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 CONFEDERATION PAYSANNE

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CARDABELLE

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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Jeu 31 Aoû - 16:59

Salut Pierre 

j 'interviens sur ton forum pour faire passer ce message ...voir aussi en message privé 

Où est passé l'argent de la  
[ltr]#PAC[/ltr]
 


La mobilisation continue. Manif devant la DDTM de Lille par la Conf' Nord Pas de Calais




 ? La mobilisation continue. Manif devant la DDTM de Lille par la Conf' Nord Pas de Calais



Saisine du médiateur des relations commerciales agricoles : Agir maintenant pour le revenu des paysan-nes !
Le premier atelier sur les relations commerciales et contractuelles a lieu ce jeudi 31 août 2017. En amont de cette réunion, nous déposons une saisine auprès du médiateur des relations commerciales agricoles au sujet des contrats laitiers et de leur renouvellement actuel. Nous espérons que le médiateur et la Commission d'examen des pratiques contractuelles s'y penchent avec attention et fassent des propositions concrètes lors des Etats Généraux de l'Alimentation pour sortir de la dépendance économique subie par les paysans.
Pour éviter aux paysans de négocier face à un seul acheteur, nous revendiquons la mise en place d'organisations de producteur au niveau de chaque bassin laitier, en incluant les coopératives. Malheureusement, la filière laitière n'est qu'un exemple parmi d'autres dans le monde agricole. Lors des EGA, un certain nombre d'idées portées depuis longtemps par la Confédération paysanne devront être entendues pour rééquilibrer le rapport de force dans les filières alimentaires :
- une loi interdisant l'achat de la production agricole en-dessous du prix de revient, instaurant les bases d'un véritable revenu paysan
- l'encadrement puis l'interdiction des instruments promotionnels sur les denrées alimentaires, sauf dans un cadre de prévention contre le gaspillage alimentaire
- l'établissement de contrats tripartites producteurs-transformateurs-distributeurs sur les volumes produits destinés au marché intérieur avec une garantie de rémunération pour les paysans
- le renforcement du rôle du Collège Producteurs de l'interprofession avec une obligation de fixation de prix planchers, d'indicateurs fiables et exhaustifs et la négociation de clauses de partage de la valeur ajoutée au sein des interprofessions
- le réengagement des pouvoirs publics comme arbitre en dernier recours en cas d'échec des négociations contractuelles
La Confédération paysanne se battra pour la reconnaissance du savoir-faire paysan, accaparé aujourd'hui par la politique marketing de l'agro-industrie et de la grande distribution !
http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=6156



Saisine du médiateur des relations commerciales agricoles : Agir maintenant pour le revenu des paysan-nes ! | Confédération Paysanne
Pour éviter aux paysans de négocier face à un seul acheteur, nous revendiquons la mise en place d'organisations de producteur au niveau de chaque bassin laitier, en incluant les coopératives. Malheureusement, la filière laitière n'est qu'un exemple parmi d'autres dans le monde agricole. Lors des EGA...
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Sam 24 Déc - 14:35

http://television.telerama.fr/television/france-2-relaie-sa-propagande-c-est-noel-pour-la-fnsea%2C151607.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1482005882


France 2 relaie sa propagande, c’est Noël pour la FNSEA










« L’affaissement de l’agriculture française », déplore David Pujadas dans les titres du 20 heures. « Le recul, le très net recul de l’agriculture française », développe-t-il un peu plus tard. J’ignorais que l’agriculture pouvait s’affaisser ou reculer. « L’année 2016 a marqué une chute de la production et des revenus parfois sévère. » Voilà donc ce qui recule, s’affaisse et chute.



« Les récoltes diminuent de façon inquiétante », estime une journaliste. Sa démonstration est très scientifiquement étayée puisque farcie de chiffres. Dont l’origine n’est pas précisée, mais peu importe. Les chiffres ne mentent pas.



Vous aurez reconnu, de gauche à droite et de haut en bas, les baisses respectives des récoltes en général, de la production de céréales, des vignes, de la production laitière, de la volaille, moins 4 % et enfin la « chute catastrophique » des revenus due à la « concurrence des fermes européennes » et à l’« effondrement des cours ». Seules importent à France 2 les quantités produites. Nulle part il n’est question de la qualité des « productions » qui finiront pourtant dans nos estomacs…La journaliste incrimine « la météo, avec de fortes pluies et la sécheresse. Mais le modèle agricole français est surtout en crise ». Quel est donc ce modèle agricole français dont parle France 2 ? Celui dans lequel le ministère de l’Agriculture est une succursale de la FNSEA ? « Près de Rennes, le chiffre d’affaires de ce producteur laitier a baissé de 20 000 euros cette année. Loïc Guines vit désormais à crédit. » Le malheureux va s’exprimer, un bandeau apparaît :



« Loïc Guines, éleveur laitier. » Eleveur laitier ? Il suffit de le « googliser » pour le découvrir rien moins que président de la FDSEA d’Ille-et-Vilaine. Comme d’habitude, France 2 omet de l’indiquer. Comme d’habitude, le dirigeant du syndicat productiviste tient un discours misérabiliste sans aborder les causes de sa situation. « Avec quoi on va nourrir notre famille ? Avec quoi on va vivre demain, est-ce qu’on sera capable de parer à toutes les dettes que l’on a ? » Mais d’où viennent donc ces dettes ? Mystère.
Heureusement, « on va un peu plus loin avec vous, Jean-Paul Chapel », promet David Pujadas. Plus loin que le discours de la FNSEA ? « Au-delà des inondations (sic), des mauvaises récoltes, comment expliquer ce recul entamé il y a quelques temps déjà ? » « Première raison, la taille des exploitations agricoles en France mais pas autant que chez nos voisins. En moyenne, 85 hectares pour les céréaliers français, 150 hectares au Royaume-Uni. » Et que voulez-faire sur 85 hectares, à part planter trois choux et deux carottes ? A nouveau, France 2 fournit de très scientifiques chiffres et quantités, en l’occurrence des surfaces dont le gigantisme sont forcément bénéfiques… et se fondant sur une source affichée en petit dans l’infographie : « FNSEA ». Plus de doute, le « modèle agricole français » de France 2 est celui de ce syndicat.





« Chez les producteurs de lait, 53 vaches en France en moyenne, 180 vaches dans l’est de l’Allemagne », se lamente Jean-Paul Chapel. Et encore, l’expert de France 2 n’a pas précisé que certaines de ces vaches sont des normandes ou des montbéliardes qui fréquentent encore des pâturages et, horreur, produisent moins de 10 000 litres de lait par an ! « Des fermes plus grandes donc plus compétitives. » Sur France 2, plus, c’est mieux. Sauf pour « le coût du travail avec les charges, plus élevé en France : 12 euros de l’heure, 7 euros en Espagne selon la FNSEA ». Tiens, voilà enfin citée la FNSEA. Il est vrai que l’on risque de confondre sa déploration du faramineux coût du travail avec celle d’un autre syndicat — le Medef.
Récapitulons : selon France 2, reproduisant fidèlement l’argumentaire d’un syndicat productiviste, il est souhaitable que l’agriculture productiviste devienne encore plus productiviste pour compenser un effondrement des cours lié à une crise de surproduction… Pour cela, il faut se débarrasser « des normes plus contraignantes en France dans la production de fruits et légumes, les cerisiers par exemple. Une dizaine d’insecticides et de fongicides sont interdits en France, autorisés chez nos voisins ». Une inacceptable distorsion de concurrence (encore une fois dénoncée par la FNSEA). Pour y remédier, je réclame davantage de pesticides dans mon assiette. Ainsi que le remboursement par la Mutualité sociale agricole de ce qui ressemble à un médicament :




« Et puis la créativité, termine Jean-Paul Chapel. Même les champagnes se font concurrencer par les vins italiens, deux fois moins chers et ciblant une clientèle jeune et branchée pour les cocktails. » Une fois produites produites d’énormes quantités de merdes bourrées de pesticides, encore faut-réussir à les écouler en concevant de bonnes recettes marketing grâce à une « créativité » que seules possèdent les firmes agro-industrielles. Conclusion de l’expert : « A boire toujours avec modération. » Les pesticides ? Il faudra le dire aux agriculteurs ruinés qui s’arsouillent avec pour se suicider.
David Pujadas salue : « Merci Jean-Paul. » Jean-Paul a bien mérité son cadeau de Noël. Dans un spot publicitaire, j’ai trouvé ce qu’il lui faut : Farming Simulator, « l’événement jeu vidéo de cette fin d’année ». « Développez votre ferme, élevez vos animaux, vendez vos récoltes et investissez dans plus de 250 véhicules authentiques ».





« Prospérez et devenez le roi des pâturages, l’empereur des tracteurs ! », encourageait la pub de l’édition 2011, déjà truffée de gigantesques et rutilantes machines. Surprise, je découvre avec ce nouveau spot que les pesticides réclamés par la FNSEA et par Jean-Paul Chapel ne sont pas utilisés en spray, comme l’illustration de France 2 semble l’indiquer, mais épandus par de majestueux pulvérisateurs sur roues.




Ça fait envie, non ? Quoi, vous n’avez pas envie de devenir le roi des pâturages, l’empereur des tracteurs, le prince des pesticides, le patron des exonérations de charges, le caudillo des latifundias ? Vous n’êtes pas joueurs. Si j’osais, et pour vous faire patienter jusqu’à mon retour de (brefs) congés, je vous suggérerais bien un autre cadeau…


lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol!
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Dim 6 Déc - 9:39

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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Jeu 6 Aoû - 11:42








06 août 2015
Robert Pirault, qui a animé le chantier de construction de la bergerie de la Blaquière, qui a occupé le presbytère de St-Martin jusqu’en  1980 et qui a été le premier "permanent" des GFA Larzac, est décédé ce mercredi 5 août. Il s’était installé avec Claudine Vaillant près de Roquefort des Corbières.

Un service religieux aura lieu à l’église de Sigean,vendredi 7 août à 16h, suivi de l’inhumation au cimetière.
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Jeu 10 Juil - 10:08

http://www.reporterre.net/spip.php?article6100

eulin-Pinatel : deux visions de l’agriculture, interviews croisées
MARIE ASTIER (REPORTERRE)
mardi 8 juillet 2014


L’un est président d’un groupe agro-industriel qui pèse sept milliards de chiffre d’affaires, l’autre est paysan dans la Loire. L’un veut une agriculture compétitive et exportatrice, l’autre défend une agriculture paysanne basée sur l’autonomie. Entre les représentants des deux syndicats agricoles français, deux visions de l’agriculture s’affrontent. Alors que la loi sur l’agriculture est discutée au Parlement, entretien croisé avec Xavier Beulin et Laurent Pinatel.



"Il passe de temps en temps le dimanche"
Xavier Beulin est souvent décrit comme un agrobusinessman, il n’aime pas cela et répète qu’il est agriculteur avant tout. La rédaction de Reporterre s’est donc mis dans la tête de rencontrer le président du premier syndicat agricole français (FNSEA, Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) sur son tracteur...
Elle a même tenté un coup de fil sur sa ferme, cinq cents hectares à Trainou dans le Loiret, exploités en céréales et oléagineux avec son frère et deux de ses cousins. "Il passe de temps en temps le dimanche" nous a répondu sa belle-sœur.
Quant au service communication de la FNSEA, il dit que c’est impossible : "Ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant", et puis les co-gérants de l’exploitation ne seraient pas d’accord...
Alors, finalement, Reporterre a accepté une interview sur ce qui semble être son principal lieu de travail : son bureau au siège de la FNSEA, dans le 8earrondissement de Paris.

- Xavier Beulin -
Les pas résonnent dans le hall immense, l’hôtesse d’accueil appelle la secrétaire. C’est un attaché de presse qui vient nous chercher. Le bureau est spacieux et dépouillé, mis à part la table de travail recouverte de livres. Avec sa chemise blanche et ses ongles bien propres, le président du principal syndicat agricole a effectivement des airs de PDG. Mais montera-t-il sur son tracteur à l’occasion de la moisson du blé qui arrive ? "Ah, j’espère avoir le temps !"répond-t-il dans un soupir.
En tracteur et en retard
Laurent Pinatel, lui, est bien arrivé en tracteur, et en retard. Rendez-vous sur sa ferme à Saint-Genest-Lerpt, dans la Loire. Il devait venir nous chercher à la gare de Saint-Etienne, mais a finalement dépêché son père à sa place. Il n’a pas eu le temps, devant aller chercher du foin pour ses seize vaches allaitantes et quarante vaches laitières.
Il exploite sa ferme avec sa sœur, un employé et un apprenti. "On a terminé notre conversion en bio en 2013, explique-t-il. Depuis, on a moins de vaches mais plus de transformation." Une partie du lait sert à fabriquer des yaourts et du lait cru sur place. Avec la viande, ces produits sont vendus en priorité en local, dans les AMAP, les cantines scolaires et les commerces du coin.
Quand il est devenu porte-parole de la Confédération Paysanne il y a un peu plus d’un an, l’agriculteur a passé un contrat avec son syndicat : "Ils ne me payent pas, je suis bénévole, mais ils rémunèrent un salarié qui me remplace trois jours par semaine sur la ferme." Le lundi et le vendredi, il est dans la Loire ; du mardi au jeudi, il est à Paris.
Au début, ses collègues de la capitale trouvaient qu’il travaillait trop. "Puis finalement ils ont compris que pour bien assumer ma fonction, défendre les paysans, il fallait que je conserve mon activité agricole", raconte-t-il.

- Laurent Pinatel -
L’agriculture française doit-elle être compétitive et exportatrice ?
Xavier Beulin, lui, a délaissé ses champs pour ses mandats. Il en cumule une douzaine : administrateur au Crédit Agricole, vice-président de la Copa-Cogeca (syndicat agricole européen), président du Conseil économique et social régional du Centre, président de l’Alliance européenne des oléo-protéagineux, président du Grand port maritime de La Rochelle, etc.
Mais surtout, il préside Sofiprotéol, gigantesque groupe agro-industriel qui réunit les acteurs de la filière des oléo-protéagineux, des producteurs aux transformateurs, en passant par la recherche et la commercialisation.
Il affiche sept milliards de chiffre d’affaires pour 2013. Parmi ses filiales on compte Lesieur, premier français des huiles végétales, Diester Industrie, leader sur le biodiesel ou encore Glon Sander, lui aussi leader dans la nutrition des animaux d’élevage.
L’agroalimentaire, ça "pèze"...
Est-ce un modèle de développement pour l’agriculture française selon lui ? Il paraît presque flatté de la question : "Je n’aurai pas la prétention de dire ça. Mais c’est un exemple de construction de filière gagnant-gagnant : pour le producteur, l’industrie et le consommateur."
Les activités de son groupe résument bien sa vision de l’agriculture française : exportatrice, compétitive, classée parmi les premières au niveau mondial."Avec l’agro-alimentaire, l’agriculture c’est un secteur qui pèse 3,5 millions d’emplois, qui a un chiffre d’affaires cumulé de 220 à 240 milliards d’euros par an et qui pèse 12 milliards nets d’exportation", se plaît-il à rappeler.
Il s’inquiète "d’une situation qui n’est plus tenable dans ce pays qui est la perte de compétitivité de l’agriculture française." Il accuse d’abord "les charges sociales qui pèsent énormément sur la compétitivité coût."
Mais surtout, "c’est la compétitivité hors coût que nous voulons absolument dénoncer. La règlementation française est excessive. Ça grogne vraiment chez les agriculteurs", affirme-t-il en tant que porte-parole des campagnes.
Le discours colle parfaitement aux revendications de beaucoup de patrons français : trop de charges, trop de normes. La FNSEA a d’ailleurs participé au"cri d’alarme" lancé par huit organisations patronales à l’exécutif le 29 juin dernier dans le Journal du dimanche.

Un déjeuner avec Hollande, et les arbitrages changent en sa faveur...
Xavier Beulin est donc un patron plus qu’un agriculteur qui, selon Laurent Pinatel, a l’oreille de l’exécutif : « Sur la politique agricole commune, tout le monde a été consulté, dit le porte-parole de la Confédération paysanne. Puis la veille des annonces, Beulin a déjeuné avec François Hollande. Le lendemain, les arbitrages avaient changé, avec beaucoup moins d’aides aux mesures agro-environnementales et aux petites exploitations.

Xavier Beulin est invité à manger à l’Elysée et pas nous ! François Hollande l’a même emmené en Turquie pour gagner des parts de marché. Donc je pense que le poids de la FNSEA est réel », estime-t-il. François Hollande aussi est d’ailleurs venu chez Xavier Beulin, à l’occasion des 30 ans de Sofiprotéol.
Un empire omniprésent
Même chez les agriculteurs, échapper à l’empire Beulin est un challenge : il fournit les aliments pour le bétail et son biocarburant coule dans les réservoirs de presque tous les tracteurs français. "Il est présent dans le gasoil à hauteur de 7 %, explique Laurent Pinatel. Mais j’en ai trouvé avec 0 % de biodiesel, comme cela je ne finance pas la FNSEA !"


- Laurent Pinatel -
Quant au terme de "compétitivité" cher à son adversaire : "Oui bien sûr, l’agriculture paysanne doit être compétitive, avoir une efficacité économique. Mais il faut revoir la définition de la compétitivité. Est-ce une agriculture industrielle qui pollue dont les coûts sont supportés par la collectivité ? Pour nous une agriculture compétitive doit créer de l’emploi et de la valeur ajoutée. Or aujourd’hui, quand on parle d’exportation on est sur du volume."
Alors, l’agriculture française doit-elle exporter ? "On s’est posé la question, reconnaît le porte-parole de la Confédération paysanne. Si vous produisez du lait bas de gamme pour exporter du lait en poudre, vous créez peu d’emplois. En revanche avec un fromage haut de gamme, là, oui. Donc on est pour l’exportation des produits à forte valeur ajoutée, si au préalable la souveraineté alimentaire est assurée."
Autre avantage de cette position, "quand on vend du haut de gamme on n’entre pas en concurrence avec l’agriculture des pays vers lesquels on exporte."
"L’agro-écologie", qu’est-ce que c’est pour vous ?
Pour Beulin, le son de cloche est totalement différent. Le projet du ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll de "faire de la France le leader de l’agro-écologie"laisse Xavier Beulin perplexe : "La difficulté c’est que certains entendent par agro-écologie une sorte de décroissance de l’agriculture, de retour à une agriculture du passé. Il faut que ce soit au contraire synonyme d’agriculture moderne, progressiste, j’espère que c’est bien cela dans la tête du ministre. Si cela veut dire produire plus et produire mieux, on est en phase."
Le projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, qui entame son deuxième passage devant les députés ce lundi 7 juillet, ne le réjouit pas plus. Le Président de la FNSEA y trouve trop d’environnement et pas assez de compétitivité :
"Sur le temps que j’y consacre, l’environnement c’est le sujet numéro un. C’est terrible. Je ne vais pas dire que je le regrette. Mais j’aimerais de temps en temps qu’on remette l’économie au même niveau."

Ne pense-t-il pas que l’agriculture a connu certains excès, tué les sols à coups de pesticides et pollué les nappes phréatiques au nom du productivisme ? « Ça ne veut rien dire productiviste ! Ce terme là je le réfute. On est dans une agriculture qui cherche à optimiser », s’emporte-t-il.
Avant de reprendre : « Je ne conteste pas qu’il y a eu pendant une vingtaine d’années des connaissances insuffisantes parce que la commande publique c’était : il faut produire, mais on est sortis de ce cycle là aujourd’hui. Et puis des excès il y en a eu partout, dans les usines aussi. »
Pour lui l’avenir de l’agro-écologie passe par l’économie circulaire, avec « une nouvelle relation entre animal et végétal ». Les céréales nourrissent les animaux, qui produisent des effluents. Ceux-ci alimentent des méthaniseurs qui produisent à la fois de l’énergie et un digestat, un fertilisant riche en minéraux épandus dans les champs. La boucle est bouclée.
Quant aux OGM, oui, "c’est aussi une piste. (...)" Xavier Beulin est connu comme un ardent défenseur des biotechnologies : "Ce que je déplore pour un pays qui a inventé le vaccin contre la rage, c’est qu’on ne se pose pas la question : ’Est-ce que ça peut être utile ou pas pour faire progresser l’agriculture ?’ "
Un discours qui ne change rien au fond
A la Confédération Paysanne, Laurent Pinatel reconnaît qu’on y a presque cru aux ambitions agro-écologiques du ministre : "Le discours est super séduisant, on parle enfin de changer de modèle agricole ! Les mesures sur les pesticides, par exemple, avec l’obligation d’épandre de nuit pour ne pas toucher les abeilles, ou les limitations autour des habitations indiquent que Stéphane Le Foll veut changer les pratiques."
Mais impossible d’être vraiment enthousiaste, "car en même temps on continue de nous vendre que le modèle productiviste peut apporter de la croissance et qu’il faut continuer d’exporter. (...) Je pense que Hollande défend une idée du modèle agricole proche de celle de Beulin."
A l’opposé, le porte-parole des paysans travailleurs estime que "l’agroécologie doit permettre aux paysans de produire là où ils sont. L’agriculture paysanne est basée sur l’autonomie. On doit pouvoir décider de comment on oriente sa ferme et si le marché est limité, on n’est pas obligé de produire beaucoup."

- L’étable de Laurent Pinatel. -
PAC : 80 % de aides vers 20 % des exploitations
Il dénonce le système actuel, vérouillé par la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne : "Aujourd’hui c’est la PAC qui décide de ce qu’un agriculteur va semer dans son champ. Les paysans sont plus victimes d’un système que coupables. Ils sont coincés. Il faut adapter l’agriculture au climat, pas aux primes PAC, pour obtenir des produits de meilleure qualité, avec moins de pesticides et plus de goût."
Pour lui, la PAC peut choisir de réorienter le système. Chaque année elle reverse 9,1 milliards d’euros aux agriculteurs français. Aujourd’hui, 80 % des aides vont vers 20 % des exploitations, majoritairement situées dans les grandes plaines céréalières. "Il y a une agriculture prédatrice, qui prend à l’agriculture paysanne", dénonce Laurent Pinatel.
La Confédération paysanne propose de donner ces aides plutôt en fonction de critères environnementaux et du nombre d’emplois sur l’exploitation, afin de favoriser les petites fermes. "Stéphane Le Foll dit que les deux modèles peuvent cohabiter. Nous on dit que ça ne peut pas. Il y a un moment où il faut prendre l’argent aux uns pour donner aux autres."
Les pesticides, comment on réduit ?
Pour la FNSEA, depuis quelques semaines, c’est devenu le symbole des contraintes qui pèsent sur les agriculteurs. Le gouvernement a introduit dans la loi d’avenir pour l’agriculture la possibilité de limiter les pulvérisations de pesticides près des "lieux sensibles" : par exemple les écoles, les crèches ou les maisons de retraite.
"Si on devait pratiquer toute interdiction à moins de 200 mètres des habitations, ce serait la catastrophe !, s’insurge Xavier Beulin. Ça veut dire qu’un tiers des surfaces agricoles de France, je ne sais pas ce qu’on fait dessus... Mais pas grand chose !"
Plutôt que des restrictions, Xavier Beulin prône des "bonnes pratiques". A travers la formations des agriculteurs d’abord : "Il existe maintenant des certi-phytos, c’est comme le permis de conduire mais pour les pesticides." Et puis les technologies permettront de réduire les doses, "comme avec les appareils’anti-dérive’, pour que le produit soit bien pulvérisé sur le sol et pas ailleurs", détaille le patron de la FNSEA.
"La bonne dose au bon moment au bon endroit"
"On est entré aujourd’hui dans une agriculture raisonnée, avec la bonne dose au bon moment et au bon endroit, poursuit-il. Quand vous êtes malade, vous allez vous soigner. Quand une plante est malade, il faut aussi la soigner. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on est en train d’empoisonner le voisinage, il faut sortir de tout ça."
Mais impossible selon lui de se passer de pesticides car ils servent à "pallier ce que la nature ne nous a pas apporté". Il prend pour exemple sa propre exploitation : "En 2011, le printemps était très sec, très sain, on n’a pas eu besoin de traiter. Moins 25.000 euros de consommation de produits phytosanitaires. Ces années là je suis heureux ! Mais en 2012 on a eu un printemps pourri, dans ce cas là on fait quoi, on laisse crever ?"
De plus en plus de maladies chez les agriculteurs
"Mais de plus en plus d’agriculteurs ont des maladies neurologiques et hormonales ! , s’inquiète Laurent Pinatel. Donc il faut trouver comment faire une agriculture moins dépendante des pesticides, tout le monde le dit."
Le bio, peut-être une partie de la solution : "De plus en plus d’agriculteurs font le pas, cela fait tâche d’huile. Mais est-ce que tout le monde peut faire du bio ? Je ne crois pas. Nous, à la ferme, on a décidé de faire plus de transformation, c’est un choix. Mais on ne peut pas embarquer tout le monde dans la vente directe."
La clé, c’est une transition douce. Comme sur sa ferme. "On a d’abord supprimé les pesticides, puis les engrais, puis on s’est mis à soigner les vaches à l’homéopathie", détaille-t-il.
La ferme des Mille vaches, qu’en pensez-vous ?

- Salle de traite de la ferme-usine des mille vaches -
A la FNSEA, la question semble mettre mal à l’aise. Pas question de condamner le projet, pas question de le soutenir non plus. "Ce n’est pas notre modèle de développement, répond sèchement le Président. Après, qu’il y en ait une, ce n’est pas cela qui me gêne. (...) Sortons de notre nombrilisme franco-français, je vois des étables de 2000 à 3000 vaches partout en Europe. (...) On est dans une économie ouverte en France. Les exploitations sont soumises à des réglementations dont on ne peut imaginer l’ampleur. Quand on est au bout de multiples recours comme ici, c’est que c’est viable."
Mais à l’écouter, le modèle des exploitations laitières aujourd’hui en France n’est pas le bon non plus : "Si je fais un petit benchmark européen, l’exploitation moyenne laitière c’est 80 à 100 vaches contre 50, voire plutôt un peu moins, en France. Là on va sortir des quotas laitiers. Donc il ne faut pas décrocher par rapport à nos concurrents européens !"
La demande est là, soutient-il : "On a trois projets d’investissements chinois pour faire du lait en poudre." Il faut donc agrandir les exploitations laitières françaises, pour gagner là encore en "compétitivité". Mais, "c’est très compliqué, déplore-t-il. C’est déjà lourd financièrement, mais alors les tracasseries administratives..."
Le symbole de "tout ce qu’on ne veut pas"
Pour la Confédération paysanne, la ferme-usine des Mille vaches est devenue le principal dossier du moment, le symbole "de tout ce qu’on ne veut pas. On a déjà perdu l’amont avec les semences, l’aval avec la transformation, et avec ce modèle on perd la production !"
La liste des raisons de s’opposer au projet est longue : "Ce projet accapare des terres alors qu’il y a plein de jeunes qui souhaitent s’installer. Il industrialise l’agriculture : allez voir les bâtiments, physiquement c’est une usine. La production alimentaire est un sous-produit de la production de l’énergie, car c’est le méthaniseur qui rapportera de l’argent.

Il précarise l’emploi, il paraît que le promoteur M.Ramery serait en contrat avec une société roumaine. Il aura un impact environnemental car la méthanisation se fera avec 50 % de boues de stations d’épuration, de déchets verts et d’ordures ménagères et cela sera ensuite épandu sur les 3.000 hectares de terre, etc., etc."
Répression et connivences
Surtout, le porte-parole de la Confédération paysanne s’interroge sur la"répression syndicale, tellement violente, à laquelle on fait face. Il y a forcément quelque chose derrière". Après la dernière action du syndicat, Laurent Pinatel a passé deux jours en garde à vue, Reporterre a largement raconté les évènements.
Xavier Beulin aurait des liens avec Michel Ramery, à l’origine du projet. "C’est Sofiprotéol qui va fournir le tourteau pour nourrir les mille vaches", avance Laurent Pinatel. Mais les liens iraient encore plus loin : "Ramery et Beulin auraient des maisons dans le même village au Sénégal." Et selon lui, même François Hollande aurait fait un tour dans ce fameux village. L’information reste à vérifier, mais "il serait allé se reposer dans une maison au Sénégal..."
Autant d’informations vivement contestées par Xavier Beulin. "Non, ce n’est pas Sofiprotéol qui va fournir les aliments des animaux. On est plusieurs sur le marché. Je ne connais pas bien le fonctionnement de cette exploitation."
Quant à Michel Ramery, "on s’est croisé une seule fois il y a plusieurs années, il souhaitait me parler de son projet." Quant à la maison au Sénégal, "je suis en procès contre les auteurs de cette diffamation ! La coordination rurale du Gers, un syndicat minoritaire a soutenu que j’ai une exploitation laitière au Sénégal et vend du lait à vil prix !"
Enfin, que pense-t-il des deux jours de garde à vue de Laurent Pinatel ? "Je n’ai pas d’avis sur la question, c’est une affaire juridique. Mais d’un point de vue syndical, c’est vrai que je ne suis pas satisfait qu’un syndicaliste puisse se retrouver en garde à vue de cette manière."
Pour vous, qu’est-ce qu’un agriculteur ?
Encore une fois, pas question d’accepter le terme d’agrobusinessman, "cela me fait penser à des investisseurs qui n’ont rien à voir avec l’agriculture et qui mettent leur fric dans la culture", s’emporte Xavier Beulin.
"Par contre chef d’entreprise ça je veux bien. Parce qu’un agriculteur même s’il est sur une exploitation de vingt-cinq hectares avec une très haute valeur ajoutée et trois salariés, c’est un chef d’entreprise."
Il souhaiterait que la loi d’avenir agricole définisse mieux le statut d’agriculteur :"C’est quelqu’un qui doit être responsable de son entreprise, en détenir une partie majoritaire du capital, et qui doit être formé. On est plutôt sur un modèle de type familial, à taille humaine, et c’est ce qu’on veut conserver... Mais des capitaux extérieurs à l’agriculture qui viennent y investir, ça, niet."

- La ferme de Laurent Pinatel. -
Chef d’entreprise Vs paysan
Un terme qui ne convient pas à Laurent Pinatel. "Quand les jeunes agriculteurs me disent qu’ils sont des chefs d’entreprise je leur réponds qu’il n’y en a pas un seul qui accepterait d’investir autant pour gagner le SMIC."
Il conteste la tendance à l’agrandissement des fermes, lui-même a fait le choix de ne plus agrandir son exploitation : "Un jour, Xavier Beulin nous a dit que quelqu’un avec dix hectares et dix biquettes, ce n’est pas un agriculteur. Et bien dans mon département la présidente de la Confédération paysanne a neuf hectares, vingt-cinq chèvres, et une qualité de vie que bien des agriculteurs lui envient !"
Le porte parole de la Confédération paysanne défend logiquement le terme de paysan. "Ça vient de pays, donc un paysan il doit d’abord produire pour le pays. Mais pas n’importe comment, donc il doit aussi le préserver : son eau, son sol, ses paysages. Puis il doit employer le pays, d’abord en créant son propre emploi et peut-être d’autres."


Source : Marie Astier pour Reporterre
Photos :
. Xavier Beulin : FNSEA
. Laurent Pinatel et sa ferme : Marie Astier
. Portrait rapproché de Laurent Pinatel et salle de traite : Hervé Kempf
Lire aussi : La loi agricole fait quelques pas vers une agriculture moins polluante
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Mer 27 Nov - 17:02


INFO POUR CARDABELLE :



http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Agriculture-2013/p-26832-Agriculture-les-paysans-bientot-accuses-de-contrefacon-.htm


Agriculture : les paysans bientôt accusés de contrefaçon ?

Le Sénat français a adopté mercredi 20 novembre à l'unanimité une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la contrefaçon. Les semences sont concernées et les paysans pourraient se retrouver sous le coup des lois de la propriété intellectuelle de quelques grandes entreprises soutenues par les services des douanes et de la répression des fraudes. 


Siège social de Limagrain, 4ème plus gros semencier au monde

22.11.2013Par Pascal HérardImaginez un monde où des inspecteurs des douanes feraient la chasse aux fermiers qui sèment leurs propres semences ou font reproduire leurs propres bêtes : "Contrefaçon ! Vos semences de blé appartiennent à l'entreprise X, vous n'avez pas le droit de les ré-utiliser sans payer, vous êtes en infraction. Vous devez prouver que vous utilisez des semences non certifiées et vous devez fournir les factures ! Votre bœuf n'est pas certifié pour la reproduction, vous n'avez pas de facture qui le prouve, vous êtes en infraction !

Sous prétexte de défendre la propriété intellectuelle de quelques multinationales semencières, le patrimoine végétal et animal, protégé et transmis durant des millénaires par des générations de paysans pourrait leur être confisqué si cette proposition de loi était appliquée. Mais que peut donc justifier de telles dispositions, qui pour être déjà appliquées en Amérique du Nord et du Sud dévastent la petite paysannerie tout en détruisant la biodiversité ? 



Avec la loi sur la contrefaçon l'amour des plantes sera-t-il sacrifié sur l'autel du profit industriel ?

Ces graines m'appartiennent !
En France, les semences agricoles sont inscrites dans un registre national qui autorise leur culture, et ce depuis les années 30. Depuis 1997, toutes les variétés potagères ont elles aussi leur propre registre, avec l'obligation d'y être inscrites pour que les agriculteurs aient le droit de les utiliser. L'enregistrement des semences est payant. Ces semences appartiennent aux semenciers qui les y inscrivent : ceux qui les utilisent ensuite, les paysans, sont donc soumis à un droit de propriété intellectuelle gravé dans le marbre par l'adoption du certificat d'obtention végétale (COV)voté en France en décembre 2011. Les agriculteurs ont donc l'obligation de racheter les semences chaque année, pour les hybrides non reproductibles, ou bien payer des royalties, dans le cas des semences reproductibles. Les semences dites "de ferme" (reproduites chaque année par les paysans eux-mêmes) sont soit assujetties aux COV et soumises à compensation financière auprès des semenciers, ou bien sont illégales. 

Aujourd'hui, la preuve de l'utilisation légale d'une semence par un agriculteur doit être apportée par le semencier lui-même, ce qui protège relativement bien les agriculteurs des poursuites. Avec la proposition de loi sur la contrefaçon votée au Sénat, ce serait désormais l'inverse : les paysans devraient prouver qu'ils sont en règle à chaque fois que l'Etat ou qu'un semencier leur demanderaient des comptes, ou pire, lorsqu'ils voudraient vendre leur production. Le sénateur socialiste à l'origine de cette disposition, Richard Yung, justifie cette disposition dans le cadre des semences pour "protéger nos entreprises" et insiste en indiquant que "le risque, c’est que vous développiez une nouvelle plante, et qu’elle soit reproduite sans que l’on vous paye, c’est comme dans tous les autres domaines : les gens copient". 

La coalition d'organisations "Semons la biodiversité" résume l'énormité de la situation et ses répercussions dans une lettre ouverte aux sénateurs français , le 12 novembre dernier  : "(…)Ressemer des semences, donc les reproduire, sera une contrefaçon. Le paysan pourra alors voir sa récolte simplement saisie par les services de l’État. Pour éviter tout problème, il devrait donc, chaque année racheter ses semences ou payer des royalties. Le fonctionnement sera le même en élevage pour les mâles reproducteurs. Et il n’y a pas d’échappatoire ! Tout paysan qui ne pourra présenter les factures de ses semences, de ses animaux ou de ses préparations naturelles sera considéré, a priori, comme étant dans l’illégalité. L’industrie se retrouve donc seule à avoir le droit de poursuivre le travail engagé par les paysans depuis des millénaires !(…)" 



Destruction de semences et de récoltes en Colombie pour cause de contrefaçon

Dérives législatives
En Colombie, la vente de semences issues de la sélection paysanne est déclarée illégale depuis 2011 : les accords de libre-échange avec les Etats-Unis obligent désormais les paysans à semer uniquement des semences certifiées deux à trois plus chères que les semences de ferme. Près de 3000 tonnes de semences ont été détruites ou confisquées en 2012 par le gouvernement colombien pour satisfaire cette réglementation qui protège les droits de propriété intellectuelle des multinationales semencières et étrangle les petits paysans. Cette dérive législative n'est pas inconnue des sénateurs français qui ont pourtant voté à l'unanimité le renforcement de la loi sur la contrefaçon. 

Gérard Le Cam, sénateur communiste, secrétaire du Sénat et vice-Président de la commission des affaires économiques apporte quelques précisions sur cette préoccupation : "Il y a plusieurs raisons qui font que nous sommes inquiets (le groupe communistes, ndlr), parce que nous savons que les brevets vont primer sur les COV et nous voulons faire inscrire dans la loi les cas où ce n'est pas une contrefaçon, parce qu'il y a de nombreux cas de figure où des agriculteurs de bonne foi peuvent être inquiétés par des grands groupes." 

Pour autant, les Sénateurs ont tous voté en faveur de la loi. Gérard Le Cam explique cette position par le fait qu'ils veulent "apporter des amendements, comme dans le cas de la preuve, pour que ce ne soit pas à l'agriculteur de prouver qu'il n'a pas commis de faute, mais au semencier", et de conclure en précisant : "nous sommes opposés à toute forme de brevet du vivant, et si nous avons voté pour [la loi] c'est à cause du volet industriel qui est très bien, mais le gouvernement ne voulait pas que l'on parle des semences. C'est un sujet particulier, on y reviendra, il y aura des discussions fin janvier pour modifier tout ça, avec la loi d'avenir pour l'agriculture.

Avec le vote au Sénat en faveur d'un accord international sur les brevets unitaire, dès le lendemain de celui sur la contrefaçon, les inquiétudes du sénateur Le Cam se justifient un peu plus : les exploitants contaminés par des gènes brevetés de plantes ou d'animaux seraient désormais, là encore, assimilés à des contrefacteurs ! 



Guy Kastler, paysan, co-fondateur de la Confédération paysanne et coordinateur de semences paysannes

Resserrement
Guy Kastler, paysan, membre fondateur de la confédération paysanne et coordinateur du Réseau Semences paysannes est inquiet lui aussi. Il voit dans la loi votée au Sénat un "nouvelACTA (Accord commercial anti-contrefaçon, ndlr), qui, alors qu'il a été repoussé par les parlementaires européens va être mis en place en France, en pire !". La loi sur le brevet unitaire votée dans la foulée de celle sur la contrefaçon vient renforcer l'arsenal en faveur des multinationales semencières : "avec ce brevet unitaire, nous ne serons plus sous autorité nationale en cas de conflit, mais d'un tribunal international beaucoup plus facilement sous autorité directe des gens qui déposent les brevets, puisque ce sont eux qui font vivre ces tribunaux au niveau financier. L'office européenne des brevets accorde par exemple des brevets en contradiction flagrante avec la directive européenne sur les brevets. Mais il n'y a pas d'autorité directe de la cour de justice européenne ou d'un gouvernement sur ces sujets, donc ces juridictions ont une grande liberté", insiste Guy Kastler. 

Le resserrement législatif sur la contrefaçon des semences, avec action de l'Etat, est en cours, même si il n'est pas encore applicable, explique le paysan syndicaliste : "pour l'instant ces lois sont votées et ne sont pas appliquées : les décrets d'application ne sont pas déposés. Dans le cas des COV il n'y a que le blé tendre qui est concerné. Jusque là, l'agriculteur qui fait des semences de ferme, s'il ne déclare pas, il faut qu'on le poursuive. Avec la loi sur la contrefaçon, il y a des menaces de contrôles des douanes et de destruction des récoltes, comme en Colombie. L'Etat a décidé de sortir l'artillerie lourde pour obliger les paysans à payer les semenciers, et il se met directement à leur service.

Des amendements devraient être proposés en janvier lors du débat sur la loi d'avenir pour l'agriculture. Ils devraient êtres soutenus dans le sens d'une protection du droit des paysans à reproduire leurs semences et échapper aux lois sur les contrefaçons. Mais il n'est pas certain que ceux-ci soient adoptés. Le principe de protéger les intérêts financiers des entreprises semencières au détriment de 10 000 ans de travail paysan pour la sauvegarde de la biodiversité semble bien défendu, particulièrement par son instigateur, comme le rappelle avec ironie Guy Kestler, le coordinateur du réseau Semences paysannes : "Le soutien aux grandes entreprises détentrices des brevets et des semences certifiées par les politiques est un problème, mais il faut savoir que le sénateur socialiste Richard Yung qui pousse cette loi sur la contrefaçon a été directeur de l'office des brevets européens pendant 15 ans…

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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Ven 2 Aoû - 16:48

Chers amis du Larzac,
Le jeudi 18 juillet dernier, jour de la signature de la prolongation du bail emphytéotique de la SCTL, restera une date importante. Effectivement, l'agriculture sur le plateau du Larzac continue d'être protégée et ce jusqu'en 2083. C'est grâce à l'action des anciens qui en luttant contre l'extension du camps militaire, ont permis le maintien de cette agriculture ; puis à tous ceux qui se sont installés dans le cadre de la SCTL et du GFA et qui ont fait vivre cette expérience unique.
Nous tenons à remercier tous ceux qui ont participé de près ou de loin à cet évènement symbolique.
 Les gérants.
 
 
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[b style="margin: 0px; padding: 0px;"]Voir le site Larzac.org[/b]
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Ven 2 Aoû - 16:28



la confederation paysanne:




OGM
OGM MON810 : Le retour ?
 [b style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: arial; font-size: 12px; background-color: rgb(255, 255, 255);"]Interdit, autorisé, suspendu… En quelques années, le célèbre maïs est passé par tous les stades et, contrairement à sa volonté affichée de renoncer aux cultures OGM en Europe, Monsanto n'a pas retiré sa demande de renouvellement d'autorisation. En mars 2012, une mesure d'urgence avait été prise pour suspendre en France l'autorisation de le cultiver. Le Conseil d'Etat vient de la casser, car le gouvernement Fillon n'avait pas voulu utiliser le seul argument juridiquement incontestable : le droit de produire et de consommer sans OGM. Cessons de tergiverser sur la question. Un nouveau moratoire doit être pris avant les prochains semis. Et, cette fois, il ne doit pas laisser la porte ouverte à la contestation des multinationales.[/b]

Pour cela, l'Etat doit enfin réaliser une évaluation indépendante et de longue durée de tous les impacts sanitaires, environnementaux et socio-économiques. Un tel débat ne peut s'appuyer sur les études tronquées et secrètes des promoteurs des OGM.
On le sait, les OGM ne peuvent coexister avec les cultures conventionnelles et biologiques, ni avec l'apiculture. De plus, ils compromettent le droit de ressemer en contaminant irréversiblement nos semences. Les consommateurs en sont aussi convaincus puisqu'ils ont exprimé leur refus de retrouver des OGM dans leurs assiettes.
Notre nouveau ministre de l'Ecologie, lorsqu'il était député du Gers, a clamé sa volonté de ne pas voir d'OGM dans les champs. Alors que les négociations sur les accords de libre-échange avec les Etats-Unis, seul pays promoteur des OGM, viennent de débuter, l'interdiction du MON810 serait un signe fort de l'ambition du gouvernement d'aller vers un modèle d'agriculture qui soit respectueux de l'environnement et qui assure un avenir à tous les paysans, en se plaçant au service des citoyens et non des lobbies des multinationales.
http://www.confederationpaysanne.fr/
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Mar 11 Juin - 17:21

[b]http://www.larzac.org/index.php?option=com_acymailing&ctrl=archive&task=view&mailid=89&key=3aec2560614c488165106f8c046b6c07&subid=1405-3cd7cebef329025ac34971088985dfe2
[/b]
Pour cette Lettre du Larzac n° 13, nous mettons en ligne quatre articles, le premier sur les 40 ans de l'école du Larzac ; le second est un portrait du dernier paysan encore en activité sur le Larzac à avoir signé le Serment des 103, en mars 1972 ; le troisième sur l’actualité de Notre-Dame-des-Landes ; le dernier enfin est un court témoignage de José Bové sur les enjeux du traité de libre-échange en cours de négociation actuellement entre l’Europe et les Etats-Unis.


L'école du Larzac fête ses 40 ans !
Quarante ans après sa création pendant la lutte, l'école est toujours debout et continue d'accueillir les enfants du Nord du Plateau. Le contexte a pourtant bien changé. On connaît la difficulté pour les petites écoles en milieu rural de se maintenir de nos jours... l'école du Larzac n'y échappe pas.


Raymond Laval : le dernier des Mohicans, un paysan au grand cœur
Sur les 103 paysans qui, au tout début de la lutte (mars 1972), signèrent le serment les engageant à ne jamais vendre, quel qu’en soit le prix, leur terre à l’armée, trente-trois sont toujours vivants mais un seul reste encore en activité. Raymond Laval, né à La Blaquèrerie, a repris très tôt l’exploitation de ses parents. Lorsque l’affaire du Larzac débute, Raymond, déjà chef d’exploitation, est en train de faire son service militaire à Albi.

Chaîne humaine autour de Notre-Dame-des-Landes : pari réussi !
La chaîne humaine de 25 km, samedi 11 mai dernier, autour du site bocager menacé par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ainsi que les concerts de soutien de nombreux artistes militants durant tout le week-end, ont démontré une fois de plus que la mobilisation face à ce projet d'un autre siècle est toujours aussi importante.

Accord de libre-échange transatlantique : le Parlement européen valide l’extension à l’Europe du modèle américain

Même si, pour beaucoup d’entre nous, les débats et les décisions du Parlement européen paraissent un peu lointains ou abstraits, nous sommes concernés dans notre vie quotidienne par cette actualité. Le jeudi 23 mai dernier, le Parlement européen a malheureusement soutenu l’ouverture de négociations avec les États-Unis pour conclure un accord de libre-échange. La décision finale sera prise le 14 juin par les États-membres.
Lire la suite


Ce mois-ci, nous vous présentons "Les cartons de Janete" des créations de mobilier, luminaires et bien d'autres jolis objets à découvrir

Stage

Vous aimez nos brebis, vous aimez la pure laine, alors venez rencontrer Christiane Pinet qui vous apprendrale filage au fuseau ou au rouet

Le Larzac vous accueille

Venez découvrir le nouvel éco-camping du Cun du Larzac dans un superbe site et un lieu emblématique de la lutte du Larzac.

Halte aux projets inutiles

Le CADE (Collectif des Associations pour la défense de l'Environnement) avait lancé il y a 3 ans une opération secrète de rachat de deux parcelles de terres sur le tracé de la LGV entre le Pays-Basque et Bordeaux.

AGENDA
samedi 22 juin. | 12h00 L'école du Larzac fête ses 40 ans
samedi 22 juin. | 18h30 Invitation à l'inauguration de l'éco-camping du ...
dimanche 23 juin. | 17h30 Concert : "Voyages au pays de la kora"
samedi 29 juin. | 19h00 Feux de la St-Jean à Pierrefiche
mardi 31 déc.. Le Petit Festival

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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Mar 23 Oct - 23:37

Une “ création de mutants ” : la mutagenèse

Mutagenèse... Qu'est-ce qui se cache derrière ce mot quelque peu ésotérique ? Beaucoup de choses, et en particulier un ensemble de techniques visant à faire muter artificiellement des organismes vivants. Cette manipulation génétique s'inscrit donc dans le champ général de la recherche sur les OGM. Mais avec certaines ambiguïtés qu'il est bon de débusquer...

Rappelons tout d'abord rapidement ce que sont les OGM. Le généticien Christian Vélot en donne une définition dans son excellent livre OGM, un choix de société (Editions de l'aube, 2011) : « La définition officielle dit qu'un OGM est un organisme vivant – quand on dit " organisme vivant " on pense tout de suite à un animal mais ça peut être un végétal, un microbe – dont on a modifié de façon non naturelle, c'est-à-dire par l'intervention de la main de l'homme, ses caractéristiques initiales. Comment les a-t-on modifiées ? Soit par addition d'un ou plusieurs gène(s) dit(s) " étranger(s) " (c'est-à-dire venant d'une autre espèce), soit par suppression, par remplacement ou modification d'au moins l'un des gènes de cet organisme. » Concernant la mutagenèse elle-même, l'article du site Inf'OGM (mars 2008) que nous citons, avec un glossaire, à la suite de cette introduction, explique que c'est un ensemble de méthodes « permettant de modifier le génome d'un organisme vivant ».

Ces " modifications " sont menées « par l'utilisation d'agents énergétiques (rayons gamma, rayons X...), chimiques, ou par culture de cellules exposées à des agents sélectifs – comme un herbicide. » On voit donc que la mutagenèse peut être considérée comme une des branches de la recherche fondamentale et appliquée sur les OGM.

C'est ce qui fait dire aux opposants aux manipulations de la mutagenèse que celles-ci sont destinées à produire des " OGM cachés ".

De nombreuses actions anti-mutagenèse sont menées régulièrement (l'une, récente, s'est déroulée le 2 septembre dernier, dans la Drôme, dans l'Isère et près de Lyon : fauchage de tournesol muté, débats...), au même titre que contre les parcelles de plantes OGM. Les Faucheurs volontaires sont bien sûr à la pointe de ce combat, comme la Confédération paysanne. Celle-ci expliquait, en mai 2009 : « Après les OGM, l'industrie semencière continue son combat pour s'accaparer le vivant, en misant sur la technologie de mutation (naturelle ou dirigée, par radiation par exemple). Après la phase de recherche, ces groupes sont passés en France aux essais de démonstrations pleins champs (pour le tournesol). Cette technique d'origine biotechnologique pose des problèmes de même ordre que ceux des OGM (agronomiques, environnementaux, sanitaires). Des risques importants de contamination et de résistances (déjà constatées sur le blé) sont d'ores et déjà prévisibles sur les tournesols, et de façon encore plus préoccupantes sur le colza ».

Il y a de nombreuses mutagenèses

Les laboratoires et les grandes firmes agro-industrielles qui travaillent sur ces mutations, de leur côté, ne désarment pas, malgré les oppositions citoyennes qui contestent ces recherches, en France comme partout dans le monde. Ainsi par exemple, BASF, prenant acte en janvier dernier du rejet des OGM par les européens, a annoncé que « le développement et la commercialisation de tous les projets OGM exclusivement destinés au marché européen sont arrêtés », tout en annonçant son intention de se concentrer sur les marchés nord et sud-américains...

De leur côté, certains professionnels jouent sur l'ambiguïté des protocoles des techniques de mutagenèse : celles-ci peuvent en effet être des manipulations ne faisant pas intervenir de transfert de gène(s) d'une espèce de plante à une autre. C'est la différence qui existe entre mutations spontanée et aléatoire (voir glossaire ci-dessous). Ainsi le CETIOM, Centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitains, peut-il affirmer (site reporterre.net, août 2009) que la mutagenèse est « une méthode ancienne de sélection », ce qui n'est pas faux. Mais cet argument passe sous silence les mutations volontaires effectuées en laboratoire – et en plein champ : « Un malentendu s'est introduit avec la technique de sélection variétale utilisée pour la création de nouveaux hybrides de tournesol : la mutagenèse », explique le CETIOM. « Celle-ci n'est pas une technologie de transfert de gène d'une autre espèce et elle est très utilisée en création variétale. De nombreux exemples : en horticulture le chèvrefeuille, la pastèque sans pépin, le riz, le tournesol... Toutes les agricultures bénéficient de la technique de la mutagénèse depuis plus de 50 ans. La plupart des variétés utilisées en agriculture conventionnelle et biologique en sont soit directement issues soit possèdent dans leurs ancêtres des variétés ayant bénéficié de cette technique. »

En fait, la mutagenèse qui intéresse les agro-industriels est bel et bien celle qui met en œuvre « toute production volontaire de variabilité génétique chez un organisme vivant, par l'utilisation d'agents énergétiques, chimiques, ou par culture de cellules exposées à des agents sélectifs », ainsi que le précise le court article du site Inf'OGM que voici, avec son glossaire (les intertitres sont de la rédaction de La Lettre du Larzac).



J.-F. Capelle



http://www.larzac.org/informer/actualites/108-une-creation-de-mutants-la-mutagenese.html
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Mar 24 Jan - 0:19

[size=18]Vous l'attendiez, la voici !
C'est notre cadeau de nouvelle année : vous êtes en train de lire le premier numéro de La Lettre du Larz[ac./size]


Chaque mois, nous vous informerons de l'actualité du Plateau et, plus largement, de tout ce qui fait lien dans les luttes, les avancées, les réalisations sociales, politiques, culturelles, environnementales, qu'elles soient régionales, nationales ou internationales. Tout ce qui nous rassemble dans le droit fil de la lutte du Larzac : solidarité, fraternité, espoir.


Bonne lecture et rendez-vous pour un prochain numéro de la Lettre, mi-février !
L'équipe de la Lettre du Larzac : Christiane, Ghislaine, Christine, Anne, Thomas, Gilles, Jean-François


"L'Ordre et la Morale", un film qui fait débat
1988/89 : les événements d'Ouvéa ensanglantent la Nouvelle-Calédonie. L'armée française réprime dans le sang les tentatives des indépendantistes de se faire entendre par la métropole. Ouvéa est une affaire opaque. Le film de Mathieu Kassowitz, «L'Ordre et la Morale», veut raconter cette histoire. Témoigner. Y réussit-il ? Le débat est ouvert. Sur le Plateau, où les liens avec la Kanaly ont toujours été forts, nous y sommes attentifs. Lire l'article
Vous pourrez lire également un témoignage de Macki Wéa, qui incarne dans le film le rôle de son propre frère, qui a abattu Jean-Marie Tjibaou et Yeweiné Yeweiné... Pour lui, «ce film ne rouvre pas les plaies, il crève au contraire un vieil abcès».


La lutte du Larzac sur grand écran
Certains des acteurs de la lutte du Larzac, filmés par Christian Rouaud, ont accompagné la sortie du film Tous au Larzac dans un grand tour de France de l'émotion et de la solidarité. Ils ont rencontré des milliers de spectateurs et partagé avec eux souvenirs, anecdotes, discussions passionnées... Tous font le même constat : si ce film rencontre un écho très fort c'est que, quarante ans après, la lutte du Larzac reste exemplaire. Et c'est qu'il y a toujours des raisons de ne pas se résigner !


OGM : restons vigilants !
Suite aux actions de fauchage d'août 2008, le délibéré du procès en Cour d'appel de Poitiers contre les Faucheurs Volontaires sera rendu le 16 février 2012. La vigilance reste de mise : le gouvernement continue à tergiverser et à louvoyer sur le dossier des semences transgéniques. Les Faucheurs restent mobilisés pour que les OGM ne se réinstallent pas dans nos champs.


Les producteurs de lait du Pays Basque en colère
Crise dans la collecte de lait de brebis au Pays basque : les producteurs dont le lait est collecté par la Coopérative laitière du Pays basque ont déversé, le 12 janvier dernier, quelque 8000 litres de lait devant la Chambre départementale d'agriculture, à Pau. Les membres de la coopérative soupçonnent les industriels de vouloir démanteler la coopérative pour contrer son projet de construction d'une laiterie, qui pourrait leur faire concurrence.

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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Mer 30 Nov - 0:19

Le gouvernement fait voter une nouvelle taxe contre les paysans!

29 nov 2011
Lundi, les députés ont entériné la Loi sur les Certificats d'Obtention Végétale.


Cette loi va étendre l’obligation de payer une nouvelle taxe, la « Contribution Volontaire Obligatoire » à 21 espèces : orge, avoine, pois, trèfle, luzerne….
Pour les autres espèces (cultures intermédiaires, légumes, soja) elle interdit les semences de ferme. Les paysans qui ne respecteront pas cette loi seront des contrefacteurs, donc des délinquants.


Le premier effet de cette loi est de taxer les éleveurs qui font de l’autoconsommation de leurs céréales où qui cultivent des plantes fourragères.

L’objectif des semenciers est d’augmenter progressivement la taxe pour que les paysans trouvent moins d’intérêt à faire de la semence de ferme.

D’ici quelques temps, les semenciers auront la mainmise totale sur les semences alors qu’actuellement ils ne fournissent que 50% des volumes. Nous nous trouverons alors dans une totale dépendance qui peut mettre en péril la capacité même à ensemencer tous nos champs.

Voilà ce que viennent de voter les députés sous la pression des lobbies semenciers et du président de la FNSEA.
La Confédération paysanne appelle tous les paysans à refuser le paiement de cette taxe et tous les candidats aux prochaines élections à s'engager à abroger cette loi scandaleuse.

Contact :
Philippe Collin, porte-parole : 06 76 41 07 18
Guy Kastler, commission semences : 06 03 94 57 21

Confédération Paysanne
104 rue Robespierre - 93170 Bagnolet
tel +33 1 43 62 04 04 - fax +33 1 43 62 80 03 - courriel
Mentions Légales
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Dim 25 Sep - 15:08

Aide alimentaire : l’Union Européenne sabre dans les budgets

20 sept 2011
Le budget de l’Union Européenne consacré à l’aide alimentaire d’urgence vient de passer de 500 à 100 millions d’euros, mettant en péril l’existence et l’action des nombreuses organisations caritatives qui gèrent cette aide, bafouant les millions de personnes, chômeurs et travailleurs pauvres pour qui elle constitue une partie non négligeable des ressources alimentaires.
C’est à la demande de l’Allemagne qui considère que l’aide alimentaire n’est pas une question agricole, que l’Union Européenne a décidé de supprimer cette ligne budgétaire. Résultat : les organisations caritatives sont privées de ressources, les personnes qui en ont besoin sont privées d’aides et l’Union Européenne se prive d’un instrument qui est, sur d’autres continents, Etats Unis en tête, un pilier de la politique agricole.
La Confédération paysanne soutient toutes les organisations caritatives qui s’occupent de l’aide d’urgence aux démunis et s’offusque de la décision de l’Union Européenne de réduire à la peau de chagrin la ligne budgétaire destinée à l’aide alimentaire.
Contact :
Philippe Collin, Porte parole : 06 76 41 0718
NOUS PROFITONS DE CE MESSAGE POUR PASSER CE PETIT DOCUMENT ( merci au webmaster)
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Lun 8 Aoû - 0:09

Colloque réduction pesticides

L'utilisation des pesticides (herbicides, fongicides, insecticides), liée à l'arrivée des engrais et de nouvelles variétés, s'est fortement accrue durant les dernières décennies. Dans un premier temps, cette évolution a entraîné une augmentation importante de la production agricole. Cependant, les pesticides montrent leurs limites avec la stagnation actuelle des rendements et l’apparition de résistances plus nombreuses et précoces aux nouvelles molécules de synthèse.
Ce recours généralisé aux pesticides, dont l'usage s'est complètement banalisé, génère aussi des effets négatifs dont les conséquences s’avèrent évidentes :
effets à long terme sur la santé des utilisateurs directs et des personnes proches exposées,
effets sur l'environnement (pollution des eaux et des sols, destruction des insectes pollinisateurs et auxiliaires, diminution des populations d'oiseaux...),
présence de résidus de pesticides dans l'alimentation humaine,
frein à l'émergence de pratiques agronomiques durables.
La prise de conscience de cette situation a généré une demande sociétale pour une agriculture plus respectueuse de la santé et de l'environnement. Des décisions politiques censées répondre à cette préoccupation ont été prises (nouvelles réglementations européennes, Grenelle de l'environnement, Ecophyto 2018). Mais aujourd’hui une réduction importante de la consommation de pesticides impose des changements dans les modes et les systèmes de production, et des changements dans les habitudes des paysans.

L'objectif du colloque est d'inciter et d'accompagner les paysans à la réduction de l’emploi des pesticides. Il est axé principalement sur l'échange d'expériences. Certains agriculteurs ont en effet mis en place des démarches agronomiques permettant de s'affranchir partiellement ou totalement de la lutte chimique contre les bioagresseurs. Ils témoignent, par système de production, des acquis, difficultés techniques, des contraintes économiques et réglementaires qu’ils rencontrent. La participation de chercheurs aux échanges permet de définir des axes de recherche pour répondre aux difficultés et impasses techniques rencontrées par les agriculteurs.
Le colloque doit permettre de mettre en évidence les choix politiques nécessaires au développement de pratiques agricoles non polluantes, et à la levée des obstacles administratifs tels que l'accès aux traitements naturels (PNPP) ou aux semences adaptées aux bas niveaux d'intrants. La prochaine Politique agricole commune (PAC) sera déterminante selon qu'elle mettra ou non en œuvre, par des soutiens ciblés, des incitations fortes permettant aux paysans de réduire leur consommation de pesticides. Le colloque est le lieu pour construire des propositions en marge des négociations sur la PAC 2013.

http://www.confederationpaysanne.fr/colloque-reduction-pesticides_531.php
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Dim 27 Mar - 19:49

Du syndicalisme à la politique : Ils sont passés de l'autre côté

Des fauchages d’OGM aux bancs spartiates des tribunaux, des avenues de Genève et de Seattle à l’occupation de l’ambassade Néo-Zélandaise, des luttes contre Polhmann et Monsanto, de Bruxelles aux cabinets ministériels, ils ont promené avec des milliers de militants leurs convictions et leurs banderoles sur tous les fronts des luttes paysannes. Les revendications et les propositions de la Confédération paysanne leur sont aussi familières que le chemin de leur étable ou de leur champ mais combien d ' hommes politiques vivent encore des revenus de leur exploitation ? .


Bien au-delà des visions corporatistes, ils ont été et sont solidaires de tous les opprimés, aussi bien dans l’Hexagone que dans les espaces les plus oubliés de notre boule bleue. Aussi, lorsque la confrontation de ces responsables syndicaux avec les politiques révèle la vacuité des réponses proposées par ces importants, la volonté d’agir autrement semble un prurit insoutenable.
Il y a bien longtemps que dans nombre de communes rurales la confiance des citoyens est acquise à ces militants syndicaux, à qui ils ont confié les clefs de la mairie. Réalisations et actions souvent modestes, estampillées équitables et solidaires, elles sont l’esquisse d’une autre vision des rapports sociaux et des services, loin des exhibitions pharaoniques de quelques potentats locaux. Si la proximité est l’espace des vies communes, avec ses querelles et ses petits bonheurs du quotidien, la convivialité ne peut pas régler tous les désordres du monde. Sauter sur un autre plan avec des possibilités décisionnelles élargies pour pulvériser les limites du rôle syndical peut fasciner. Ils veulent oser l’exercice du pouvoir pour infléchir l’ordre des choses.

La manœuvre dépend largement du rapport des forces politiques en présence, il ne faut pas l’oublier. Il ne suffit pas d’un discours expert et séduisant pour renverser le pouvoir des multinationales et de leurs valets politiques.
Aujourd’hui encore, il faut que le syndicat reste un contre-pouvoir autonome des partis politiques, qu’il doit tenter d’inspirer sans être phagocyté. L’exemple de nombreux leaders du syndicat agricole majoritaire, oublieux des paysans et devenus de veules affidés de la droite la plus réactionnaire, ne peut que nous inciter à une grande vigilance. L’illusion politique guette les espérances fécondées dans les luttes souvent difficiles, quelquefois très rudes. Que ces corsaires à l’assaut des forteresses du pouvoir sachent que nous serons toujours solidaires, tant que rien ne sera renié de nos combats communs. Le rêve ne doit pas devenir désenchantement.
Michel Curade

104 rue Robespierre - 93170 Bagnolet
tel +33 1 43 62 04 04 - fax +33 1 43 62 80 03 - courriel
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Sam 18 Déc - 19:14

Comptes prévisionnels 2010 de l'agriculture, un + 66 % qui fait trop mal au monde de l'élevage
Communiqué de presse - 16 déc 2010

Alors que l’impact de la flambée du prix des céréales sur le prix de l’alimentation animale ne fait que commercer, alors que le revenu moyen annuel des exploitations laitières reste stocké à 16 000 €, celui des éleveurs de bovin-viande et ovins a 12 000 € et le hors-sol à 15 500 €, quel signal est donné lorsque l’on publie une augmentation de 66 % du revenu des paysans ?
Faudra-ti-il un jour séparer la comptabilité nationale agricole, entre, d’une part, la viticulture d’appellation, les céréales et grandes cultures et d’autre part, tout le monde de l’élevage, du maraîchage, de l’arboriculture et de la viticulture courante ? Les énormes et injustes disparités de revenu au sein de la profession agricole, et inversement proportionnelles au temps de travail exigé, éclatent au grand jour.

La stupidité de l’arithmétique masque une nouvelle fois, qu’après une baisse de 46 % sur 2008 et 2009, une augmentation de 66 % ne permet pas de retrouver les niveaux de revenus de 2007, et surtout pour les éleveurs un niveau inférieur à celui de 1990 !
Les décideurs doivent dès aujourd’hui intégrer que l’agriculture n’est pas un tout homogène, que les paysans vivent des situations très différentes et qu’il est enfin temps que cessent ces amalgames entre des chiffres qui ne veulent plus rien dire.

Contact :
Philippe Collin – Porte parole : 06 76 41 07 18
Christian Boisgontier – Représentant de la Confédération à la Commission des Comptes : 06 82 39 48 75
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Mer 17 Nov - 14:16

Saint Laurent Blangy, le Mercredi 17 novembre 2010


>

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Hier, la cour d'appel de Douai a condamné Elisabeth Darras, paysanne syndicaliste à 1€ d'amende pour son refus de prélèvement d'ADN consécutif à une condamnation pour vol en réunion dans le cadre de l'affaire Nestlé (action du 20 décembre 2004 dénonçant alors déjà la dégringolade du prix du lait payé aux producteurs sans lien avec les prix des produits finis dans les linéaires).

Ce jour là comparaissait également en appel Antoine Jean, paysan syndicaliste et porte parole régional du syndicat pour les mêmes raisons. Le procureur a requis la même peine d'amende ferme. Le délibéré de ce deuxième jugement sera rendu le 14 décembre et devrait selon toute vraisemblance être identique à celui prononcé à l'encontre d'Elisabeth.

La Confédération paysanne Nord-Pas-de-Calais et ses deux militants ne sont pourvoiront pas en cassation. Nous estimons avoir consacré beaucoup d'énergie à alimenter le débat public sur le fichage génétique et les dérives liberticides du pouvoir qui se multiplient encore. Nous avons un peu le sentiment d'avoir servi à faire tourner une machine judiciaire à laquelle l'État, le pouvoir politique impose un rôle répressif afin de museler le débat, de faire taire le dialogue social et de casser les organisations syndicales. En effet, pourquoi tant d'acharnement pour enfin prononcer une peine de 1€ d'amende ?

Nous tenons également à rapporter une anecdote assez révélatrice selon nous. A la question "qu'est-ce que la démocratie pour vous, Monsieur Jean ?" adressée par l'avocat général de la cour d'appel de Douai devant une salle où une classe d'une quinzaine de lycéens avait pris place, le porte parole régional de la confédération paysanne n'a pas pu répondre. L'avocat général n'ayant pas laissé la parole à Antoine Jean, le juge a dû intervenir pour savoir si c'était réellement une question qui venait d'être posée ! Hé bien non ! Juste une médiocre démonstration d'orgueil d'un représentant d'un pouvoir qui se prétend démocratique et exige le respect des lois alors que ces dernières sont désormais plus souvent une expression des lobbies financiers que celle de l'intérêt général.

Depuis le début de l'année 2010, plus de 800 paysans se sont suicidés en France ! La principale raison : l'absence de rémunération de leurs produits, de leur travail.
> D'autres combats syndicaux doivent être menés pour aller vers une société plus juste, plus solidaire. La Confédération Paysanne y participera.

Antoine JEAN et François THERY, portes-paroles

-- Mathieu Glorian Animateur régional Confédération Paysanne Nord-Pas-de-Calais 40, avenue Roger Salengro 62223 SAINT LAURENT BLANGY Tél. : 03 21 24 31 53 Courriel : conf59.62@wanadoo.fr


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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Dim 12 Sep - 10:59

Arrachage d'un essai de vignes OGM : la fin d'une mise en scène publicitaire ?
Communiqué de presse -
La Confédération Paysanne rappelle son opposition aux essais OGM en plein champ et demande l'arrêt de toute poursuite contre les faucheurs volontaires qui ont neutralisé ce matin des pieds de vigne transgénique à l'INRA de Colmar.


La poursuite de cette opération destinée à faire accepter, par les viticulteurs et les citoyens français qui n'en veulent pas, les recherches sur la mise au point de plantes transgéniques cultivées dans les champs, n'avait aucun sens. Sans fleurs ni raisins qui n'auraient pu être laissés qu'en milieu confiné, cet essai ne pouvait en effet donner aucun résultat scientifique valable sur les risques de transmission de l'OGM au raisin et au vin, ni sur son efficacité dans la lutte contre le court noué après la floraison de la vigne.

La Confédération paysanne conteste le choix de l'INRA de consacrer une telle part de son budget en amélioration des plantes aux seules manipulations génétiques brevetées et de n'attribuer que quelques miettes aux programmes de recherche alternatifs respectant l'intégrité du vivant et sa libre disposition pour tous.

Pour ce faire, la recherche publique doit s'attacher à rester indépendante des pressions de l'argent au détriment de l'éthique, tout particulièrement actuellement. La recherche agronomique doit être centrée sur les besoins réels de l'agriculture paysanne : l'INRA doit redonner à l'agronomie la place qu'elle n'aurait jamais dû abandonner, hier à la chimie, aujourd'hui à la manipulation génétique.

C'est pourquoi la Confédération paysanne travaille avec l'INRA dans d'autres cadres, notamment un comité de liaison constructif qui se réunit plusieurs fois par an. Elle y fait valoir les besoins fondamentaux pour l'agriculture et l'alimentation, les paysans et la société, centrés sur une meilleure connaissance des processus biologiques et des savoir-faire paysans pour donner du sens à une recherche publique et citoyenne.
Contact :
Véronique Villain, secrétaire générale de la Confédération paysanne et membre du comité de liaison Inra - Confédération paysanne : 06 12 94 51 18
Michel David, secrétaire national : 06 30 87 21 13
Guy Kastler, représentant au HCB : 06 03 94 57 21
Régis Hochart, membre du comité de liaison Inra -Confédération paysanne : 06 08 75 00 73
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Dim 22 Aoû - 11:49

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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Dim 22 Aoû - 11:45



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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Mer 18 Aoû - 18:08

Haïti: faut-il brûler Monsanto?
Le producteur de semences et d’insecticides Monsanto, connu pour ses recherches sur le OGM et leur commercialisation, a décidé de faire un don de semences de 476 tonnes aux agriculteurs d’Haïti. Elles seront distribuées sur les 12 mois à veni
r.



La firme justifie son cadeau:

«Après le tremblement de terre, Monsanto a donné de l'argent pour le redressement d'Haïti mais il était évident que le don de nos produits -des graines de maïs et de légumes de qualité- pourrait faire réellement la différence dans la vie des Haïtiens.

Nous pensons que l'agriculture est la clé pour la récupération d'Haïti sur le long terme.»

Ce cadeau a été attaqué par des haïtiens, d’abord pour le risque de recevoir des OGM et d’entrer dans la spirale de l’achat des produits herbicides toxiques de Monsanto.

Cela ne semble finalement pas être le cas. Par contre, accepter ce don rend les agriculteurs dépendant à l’égard de la firme.

«Le don de Monsanto risque de nuire aux projets haïtiens de « souveraineté alimentaire » : une forte production agricole locale pour une consommation locale.

En effet, les graines de maïs de Monsanto ne pouvant être resemées, les agriculteurs devront en racheter à Monsanto les années suivantes.

Une logique de marché inadéquate avec la culture paysanne d'Haïti, comme nous l'explique Ricot Jean Pierre, économiste à la PAPDA (Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif) :

« Les paysans haïtiens ont traditionnellement la capacité de produire et de reproduire leur propre semence, organique et créole, à destination de leur famille et du marché local.

Monsanto veut intégrer les agriculteurs sur un marché qu'ils ne contrôlent pas en matière de qualité de semence et de prix.

Les paysans devront racheter les graines à replanter, les pesticides et les engrais de Monsanto [nécessaires à la productivité de ces graines, ndlr], alors qu'ils n'ont pas de ressources. Monsanto veut faire du paysan haïtien un assisté plutôt qu'un producteur. »

Les agriculteurs n'ont d'ailleurs pas manqué de réagir à l'annonce du don. Le leader du Mouvement paysan papaye (MPP), Chavannes Jean-Baptiste, a qualifié le don de Monsanto de « nouveau tremblement de terre », enjoignant les agriculteurs à brûler toutes les graines de maïs provenant du ministère de l'Agriculture. Une marche de protestation est prévue .»


Je ne suis pas contre le fait que des firmes développent ou améliorent certaines productions. Cela a toujours été le cas. Mais ma philosophie de l’individu et de la société est largement imprégnée de la notion d’autonomie. Il me paraît important d’être aussi autonomes que possible. Dans l’alimentation c’est même vital.

Or le système Monsanto ne permet pas cette autonomie. Au contraire, il met son emprise sur l’alimentation et rend les populations dépendantes de sa production. Une telle emprise sur l’alimentation est pour moi contraire à la philosophie d’autonomie. Il y a même une volonté d’hégémonie sur l’alimentation planétaire. C’est un système fermé préjudiciable à la liberté des peuples.

Alors, faut-il brûler Monsanto - les paysans haïtiens proposent en effet de brûler physiquement les graines - pour faire modifier sa politique d’hégémonie alimentaire? La pratique de cette firme est en tous les cas propice à redéfinir des principes et valeurs, comme justement la question de l’autonomie

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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Mer 18 Aoû - 18:03

Lettre ouverte au président du CNIEL : la Confédération paysanne attend ce jour une invitation à la table des négociations
Communiqué de presse - 17 août 2010
Depuis juin 2009, les producteurs de lait survivent, avec un prix payé non rémunérateur, en décapitalisant leur outil de production, mettant en péril leurs exploitations.


Depuis cette date s’applique un accord signé par les 3 membres de l’interprofession laitière, sous la pression de Michel Barnier, à la va-vite la veille des élections européennes. Cet accord, signé par la seule Fnsea (seul représentant des producteurs au sein de l’interprofession) à un prix inférieur au coût de production, ne permet pas aux paysans de dégager un revenu, ni de payer les factures. Il s’applique toujours aujourd'hui.

Cet accord était mauvais à sa signature, il reste mauvais aujourd'hui.

De nouvelles discussions sont programmées ce mercredi.

La Confédération Paysanne a décidé de porter à cette réunion les attentes des paysans, de ceux qui se sont sentis trahis par la signature de la Fnsea en juin 2009 et qui se sentent floués par les méthodes actuelles. De ceux qui ne survivront pas à la tentative de mise en place de contractualisation et de double prix à leur insu, sans accord professionnel large.

Il serait inconcevable que la FNSEA, qui ne représente guère plus de 50% des producteurs, soit seule à la table pour décider combien de producteurs de lait devront abandonner leur ferme au profit des quelques agri-managers, laissant au passage des territoires ruraux de plus en plus vides de population, d’activités, de vie.

Il est urgent que tous les représentants des producteurs soient présents lors des négociations, pour éviter les pseudo-solutions.

La Confédération paysanne attend une invitation ce jour de votre part.
Si elle ne la reçoit pas, elle s’invitera.
Contact :
JOSIAN PALACH, COMMISSION LAIT VERONIQUE VILLAIN, SECRETAIRE GENERALE
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Lun 12 Juil - 13:58

Le gouvernement devait donner des gages au syndicalisme majoritaire qui s’est senti malmené par le bilan de santé de la PAC, qui n’a pas su comprendre la crise laitière et qui n’avait pas admis que l’on impose à l’agriculture des contraintes environnementales supplémentaires.

Il fallait que quelqu’un siffle la fin de la partie, N. Sarkozy l’a fait : fin du Grenelle de l’environnement, bilan de santé revu, et, pour ce qui concerne la LMA, mise en place d’une contractualisation et d’un système assurantiel gérés par des interprofessions aux pouvoirs étendus mais à la composition injustifiable, la moitié des producteurs n’y étant pas représentée.

Pendant ce temps, les paysans crèvent, ils disparaissent. Tous les observateurs le disent : dans moins de deux ans, 30% des agriculteurs auront mis la clef sous la porte. La LMA était-elle capable de remédier à cette disparition massive annoncée ? C’est ce que tentent de nous expliquer, ministre en tête, les responsables politiques qui ont élaboré ou voté cette loi dont le maître mot est la compétitivité. Mais cette quête effrénée de la compétitivité, impossible à atteindre si l’on veut préserver les bénéfices sociaux et environnementaux et la qualité des produits européens, nous mène à la destruction de l’agriculture française.

Le parlement n’aura dans cette histoire pas fait son travail.

Sommé par l’Elysée de voter un texte sans y apporter de modification substantielle, il l’a voté comme un seul homme, faisant mine de consulter les organisations représentatives et d’écouter les paysans qui hurlent leur désespoir dans la rue.

La LMA est votée, la France est prête pour que soient démantelés les outils de gestion de la PAC, l’agriculture est prête à passer sous les fourches caudines de l’OMC. Mesdames et messieurs les parlementaires qui avez voté cette loi, vous en porterez la responsabilité.

Contact :


Philippe Collin, Porte-parole : 06 76 41 07 18
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MessageSujet: Re: CONFEDERATION PAYSANNE   Dim 4 Juil - 10:16

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MessageSujet: OGM   Lun 26 Avr - 14:03

Enfin une etude serieuse sur les ogm faites par un gouvernement et non par les industRiels qui fabriquent les OGM
LA CONFEDERATION PAYSANNE FAIT SAVOIR QU ELLE NE RECULERA PAS DEVANT LES SOCIETES QUI S 'ENRICHISSENT EN POLLUANT ET EN DEGRADANT LA NOURRITURE DES POPULATIONS POUR FAIRE TOUJOURS PLUS DE PROFIT

http://www.mediapart.fr/node/80485
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