LES GENS DE LOCON SUR LAWE
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 DEMOCRATIE ?????????????????

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PACA

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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Dim 8 Jan - 17:41

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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mer 21 Sep - 8:45





FPT : le salaire net moyen a augmenté de 0,8 % en 2014 mais pas pour tous
Le salaire net moyen dans la fonction publique territoriale (FPT) a augmenté de 0,8 % en euros constants en 2014 en s’établissant à 1 877 euros par mois (en équivalent temps plein et tous emplois et catégories confondus), selon une étude de l’Insee paru en fin de semaine dernière. Hors contrats aidés, le salaire net moyen a crû de 1,2 %.

L’Insee relève toutefois de grandes disparités entre les fonctionnaires titulaires (qui représentent près de 80 % des effectifs) dont le salaire net moyen a progressé de 1,4 % à hauteur de 1 952 euros par mois et les autres salariés (contractuels, contrats aidés…) pour qui le salaire net moyen a diminué de 1,3 % à hauteur de 1591 euros par mois. En 2013, il avait déjà reculé de 0,4 % tandis que celui des fonctionnaires était resté stable.

« Cette différence d’évolution tient notamment à la forte augmentation du volume d’emploi des contrats aidés en 2014 (+ 39,4 % en équivalent temps plein) dont les salaires sont parmi les plus faibles », constate l’institut qui rappelle que, hors contrats aidés, le salaire net moyen des autres salariés était pratiquement stable (- 0,1 %).

Au final, cette hausse du volume de contrats aidés couplée à l’absence de revalorisation de l’indice minimum de la fonction publique tend à accroître les inégalités salariales « dans la moitié basse de l’échelle salariale et à [les] diminuer dans la moitié haute ». Ainsi, les 10 % des salariés les moins rémunérés gagnaient moins de 1 314 euros net par mois. De son côté, l’évolution positive du salaire des fonctionnaires résulterait principalement - et alors que le point d’indice était gelé – « de la tendance de long terme à la hausse des qualifications (au fil des renouvellements ou au travers de reclassements catégoriels) ».

L’Insee précise que la croissance du salaire net moyen des fonctionnaires territoriaux entre 2013 et 2014 concernait chaque catégorie hiérarchique. Cependant, les progressions différaient selon la catégorie. Le salaire net moyen des fonctionnaires de catégorie C - qui représentent plus des trois quarts des effectifs de fonctionnaires - a ainsi augmenté de 1,5 % en 2014 (contre - 0,4 % en 2013) alors que celui des agents de la catégorie B et A est resté quasi stable (+ 0,1 %). « Cette forte augmentation (du salaire net moyen des fonctionnaires de catégorie C) s'explique essentiellement par la revalorisation en 2014 de l'échelonnement indiciaire de cette catégorie », souligne l'Insee.

Pour les personnes restées en place auprès du même employeur avec la même quotité de travail (soit pour deux tiers des salariés de la FPT), le salaire net moyen a progressé de 2,1 % en euros constants. Sur l’ensemble des salariés de la FPT, le salaire net médian, qui s’élevait à 1 688 euros par mois en 2014, a augmenté de 1,2 % en euros constants. Le salaire net moyen était de 1 677 euros pour les agents des CCAS et des caisses des écoles. Dans les EPCI, le salaire net moyen a augmenté de 0,4 % alors que dans les communes, les CCAS et les caisses des écoles il progressait de 1,1 %. Les communes restaient le principal employeur dans la FPT avec plus de 55 % de l’emploi total.

Au 31 décembre 2014, 1,929 million agents - y compris bénéficiaires de contrats aidés mais hors militaires et assistants maternels – travaillaient en France dans les collectivités territoriales et les établissements publics locaux. Soit une augmentation de 1,6 % par rapport à l’année précédente.

A.W.
Télécharger l’étude.
Édition du 20  septembre 2016

TERRITOIRES


Bernard Cazeneuve annonce une réforme « historique » des arrondissements

DÉPARTEMENTS


Clause de compétence générale : le Conseil constitutionnel rejette la demande des départements

STATIONNEMENT


Réforme du stationnement : l’AMF interroge les maires

ADMINISTRATION


Le principe « silence vaut accord » est une « bonne chose » pour 84 % des Français
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mar 9 Aoû - 10:35

http://www.contrepoints.org/2011/08/20/41517-la-france-croule-sous-le-poids-de-ses-600-000-elus?utm_source=hootsuite&utm_medium=hootsuite&utm_campaign=hootsuite


La France croule sous le poids de ses 600 000 élus
Publié le 20 août 2011 dans Politique

La France n’a pas de pétrole, mais elle a des élus, beaucoup trop d’élus rappelle le Cri du Contribuable. Avec 600 000 élus en France, c’est quasiment 1% de la population qui est concernée (record mondial), mais l’ensemble de la population qui en paye les frais.





Il y a les mandats de proximité, souvent populaires, comme celui de maire ; les mandats moins bien identifiés par le public (conseiller général ou conseiller régional) ; et les mandats nationaux (députés, sénateurs, parlementaires européens), souvent perçus comme lointains et ne comptant pas forcément parmi les plus appréciés, du fait du gouffre institutionnel et financier qui se creuse entre la « France d’en bas » et la « France d’en haut ».
La France compte la plus importante concentration d’élus de la planète.
Une pléthore d’élus

  • Députés : 577


  • Sénateurs : 343


  • Conseillers régionaux : 2 040 (en comptant les 51 membres de l’assemblée territoriale corse, auxquels s’ajoutent les 131 représentants des assemblées de la Nouvelle-Calédonie, de Polynésie et de Wallis et Futuna).


  • Conseillers généraux (+ conseillers de Paris) : 4 042


  • Maires : 36 635


  • Conseillers municipaux : 519 417


  • Députés européens : 78


  • Élus intercommunaux : 38 000 environ*.





Total : 601 132 élus
Données en juin 2011.
*Les chiffres des élus intercommunaux sont très difficiles à obtenir. Il semble que la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT) du ministère de l’Intérieur n’en ait même pas un état précis !
Un élu pour 108 habitants
Selon l’INSEE, au 1er janvier 2011, notre pays était peuplé de 65 027 000 habitants. On compte aujourd’hui en France, environ un élu ou – pour être plus exact car il y a souvent cumul – un mandat électoral pour 108 habitants. Si la démocratie se mesurait à l’aune du nombre d’élus, notre pays serait un modèle universel !
Avec un mandat pour 108 habitants, le taux de représentation français est quatre fois et demi supérieur à celui des États-Unis. Pourtant, la vie démocratique américaine n’a rien à envier à la nôtre. Plus d’un électeur français sur cent est conseiller municipal !
Un parlementaire pour 71 000 habitants
Au seul échelon parlementaire (Assemblée nationale et Sénat confondus), le ratio français est d’un élu pour quelque 71 000 habitants. La France entretient quelque 400 parlementaires de plus que les États-Unis.
Si la France n’est pas le pays qui compte le plus de députés par habitant, elle se situe néanmoins dans le peloton de tête. La Chambre des représentants des États-Unis dispose de beaucoup plus de pouvoirs que notre Assemblée nationale, tout en ayant, proportionnellement, 6 fois moins d’élus. En Allemagne, le Bundestag, qui a pourtant accueilli de nouveaux députés au moment de la réunification, compte moins de députés par habitant que notre Assemblée nationale.
Au Sénat, la situation est très similaire. Le Bundesrat allemand compte 178 élus. Les États-Unis se contentent de deux sénateurs par État, soit seulement 100 sénateurs, mais très influents. Au Brésil, il y a trois sénateurs par État, soit 81 au total.
En France, deux sénateurs par département seraient encore en surnombre par rapport à ces pays. Il n’empêche : en 2004, il a été décidé d’augmenter le nombre de sénateurs, en contrepartie de la baisse de la durée de leur mandat, ramené progressivement de neuf à six ans. Le nombre de sénateurs passera en septembre 2011 de 321 à 348.
Il est un pays, l’Espagne, qui a un nombre de sénateurs particulièrement élevé (264) au regard de sa population (46 millions d’habitants) : cela s’explique par la diversité et l’autonomie de ses régions, dans le cadre de sa structure fédérale. Il se trouve que, même par rapport aux sénateurs de l’Espagne fédérale, les nôtres, censés représenter équitablement les territoires, sont en surnombre.
Comparaison internationale du nombre de parlementaires par habitant

Députés + Sénateurs
Nombre d’habitants du pays (en millions)
Nombre d’habitants représentés par chaque parlementaire
États-Unis
435 + 100
303
566 000
Brésil
513 + 81
190
320 000
Allemagne
622 + 178*
83
104 000
Espagne
350 + 264
46
75 000
France
577 + 343
65
71 000
*Membres suppléants et titulaires
A lire aussi :


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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mer 3 Aoû - 16:54

https://www.fichier-pdf.fr/2014/08/15/oligarchie-des-incapables/oligarchie-des-incapables.pdf



  UN LIVRE A LIRE AVANT DE VOTER


Introduction « Ça va mal finir. » Qui parle ainsi ? Un agitateur ? Un idéologue gauchiste ?


 Non : Jean Peyrelevade, ancien directeur adjoint de cabinet d’un Premier ministre et banquier reconnu de la place. L’un de ses ex-collègues haut fonctionnaire : « Les gens ne vont pas supporter. Ils vont se révolter. » 


Un autre encore : « Je ne comprends pas comment les Français peuvent accepter tout cela sans broncher. À mon avis, ça ne peut pas durer. » Ces phrases n’ont pas été prononcées par des « indignés » en révolte contre le système. 
Non, elles sont sorties spontanément, au cours de notre enquête, de la bouche de plusieurs de nos interlocuteurs, occupant tous des postes importants. 


Une incroyable capacité d’adaptation Une caste nous dirige.
 Couverte de privilèges, exerçant son pouvoir d’une façon archaïque, elle nous entraîne gentiment dans le mur depuis des années. Il y avait eu, autrefois, La Nomenklatura française 1 , vaste fresque critiquant notre système de gouvernement.


 En fait, avec le recul, nous nous étions rendu compte que la réalité allait bien au-delà de ce qui nous choquait. Vingt-cinq ans après, cette élite – soi-disant élite ? – est, il faut bien le dire, tout aussi arrogante et enfermée dans ses certitudes. Comment, donc, cette nomenklatura, unique au monde depuis la chute de l’Union soviétique, allait-elle s’accommoder de la mondialisation et du triomphe des marchés ?
 Notre intuition initiale ? Par une ironie de l’histoire, la France et la Russie suivaient des destinées parallèles. 


La chute du communisme, à Moscou, le recul de l’État, à Paris, ont transformé les élites du régime mais ne les ont pas balayées. Bien au contraire.
 Enrichis grâce aux privatisations sauvages et à l’effondrement de l’autorité publique, les dignitaires qui avaient servi Brejnev et ses successeurs ont très bien survécu en Russie. En France, c’est pareil.


 Enfin, presque. Au fil des rendez-vous, il a fallu se rendre à l’évidence : évoquer une oligarchie française est tout à fait insuffisant. Oligarchie ? « Système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre d’individus constituant soit l’élite intellectuelle (aristocratie), soit la minorité possédante (ploutocratie), ces deux aspects étant fréquemment confondus », selon le Larousse. 


La réalité hexagonale est plus inquiétante encore. Les acteurs sont globalement restés les mêmes, mais la comédie du pouvoir est autrement plus épicée qu’elle ne l’était il y a vingt-cinq ans. Les réformes nécessaires ne sont entreprises qu’à condition de ne pas déranger une élite qui dort sur ses privilèges. Les – rares – nouveaux venus dans les palais nationaux n’ont apporté ni sang frais ni idées nouvelles. 


Les troubles intermédiaires, qui mettent de l’huile dans les rouages, ont toujours existé. À cette différence près : hier, ils n’étaient pas les bienvenus dans les sanctuaires de la République. Aujourd’hui, ils en foulent les parterres avec insolence. Les voyous, dans les hautes sphères, sont devenus tendance.
 De la même façon, des communicants aux méthodes douteuses parlent aujourd’hui de puissance à puissance avec les membres des grands corps de l’État qui, autrefois, ne les auraient même pas pris au téléphone. Bien sûr, en cette veille d’élection présidentielle, tous les regards se tournent vers Nicolas Sarkozy. 


Le Président sortant, candidat à sa succession, n’est pourtant pas l’artisan de cette mutation qui le dépasse. En réalité, il n’en est que le symptôme, le révélateur.
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Lun 21 Mar - 10:48

La France, un des Etats les plus corrompus d’Europe, constate Transparency International
29308 vues14 octobre 2015 16 commentaires PolitiqueRéseau International

La France, grâce à une opacité bien organisée, est un pays de petite vertu, lorsqu’il s’agit de corruption. En Europe, elle se place dans le peloton de tête des pays où la corruption prospère le mieux.




La corruption des élus politiques français bénéficie d’un contexte structurel profondément immoral qui n’est pas fait pour lutter contre cette faiblesse bien humaine, mais pour protéger les copains et les coquins, cacher les petites combines juteuses, entretenir les privilèges des uns, au détriment des payeurs qui souvent se saignent, voilà ce qui ressort du dernier rapport de Transparency international « agir contre la corruption ».
Premier constat douloureux : pour cacher la corruption, la France « n’a pas créé la base de données publique essentielle qui recense les condamnations pour corruption » déplore le rapport, et permettre à chaque contribuable de recevoir l’information à laquelle il a droit. Cela, dans une hypocrisie ambiante de débauche de « solidarité citoyenne. » Solidarité oui, mais pas touche aux élus.
Contenu sponsorisé

Second constat : « Il est donc très difficile d’avoir, en France, une vision précise des formes que prend la corruption », au point que Transparency France a dû faire appel à des bénévoles pour dresser la carte de la corruption, et que l’ONG lance un appel au public : « Aidez-nous à enrichir la base de données en nous adressant les décisions de justice dont vous avez connaissance » car « nous avons besoin de vous pour connaître les condamnations qui n’apparaissent pas encore sur notre carte, » expliquent-ils.
Les mairies savent trouver de l’argent pour des projets électoralistes et acheter les voix des uns avec l’argent des autres, mais pour financer la lutte contre la corruption, il n’y a plus personne…
Une culture de l’impunité dans laquelle la corruption prospère
Troisième constat : une justice complaisante, voire complice.
« Ce qui a le plus frappé nos bénévoles? La durée des procédures: 45 affaires ont un délai > 15 ans entre les faits et la condamnation » constate l’ONG.
15 ans entre les faits et la condamnation, la justice est généreuse avec les ripoux : elle leur laisse tout le temps pour s’organiser, accumuler un petit pactole sur le dos des contribuables, étouffer les affaires et enfouir leurs détails, perdre quelques dossiers, et pourquoi pas, jouer sur la mort naturelle de quelques témoins ou acteurs gênants, sans compter sur l’immense bénéfice que le temps offre à l’effacement des mémoires. C’est dans cette culture de l’impunité que la corruption prospère.
« Avoir accès à ce type de données est pourtant essentiel pour savoir quels sont les domaines, régions et catégories de personnes les plus vulnérables et, ainsi, éclairer l’action des acteurs de la lutte contre la corruption (pouvoirs publics, citoyens, ONG, médias) ».
Pots de vin, prises illégales d’intérêts, les maires épinglés
Quatrième constat : En France, on déteste les patrons, mais les vrais ripoux, ce sont les maires
Europe 1, qui a étudié en détail le rapport, note que « les maires sont les personnes les plus condamnées, surtout pour des affaires relatives à l’attribution de marchés publics »« deux fois plus que les patrons », précise la radio.
Le scandale Kader Arif, l’arbre qui cache la forêt
Pour autant, le contrat du ministère de la défense qui a fait tomber Kader Arif, l’ancien ministre des anciens combattants, est une paille dans une botte de foin. « Les chiffres ne portent … que sur les affaires dont nous avons eu connaissance », nuance Transparency France qui laisse entendre que la réalité est par essence difficile à cerner, puisque précisément il s’agit d’affaires illégales, secrètes et bien cachées.

Conclusion




Transparency France fait un travail indispensable et qu’il convient de saluer. Mais l’ONG pourrait elle-même faire preuve d’un peu plus de transparence.

  • Il est regrettable que la base de donnée ne permette pas d’afficher un tableau avec les noms des ripoux en clair, et les villes où ils exercent leur vice. Il faut, pour les trouver, faire une recherche extrêmement longue département par département, et une suite de copiés collés impossibles.
  •  Il serait bon, également, puisque l’étude fait une distinction entre la situation des pays émergents et celle des pays industrialisés, que les tableaux reprennent cette distinction. C’est cette lecture qui m’a révélé que la France avant d’être 26e sur la liste, est surtout parmi les pays d’Europe les plus corrompus.
  • Où sont les chiffres ? Pour mesurer l’ampleur de la corruption, il faut ses chiffres. L’indispensable classement par le nombre de condamnation ne permet pas de visualiser l’ampleur des dégâts. Un procès pour une corruption de 3 000 euros, ce n’est pas la même chose qu’un autre pour 300 000.

A la tête du Théâtre National de Strasbourg, le gendre de Jack Lang vient de remplacer la nièce de Martine Aubry. Aucun contribuable n’a été dépouillé, aucun logement (encore que) destiné aux défavorisés n’a été détourné, et pourtant, nous sommes en plein cœur d’un système oligarchique, d’un népotisme qui représente une forme de corruption jamais sanctionnée – sauf lorsqu’il s’agit de dénoncer Nicolas Sarkozy bien entendu (il a du renoncer à installer son fils Jean à la tête de l’EPAD lorsque les médias en ont fait à juste raison tout un fromage. Cela n’a pas empêché le gouvernement socialiste de choisir Amin Khiari, fils de la vice-présidente PS du Sénat pour diriger le même EPAD, en comptant sur la complicité des médias, qui pour une fois n’ont pas cédé.)
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
http://www.dreuz.info/2014/12/11/la-france-un-des-etats-les-plus-corrompus-deurope-constate-transparency-international/
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mar 16 Juin - 13:58

VOUS SAVEZ CE QU 'IL VOUS RESTE A FAIRE ...






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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mar 18 Nov - 16:40

ILS VEULENT QUE CA CHANGE .............




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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mer 5 Nov - 10:16

Nous vivons dans un drole de pays !
chacun d 'entre nous  peut constater qu 'il faut a chaque probleme descendre dans la rue et manifester  pour etre ecouté !
chaque semaine ce sont des greves , des manifestations , des barrages routiers, des blocages d 'usines  !
Il y eu AIR-FRANCE ,  et Aujourdhui ce sont les agriculteurs , ensuite ce sera les cheminots , les taxis , les retraités ! Les enseignants !!!!!
Notre village n 'echappe pas non plus a ce type de revendications , on l 'a vu avec les rythmes scolaires qui firent pas mal de mécontents chez les parents d 'éléves et
les employés municipaux qui annulerent leur traditionnel repas !
Ras le bol de ce pays où personne n 'est capable de prevoir les conflits , de dialoguer et de faire des concessions !

 !
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mer 5 Nov - 0:58

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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mar 4 Nov - 10:50

DEMOCRATIE ?????????????????????

je remercie infiniment Tadei d'avoir invité etienne chouard et de lui avoir permis de dire cela dans une émission suivie par un gand nombre de francais encore un peu politisés.
" il n'y a pas de "crise" , tout ce déroule comme prevu ! "


https://www.facebook.com/video.php?v=10204569192140196&fref=n
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mar 4 Nov - 10:04

Le barrage de Sivens, un dossier entaché de conflits d’intérêts
Le Monde.fr | 03.11.2014 à 19h26 • Mis à jour le 04.11.2014 |Par Martine Valo







Un mort, une forêt défrichée, des manifestations violentes dans plusieurs villes de France : le chantier du barrage de Sivens a tourné au fiasco et à l'affaire d’Etat. Pendant des mois, le président du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac (PS), a pourtant considéré qu'il n'y avait pas là matière à débat : il ne s'agissait après tout que d'une retenue d'eau sur une modeste rivière, le Tescou, au milieu d'une forêt de son département. Au demeurant, les élus locaux avaient voté pour cet aménagement destiné à soutenir les agriculteurs qui irriguent leurs cultures l'été et la préfète du Tarn lui avait donné son feu vert. D'ailleurs, l'Etat a permis à ce projet de barrage de bénéficier de fonds structurels européens et d'importantes subventions de la part de l'agence de l'eau Adour-Garonne.




Lire : la synthèse avant la réunion de mardi entre le gouvernement et les acteurs de ce dossier
« Dans notre société démocratique, comment des projets, validés de bout en bout par l'Etat, peuvent-il faire l'objet d'une telle violence ? », s'est donc publiquement interrogé l'homme fort du département. Membre du conseil général depuis 35 ans, président de cette collectivité depuis 23 ans, tout en étant député pendant 5 ans avant de devenir sénateur en septembre, Thierry Carcenac a vu bien d'autres dossiers de barrages se monter.
Mais s'il peut argumenter sur la légalité du projet de Sivens, la question de la démocratie est plus difficile à mettre en avant dès lors qu'un aménagement comme celui-là hérisse les défenseurs de la nature et va à l'encontre de toutes les politiques publiques – y compris celle affichée par le département du Tarn –, qui assurent vouloir préserver les zones humides. En détruire une quinzaine d'hectares à Sivens pourrait apparaître comme un simple dégât collatéral, si la société civile n'en avait manifestement pas assez d'être ignorée dans les dossiers de gestion de l'eau. En Midi-Pyrénées plus qu'ailleurs.







 "MULTIPLES CASQUETTES DES ELUS !"


lol!



Cette région – et plus généralement la vaste zone couverte par les bassins de l'Adour et de la Garonne –, n'échappe pas à la règle générale de l'entre-soi : ce sont les mêmes élus qui choisissent dans leurs collectivités locales de sacrifier tel cours d'eau ou au contraire d'alimenter tel autre, et qui votent ensuite les subventions nécessaires au sein de l'agence de l'eau.
Le Sud-Ouest se distingue en outre par une institution historique qui lui est propre : la Compagnie générale des coteaux de Gascogne (CACG). Cette société d'économie mixte (SEM), dans laquelle les représentants des conseils généraux sont majoritaires, intervient dans la quasi-totalité des chantiers régionaux liés à la répartition de l'eau depuis une cinquantaine d'années.
De là à penser que la bonne santé économique de cette entreprise de près de 200 personnes pèse sur les choix des élus – ruraux pour la plupart – en matière d'aménagements hydrauliques, il y n’a qu’un pas que beaucoup franchissent désormais. A la tête des institutions qui comptent, on retrouve un cercle restreint de décideurs. Ainsi la CACG est-elle présidée par Francis Daguzan (divers gauche), vice-président du conseil général du Gers, où il est chargé des dossiers de l'eau. Il siège aux côtés des vice-présidents des autres conseils généraux concernés, des conseils régionaux, des dirigeants des chambres d'agriculture... Retraité agricole, Francis Daguzan est aussi vice-président du comité de bassin Adour-Garonne – l'instance politique de l'agence de l'eau dont il est en outre administrateur, entre autres mandats. La presse locale l'appelle « Monsieur eau ».


« INCOMPÉTENCES ET CONTOURNEMENTS DE LA LOI »


lol!
Autre exemple, André Cabot (PS) est à la fois vice-président du département du Tarn, veillant lui-aussi sur les dossiers hydriques, tout en siégeant comme vice-président de la commission de l'agence Adour-Garonne, qui a eu à examiner la demande de 50 % de subventions pour la retenue de Sivens. Il se trouve de fait dans une telle situation de porte-à-faux qu'il avait lui-même décidé de ne pasprendre part au vote à ce sujet. Mais les opposants au barrage font remarquerqu'André Cabot n'a pas eu la même retenue pour défendre le projet de Sivens devant cette assemblée et d'autres instances de concertation regroupant élus locaux et représentants de l’Etat en région.
On pourrait noter quelques casquettes supplémentaires de cet ancien technicien chef en agriculture qui représente également les communes au sein du collège ad hoc de l'agence de l'eau en tant que maire de Valderiès (800 habitants). Pourcompléter la panoplie, il est l’un des administrateurs de la CACG. En retour, le directeur de cette SEM, Alain Ponce, siège parmi les usagers à l'agence de l'eau, « une particularité du droit français », reconnaît celui-ci.
Jusqu'à présent, peu de voix s'élevaient pour exprimer leur émoi face à cette consanguinité prononcée, ou alors on ne tendait pas assez l'oreille en leur direction pour les entendre.
Question d'habitude : les élus de la région ont coutume de s'en remettre à la CACG. Dans le cas de Sivens par exemple, c'est elle qui a réalisé en 2001 les études concluant à la nécessité de construire une retenue de 1,5 million de mètres cubes. Elle qui les a mises à jour en 2009, alors que le Tarn lui avait déjà concédé cet équipement de service public l'année précédente, sans savoir exactement combien d'agriculteurs seraient intéressés pour acheter de l'eau. Elle, encore, qui en est maître d'ouvrage. Elle, enfin, qui devait devenir gestionnaire de la ressource par la suite.


« AUCUN APPEL D'OFFRES »


cheers
« La CACG s'est auto-désignée, il n'y a eu aucun appel d'offres, accuse Alice Terrasse, avocate du Collectif antibarrage et de plusieurs associations environnementales. Nous dénonçons depuis deux ans ces conflits d'intérêts. La délégation d'utilité publique qui lui revient est un summum d'incompétences, d'imprécisions et de contournements de la loi. » L'avocate cite d'autres exemples de conventions publiques d'aménagement pour des ouvrages de restitution d'eau refusées a posteriori par la cour administrative d'appel de Bordeaux.
« La CACG a besoin de 30 millions d'euros par an pour fonctionner, rapporte pour sa part Gérard Onesta, vice-président (EELV) du conseil régional de Midi-Pyrénées. Sur ce barrage, comme sur d'autres, elle est à la fois juge et partie. C'est contraire au droit européen. Il faut une nouvelle loi pour remettre à plat ces fonctionnements. »


Tout cela n'empêche pas Xavier Beulin, qui préside la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, largement représentée à la CACG comme à l'agence de l'eau, de qualifier les manifestants contre le barrage de « djihadistes verts ».


 « Quand une décision est prise, on l'exécute, sinon ce n'est plus une démocratie digne de ce nom », a déclaré le responsable du syndicat majoritaire, devant la presse, le 29 octobre. 


Tandis que les cultivateurs de maïs, via leur syndicat professionnel Irrigants de France, demandent au gouvernement « de ne pas céder à la pression idéologique, de préparer l’avenir » et de faire de Sivens « un symbole de l’engagement ministériel sur le dossier du stockage de l’eau ».


Lire aussi : L’abandon programmé du barrage de Sivens

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/03/barrage-de-sivens-un-dossier-entache-de-conflits-d-interets_4517419_3244.html

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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mar 4 Nov - 1:32


http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/10/27/bernard-thibault-denonce-des-policiers-camoufles-dans-les-manifestations_1431643_3224.html


Policiers infiltrés parmi les manifestants : une "tradition" selon le préfet du Rhône

Le Monde.fr avec Reuters | 






Mercredi matin, dans le journal Libérationle secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dénonçait "la présence de policiers en exercice camouflés sous des badges syndicaux" et l'action de "manipulateurs" qui "poussent au crime"dans les manifestations contre la réforme des retraites. Il rejoignait ainsi les accusations du président du Parti de gaucheJean-Luc Mélenchon, qui avait dénoncé dimanche la "présence dans les cortèges de personnes infiltrées qui jettent des pierres, brisent des vitrines et ensuite sortent des brassards de police"et se faisait ainsi l'écho des nombreuses interrogations  qui animent le Web, à ce sujet depuis quelques jours, vidéos à l'appui.


Cette présence, "à Lyon et à Paris, ne fait aucun doute", pour le leader syndical, qui assure qu'"on a vu des policiers avec des badges CGT repérés par les nôtres, qui se réfugient dans un hall d'immeuble, et finissent par se faire exfiltrer par des CRS". Bernard Thibault faisait notamment directement référence à cette vidéo, tournée à Lyon :


OUVERTURE D'UNE ENQUÊTE DE LA DGPN
Mercredi, lors d'une conférence de presse, le préfet du Rhône a répondu à Bernard Thibault et officiellement reconnu que des policiers s'étaient bien faitpasser pour des manifestants, munis de badge CGT, évoquant même une"tradition" : "Il y a une tradition dans la police d'infiltrer la population, ils le font couramment", a dit Jacques Gérault.
Il a toutefois ajouté avoir demandé l'ouverture d'une enquête par les instances de la Direction générale de la police nationale (DGPN) "pour vérifier que c'était conforme à la déontologie"."Quand j'ai appris ce qui s'était passé, j'ai appelé le délégué départemental de la CGT pour l'en informer, mais il connaissait déjà la situation", a poursuivi Jacques Gérault.
Refusant d'indiquer le corps d'origine de ces fonctionnaires de police, le préfet a simplement précisé qu'ils ne faisaient pas partie de la Brigade anti-criminalité (BAC). "Deux de ces policiers ont sauvé des personnes à l'occasion de prises d'otages et ils ont fait l'objet plusieurs fois d'une médaille pour acte de courage et de dévouement", a-t-il souligné.
Le magazine "Lyon Capitale" rappelle pourtant que lorsque le soir même des faits,ses journalistes avaient interrogé Albert Doutre, le directeur départemental de la sécurité publique, patron de la police lyonnaise, "celui-ci avait nié en bloc, parlant de 'mythomanie'", malgré plusieurs témoignages concordants. Dimanche, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, avait, lui, jugé "inadmissibles" les propos deJean-Luc Mélenchon.


Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect
Casseurs ou policiers ?????????? : : : : : : : : 

http://www.reporterre.net/spip.php?article6522
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Lun 3 Nov - 0:41

Sivens : un barrage à contretemps
Par Jacques Caplat 
 
Au-delà des questions politiques et humaines au cœur de l'actualité récente, le barrage du Testet, à Sivens dans le Tarn, est un exemple typique des aménagements dépassés et hors-sujet. Sa justification agronomique s'inscrit exactement dans la course en avant qui est en train de détruire l'agriculture française, et démontre une méconnaissance inquiétante des alternatives techniques qui permettraient sans problème aux agriculteurs de la région d'éviter le recours massif à l'irrigation.
 
Face aux tensions créées par le dérèglement climatique, il est illusoire et suicidaire de croire qu'il serait possible à long terme et à grande échelle de forcer le milieu à s'adapter à une agriculture artificielle basée sur des théories hors-sol et des modèles standardisés. Bien au contraire, la seule démarche réaliste et scientifique consiste à réadapter l'agriculture au milieu. Cela implique à la fois de recréer une capacité des sols à retenir l'eau et à la fournir aux cultures, et de sélectionner des variétés végétales adaptées et évolutives. Le recours massif à l'irrigation est non seulement destructeur, il est également dépassé car inefficace à long terme.
 
Retour sur un projet aberrant
 
Avant de parler d'agronomie, il me faut bien revenir sur les évènements récents, leur source et leur déroulement. Il éclairent en effet les conditions du « choix » imposé actuellement par les élus tarnais.
 
En premier lieu, il est utile de savoir que le projet de barrage du Testet est la copie conforme d'un barrage déjà réalisé dans la même région à Fourogue. Or, le coûteux et surdimensionné barrage de Fourogue est aujourd'hui un gouffre financier, et se voit relégué dans l'illégalité suite à l'annulation de sa déclaration d'intérêt général. Une logique sous-tend par conséquent la construction du barrage du Testet depuis son démarrage : réitérer le tour de passe-passe réussi à Fourogue, en mettant tout le monde devant le fait accompli avant que la justice ne puisse arrêter les travaux.
 
Autre fait troublant : l'organisme chargé de la « maîtrise d'ouvrage déléguée » et de la concession d'aménagement du barrage du Testet, la CACG (compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne), est le même qui a été chargé de l'étude d'impact ! Cette situation ne correspond-elle pas étrangement à ce que le droit appelle habituellement un conflit d'intérêt ? Comment s'étonner, dans ces conditions, que l'étude préalable ait écarté les objections et ait surdimensionné le chantier ?
 
Vallée du Testet en août 2014

 
Sur le plan environnemental, le projet prévoit de recréer une dizaine de petites parcelles humides d'un ou deux hectares, pour « compenser » la destruction d'une zone humide de 13 hectares. Cette prétendue compensation est jugée tellement hasardeuse et précaire que tous les avis scientifiques ont été négatifs (aussi bien les avis préalables au projet que l'expertise ministérielle récemment rendue publique). En effet, des petites parcelles atomisées et distinctes ne peuvent en aucun cas assurer la viabilité des espèces rares qui existaient dans la vallée du Testet (campagnol amphibie, grenouille agile, triton palmé, couleuvre verte et jaune...). En matière écologique, il faut faire montre d'une inquiétante incompétence pour additionner des surfaces en négligeant la question de la continuité des milieux de vie.
 
8,5 millions d'euros pour 20 agriculteurs ?
 
Sur le plan agronomique, le projet prétend permettre d'irriguer 81 exploitations agricoles de la région. Cette donnée est doublement douteuse. D'abord, parce que les riverains et les experts du ministère de l'écologie n'ont trouvé que 20 à 40 fermes susceptibles d'être concernées. Ensuite, parce que l'irrigation est essentiellement destinée au maïs (qui occupe la moitié des surfaces irriguées dans le Tarn), et que les volumes du barrage ne permettront d'irriguer que 800 hectares de maïs au maximum, soit 20 fermes si l'on suppose une moyenne de 40 ha de maïs irrigué par ferme.
 
Sur un plan comptable, le projet revient donc à investir 8,5 millions d'euros pour 20 fermes, soit plus de 400.000 euros par agriculteur. Et encore ce calcul ne prend-il pas en compte les coûts de fonctionnement, estimés à 600.000 euros par an, soit 30.000 euros par an supplémentaire « offerts » sur fonds publics à chaque ferme concernée. La même somme investie dans la conversion à l'agriculture biologique (riche en emplois) permettrait de faire vivre des centaines de fermes et de créer considérablement plus d'activité ! Le choix politique du barrage est par conséquent totalement contraire aux attentes exprimées par la société, et représente une authentique gabegie.
 
Ce n'est pas un hasard si l'expertise demandée par le ministère de l'écologie dénonce le manque de justification du projet et son surdimensionnement.
 
Une course en avant meurtrière
 
Il est utile de comprendre que la mort de Rémi Fraisse n'est qu'une conséquence « logique » de la politique engagée, celle d'une course en avant et d'une stratégie de la tension. Il est impossible d'aborder les alternatives agronomiques sans achever d'abord la présentation du contexte politique, qui explique pourquoi les promoteurs du barragese sont enfermés sciemment dans un refus de toute alternative.
 
Comme je l'évoquais plus haut, le montage initial témoignait déjà d'un parti-pris douteux et de procédures susceptible d'être invalidées. Cette dimension est renforcée par le fait que le contrat confié à la CACG est une concession d'aménagement, signée sans aucune mise en concurrence – or, ce type de barrage relève obligatoirement de la notion de construction, qui impose une mise en concurrence. Il est donc fort probable que l'ensemble du projet soit retoqué par la justice dans deux ou trois ans. En outre, l'avis de l'enquête publique n'était favorable que « sous réserve de l'avis du Conseil National de la Protection de la Nature » (CNPN). Celui-ci a été clairement défavorable lors du projet initial tout comme lors de son réexamen récent. Il y a donc eu passage en force.
 
Cette démarche est parfaitement illustrée par l'étape du déboisement du site. La fédération France Nature Environnement avait saisi le Tribunal administratif pour bloquer sa réalisation. Aussitôt, la CACG et les pouvoirs publics ont conjointement déployé massivement machines et gendarmes mobiles, de façon à « nettoyer » la zone de ses opposants et à couper les arbres à marche forcée. Le timing était précis : le déboisement était achevé quelques heures avant que le Tribunal administratif ne rende son avis. Même en cas de jugement défavorable, il aurait été trop tard...
 
Vallée du Testet en octobre 2014 - Photo « collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet »

 
Cette stratégie de la tension a conduit les pouvoirs publics à abdiquer toute raison. Depuis le début du chantier, les gendarmes multiplient les provocations pour pousser les opposants à se radicaliser (afin de justifier à rebours le recours à la force). Je n'avance pas là des suppositions mais m'appuie sur des faits. Le 7 octobre, un gendarme a lancé une grenade de désencerclement dans une caravaneet grièvement blessé une occupante, comme le prouve cette vidéo. Non seulement ces grenades ne sont autorisées que de manière défensive dans le cas où des gendarmes seraient en danger d'être débordés et blessés, ce qui n'était évidemment aucunement le cas ici, mais elles sont en outre strictement interdites en milieu clos, où elles peuvent devenir très dangereuses. Malgré ce geste doublement illégal ayant eu de graves conséquences, ce gendarme n'a, aux dernières nouvelles, pas été poursuivi.
 
Autre fait édifiant : lors de la manifestation festive et joyeuse du 25 octobre, il ne restait aucun engin sur le chantier, et donc strictement rien à protéger par les gendarmes. La fête organisée sur le site par les opposants ne comportait aucun risque d'aucune sorte, puisqu'elle n'était pas en ville et qu'il n'y avait rien à détruire ou dégrader. Rien, strictement rien, ne justifiait la présence de gendarmes, et encore moins une présence aussi massive et agressive. Rien sauf... la volonté de pousser les opposants à réagir et de provoquer des violences. Dans ces circonstances, la mort de Rémi Fraisse alors qu'il fuyait une charge de gendarmerie, tué par une grenade de désencerclement encore utilisée abusivement, n'est pas un hasard mais le résultat d'un processus révoltant.
 
Ce constat n'excuse aucunement les violences également injustifiables perpétrées par quelques dizaines de provocateurs (dont rien ne prouve qu'ils soient réellement concernés par la lutte contre le barrage), mais il remet les responsabilités à leur place. Ce sont bien les pouvoirs publics et la CACG (dont la plupart des administrateurs sont des élus locaux « juge et partie » et des agriculteurs de la FNSEA) qui ont engagé sciemment un enchaînement de provocations et de passages en force pour contourner la loi. Le 25 octobre, ils ont clairement « créé » les conditions d'un affrontement au sein d'une soirée par ailleurs festive et sereine, et doivent en porter l'entière responsabilité.
 
L'agriculture ne peut pas se baser sur une irrigation massive
 
Dans ces conditions, il faut reconnaître que les arguments agronomiques sont bien difficiles à faire entendre, puisqu'il n'existe en réalité aucune volonté de les écouter. Essayons toutefois de les avancer.
 
En premier lieu, le changement climatique conduit le Tarn à une fragilité hydrique accrue. Au lieu d'être niée et contournée par une inflation d'infrastructures et une course en avant industrielle, cette réalité doit être assumée et abordée franchement. Les variétés végétales utilisées par les agriculteurs (par obligation légale et par pression commerciale) sont standardisées et, inévitablement, inadaptées à des situations de faiblesse hydrique. La solution ne peut pas être d'obliger le monde réel à s'adapter à ces variétés chimériques !
 
La seule solution agronomique sérieuse, déjà mise en œuvre par certains agriculteurs biologiques dans le Sud-Ouest, consiste au contraire à utiliser des variétés adaptées au milieu et capables d'évoluer en même temps que lui. J'insiste une fois de plus (cf.un précédent billet sur les semences) sur le fait qu'une plante doit co-évoluer avec son environnement au lieu d'être conçue à distance. Des variétés évolutives conduisent à ressemer les grains issus des épis les mieux adaptés aux nouvelles conditions climatiques, et permettent par conséquent de se passer d'irrigation. Oui, n'en déplaise à certains agronomes en chambre, il est parfaitement possible de faire évoluer des variétés, y compris en maïs, capables de résister à la sècheresse. Les maïsiculteurs d'AgroBioPérigord en ont fait la preuve depuis plusieurs années, avec leurs variétés « populations » de maïs, qui obtiennent sans irrigation des rendements et des résultats techniques extrêmement satisfaisants.
 
Cette évolution est d'autant plus raisonnable que même les agriculteurs conventionnels du Tarn l'ont partiellement engagée. Bien que ne recourant pas encore à des variétés adaptées et évolutives, ils ont déjà réduit la part des surfaces irriguées de 18,5 % à 12,5 % de leurs surfaces en moyenne entre 2000 et 2010. C'est bien dans ce sens qu'il faut les accompagner.
 
Restaurer la régulation hydrique des sols
 
Plus globalement et plus fondamentalement, l'agriculture doit réapprendre à valoriser les capacités du sol au lieu de le détruire. Le Rodale Institute (États-Unis) a démontré que les sols conduits en agriculture biologique résistent considérablement mieux à la sècheresse que les sols conventionnels. Pourquoi ? D'abord parce que les terres conduites en bio alternent des cultures variées, voient leur fertilité assurée par des amendements organiques, et sont moins retournées. Cela les amène à être de deux à dix fois plus riches en matière organique, et à avoir une « structure » bien meilleure. Or ces deux facteurspermettent aux sols d'être des éponges, c'est-à-dire de capter l'eau lorsqu'elle tombe (sans la laisser ruisseler et provoquer par ailleurs des inondations) et de la restituer aux plantes lorsqu'elles en ont besoin. Ensuite parce que les agriculteurs bio ne laissent pas des sols rester « nus » en hiver et limitent donc les pertes d'eau. Enfin, parce que l'absence de recours aux fongicides permet le développement d'une mycorhize dense.
 
Il est intéressant de dire deux mots de la mycorhize. Cette symbiose entre les racines des plantes et les mycéliums des micro-champignons du sol permet aux plantes de multiplier par dix leur surface d'absorption racinaire. Mieux encore, elle permet de multiplier par dix ou quinze la pression de pompage de l'eau par les plantes – autrement dit, de capter de l'eau là où des plantes sans mycorhize n'y parviendraient pas. Or, pour avoir une mycorhize dense, il est souhaitable d'agencer arbres et cultures (les arbres facilitent l'implantation de la mycorhize et assurent un pompage de l'eau dans des couches inaccessibles aux plantes cultivées) et il est nécessaire de ne pas appliquer de fongicides (qui tuent les micro-champignons du sol).
 
   Cultures denses et performantes en milieu aride du Sud de la France, sans aucune irrigation, conduites en bio et avec des arbres - Photos J. Caplat

 
Les politiques publiques doivent former les agriculteurs et les aider à faire évoluer leurs pratiques, et non pas soutenir des pratiques intenables chez une vingtaine d'entre eux.
 
Une irrigation ponctuelle et parcimonieuse
 
Une fois restauré le B-A-BA de l'agronomie (sols riches en matière organique, bien structurés et toujours couverts ; arbres et mycorhize ; variétés adaptées et évolutives), il est bien sûr possible de recourir ponctuellement à l'irrigation. C'est notamment utile pour le maraîchage, et pour certaines cultures dans certains milieux (soja...). Je ne prétends pas qu'aucune irrigation ne soit justifiée. Mais elle doit être mesurée, éviter de provenir de la nappe phréatique, et respecter les milieux naturels. Cela est possible notamment avec des retenues collinaires, c'est-à-dire des petits équipements qui ne saccagent pas une vallée entière et qui sont dimensionnées pour servir d'appoint (et non pas de justification à une course en avant). Dans le cas de Sivens, il est parfaitement possible d'optimiser les retenues collinaires existantes – voire d'en créer quelques nouvelles si cela apparaissait vraiment nécessaire une fois l'agronomie remise d'aplomb.
 
Le barrage en construction dans la vallée du Testet est non seulement douteux sur le plan politique et économique, et destructeur sur un plan environnemental, mais il est surtout injustifié et archaïque sur le plan agronomique. Il obéit à des réflexes d'un autre temps, où certains ingénieurs croyaient dompter la nature et lui imposer des concepts intellectuels. Il n'a aucune viabilité ni aucune cohérence dans le contexte du changement climatique. Et si nous entrions enfin dans le XXIsiècle ?
Quelques sources précieuses pour comprendre la situation à Sivens :Reporterre, lettre ouverte de Benoît Biteau, Médiapart…
 
Et pour ceux et celles qui veulent agir : la pétition d'Agir Pour l'Environnement
Dernier rapport officiel du gouvernement :
La mission du CGEDD qui a donné lieu à la rédaction du présent rapport a été
conduite conformément au dispositif qualité du Conseil(1)

Rapport CGEDD n° 009953-01 Date du rapport : octobre 2014
Titre : Expertise du projet de barrage de Sivens
Sous-titre du rapport : (Tarn)
Commanditaire(s) : Mme Ségolène ROYAL, Ministre Date de la commande : 29/09/2014
Auteurs du rapport (CGEDD) : Nicolas FORRAY, Pierre RATHOUIS
Coordonnateur : Nicolas FORRAY
Superviseuse : Marie-Line MEAUX
Relecteur(trice) : 
Nombre de pages du rapport (sans les annexes) : 35 9 4
http://www.tarn.gouv.fr/IMG/pdf/009953-01_rapport.pdf


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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mer 29 Oct - 23:51

http://www.reporterre.net/



EDITO - Un crime du pouvoir socialiste
HERVÉ KEMPF (REPORTERRE)
mercredi 29 octobre 2014



Le décès de Rémi Fraisse au Testet est le résultat d’un crime : celui des responsables socialistes qui ont piétiné la loi et la démocratie pour ne laisser d’autre issue que la violence.



Tribune publiée initialement lundi 27 octobre 2014.





Le drame qui s’est déroulé près d’une rivière où, voici quelques semaines, s’épanouissait une forêt vivante, n’est pas un accident. 
C’est un crime.

Nous ne pouvons assurer définitivement ici qu’une grenade ou un autre projectile lancé par les forces de « l’ordre » a touché mortellement le jeune Rémi Fraisse. 
Les témoignages que nous publions incitent à le penser, mais nous attendons le résultat de l’autopsie et d’autres témoignages indiscutables pour déterminer notre conviction.

Mais nous affirmons que la mort de ce jeune homme résulte de l’obstination criminelle de hauts responsables qui ont, contre l’évidence et en piétinant l’esprit de la loi, conduit à une situation où la seule issue était la violence, une violence savamment entretenue par une police à qui l’on a lâché la bride.

Rappelons divers faits, amplement documentés par Reporterre et par les collectifs de sauvegarde de la zone humide du Testet :

 l’enquête publique avait conclu à un avis favorable, SOUS RESERVE d’un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature. Or, celui-ci a rendu un avis nettement défavorable ;

 les travaux de défrichement se sont déroulés sans autorisation préalable de défrichement ;

 les opérations obligatoires de diagnostic archéologique préalable ont été oubliées ;

 le conflit d’intérêt est manifeste, puisque la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne a établi l’étude concluant à la nécessité des travaux, alors que c’est elle qui doit les réaliser.

Par ailleurs, l’action de la police a été extrêmement violente depuis la fin août, outrepassant largement les nécessités de l’ordre public dans un Etat républicain. 
De nombreux témoignages attestent de cette violence souvent gratuite, à l’encontre d’opposants installés sur la Zad essentiellement non-violents
Plusieurs des opposants ont certes, à l’occasion, lors des affrontements de début septembre, lancé des projectiles et parfois des cocktails molotov contre les forces de police. Mais l’esprit dominant, aussi bien sur la Zad que parmi les collectifs, est à la non-violence, comme l’attestent reportages et témoignages. La répression provocante menés par gendarmes et CRS à l’encontre de manifestants ou d’occupants pacifiques ne pouvait que viser à susciter des réactions violentes - servant d’alibi à la répression - chez les opposants.

Et par ailleurs, on traitait par le mépris ceux qui, s’engageant pacifiquement, mais au péril de leur santé, ont fait plus de cinquante jours de la faim afin, simplement, d’obtenir... un débat.

L’obstination du président PS du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, à mener les travaux quoi qu’il puisse en coûter, avec l’appui du préfet et du premier ministre Manuel Valls, est bien criminelle : elle a conduit à la mort d’un homme.

On sait la tactique suivie par les promoteurs de ce projet inutile et imposé : aller le plus vite possible pour réaliser le barrage. Ensuite, la justice pourrait bien juger de son illégalité, le barrage serait là, inamovible.

Ce mépris de la loi, de la démocratie, du droit des citoyens, a conduit au trépas d’un jeune homme, et c’est un crime.
Ses auteurs - M. Carcenac, M. Valls qui l’a soutenu, tous ceux qui se sont tus parmi les responsables politiques en situation de peser - portent aussi une terrible responsabilité historique : en continuant à se comporter ainsi, ils alimentent le dégoût de nos concitoyens et concitoyennes pour les pouvoirs politiques, ils encouragent la montée de l’extrême-droite, ils préparent des lendemains dramatiques à ces journées de deuil.

On peut revenir en démocratie. 
Laisser la vérité émerger sur les circonstances du décès de M. Fraisse.
 Suspendre durablement les travaux, le temps de réfléchir, de dialoguer, et d’étudier.
 Reprendre le contrôle de la police, en la rappelant à sa noble mission, qui est de protéger la République, donc la démocratie.

Les responsables du crime se grandiraient en prenant ce chemin.




Source : Hervé Kempf pour Reporterre.
Illustration : Pixabay
Lire aussi : Testet : Rémi Fraisse a été touché par une grenade





Cet article a été réalisé par un journaliste professionnel et a entrainé des frais. Merci de soutenir Reporterre :http://www.reporterre.net/
Les proches de Rémi Fraisse témoignent : « Il n’a pas mesuré ce qui l’attendait »
GRÉGOIRE SOUCHAY (REPORTERRE)
mercredi 29 octobre 2014



Ils n’ont voulu parler qu’à Reporterre et ne s’exprimeront plus dans les médias. Anna, l’amie de Rémi Fraisse, sa soeur Chloé, et des amis proches racontent dans ce texte qui était celui qu’ils aimaient, et ce qui s’est passé le soir du 25 octobre


 Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne), reportage
Trois jours après le drame du Testet, les proches de Rémi Fraisse ont demandé à Reporterre de transmettre ce qu’ils avaient à dire sur la mort de Rémi. Ce témoignage de son amie Anna, de sa soeur, et d’autres amis, a été publié avec leur accord plein et entier.
Dans ce texte, ils reviennent sur la personnalité du jeune homme, le déroulé des évènements du 25 octobre où il se trouvait avec son amie, et les conséquences de cette nuit funeste.
Comme ils le précisent, cet entretien sera pour eux l’unique qu’ils accepteront de livrer sur l’affaire.

- Les proches et amis de Rémi, là où nous les avons rencontrés -



« Un type bienveillant, pacifiste et un peu grande gueule »
Nous connaissions Rémi depuis le collège. C’était vraiment quelqu’un de gentil et de doux. Il était très tolérant, sincère, honnête, mais un peu grande gueule. C’est clair qu’il n’hésitait pas à dire ce qu’il pensait, et il n’était pas du genre à se laisser embarquer sans raison par n’importe qui. Un type bienveillant, très apaisant. Il était extrêmement sociable et parvenait sans peine à se faire de nombreux amis où qu’il allait.
Rémi n’avait aucune implication dans des mouvements politiques organisés, sinon ses activités de botaniste dans l’association France Nature Environnement. Il participait à la protection de la nature dans la région toulousaine. Après un BTS en gestion et protection de l’environnement, il travaillait durement comme intérimaire et avait plein de projets : un voyage en Amérique du Sud, la reprise d’une école mais surtout l’achat d’un terrain. Il souhaitait monter une exploitation de plantes médicinales, se renseignait auprès de professionnels. Il avait trouvé sa voie.
Rémi aimait la musique, jouait avec nous de la guitare, du blues, appréciait beaucoup le reggae. Il avait un jour récupéré un bout de bois mort et creusé lui-même un didgeridoo. Il aimait beaucoup faire des choses de ses mains, par lui-même.

- Renoncule à feuille d’ophioglosse : Rémi participait au groupe de protection de cette plante -

« Il est venu à Sivens presque par hasard »
Rémi est venu à Sivens le samedi 25 octobre presque par hasard. Ce n’était pas un militant, encore moins un activiste. Mais il s’intéressait à la protection de l’environnement, se sentait concerné par ce combat. Comme il connaissait d’autres personnes qui y allaient, il a voulu s’y rendre aussi pour afficher un soutien pacifique.
Je suis arrivé avec lui vers 16 heures sur place [c’est Anna qui parle], on voyait déjà au loin la fumée, l’hélicoptère, on ne s’attendait pas du tout à ça. Mais des personnes nous ont rassurés en nous disant que tous ces événements se déroulaient de l’autre côté de la zone, à deux kilomètres. L’ambiance était étrange entre la fête joyeuse, les animations et discussions près des chapiteaux et de l’autre côté au loin les affrontements, les gaz lacrymogènes qui montaient dans le ciel et les bruits d’explosion.
Nous sommes restés du côté du chapiteau, Rémi a rencontré plein de gens, chantait des chansons, les messages inscrits un peu partout nous faisaient rire, il y avait un bon esprit. C’est là dedans que nous voyions notre place. Nous sommes restés à proximité toute la soirée, à faire la fête.
Vers deux heures moins le quart, dans la nuit, des amis sont allés plus loin voir ce qui se passait. À leurs dires, ça avait l’air impressionnant, on entendait encore les explosions fortes. Rémi a voulu y aller. Le temps de faire le trajet, nous sommes arrivés sur les lieux des affrontements. Les flics tiraient en rafale. Le spectacle était très violent, l’ambiance très particulière, nous n’avions jamais vécu ça. Face à une telle scène d’incompréhension et d’injustice, Rémi ne pouvait que réagir d’une manière ou d’une autre. Il avait un peu bu dans la soirée, mais n’était pas ivre, il avait juste une bouteille de vin et des gâteaux apéritifs dans son sac à dos.
Je l’ai vu partir d’un coup en criant « Allez, faut y aller ! » Il a commencé à courir devant. Il n’avait rien pour se protéger, il n’a pas mesuré ce qui l’attendait. Les flics ont tiré en rafale, je me suis écarté pour me mettre à l’abri. Quand je me suis retournée, Rémi n’était plus là.
Ensuite, les gendarmes ont fait une sortie. On a commencé à le chercher, en allant même tout devant, sans succès. Je ne sais pas combien de temps ça a duré. J’ai crié son nom dans le champ mais il ne répondait pas. J’ai passé la nuit dehors à le chercher puis à retrouver sa voiture. C’était un cauchemar. Pendant toute cette phase, j’ai perdu mon portable, un objet précieux car il contient nos dernières photos ensemble.
J’ai dormi quelques heures et dès le lever du soleil, j’ai recommencé à le chercher sur la zone des combats. Il n’y avait plus personne sur les lieux. J’ai juste rencontré une fille qui m’a accompagnée jusqu’à l’infirmerie où il n’était pas non plus. Peu après, quelqu’un a crié « Rémi Fraisse ! », il avait retrouvé son portefeuille, perdu en début de soirée. En retrouvant les amis à la voiture, j’ai découvert qu’ils ne savaient pas non plus où il était.
À 10 heures, j’ai donné son signalement au point d’accueil. Ça a beaucoup trainé. Je suis finalement tombé sur un de ses amis qui venait d’appeler les organisateurs. Ce sont eux qui m’ont appris que son corps avait été retrouvé inerte dans la nuit par les gendarmes. J’avais cru qu’il avait été embarqué. Je n’aurais jamais pu imaginer qu’il arriverait un tel évènement.
« Nous ne souhaitons pas que sa mort soit instrumentalisée »
Tout a été beaucoup trop vite depuis sa mort. La famille a été contactée par téléphone pour l’identification. Elle n’a fait qu’une description verbale et nous avons transmis une photo d’identité qui a confirmé qu’il s’agissait bien de lui. Nous n’avons eu aucun droit en amont, on nous a dit d’attendre l’expertise légale. À ce jour, aucun proche n’a pu avoir accès au corps. Nous avons appris le résultat de l’autopsie par les médias. C’est notamment ce manque d’information qui nous a décidé à porter deux plaintes, pour « homicide volontaire » et pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », pour avoir accès au dossier.
Rémi était quelqu’un de foncièrement pacifiste. L’après-midi avant sa mort, il avait une nouvelle fois défendu cette attitude non violente dans une discussion avec des occupants de la zone.
Rémi est très vite devenu un instrument médiatique et politique. C’est à la fois désolant et révélateur d’une société qui à bien des égards marche sur la tête. Nous ne demandons pas l’arrêt du projet en son nom, mais il va de soi que ce barrage ne doit pas être construit. Il n’y a pas besoin d’être politisé pour se rendre compte qu’à Sivens se déroule une mobilisation citoyenne légitime, et la violence que certains utilisent là-bas beaucoup moins.
Nous témoignons ici afin qu’un tel drame ne se reproduise pas. Avec ce texte, nous voulons poser les choses une fois pour toute et pouvoir ensuite gérer ça entre nous aussi sereinement que possible.
Nous n’accepterons plus après la publication de cet article aucune sollicitation de la part d’aucun média. Que ceux-ci cessent le harcèlement autour de la famille et des proches, que toute la lumière soit faite sur les causes exactes de sa mort pour que nous puissions faire notre deuil en paix.
 Propos recueillis par Grégoire Souchay
NDLR : nous remercions sincèrement les personnes interrogées pour leur confiance et saluons celles et ceux qui ont permis de rendre cet entretien possible.


Source : Grégoire Souchay pour Reporterre
Photo de Rémi : fournie par les proches, avec la demande de ne pas être reproduites sans leur autorisation expresse. Faire la demande en écrivant à planete @ reporterre.net qui transmettra.
Autres photos : Grégoire Souchay.
Lire aussi : Tristesse et colère après la mort d’un jeune écologiste au Testet


Cet entretien a été réalisé par un journaliste professionnel et a entrainé des frais. Merci de soutenir Reporterre :
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mer 29 Oct - 1:15

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/bove-s-etonne-de-l-absence-de-sanctions-contre-les-destructions-a-morlaix-340262.html

Bové s'étonne de l'absence de sanctions contre les destructions à Morlaix

Jean-Jacques Bourdin a reçu José Bové ce mardi matin sur BFMTV et RMC. "Tout le monde accuse les manifestants, les anti-barrage. Je n'ai pas entendu beaucoup de cris contre ceux qui ont détruit la mutualité sociale agricole à Morlaix ou le centre des impôts", a déclaré le député européen. "Personne ne va être poursuivi. Pour moi, c'est inacceptable ce qu'il se passe là", a-t-il déploré.

Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad jocolor jocolor jocolor jocolor jocolor jocolor

Deux poids et deux mesures dans cette monarchie .....LA FNSEA a tous les droits et en abuse .....et le gouvernement baisse 
son froc devant les casseurs  et les demolisseurs paysans du plus gros syndicat conservateur et pollueur 
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mar 28 Oct - 12:14

← Rendez-vous à Livron (Drôme) vendredi prochain, 20h30 : pour en finir avec les prétendues « crises », la formidable idée des citoyens constituants

Magnifique Propos d’Alain ! Démocratie, anarchie, monarchie, oligarchie, constitution, abus de pouvoir



[size=36]Blog du Plan C[/size]

Pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens

 28 octobre 2014 |
Alain est pour moi le plus épatant des philosophes, le plus stimulant et le plus raisonnable des penseurs, accessible, profond et bienveillant. Ses ‘Propos’ sont des livres de chevet, qui nous accompagnent et nous élèvent durant toute la vie.
Vous trouverez de nombreuses traces de mon enthousiasme pour cet homme bon, sur l’ancien blog, où j’en parle depuis quasiment dix ans.
L’infatigable Benoît vient de fabriquer une courte vidéo qui associe la lecture d’un propos magnifique à notre idée universelle de virus démocratiques. Ça nous fait un nouveau bel objet de contamination démocratique.

 
« Je connais un certain nombre de bons esprits qui essaient de définir la Démocratie. J’y ai travaillé souvent, et sans arriver à dire autre chose que des pauvretés, qui, bien plus, ne résistent pas à une sévère critique. Par exemple celui qui définirait la démocratie par l’égalité des droits et des charges la définirait assez mal ; car je conçois une monarchie qui assurerait cette égalité entre les citoyens ; on peut même imaginer une tyrannie fort rigoureuse, qui maintiendrait l’égalité des droits et des charges pour tous, les charges étant très lourdes pour tous, et les droits fort restreints. Si la liberté de penser, par exemple, n’existait pour personne, ce serait encore une espèce d’égalité. Il faudrait donc dire que la Démocratie serait l’Anarchie. Or je ne crois pas que la Démocratie soit concevable sans lois, sans gouvernement, c’est-à-dire sans quelque limite à la liberté de chacun ; un tel système, sans gouvernement, ne conviendrait qu’à des sages. Et qui est-ce qui est sage?

Même le suffrage universel ne définit point la Démocratie.. Quand le pape, infaillible et irresponsable, serait élit au suffrage universel, l’Église ne serait pas démocratique par cela seul. Un tyran peut être élu au suffrage universel, et n’être pas moins tyran pour cela. Ce qui importe, ce n’est pas l’origine des pouvoirs, c’est le contrôle continu et efficace que les gouvernés exercent sur les gouvernants.
Ces remarques m’ont conduit à penser que la Démocratie n’existe point par elle-même. Et je crois bien que dans toute constitution il y a de la monarchie, de l’oligarchie, de la démocratie, mais plus ou moins équilibrées.
L’exécutif est monarchique nécessairement. Il faut toujours, dans l’action, qu’un homme dirige ; car l’action ne peut se régler d’avance; l’action c’est comme une bataille ; chaque détour du chemin veut une décision.
Le législatif, qui comprend sans doute l’administratif, est oligarchique nécessairement ; car, pour régler quelque organisation, il faut des savants, juristes ou ingénieurs, qui travaillent par petits groupes dans leur spécialité. Plus la société sera compliquée, et plus cette nécessité se fera sentir. Par exemple, pour contrôler les assurances et les mutualités, il faut savoir ; pour établir des impôts équitables, il faut savoir ; pour légiférer sur les contagions, il faut savoir.
Où est donc la Démocratie, sinon dans ce troisième pouvoir que la Science Politique n’a point défini, et que j’appelle le Contrôleur ? Ce n’est autre chose que le pouvoir, continuellement efficace, de déposer les Rois et les Spécialistes à la minute, s’ils ne conduisent pas les affaires selon l’intérêt du plus grand nombre. Ce pouvoir s’est longtemps exercé par révolutions et barricades. Aujourd’hui, c’est par l’Interpellation qu’il s’exerce. La Démocratie serait, à ce compte, un effort perpétuel des gouvernés contre les abus du pouvoir. Et, comme il y a, dans un individu sain, nutrition, élimination, reproduction, dans un juste équilibre, ainsi il y aurait dans une société saine : Monarchie, Oligarchie, Démocratie, dans un juste équilibre. »
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mer 27 Aoû - 10:58



STOP A LA GOUVERNANCE DE LA FRANCE PAR DES FONCTIONNAIRES ! geek rendeer rendeer geek geek Evil or Very Mad Evil or Very Mad  Evil or Very Mad Evil or Very Mad confused confused Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Mer 27 Aoû - 2:20

lu dans  " Le Point:

Premier ministre : Manuel Valls 

Ministre des Affaires étrangères et du Développement international : Laurent Fabius

Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie : Ségolène Royal

Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : Najat Vallaud-Belkacem

Garde des Sceaux, ministre de la Justice : Christiane Taubira

Ministre des Finances et des Comptes publics : Michel Sapin

Ministre de la Défense : Jean-Yves Le Drian

Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes : Marisol Touraine

Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social :François Rebsamen

Ministre de l'Intérieur : Bernard Cazeneuve

Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire, de la Forêt et porte-parole du gouvernement :Stéphane Le Foll

Ministre des l'Économie, de l'Industrie et du Numérique : Emmanuel Macron

Ministre du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité : Sylvia Pinel

Ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l'État et de la Fonction publique : Marylise Lebranchu

Ministre de la Culture et de la Communication : Fleur Pellerin

Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports : Patrick Kanner

Ministre des Outre-Mer : George Pau-Langevin



Retrouvez aussi la liste des quatorze secrétaires d'État annoncée par Jean-Pierre Jouyet ce mardi :

Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement : Jean-Marie Le Guen

Secrétaire d'État au Commerce extérieur, au Développement du tourisme et aux Français de l'étranger : Thomas Thévenoud

Secrétaire d'État chargé des Affaires européennes : Harlem Désir

Secrétaire d'État au Budget : Christian Eckert

Secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie : Annick Girardin

Secrétaire d'État chargé de la Réforme territoriale : André Vallini

Secrétaire d'État chargée du Numérique : Axelle Lemaire

Secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche : Alain Vidalies

Secrétaire d'État à la Famille et aux Personnes âgées : Laurence Rossignol

Secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche : Geneviève Fioraso

Secrétaire d'État aux Sports : Thierry Braillard

Secrétaire d'État au Commerce, à l'Artisanat et à l'Économie sociale et solidaire : Valérie Fourneyron

Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion :Ségolène Neuville

Secrétaire d'État aux Anciens Combattants et à la Mémoire : Kader Arif

Secrétaire d'État aux Droits des femmes : Pascale Boistard

Secrétaire d'État chargée de la Politique de la ville : Myriam El Khomri












POLITIQUE

RSS Politique



Commentaires
monsieur patatele 26/08/2014 à 21:47 Signaler un contenu abusif
VOLTAIRE
Quand tu nous tiens : 
- “L’art de gouverner consiste à prendre le plus d’argent possible à une catégorie de citoyens afin de le donner à une autre”

- “La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l’esprit humain”

cela explique la promotion du même nom.
luciferle 26/08/2014 à 21:46 Signaler un contenu abusif
William Saurin...
Le changement mais je rêve c est le nouveau gouvernement cassoulet... Il ne reste que les fayots elle est foutue la France
Un honnête citoyenle 26/08/2014 à 21:43 Signaler un contenu abusif
Vive NVB
Malgré la haine de beaucoup
L'aigreur vous ronge
bradpitle 26/08/2014 à 21:41 Signaler un contenu abusif
...
Il faut le faire, nommer NVB à l'éducation nationale c'est vraiment du grand n'importe quoi, avec pépère 18% on sombre dans le ridicule, un gouvernement de rigolos, c'est une vrai provocation les français ne n'oublierons pas Francois sois en sur.
Yoelle 26/08/2014 à 21:37 Signaler un contenu abusif
Remaniement
Assez de critiquer sans cesse
Je ne suis pas de gauche mais je souhaite que ce nouveau remaniement face avance mon pays
Myc11le 26/08/2014 à 21:30 Signaler un contenu abusif
Dommage que Taubira soit toujours là,
J'ai osé croire qu'on allait s'en débarrasser.
Bzzlecochele 26/08/2014 à 21:28 Signaler un contenu abusif
JEU DE GO
Il n'a jamais été dans les perspectives gouvernementales de nommer une équipe qui se mette au travail : redresser le pays ! 
Il s'agit plutôt de positionner quelques personnes à des postes tels que, par petites décisions anodines, les futurs électeurs de 2017 le remercient ! 
Que le bateau coule ce n'est pas le problème mais sauvegarder ses privilèges et avantages oui !
Caribou-bisle 26/08/2014 à 21:24 Signaler un contenu abusif
Beaucoup de bruit...
... Pour rien. 2e tour de manège pour Valls et pas de pompon en vue.
ilsale 26/08/2014 à 21:17 Signaler un contenu abusif
J'en rirais
Si ce n'était pas aussi triste. NVB comme ministre de tutelle, je n'aurais jamais cru voir autant d'incapacité réunie en une seule et même personne. Pourtant j'aurais aimé qu'une femme (mais il n'y en a pas !) prenne les rênes de ce Ministère si important et mène les réformes qui doivent y être menées d'urgence ! Mais bien sûr bienvenue en Hollandie...
nerbiosale 26/08/2014 à 21:15 Signaler un contenu abusif
Rire jaune !
Rien de plus insignifiant qu'avant, on a déroulé la pelote et on l'a rembobinée. 
De quoi rire, mais en couleur !
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MessageSujet: Re: DEMOCRATIE ?????????????????   Sam 19 Juil - 9:35

http://www.contribuables.org/2014/07/17/la-reforme-territoriale-coutera-34-millions-supplementaires/

LA RÉFORME TERRITORIALE COÛTERA 34 MILLIONS SUPPLÉMENTAIRES


Si le barème actuel d’indemnisation des élus est calculé en fonction de la population de chaque région 
( voir Combien gagnent les conseillers régionaux ?), la future fusion des régions devrait entraîner une hausse des indemnités des élus.




Le découpage de régions proposé par le rapporteur PS Carlos Da Silva prévoit la création de 14 régions en France ( dont la Corse), contre 22 actuellement. Mais plusieurs de ces nouvelles régions compteraient alors plus de 3 millions d’habitants. Ainsi, les élus des futures régions Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, Normandie ou encore Bourgogne-Franche-Comté verraient leurs indemnités passer de 1900 euros à 2280 euros bruts par mois.


Carlos Da Silva propose d’instaurer un plafond de 150 conseillers maximum par région, ce qui permettrait de limiter le coût de la hausse des indemnités des élus, voire même d’effectuer des économies dans certaines régions, comme en Ile-de-France ( où l’on compte 209 élus actuellement) ou dans la future région Rhône-Alpes-Auvergne ( qui compterait normalement 204 élus).


Au total, la hausse des indemnités des élus engendrée par la réforme territoriale et lafusion des régions devrait coûter 34 millions d’euros sur un mandat de 6 ans. ( voir aussi Quelles économies avec la réforme territoriale ?)
source: lejdd.fr

http://www.contribuables.org/2014/07/18/la-nouvelle-carte-des-regions-adoptee-a-l-assemblee/


Cet article est taggé dans: conseillers régionauxindemnitésréforme territoriale



 lol!  Mad  Smile  Sad 
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MessageSujet: DEMOCRATIE ?????????????????   Lun 9 Juin - 23:54

https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10152592599667317?notif_t=notify_me


Ajoutée le 9 juin 2014
Petit montage destiné à être projeté dans les lieux publics afin de sensibiliser la population au concept de vraie démocratie.
Intervenants: Jacques BREL, Etienne CHOUARD, Francis DUPUIS-DERI, Michel HOUELLEBECQ, Henri GUILLEMIN, Paul JORION, Cornelius CASTORIADIS
Introduction: http://4emesinge.com/
http://le-message.org/





LES ELITES
http://www.marianne.net/elie-pense/Les-elites-ont-elles-trahi-le-peuple_a290.html
[size=33]
Les élites ont-elles trahi le peuple?[/size]


Rédigé par Elie Arié le Mardi 17 Décembre 2013 à 01:11 | 12 commentaire(s)


 


Débat entre Marie-Françoise Bechtel, Vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, et l'essayiste Nicolas Baverez, paru dans l'Expansion (numéro de décembre 2013 - janvier 2014). 



L’Expansion : Selon vous, toutes les élites se ressemblent-elles, forment-elles un tout uniforme, monolithique? 



Marie-Françoise Bechtel. Certes, les élites comprennent plusieurs cercles : les politiques, les intellectuels, les dirigeants économiques. Mais tout ce petit monde converge vers une idée qui peut s’énoncer ainsi : il n’y a de moderne que la fuite en avant libérale et promondialisation. « La révolution conservatrice », selon l’expression de Pierre Bourdieu, a gagné tous les esprits. Cette convergence est d’autant plus forte que l’élite actuelle n’hérite pas, comme sous l’Ancien Régime, d’un privilège de naissance, ni même d’un rang social, mais d’un modèle culturel unique, qui forme un monolithe idéologique très puissant. 




Nicolas Baverez. Toutes les démocraties sont aussi des oligarchies ; elles ne peuvent fonctionner qu’avec des élites, mais celles-ci doivent être plurielles, ouvertes, contestées. Or la France fait exception. La création de la Ve République a entraîné la disparition des notables et fait émerger une nouvelle élite de technocrates, qui a fusionné avec la classe politique et avec le monde de l’entreprise. Cette noblesse d’Etat a été efficace durant les Trente Glorieuses. Elle s’est révélée incapable de moderniser le pays dans l’après-guerre froide et la mondialisation. Elle est responsable de l’extinction de la croissance, du chômage de masse, de l’explosion de la dépense et de la dette publiques. Plus elle bloque l’économie et la société, plus elle revendique le monopole de la direction du pays. Les autres démocraties connaissent aussi une crise de leadership politique. Mais les élites sont diverses et soumises à la concurrence. La mondialisation ne produit donc pas de convergence des élites. 




Marie-Françoise Bechtel. La spécificité française tient surtout à la détestation des élites envers la nation. C’est un trait fédérateur très troublant alors que, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, la crème du pays a le patriotisme chevillé au corps. Il faut se rappeler la tirade de Jean-Marie Messier, au début des années 2000, quand il qualifie les Etats-Unis de « vraie patrie des hommes d’affaires » avant de s’y installer. Il reconnaissait une autre nation que la sienne pour en faire un modèle universel. Toutes les élites ne l’expriment pas ainsi, mais beaucoup n’en pensent pas moins. Dans les années 90, elles se sont coulées dans le modèle anglo-saxon dominant, certaines de pouvoir tirer leur épingle du jeu de la mondialisation. Elles ne croient pas en la France. Des politiques comme Jean-Pierre Chevènement ou Arnaud Montebourg s’emploient à leur montrer le chemin inverse, mais c’est très difficile. 



L’Expansion  Vous ne parlez pas de la formation des élites qui, en France plus qu’ailleurs, constitue un moule dans lequel les bons élèves se glissent et répètent les leçons de leur maître… 




M.-F.B. En tant qu’ancienne directrice de l’ENA, je dois dire que la doxa s’intègre, s’ingurgite en amont, c’est-à-dire à Sciences Po-Paris et dans les écoles de commerce. L’ENA n’est qu’une école d’application. Le modèle Sciences Po est extrêmement formaté et Richard Descoings, l’ancien directeur, a amplifié ce travers. Il a voulu faire de Sciences Po « l’école du marché », avec un projet d’endoctrinement. 





N.B. Le problème dépasse l’ENA ou les grandes écoles. Il est double. D’un côté, l’élite politico-administrative vit dans la nostalgie de l’économie administrée et de la société fermée; elle ne comprend ni l’économie ni le monde modernes. De l’autre, une nouvelle élite pointe, mais n’a pas accès au pouvoir, et fait le choix de l’exil. Quatre cinquièmes des diplômés des grandes écoles souhaitent construire leur carrière et leur vie à l’étranger. Ils estiment, à juste titre, que la France est en déclin et qu’elle est hostile à la jeunesse et aux talents. Ils ne trahissent pas la nation, c’est plutôt la nation qui les trahit. Le problème n’est pas que les élites manquent de patriotisme, mais plutôt que la France décroche et que les élites étatiques sont enfermées dans le déni. 




M.-F.B. Je ne confonds pas l’élite avec les étudiants qui vont étudier ou travailler à l’étranger : c’est bien naturel, et cela s’est toujours fait. Ce que je dis, c’est que les politiques et la haute fonction publique passent leur temps à vouloir s’adapter à la mondialisation avec, en guise d’étendard, le marché ou l’Europe – qui d’ailleurs se confondent. 




N.B. La France n’est certainement pas le chantre de la mondialisation libérale. C’est le pays le plus étatisé, avec des recettes et des dépenses publiques qui atteignent 53 et 57 % du PIB. Plus du quart de la population active travaille dans le secteur public. La France souffre plutôt de son « illibéralisme ». Du détournement de la devise de la République qui, de « Liberté, égalité fraternité », a été transformée en « Etatisme, égalitarisme, communautarisme ». 



M.-F.B. Encore ce dénigrement de la France ! Nos élites jouent à se faire peur. Citigroup vient de classer la France parmi les pays à plus fort potentiel de croissance alors que toute l’Europe souffre de la récession… 





L’Expansion  Les élites abusent-elles de cette accusation de « populisme » à l’égard de ceux qui les dénoncent? 





N.B. La critique des élites ne doit pas être confondue avec le populisme. Dans une démocratie, il est légitime de contester les élites et les dirigeants. Et, à l’inverse, il est malsain d’ériger en tabous des questions clés pour la vie des citoyens, qu’il s’agisse d’immigration ou de l’hypothèse d’une sortie de l’euro. Le populisme ne se réduit pas à l’appel au peuple contre les élites, il comporte aussi le culte du leader, la critique radicale de la démocratie représentative, le nationalisme et la xénophobie, l’anticapitalisme, la fascination pour la violence. La configuration historique est très favorable au populisme, avec la perte du contrôle du monde par l’Occident, une crise du capitalisme, un choc déflationniste qui déstabilise les classes moyennes. Du coup, la révolution bascule à droite. C’était déjà la situation des années 30. 





M.-F.B. L’opposition du populisme et de l’élitisme tient plutôt du langage codé. En France, on utilise surtout le mot « populisme » pour parler de l’extrême droite. Mais il y a des contestations populistes assez saines, comme celles qui ont fait élire une série de dirigeants en Amérique du Sud. En Europe, le populisme verse à la droite extrême. Pourquoi? Les peuples ont le sentiment d’avoir été dépossédés de leur souveraineté avec la complicité des élites, qui leur ont vendu Bruxelles comme une garantie de prospérité. Cette promesse non tenue se voit et crie sa vérité. Déjà, en 2005, les Pays-Bas et la France ont lancé un avertissement par voie référendaire en rejetant le projet constitutionnel européen, sans être entendus. Pour faire reculer l’extrême droite, et donc le populisme, les électeurs doivent se sentir maîtres de leur destin. Et, de ce point de vue, l’Europe a échoué, tout occupée qu’elle est à dépasser l’Etat nation. 





N.B. L’Europe est un bouc émissaire idéal pour fédérer les populistes. Aux prochaines européennes, ils pourraient compter 40 % des députés. La faiblesse de l’Union européenne et la crise de l’euro y contribuent naturellement. Là encore, il faut critiquer l’Europe pour ces erreurs. Mais il faut aussi tracer des lignes de sortie de crise, montrer son utilité, donner de l’espoir. L’Europe sert trop souvent d’excuse à la médiocrité et à l’impopularité des dirigeants nationaux. 




L’Expansion  Si le populisme a en Europe basculé à droite, est-ce que l’élitisme n’a pas basculé à gauche? 




M.-F.B. Bien sûr, la gauche au pouvoir a basculé dans le libéralisme par le truchement de l’idée européenne. Une partie de l’élite, celle des lobbys, a fait l’Europe dans le silence. Et là, il faut adresser une mention spéciale aux financiers qui ont fait plier le pouvoir socialiste sur la loi de séparation bancaire. Une autre partie de l’élite – plutôt à gauche – a fait l’Europe dans le bruit des promesses de prospérité et de paix entre les peuples. Or, aujourd’hui, la concurrence fiscale et salariale en Europe apporte tout le contraire : la rivalité entre salariés et l’austérité budgétaire. Sans parler de la destruction de l’appareil productif. Ce sont les élites libérales du côté droit et « internationalistes » du côté gauche qui, aveuglées par les mirages de la mondialisation, découpaient, à la fin des années 90, le monde en deux : les industries dans les pays émergents et la production à haute valeur ajoutée au nord. Ce Yalta n’a pas fonctionné. Elles ont égaré le pays. Et les peuples ne le leur pardonnent pas. Ils disent leur rancoeur avec leur fond culturel propre. Les Français, plutôt cartésiens, appellent un chat un chat. 




N.B. La question n’est pas de savoir si l’élitisme est de droite ou de gauche. Nous sommes confrontés à une grande transformation historique, qui nous impose de réinventer le modèle français et la construction européenne. Le problème n’est pas le parti, mais plutôt l’Etat, qui était le vecteur de la modernisation et qui en est devenu le principal obstacle. 



L’Expansion  C’est la « trahison des clercs » décrite par Julien Benda au seuil des années 30. Le discrédit des élites d’aujourd’hui ressemble-t-il à celui de l’époque?




N.B. Attention aux anachronismes ! Contrairement aux années 30, les Etats, en 2008, ont enrayé la spirale de la déflation en sauvant les banques, en soutenant la demande, en évitant l’explosion du protectionnisme. La France n’a pas ajouté la déflation à la déflation, comme lors de la calamiteuse expérience du bloc-or. Elle n’est pas en situation de quasi-guerre civile. Elle n’est pas sous la menace de régimes totalitaires. La France est en proie à une profonde dépression et bascule dans la jacquerie, mais le degré de violence n’a heureusement rien à voir. Trois traits communs existent cependant avec les années 30: le blocage de la croissance et le malthusianisme ; le chômage et la paupérisation ; la peur du déclassement – des individus ou de la nation. S’il existe une « trahison des clercs », elle réside dans le déni de la gravité de la situation et dans le refus des réformes. 




M.-F.B. Les formes de contestation sont différentes. L’antiélitisme des années 30 s’alimentait pour partie dans l’antisémitisme. Aujourd’hui, Marine Le Pen s’emploie à rester dans le convenable, dans le conceptuel, mais de façon trop fruste pour attirer des membres de l’élite. Dans les années 30, l’extrême droite exerçait une attraction sur certains intellectuels. Mais la grande différence, c’est la perte de souveraineté du peuple. Le politique tenait alors les manettes du pouvoir, sans doute mal, mais elles répondaient à ses instructions. Plus aujourd’hui. 




N.B. Sous les IIIe et Ive Républiques, le dysfonctionnement chronique du régime d’assemblée minait la souveraineté nationale. Le général de Gaulle, en 1958, y mit fin en restaurant la souveraineté de la nation par des réformes institutionnelles et économiques. « Les comptes en désordre sont la marque des nations qui s’abandonnent », rappelait à raison Pierre Mendès France. De Gaulle a remboursé en quatre ans la dette extérieure grâce à une politique de rigueur budgétaire. Et il a donné la priorité à l’investissement et aux exportations dans le cadre du Marché commun. 




M.-F.B. Aujourd’hui, cet impératif de désendettement est imposé à marche forcée par la Commission européenne, et non par un choix politique souverain. Le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) renforce la police budgétaire européenne sur les Etats. Il faut comprendre que c’est une chose insupportable pour un peuple qui a fait une révolution afin de décider de son impôt, et, plus généralement, de son sort par la voie de ses représentants. Il est fondé à accuser l’élite de cette entorse aux règles démocratiques. 




L’Expansion  Est-il encore possible de réconcilier le peuple et les élites? 




N.B. L’Europe a bon dos. Elle sert de bouc émissaire aux renoncements français. La France est en train de basculer du déclin relatif – par rapport aux autres nations – au déclin absolu –, avec l’enfermement dans la croissance zéro. De Gaulle disait que « la France ne fait des réformes qu’à l’occasion des révolutions ». Les élites issues de l’Etat, par leur incapacité à réformer, poussent la France vers la révolution. Qui ne sera pas guidée par les valeurs de la République. 




M.-F.B. Pour les réconcilier, il faut que les deux parties – élite et peuple – reprennent confiance en la France. Facile à dire, pas facile à faire. Il y a des pistes – par exemple, une réorientation de l’épargne des ménages au bénéfice du redressement productif du pays. La France se relève toujours lorsque ses élites – de tout bord – s’unissent, tendues vers l’intérêt national. Exactement comme lors du Conseil national de la Résistance (CNR), en 1945, où droite et gauche se sont entendues au nom de la République. 

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DEMOCRATIE ?????????????????
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