guerre en Syrie pue le gaz à plein nez.


Un simple petit rappel historique suffit à tout comprendre :


 En 2009, le Qatar, grand producteur de gaz naturel, proposa un gazoduc (en bleu) qui traverserait l’Arabie saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie pour alimenter l’Europe, grande consommatrice.


 En 2011, Bachar el-Assad décida au contraire que le pipeline qui traverserait son pays (en rouge) partirait d’Iran, autre gros producteur, et passerait par l’Irak pour s’arrêter à Homs sur la Méditerranée, au grand dam du camp occidental.



Aussi sec, dès 2011, éclatèrent les premières “rebellions modérées” contre le régime de Bachar el-Assad, devenu soudainement un “odieux dictateur”, alors qu’il était auparavant un interlocuteur privilégié des chancelleries occidentales. Et il est de notoriété publique que les islamistes de Daech bénéficièrent de la mansuétude très intéressée du Qatar, de l’Arabie saoudite et de la Turquie qui se sentaient spoliés par le plan rouge.

Voilà, ne cherchez pas plus loin, vous avez tout compris. 


Le plan bleu avait l’approbation des gouvernements américain, européens et israélien parce qu’il faisait la nique au gaz russe (NB : la Russie menaçait alors de couper le robinet de son précieux gaz en Ukraine).


Le plan rouge était évidemment approuvé par le gouvernement russe. 


Le plan bleuprivilégiait des territoires à domination sunnite.


 Le plan rouge traversait des contrées à majorité chiite. Or comme chacun (ne) sait (peut-être pas), une concession solide sur les autoroutes du gaz mène sûrement au paradis.


Regardez bien les lieux où les affrontements sont les plus âpres aujourd’hui : toujours sur les lieux prévus de passage possible des pipelines, bleu ou rouge.


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


NI LE PEUPLE FRANCAIS , NI LE PARLEMENT n 'ont autorisé HOLLANDE a entrer dans ce conflit et a suivre betement les USA .
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MessageSujet: Re: TERRORISME    Sam 24 Déc - 15:00

https://gaideclin.blogspot.fr/2016/12/syrie-la-preuve-de-lutilisation.html


samedi 24 décembre 2016


Syrie : La preuve de l'utilisation d'enfants comme boucliers humains par les "rebelles modérés" [Mis à Jour + Bonus!]




Dans cette vidéo, diffusée en février 2014 par la propagande syrienne anti-Bachar, on peut voir un groupe d'enfants tirer eux-mêmes un obus de mortier au moyen d'une ficelle alors qu'ils sont positionnés à quelques mètres du lanceur. Il leur est au préalable récité quelques sourates affectionnées par les djihadistes ainsi que des malédictions contre le tyran et son régime, responsables présumés de tous leurs malheurs. La propagande présente cet acte aussi ignoble que pathétique comme la "vengeance" des victimes contre les "bombes-barrils" (1) soi-disant larguées au hasard par les hélicoptères de l'armée (toujours selon la propagande des 'rebelles' reprise par tous les médias occidentaux).

 

Il est évident que si les syriens ou russes (qui essaient d'éviter au maximum les bavures contre les civils, celles-ci étant complètement contre-productives) repèrent l'origine du tir et ont le malheur de répliquer, "l'Armée Syrienne Libre" (ASL) se précipitera pour le signaler à son fidèle relais, l'OSDH, basé à Coventry, dans la banlieue londonienne qui se chargera, comme il se doit, d'en abreuver les médias occidentaux, toujours avides de dénoncer les "crimes atroces du régime contre de pauvres civils innocents".

(A noter que certains lecteurs m'ont fait remarquer que cette vidéo datait de 2014 et non de 2016, comme précédemment indiqué, merci à eux, qui grâce à leur vigilance m'ont permis de corriger cette erreur. Par ailleurs, cette vidéo a été depuis détournée par la propagande israélienne, la faisant passer pour une vidéo du Hamas filmée à Gaza, ce qui est totalement faux, ce sont bien des images de l'ASL, en Syrie, comme le prouve le drapeau djihadiste bien visible au début de cette version plus complète.)

(1) BONUS : 
La fumée des fameuses "bombes-barrils", si effrayantes, que les médias nous montraient en permanence au dessus d'Alep Est :



Publié par Bertrand Riviere à 11:49:00 




1 commentaire:

[list=bc_0_1TB]
[*]
Guy Fawkes24 décembre 2016 à 13:43
Je ne sais pas si elle vient vraiment de Syrie. J'ai bien remarqué le drapeau. A priori, il s'agit de celui des salafistes (pas sur vu que la vidéo n'est pas de très bonne qualité). 

Il y a aussi des salafistes à Gaza. Après, oui, elle peut venir de Syrie mais la seule fois ou j'ai retrouvé cette vidéo, elle était présentée comme provenant du Hamas. Si tu la trouve en original estampillé Syrie et publié avant Juillet 2014, alors on pourrait être sur. En attendant, cette vidéo n'est pas très convaincante vu que son origine n'est pas établie.

En plus, ça ne peut pas montrer l'ASL vu que ce n'est pas leur drapeau Smile

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_syrienne_libre
[/list]
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MessageSujet: Re: TERRORISME    Jeu 29 Déc - 8:39

LA VOIX DU NORD


Une fausse ONG utilise  Lille pour tenter de piéger  Amnesty International 


L’organisation Amnesty International a été victime d’une tentative d’espionnage d’une rare sophistication, via une fausse ONG créée pour la piéger. Un avertissement pour la société civile, qui doit investir dans sa cyberprotection. 
<>
 
 
 

FRANCE.
Voiceless Victims, « organisation pour la défense des droits humains », avait pourtant tout d’une vraie structure. Un slogan : « rendre la parole à ceux qui ont été réduits au silence ». Une équipe avec de bonnes références, selon leurs CV en ligne. Des vidéos onéreuses pour attester de son engagement. 


Un article d’Al-Jazeera vantant ses mérites. Plus de 6 000 «followers » sur les réseaux sociaux. Et même une adresse à Lille (1). « Mais tout était bidon », résume Sabine Gagnier, chargée de plaidoyer pour Amnesty (AI) et une des cinq cibles de l’attaque. Toutes avaient participé, «de près ou de loin », à un rapport dénonçant les abus commis sur des migrants construisant au Qatar les stades devant accueillir la Coupe du monde de football de 2022. 


C’est en août que l’attaque a eu lieu. « Quand j’ai ouvert la pièce jointe d’un de leurs mails, quelque chose s’est allumé sur mon écran. Ça m’a bloqué », se souvient James Lynch, directeur adjoint d’AI. Les systèmes de sécurité d’Amnesty, détectant une tentative d’intrusion, sont alors entrés en service.




Sollicité par Amnesty, le gouvernement du Qatar a répondu qu’il n’a « absolument rien à voir avec la création ou les actions de Voiceless Victims ». Les autorités des Émirats arabes unis, qu’Amnesty qualifie de «coupable possible » car elles ont déjà cherché, par des biais similaires, à nuire au Qatar avec qui elles entretiennent des relations houleuses, n’ont de leur côté pas répondu à l’ONG. 


Cela pourrait aussi être une entreprise, telle une multinationale du BTP participant à la construction des infrastructures sportives qataries…


1. Au commissariat central de Lille, on indiquait hier en fin de journée qu’aucune plainte n’y avait été déposée par Amnesty International. L’organisation non gouvernementale est, par le passé, apparue à trois reprises dans des procédures lilloises. Jamais il n’y a eu de dépôt de plainte. Tout s’est toujours terminé par un simple signalement au parquet.

affraid affraid affraid affraid affraid affraid affraid affraid affraid
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MessageSujet: Re: TERRORISME    Sam 27 Mai - 12:30

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MessageSujet: Re: TERRORISME    Lun 17 Juil - 17:58


GUERRE CIVILE 
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MessageSujet: Re: TERRORISME    Mar 25 Juil - 8:57

https://www.damocles.co/sos-armee/











Pour être certain que tous les Français soient au courant du drame en cours, voici le lien à faire circuler : https://www.damocles.co/sos-armee




Vous allez aussi recevoir très bientôt la pétition par email : faites-la suivre à TOUS vos contacts !


Parlez-en autour de vous, partagez la pétition SOS Armée avec vos amis et votre famille sur Facebook, sur Twitter ou directement par email.


 Discutez-en avec vos voisins, vos collègues, vos commerçants…


Sensibilisez chaque personne que vous rencontrez !


Si chaque Français qui se sent concerné par sa sécurité signait la pétition, nous atteindrions très rapidement un nombre sans précédent de signataires !


Nous pourrions ainsi avoir une influence historique !

Merci de partager ce lien : https://www.damocles.co/sos-armee



Bravo et merci pour votre soutien !


L’équipe Damoclès


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