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 ECOLOGIE

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PACA



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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Mar 28 Oct - 9:57

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PACA

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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Lun 13 Oct - 10:19

LE SCANDALE DES EOLIENNES 

https://player.vimeo.com/video/105732886
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Jeu 2 Oct - 16:48

Pas cher le porc industriel ? Ca dépend de ce qui est pris en compte...
Un exemple : L'élevage industriel conduit aux marées et algues vertes sur le littoral breton. Les collectivités locales paient le ramassage. L'Etat est sommé de rembourser la collectivité (rien que pour Saint Brieuc, le montant s'élève à 535 756 euros).
In fine, ce sont tous les contribuables qui paient l'incurie de quelques pollueurs !
Vous faîtes l'effort de choisir une nourriture biologique; mieux végétarienne. Et bien vous payerez quand même les algues vertes des productivistes agricoles !




Algues vertes. L’État versera 535 756 € à Saint-Brieuc agglomération
L’État payera le coût du ramassage et du transport des algues, ainsi que 50 % du coût de son traitement. Saint-Brieuc agglomération retire sa requête devant le
OUEST-FRANCE.FR
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Ven 25 Juil - 19:10

Enfin un peu de protection contre les pollueurs :

 cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers 


Le Sénat adopte le projet de loi sur l'agriculture en protégeant les habitations des pesticides
Le Sénat a adopté hier soir en deuxième lecture le projet de loi d'avenir pour l'agriculture, l’alimentation et la forêt après avoir voté un amendement visant à limiter la dissémination des pesticides hors des parcelles agricoles lorsqu'elles se trouvent à proximité d'habitations. L'ensemble de la gauche (PS, écologistes, communistes et radicaux de gauche) a voté pour le texte, tandis que l'UMP a voté contre et que l'UDI s'est abstenue.

Les sénateurs avaient débuté vendredi l'examen de ce projet de loi, adopté en première lecture en janvier par les députés et en avril par les sénateurs, puis en deuxième lecture le 10 juillet dernier par l'Assemblée nationale.

L'amendement socialiste adopté hier soir, avec l'accord du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, permet aux autorités d'encadrer le recours aux produits phytosanitaires pour éviter leur dissémination hors de la parcelle agricole « en particulier lorsque la zone à traiter est située à proximité d'un bâtiment d'habitation ». 
Les sénateurs ont aussi conservé les dispositions introduites dans le texte par les députés restreignant l’usage des pesticides près des lieux sensibles, comme les écoles ou les hôpitaux (lire Maire info du 10 juillet).

Le texte comporte par ailleurs plusieurs dispositions visant à renforcer la lutte contre l’artificialisation des sols.
 Dans chaque département sera ainsi créée une commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers, présidée par le préfet, associant notamment des représentants de l’Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements ou des professions agricole et forestière. Elle émettra entre autres des avis sur l’opportunité, au regard de l’objectif de préservation des terres agricoles, de certaines procédures ou autorisations d’urbanisme. 
Les sénateurs ont également prévu que « toute élaboration d’un plan local d’urbanisme d’une commune située en dehors du périmètre d’un schéma de cohérence territoriale approuvé et ayant pour conséquence une réduction des surfaces des espaces naturels, agricoles et forestiers » soit « soumise pour avis » à ces commissions départementales. 
Ils ont également confirmé l’extension des missions des Safer (sociétés d’aménagement foncier et rural).
Rappelons que l’ensemble du texte vise essentiellement à donner une orientation plus écologique à l'agriculture, en particulier grâce à la création de groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE).
En raison des différences entre les versions du Sénat et de l’Assemblée nationale, une commission mixte paritaire députés-sénateurs va tenter d'arriver demain à un compromis. En cas de succès de cette CMP, le projet de loi sera définitivement adopté jeudi par le Sénat et en septembre par l'Assemblée. En cas d'échec, l'Assemblée aura le dernier mot, après la pause estivale.

Consulter le texte adopté.

 cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers  cheers 

Nitrates : la nouvelle carte des communes classées zones vulnérables
La nouvelle a immédiatement fait l’unanimité contre elle dans le monde agricole : la décision annoncée mercredi en Conseil des ministres par Ségolène Royal d’augmenter fortement le nombre de communes classées en « zone vulnérable » aux nitrates (lire Maire info d’hier) a provoqué un tollé chez les éleveurs.

De quoi s’agit-il ? Le gouvernement poursuit ici l’application de la « directive nitrate », source de contentieux continuel entre la France et l’Union européenne depuis plus de vingt ans. Cette directive du 12 décembre 1991, et obligatoirement transposée dans le droit national de chaque État-membre, s’inscrit dans le cadre d’une politique générale de protection de la ressource en eau. 
Celle-ci a abouti à la publication, en 2000, de la directive-cadre sur l’eau (DCE, adoptée le 23 octobre 2000). La DCE est censée réglementer depuis toute la politique tant de l’État que des collectivités locales dans le domaine de la protection de l’eau à la source, tout comme son aînée, la Deru (directive Eaux résiduaires urbaines) l’a fait en matière d’assainissement, en obligeant toutes les collectivités à remettre aux normes leurs stations d’épuration.

C’est la DCE qui a imposé la mise en place des Sdage (Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux). Elle oblige à recenser toutes les masses d’eau utilisées pour le captage d’eau destinée à la consommation humaine, à les analyser en fonction d’indicateurs de qualité, et à traiter les points sensibles. Objectif de la DCE : atteindre le « bon état » de deux tiers des masses d’eau en 2015.

Il est certain aujourd’hui que cet objectif ne sera pas atteint par la France. Entre autres, parce que les objectifs de la directive nitrates de 1991 sont loin, très loin d’être atteint. Cette question est une source de contentieux majeure entre les pouvoirs publics et le monde agricole – l’élevage et l’utilisation d’engrais azotés étant la principale cause de présence de nitrates dans les eaux. Lutter contre ce phénomène impose en effet aux agriculteurs, souvent déjà en très grandes difficultés, des dépenses importantes.
Or, régulièrement, la carte des « zones vulnérables » aux nitrates, où les obligations imposées aux agriculteurs sont plus lourdes qu’ailleurs, est revue à la hausse par les gouvernements. Avant l’annonce d’avant-hier, il y avait déjà quelque 19 200 communes classées en zone vulnérable, depuis la précédente actualisation de 2012. La carte des zones vulnérables couvrait déjà la totalité de l’ouest du pays, presque tous les territoires situés au nord de la Loire, une partie du sud-ouest, et la vallée du Rhône. Il y aura donc, a annoncé la ministre, 3 888 communes de plus sur la prochaine carte (téléchargeable ci-dessous) – principalement dans la Mayenne, la Sarthe et la Somme, ainsi que dans les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées. La liste proposée sera soumise à concertation à la rentrée et officialisée avant la fin de l’année. Après cette révision, ce sera plus de 70 % de la surface agricole utile du pays qui sera classée en zone vulnérable.

Dès hier, les réactions des associations et syndicats agricoles ont été vives : la FNSEA a dénoncé une décision qui s’apparente à « un plan social de l’agriculture », dont « les petites exploitations seront les premières victimes ». La Confédération paysanne dit craindre que de nombreuses exploitations doivent « disparaître », tandis que la Coordination rurale dénonce « un nouveau coup sur la tête des agriculteurs » et appelle le gouvernement à « passer à l’attaque » pour « mettre en demeure la Commission d’enclencher une révision de la directive nitrate ».
Il semble que les assurances données par Ségolène Royal, comme quoi les agriculteurs concernés bénéficieraient « des aides maximales possibles », n’ont pas convaincu le monde agricole.

Télécharger le projet de carte des zones vulnérables.







Dernière édition par PACA le Mer 11 Fév - 16:05, édité 1 fois
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CARDABELLE

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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Dim 20 Juil - 10:10

Un petit coucou du Larzac , et a mon vieil ami PACA ! 

Livres à acheter chez votre libraire
Hold-up à Bruxelles
Les lobbies au coeur de l'Europe
José Bové
256 p., Ed. La Découverte, 2014. 17 €
En s'appuyant sur des exemples précis et documentés, José Bové décrypte les mécanismes de prise de décision, les bras de fer avec la Commission européenne, les logiques de l'Etat. Le constat lucide qu'il dresse s'accompagne de propositions pour changer les règles du jeu, pour édifier une Europe fédérale et plus démocratique capable de résoudre les crises qui ravivent les replis nationnalistes et les tentations autoritaires.
4ème de couverture
 
Mes raisons d'état
Mémoire d'un épris de justice
Louis Joinet
352 p., Ed. La Découverte, 2013. 22 €
Éducateur de rue, co-fondateur du Syndicat de la magistrature, en juin 1968, premier directeur de la CNIL, conseiller du Premier ministre durant dix ans, expert indépendant de l'ONU pendant trente-quatre ans, globe-trotter infatigable des droits de l'homme, passionné des arts du cirque, Louis Joinet est une personnalité hors du commun. Un passionné de justice raconte un demi-siècle de combats de chaque jour.
4ème de couverture
 

Tous au Larzac. Ce n'est q'un début
Gilles Clément, Ariane Doublet, Mariana Otero, Bertrand Bonello, William Klein et Mathieu Sapin
119 p., Ed. de l'Oeil, 2013. 20 €
Dans ce livre qui mêle l'histoire de différentes luttes et différents films autour de Tous au Larzac, ces femmes et ces hommes debout sont rejoints par d'autres, cinéaste, paysagiste, dessinateur pour continuer le combat.
4ème de couverture
 
Paroles du Larzac
Ouvrage collectif sous la direction d'Elisabeth Baillon
195 p., Ed. Privat, 2012. 17 €
Ce livre réunissant les Actes du colloque "Larzac, terre en marche", 
(octobre 2011), propose les points de vue de militants et d'historiens,
savoirs issus de vies de paysans et savoirs universitaires.
4ème de couverture
En vente également à l'APAL
 

Changeons de cap, changeons de Pac
José Bové / Gilles Luneau
218 p., Ed. Alternatives, 2012. 16 €
La prochaine Politique agricole commune se discute maintenant.
4ème de couverture
Présentation du livre dans l'émission de Radio Larzac
En vente également à l'APAL
 

Gardarem ! Chronique du Larzac en lutte
Christiane Burguière avec la collaboration de Pierre Burguière
Préface José Bové

399 p., Ed. Privat, 2011. 24 €
Témoignage de dix années de lutte
4ème de couverture
En vente également à l'APAL
 

Larzac : De la lutte paysanne à l'altermondialisme
Pierre-Marie Terral
459 p., Ed. Privat, 2011. 25 €
Livre de référence sur l'histoire du Larzac
4ème de couverture
Présentation du livre dans l'émission de Radio Larzac
En vente également à l'APAL
 

Le Larzac s'affiche
Solveig Letort, Préf. Stéphane Hessel, Avant-Propos Louis Joinet
141 p., Ed. du Seuil, 2011. 19 €
Recueil des 100 affiches majeures de la lutte du Larzac
4ème de couverture
En vente également à l'APAL

 

Larzac - Millau - Grands Causses
Elevage et partage des savoirs

André Robinet
169 p., Ed. L'Harmattan, 2011. 24 €
4ème de couverture
En vente également à l'APAL
 
Du Larzac à Bruxelles
José Bové, entretien avec Jean Quatremer
169 p., Ed. Cherche midi, 2011. 13.50 €
Réflexion d'un paysan du Larzac devenu député européen
4ème de couverture
En vente également à l'APAL
 

Millau, le patrimoine des causses
Françoise Galès
96 p., Ed. Mairie de Millau et Conseil Régional Midi Pyrénées, 2010. 9 €
Découverte du patrimoine rural caussenard de la commune de Millau
4ème de couverture
En vente également à l'APAL
 
Le Larzac et après
L'étude d'un mouvement social novateur
Alexander Alland Jr.
270 p., L'Harmattan, 1995.
En vente également à l'APAL
 
Larzac : utopies et réalités
Didier Martin 
220 p., L'Harmattan, 1987
Thèse de sociologie.
4ème de couverture
En vente également à l'APAL
 
Larzac
Georges Souche, photographies. Max Rouquette, textes.
140 p., Éd. Cardabelle, 1999.
 
Livres et documents vendus par l'APAL
La bergerie de la Blaquière : Une manifestation en dur
Solveig Letort
56 p., Éd. Apal, 2013.
5 €
 
Le Larzac terre en marche : Histoire de la lutte du Larzac de 1971 à 1981
Elisabeth Baillon
40 p., Éd. Apal, 1982.
5 €
 
 
   
Larzac terre en marche : évocation 1981 - 2007
Solveig Letort

40 p., Apal, 2008
5 €
 
Maisons du Larzac : Constructions d'hier, habitats d'aujourd'hui
Nicole Andrieu, Jean Milleville, Thomas Lesay

2ème édition revue et augmentée
31 p., Éd. Apal, 2011.
5 €
  
   La forge de St Sauveur
Ecomusée du Larzac

 
8 p., Éd. Apal, 2011.
1 €
 
  Massif Central Magazine
Juillet-Août-Septembre 2013 - N° 107
Rubrique "Destination" page 20 à 36 : Les enfants de la lutte 
Sur le causse, sans renier l'épopée des anciens, les enfants
de la lutte écrivent désormais leur propre histoire.
6 €
 

 
Livres consultables en bibliothèque
Pour la désobéissance civique
José Bové, Gilles Luneau
255 p., Ed. La Découverte, octobre 2004
Essai qui retrace les grandes étapes de l'histoire mondiale de la désobéissance civile et explique son importance aujourd'hui.
4ème de couverture

 

Bringing the empire back home
Herman Lebovics
232 p., Duke University Press, 2004
Un professeur d'histoire de State University of New York se penche sur quelques combats français contre la globalisation économique et culturelle... à partir de la lutte du Larzac.
 
Dire les causses
Mémoire des pierres, mémoire des textes
Textes recueillis par D. André, J. Cros-Saussol et J. Frayssenge
372 p., Ed. du Beffroi, juin 2003
146 textes s'égrenant 
depuis près de vingt siècles, évoquant ce qui fait la spécificité de ce pays et de ses hommes.
 
Paysan du monde
José Bové, collab. Gilles Luneau
475 p., Livre de poche n° 15394, 2002
Le tour du monde d'un porte-parole de la Confédération Paysanne.
4ème de couverture
 
En état de légitime révolte
François Roux, en collaboration avec Jacky Vilacèque, préface de Marie-Claude Tjibaou
126 p., Indigène, 2002
Témoignage d'un avocat engagé, notamment auprès du Larzac.
4ème de couverture
 
Le monde n'est pas une marchandise
José Bové, François Dufour, entretiens Gilles Luneau
339 p., Pocket n° 11117, 2000
Des paysans contre la mal-bouffe.
4ème de couverture
 
Chercheurs d'humanité, Larzac d'aujourd'hui
Texte de Gilles Luneau, photographies de Fabien Collini et Dominique Martin.
Éd. Etudes et Communications, 2004.
Des portraits, des paysages, un texte : trois regards sur le Larzac : Dominique Martin pour les paysages, Gilles Luneau pour le texte et Fabien Collini pour les portraits.
Soldé 10 €
 
 
  
La bibliothèque de Millau conserve un fonds important de documents sur le Larzac et sa lutte.
Consultez son catalogue en ligne sur :  bibliothèque de Millau.
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Jeu 12 Juin - 9:13

DAILYNORD :
 
RÉALITÉS PAR DAILYNORD | 07H00 | 10 JUIN 2014


Ecologie en Nord-Pas-de-Calais (1/2) : votre environnement est-il pollué ?





C’est loin d’être un scoop : la région Nord-Pas-de-Calais est foncièrement polluée. Sauf que pour la première fois, la Direction Régionale de l’Aménagement et du Logement (DREAL) a publié un état des lieux détaillé. Exploration de cartes pour visualiser quels endroits sont les plus pollués dans la région.

Il n’y a pas que l’industrie qui soit responsable de la pollution de l’air. [size=11]Crédit FlickR Billy Wilson Photography
[/size]
Des sols riches mais pollués par une histoire industrielle forte. Une ressource en eau importante mais dont la qualité doit être fortement améliorée. Du côté de l’air, des particules fines cancérigènes dépassent régulièrement les seuils réglementaires. Le premier état des lieux exhaustif de l’environnement en Nord-Pas-de-Calais, effectué de la DREAL en concertation avec près de 80 acteurs régionaux, n’est guère réjouissant.
Pollutions des sols variées et anciennes
Les sols du Nord-Pas-de-Calais sont d’une richesse incroyable : arsenic, dioxines, cadnium, cuivre, nickel, plomb, PCB, hydrocarbures, etc. On trouve presque toute sorte de polluants sous nos pieds ! La faute à qui ? Au passé industriel, qui a laissé d’importantes séquelles, notamment dans les agglomérations de Lille et de Valenciennes. Les bassins de Lens-Hénin, Béthune-Bruay ainsi que le littoral du Calaisis, de Dunkerque, du Boulonnais, ne sont pas épargnés. Avec ses 641 sites recensés comme pollués par l’industrie (soit 3200 hectares), la région regroupe à elle seule 14% des sites industriels pollués à l’échelle nationale, juste derrière Rhône-Alpes.

Inventaire des sols pollués ou potentiellement pollués en Nord-Pas-de-Calais. Crédit DREAL Nord-Pas-de-Calais

 
Pollution des eaux critique
Même si ça s’améliore doucement, les cours d’eau ont loin d’avoir retrouvé un « bon état écologique ». Selon la DREAL, « les cours d’eau dégradés tendent vers une amélioration », passant de « médiocre » ou « mauvais » à « moyen ». Reste que les bassins de l’Aa (dans le Dunkerquois), de la Lys et de la Deûle (dans et autour de la métropole lilloise)  et la Scarpe (dans le Douaisis) affichent une qualité clairement insatisfaisante. Parmi les molécules polluantes retrouvées, des matières organiques (provenant des déchets ménagers, agricoles ou industriels), des pesticides mais aussi des phosphates (provenant des engrais ou des détergents), des HAP (déchets de la combustion incomplète du pétrole et du charbon) et des molécules médicamenteuses. Il n’y a guère que la Canche, l’Authie, dans le Sud-Ouest du Pas-de-Calais, qui affichent un vert de bonne santé dans la région…
Même topo pas très réjouissant du côté des eaux souterraines, pourtant globalement abondantes. Normal, elles restent particulièrement vulnérables aux pollutions de surface. “Attention à bien différencier les pollutions des eaux de surface et de la nappe phréatique”, prévient la DREAL. Pourquoi ? Parce que le parcours de l’eau de la surface vers ces nappes reste lente. A tel point que l’on y retrouve encore des substances interdites depuis plusieurs années… « La région est l’une des plus concernées par les problèmes de qualité de des eaux en France ». Avec en tête des territoires concernés Lens-Hénin, Béthune-Bruay, Lille, Roubaix-Tourcoing et le Douaisis.

Les eaux de surface, principalement les cours d’eau, sont plutôt en mauvais état dans la région. Crédit DREAL Nord-Pas-de-Calais

 
Pollution de l’air préoccupante
Sur le triangle Lille-Roubaix-Tourcoing, à Lens ou encore à Saint-Omer ont dépassé régulièrement les seuils limite de polluants atmosphériques ces dernières années. A commencer par ceux des particules fines, considérées comme cancérigènes car s’infiltrant facilement dans les poumons. “Avec 12000 à 15000 litres respiré par jour et par personne, on peut considérer que 90% des habitants sont concernés par les particules fines, avec à la clef des mois (voire des années) d’espérance de vie perdus”, prévient la DREAL qui avance quelques chiffres : la réduction d’un tiers de la pollution de l’air pourrait éviter 300 morts précoces par an, essentiellement à cause des maladies cardiovasculaires.
D’où viennent ces particules fines ? Des moteurs diesel, des chauffages au bois ou encore de l’industrie.  Les territoires les plus exposés ? La métropole lilloise encore, le bassin minier, l’Audomarois pour l’essentiel, avec jusqu’à plus de 50 jours de dépassement des seuils par an. Mais les Nordistes installés à la campagne ne s’en tirent pas pour autant d’affaire. En 2007, les dépassements ont au final concerné 90% des habitants du Nord-Pas-de-Calais (contre 24% en Rhône-Alpes ou 33% en Ile-de-France). Et encore, on ne vous parle pas ici d’autres molécules au doux nom de dioxyde d’azote, de soufre voire de l’ozone…

En rouge, les régions qui ont totalisé plus de 50 jours de dépassement de la valeur limite des particules fines en 2011. Crédit DREAL Nord-Pas-de-Calais/Atmo Nord-Pas-de-Calais

 
Autres pollutions menaçantes
La pollution lumineuse touche de plein fouet la région Nord-Pas-de-Calais. Aucune des grandes agglomérations régionales n’échappe au phénomène avec Lens, Douai, Valenciennes, mais aussi Calais, Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Arras et encore et toujours la métropole Lille-Roubaix-Tourcoing. Cette pollution lumineuse ne provient pas seulement de l’éclairage public : les alentours des bureaux et les enseignes des centres commerciaux y sont aussi pour quelque chose ! Quel est le problème ? “Les sources de lumière artificielle nocturnes modifient profondément le comportement de certaines espèces.
La connaissance de l’exposition au bruit avance peu à peu dans la région, avec une cartographie en cours recensant notamment les “points noirs du bruit, lorsque le niveau sonore à proximité d’une route dépasse les 70 décibels. L’étude de la DREAL souligne en outre que les effets sur la santé des ondes électromagnétiques (micro-ondes, téléphones portables, WIFI ou des réseaux électriques) sont encore bien mal connus.
Un état des lieux exhaustif
Pour réaliser un état des lieux exhaustifs, la DREAL (Direction Régionale de l’Aménagement et du Logement) mis autour de table plus de 80 acteurs : collectivités, élus mais aussi associations, entreprises, etc. Et apparemment, il n’a pas été facile de mettre tout le monde d’accord pour publier ce premier tome, proposant une “synthèse rigoureuse et pédagogique de la connaissance actuellement disponible” sur le sol, l’eau, l’air, le climat, la biodiversité, les milieux naturels, les paysages, les ondes et les ressources.
Le plus dur reste à venir puisque la DREAL ambitionne d’éditer un deuxième tome, pour isoler les pressions exercées sur l’environnement. Ce qui reviendra à identifier les sources de pollution. Un troisième et quatrième tome sur les enjeux régionaux et territoriaux devrait ensuite entamer une grande concertation pour savoir quelles solutions à adopter pour limiter les pollutions dans la région.
L’ensemble de l’étude est consultable en ligne, sur le site de la DREAL Nord-Pas-de-Calais.
 
Lire aussi la deuxième partie de notre volet sur les risques en Nord-Pas-de-Calais.
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Jeu 22 Mai - 15:04

http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/madame-royal-villes-et-villages-sans-pesticides-vous-en-avez-reve-les-asso-3807
Madame ROYAL : Villes et villages sans pesticides - Vous en avez rêvé, les associations l’ont déjà fait !
22/05/2014


Lettre ouverte à l’attention de Madame Ségolène ROYAL.



Madame la ministre,
Vous vous apprêtez à lancer une initiative intitulée « Villes et villages sans pesticide ». Nous accueillons favorablement votre engagement en faveur d’une suppression de l’utilisation des pesticides dans nos communes ; d’autant plus que nos associations ont développé depuis de longs mois une campagne complète avec un site internet éponyme qui, entre autre, référence les communes sans pesticides. 



Vous en avez rêvé, les associations l’ont donc déjà fait…
Par delà l’affichage des communes œuvrant à une suppression des pesticides, nous estimons nécessaire et urgent que le Gouvernement mette en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre l’objectif de « zéro pesticides » le plus tôt possible et partout où le public pourrait être exposé à ces produits nocifs, en allant donc au-delà de ce que propose actuellement la loi Labbé ou l’arrêté du 27 juin 2011. 



A ce jour, les communes ont ainsi jusqu’en 2020 pour en finir avec les pesticides. Pour nos associations, 2015-2016 offrirait un délai suffisant pour changer de pratiques, informer les citoyens et former les élus et le personnel municipal aux alternatives à l’utilisation de pesticides (d’autant que le processus est largement engagé, ou abouti, dans de nombreuses collectivités, suite notamment aux lois Grenelle). La mise en place d’échéances intermédiaires permettraient aussi d’apprécier les évolutions mois après mois afin de mieux suivre les pratiques locales et éviter que certaines communes attendent le dernier moment pour se conformer à l’objectif « zéro phyto ».
En outre, ce projet « Villes et villages sans pesticides » doit reposer sur une grille de critères précis, avec des moyens adéquats, et couvrir de vastes zones et territoires. De fait, nous souhaitons que les stades, cimetières, trottoirs et zones jouxtant tous les points d’eau puissent être des lieux sans pesticides. 



 De même, nos associations estiment urgent de mettre en place dès à présent des zones sans pesticides à proximité des habitations, écoles, crèches, hôpitaux et maisons de retraite quand des zones agricoles jouxtent ces lieux de vie. Comme vous le savez, l’utilisation de pesticides peut affecter la santé des publics sensibles.

Vous trouverez joint à ce courrier, un certain nombre de mesures concrètes dont certaines peuvent être mises en place rapidement. Comptant sur votre écoute, nous restons à votre entière disposition pour poursuivre ce premier échange et envisager la synergie de nos projets.


Télécharger ce communiqué de presse en version PDF.


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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Jeu 17 Avr - 13:50

BOVINS VIANDE
Vache folle : Pas de coupable !?!


15.04.2014 En août 1996, la Confédération paysanne déposait une plainte contre X 
pour importation de farines animales. C'est la première plainte qui a été déposée en France.
 D'autres ont suivi, jusqu'à leur jonction au pôle santé publique de Paris. 
Après 17 ans de procédure, nous apprenons aujourd'hui que, selon le Procureur, il ne s'est rien passé !

Il n'y a donc pas eu d'importations illégales de farines qu'on savait déjà potentiellement contaminées.

 Il n'y a pas eu d'abattages massifs de troupeaux. Il n'y a pas eu de disparition soudaine de la demande en viande.
 Il n'y a pas eu de faillites de paysans.

A l'heure où les farines animales tentent de revenir discrètement, ceux qui ont provoqué 

cette crise devraient en sortir blanchis. Pourtant, les crises sanitaires ne se sont pas arrêtées là. 
Au contraire, on connaît aujourd'hui les dérives qui y conduisent. Un non-lieu dans cette 
affaire serait un signal très fort pour ceux qui ne s'inquiètent pas de jouer avec l'avenir des paysans,
 l'alimentation et donc la santé de tous : continuez, c'est permis !


http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2451&PHPSESSID=mo9atb4jfsa1nfqno5ou93pse1
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Mar 1 Avr - 12:26

http://www.bfmtv.com/economie/nouvelle-taxe-gaz-va-rapporter-240-millions-a-letat-2014-744337.html

La nouvelle taxe sur le gaz entre en vigueur ce mardi
A compter de ce 1er avril, les ménages utilisant le gaz seront soumis à la "taxe carbone". L'Etat va ainsi récupérer 240 millions d'euros cette année et 710 millions en 2015. L'an prochain, elle touchera aussi les carburants et le fioul domestique.

[size=10]P.C 
Le 31/03/2014 à 9:25 
Mis à jour le 01/04/2014 à 6:49
[/size]




- CC)
A part par les écologistes, la mesure a peu de chance d'être célébrée demain 1er avril. A compter de mardi, en effet, les ménages jusqu'ici exemptés de la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN), collectée depuis 1986 par les fournisseurs de gaz auprès de leurs clients et reversée à l'Etat, y seront soumis. 


C'est l'une des conséquences de la mise en place de la Contribution climat énergie (CCE), version hollandaise de la "taxe carbone" voulue par Nicolas Sarkozy et rejetée par le Conseil constitutionnel. Il s'agit de "verdir" les anciennes taxes en liant celles-ci à leurs rejets de gaz carbonique. 

Le montant de la taxe a été fixé à 1,41 euro par mégawattheure à compter du 1er avril. Elle sera ensuite relevée à 2,93 euros en 2015, et 4,45 euros en 2016. 

Pour les prochains mois, il ne devrait y avoir aucune incidence pour les particuliers, la nouvelle taxe étant contrebalancée par une baisse de 2,1% des tarifs réglementés. Mais ensuite, l'impact de la taxe devrait se faire sentir. 

4 milliards en 2016
Selon le Budget 2014, l'Etat doit en effet récupérer cette année 240 millions d'euros grâce à l'application de la TICGN aux ménages, 710 millions en 2015 et un milliard en 2016. 

A compter de 2015, la Contribution climat énergie sera également appliquée au fioul domestique et aux carburants, essence et diesel. Elle devrait rapporter alors 2,4 milliards dont une partie doit servir à financer le Crédit d'impôt compétitivité et emploi. En 2016, au terme de sa montée en puissance, elle rapportera 4 milliards, selon les estimations gouvernementales. 

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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Lun 10 Fév - 16:57

http://espaces-lawe.hautetfort.com/archive/2014/02/10/loi-anti-pesticides-5295044.html

http://www.maire-info.com/article.asp?param=16912&PARAM2=PLUS
 
La loi anti-pesticides promulguée


Aussitôt adoptée, aussitôt promulguée : il n’aura fallu que quelques jours pour que soit publiée au Journal officiel (samedi), la loi n°2014-110« visant à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires ».Cette loi, c’est le sénateur-maire de Saint-Nolff, Joël Labbé, qui en est à l’origine. Lui qui a été l’un des premiers maires à imposer l’interdiction des pesticides sur le territoire de sa commune avait déposé, l’été dernier,une proposition de loi plus ambitieuse encore, puisqu’elle prévoyait d’interdire l’usage des désherbants chimiques non seulement dans les collectivités, mais également sur le domaine de RFF ou des aéroports.


Ces dispositions n’ont pas été retenues par les parlementaires.En revanche, ceux-ci ont accepté l’idée d’interdire totalement
– à partir du 1er janvier 2020 – l’usage des pesticides « pour l'entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles
ou ouverts au public et relevant du domaine public ou privé » dans toutes les collectivités locales. Celles-ci ont donc désormais six ans
pour réorganiser leurs services techniques, à l’image des 40% de collectivités qui ont déjà franchi le pas, et leur apprendre
des modes d’entretien des talus, des cimetières, des espaces verts ou de la voirie, plus respectueux de l’environnement :
de la traditionnelle binette au désherbage thermique (au chalumeau), les techniques ne manquent pas.

La loi s’attaque aussi à l’usage des pesticides par les particuliers. En effet, à compter du 1er janvier 2022, la vente des pesticides
sera interdite aux particuliers, ainsi que leur usage – à l’exception « des traitements et mesures nécessaires à la destruction
et à la prévention de la propagation des organismes nuisibles mentionnés à l'article L. 251-3 » du Code rural et de la
pêche, c’est-à-dire les virus, mycoplasmes et autres agents pathogènes. 
Dès 2022 donc, il sera non seulement impossible d’acheter des pesticides dans les jardineries, mais il deviendra illégal –
et passible de fortes amendes – de les utiliser « pour un usage non professionnel ».

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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Sam 1 Fév - 18:04

http://www.revenuagricole.fr/focus-gestion/gestion-fiscalite-epargne/gestion-en-bref/economie-agricole/10579-pesticides-le-pr-seralini-persiste-et-signe-dans-une-nouvelle-etude


"Pesticides": le Pr Séralini persiste et signe dans une nouvelle étude




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1111111111 Rating 0.00 (0 Votes)
Créé le jeudi 30 janvier 2014 18:01Publié par AFP
Le professeur Gilles-Eric Séralini, auteur d'une étude controversée sur des effets d'un OGM et du Roundup sur des rats, persiste et signe avec un nouvelle étude montrant selon lui que les pesticides sont "deux à mille fois plus toxiques" qu'annoncés.
"Nous avons étendu les travaux que nous avons fait avec le Roundup et montré que les produits tels qu'ils étaient vendus aux jardiniers, aux agriculteurs, étaient de 2 à 1.000 fois plus toxiques que les principes actifs qui sont les seuls à être testés in vivo à moyen et long terme", a-t-il déclaré jeudi à l'AFP.
Avant mise sur le marché, seuls les effets de la substance active sont évalués et non ceux des produits commercialisés auxquels ont été ajoutés des adjuvants.
"Il y a méprise sur la réelle toxicité des pesticides", a insisté le professeur Séralini, précisant qu'il y a toxicité "quand les cellules commencent à se suicider" au contact du produit et "qu'elles meurent en quantité beaucoup plus significatives que les cellules contrôles".
L'étude, publiée il y a quelques jours dans la revue Biomed Research International (groupe Hindawi) à comité de lecture, est signée du professeur Séralini ainsi que d'autres membres de l'université de Caen, où se trouve son laboratoire, et du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen).
Elle a été réalisée in-vitro sur cellules humaines sur neuf des "principaux" pesticides utilisés dans le monde: trois herbicides (Roundup, Matin El, Starane 200), trois insecticides (Pirimor G, Confidor, Polysect Ultra), et trois fongicides (Maronee, Opus, Eyetak).
Elle conclut que sur 9 de ces "pesticides", "8 formulations sont clairement en moyenne des centaines de fois plus toxiques que leur principe actif", et pointe du doigt les adjuvants qui "sont souvent gardés confidentiels et sont déclarés comme inertes par les fabricants".
Les conclusions de l'étude choc du professeur Séralini sur les effets des OGM et du Roundup sur des rats, publiée en 2012, avaient été contestée par l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) et l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).
La revue Food and chemical toxicology (groupe Elsevier), qui l'avait publiée, a retiré l'article en novembre dernier. Le professeur Séralini avait relié cette décision de retrait à l'arrivée dans le comité éditorial de la revue de Richard Goodman, "un biologiste qui a travaillé plusieurs années chez Monsanto".
Conduite en secret pendant deux ans, l'étude démontrait, selon son auteur, un risque accru de tumeurs mammaires et d'atteintes hépato-rénales pour les rats nourris avec le maïs OGM, associé ou pas à l'herbicide Roundup, deux produits du fabricant Monsanto.
La nouvelle étude du Pr Séralini a été saluée jeudi par l'ONG Générations Futures. "Nous demandons que des tests sur les effets chroniques de ces formulations de pesticides soient rendus obligatoires au niveau national et européen au plus vite, c'est une exigence de santé publique!", a déclaré son porte-parole, François Veillerette, dans un communiqué.
Source : AFP
 
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Mar 21 Jan - 15:13

LA VERITE SUR LA SANTE  CHEZ NOS AMIS  BELGES 



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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Mer 15 Jan - 11:12




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MessageSujet: AMIANTE   Jeu 12 Déc - 0:33



Didier SpecQ


http://peripetiesjudiciaires.nordblogs.com/archive/2013/12/11/
anachronismes-et-lutte-de-classes-458881.html





Anachronismes et lutte de classes

Quand la justice se saisit d'un problème vous concernant, ça peut toujours finir mal...



PERIPETIESJUDICIAIRES.NORDBLOGS.COM


il y a 6 heures


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[/size]



  • Pierre Acarie tous savaient et connaissaient le danger de l ' amiante
    il y a 4 heures via mobile · J’aime


  • Michel Laval N'importe quoi. C'était un sujet controversé. Bien sur, quand on voulait savoir, on savait, 
  • mais dans le cas contraire les cautions les plus respectables étaient offertes. Ainsi l'excellent Claude Allègre 
  • a fait voter par les Académies (Sciences et Médecine) des avis stipulant que l'amiante était pratiquement sans danger. 
  • C'était en 1996-1997.
    il y a environ une heure · J’aime


  • Pierre Acarie Bidon Michel Laval ! Mensonges de cette triste marionnette vendue aux lobbies . 
  • Voir les alertes de l ' OPPBTP . J ai travaillé dans le BTP dès 1965 et des masques étaient fournis
  •  lors des tronconnages de tuyaux en amiante ciment , et les masques ce n ' était pas pour le carnaval .
    il y a 56 minutes via mobile · Modifié · J’aime


  • Michel Laval Mais oui bien sur. Mais on n'écrit pas quand on a deux sous d'honnêteté intellectuelle que le
  •  dossier était clair dans les années 80 dont il est question. Oui, c'était connu, en ce sens que des voix s'élevaient
  •  pour dénoncer les dangers de l'amiante depuis des décennies. Mais d'autres voix, alors tout aussi crédibles pour
  •  l'opinion, disaient le contraire. Facile de condamner 30 ans après, à la lumière du savoir acquis entre-temps, qui 
  • a permis de faire le tri entre le vrai et le faux. Anachronisme, en effet.
    il y a environ une heure · J’aime


  • Pierre Acarie Ce sont des gens comme vous Michel Laval qui par leur mauvaise foi ou pire leur incompetence 
  • en la matiere trompent l 'opinion publique comme cet olibrius de ALLEGRE qui disait il y a qqs temps que la planete
  •  ne se rechauffait pas a cause de la polluti...Voir plus
    il y a 38 minutes · Modifié · J’aime


  • Pierre Acarie 1898 : En Angleterre, un inspecteur en chef des usines écrit dans son rapport annuel que les
  •  risques de l'amiante pour la santé sont « aisément démontrés »5.
    1906 : Denis Auribault, inspecteur départemental du travail à Caen, publie un rapport dénonçant la « forte
  •  mortalité des ouvriers dans les filatures et dans les usines de tissage d'amiante »6
    1919 : les compagnies d'assurances américaines et anglaises suppriment leur garantie pour les entreprises
  •  fabriquant des matériaux contenant de l'amiante7
    1929 : les différentes firmes européennes Eternit se réunissent en un cartel, la SAIAC (pour Sociétés Associées
  •  d'Industries Amiante-Ciment), qui centralise, entre autres, les informations scientifiques sur les dangers de l'amiante.
    1945 : un tableau de maladies professionnelles dues à l'amiante est créé. Les employeurs ne peuvent prétendre
  •  ignorer les risques.
    Dès la fin des années 1950, le mésothéliome pleural et péritonéal était attribué au rôle cancérigène des fibres
  •  d'amiante, mais les organismes de sécurité sociale refusaient d'admettre cette pathologie parmi les maladies
  •  professionnelles, du fait qu'elle ne figurait pas au répertoire.
    1951 : les frères Blandin créent un matériau à projeter sans amiante. Un flocage sans amiante est disponible
  •  et très largement utilisé en France en concurrence avec l'amiante, bien avant l'interdiction de l'amiante dans
  •  les flocages.
    1965 : premier cas recensé en France d'un mésothéliome (dont la seule cause connue est l'amiante). 
  • Les importations massives d'amiante continuent néanmoins durant trente ans encore (pour un total
  •  équivalant à 80 kg par habitant).
    1971 : les industriels américains du Nord et européens, qui développent des centaines d'applications 
  • de la fibre ignifuge, se réunissent à Londres lorsque des études scientifiques pointent sa nocivité. 
  • Les pressions vont s'accroitre à plus ou moins long terme, redoute l'organisateur de la conférence, 
  • « préparez votre défense »
    1975 : les journaux télévisés informent du risque de cancer lié à l'amiante, et du risque de décès, 
  • autour de l'actualité de Jussieu, menée entre autres par le chercheur Henri Pézerat.
    1976 : une conférence du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe l'amiante 
  • comme « cancérigène avéré » pour l'homme.
    En 1977, le professeur Jean Bignon, pneumologue respecté, écrit à Raymond Barre, premier ministre :
  •  « force est d'admettre que l'amiante est un cancérogène physique dont l'étendue des méfaits chez
  •  l'homme est actuellement bien connue » et prédit « des conséquences plus graves sur la santé
  •  publique pour les trente années à venir ».
    Marcel Valtat crée les communications économiques et sociales, un des premiers cabinets spécialisés 
  • qui se chargera de la promotion des entreprises et sera la cheville ouvrière du lobbying de l'amiante
  •  en France. Son décès en 1993 marquera le début d'un déclin du poids de ce lobbying.
    1977 : des décrets et arrêtés règlementent l'usage de l'amiante. Le flocage à l'amiante, c'est-à-dire 
  • la projection de fibres d'amiante avec un liant faible à fin d'isolation thermique, ou le plus souvent de
  •  protection contre le feu de structures métalliques, est interdit dans les habitations (décret du 29 juin 1977).
  •  Mais le décret d'août 1977 sur la protection des travailleurs exposés aux poussières d'amiante pose problème.
    Si le Royaume-Uni a adopté, dès 1969, une règlementation qui limite la norme d'empoussièrement 
  • à 0,2 fibre/cm³ d'air pour la crocidolite, variété la plus dangereuse de l'amiante, les industriels français
  •  imposent une norme dix fois supérieure.
    Janvier 1978 : le Parlement européen, dans une résolution, souligne le « caractère cancérigène »
  •  de l'amiante.
    Mars 1978 : un décret du 20 mars 1978, interdit les flocages contenant plus de 1 % d'amiante dans 
  • l'ensemble des bâtiments.
    L'évolution règlementaire de l'interdiction de mise sur le marché de produits contenant de l'amiante 
  • s'étalera jusqu'au 1er janvier 1997, date à laquelle, seules quelques applications pour lesquelles les
  •  enjeux en termes de sécurité sont tels, que l'amiante n'a pas encore trouvé de remplaçant fiable.
    En 1982, l' « Association française de l'amiante » regroupant les industriels de l'amiante crée un Comité
  •  Permanent Amiante (CPA), qui regroupe patronat et syndicats, chargé de la prévention des accidents
  •  du travail et des maladies professionnelles. La paternité en revient à l'Institut national de recherche et 
  • de sécurité (INRS). Ce comité groupe informel, sans pouvoir et sans statuts, créé par Dominique Moyen, 
  • directeur général de l'Institut national de recherche et de sécurité, va orienter la politique sanitaire française
  •  pour l'amiante. Ce comit
  • é comprendra le professeur Jean Bignon et son successeur, le professeur Patrick Brochard, qui dira par la
  •  suite s'être fait piéger : « on ne sait pas faire sans amiante » pensait-on alors… « tout le monde croyait les
  •  industriels ». Ce comité, dont le financement sera entièrement dépendant des industries, comprendra aussi
  •  des délégués des principaux syndicats qui défendront longtemps l'usage de l'amiante au nom de la
  •  préservation de l'emploi.
    Pendant douze ans, la politique en matière d'amiante sera entièrement confiée à ce comité avec la
  •  complicité d'un État Français singulièrement passif.
    1986 : lorsque les États-Unis envisagent d'interdire l'amiante, la France intervient pour émettre un avis négatif
  • , fondé sur un rapport du Comité permanent amiante. Et quand, poussée par l'Allemagne en 1991, 
  • la Communauté européenne s'interroge sur une interdiction pure et simple de l'amiante,
  •  le CPA procède de nouveau à un intense lobbying dans les couloirs de la Commission afin 
  • d'empêcher toute prohibition, avec le soutien du lobby canadien.
    En 1991, la Communauté européenne s'interroge sur l'interdiction mais la France, encouragée
  •  par un lobbying intensif du Comité Permanent Amiante, contribuera grandement à « geler » la situation.
    En 1992, dans une école de Pontoise, enseignants et parents découvrent la présence massive
  •  d'amiante dans les faux plafonds et s'inquiètent. Le maire ferme les classes et un instituteur
  •  prévient la CGT, qui renvoie sur le Comité Permanent Amiante.
    il y a 33 minutes · J’aime


  • Michel Laval Vous êtes ridicule et sottement agressif. Incompétence ? Je suis centralien et titulaire
  •  d'un master en gestion de l'environnement. Mauvaise foi ? Je suis engagé lourdement pour la cause
  •  écologiste depuis 1984 (c'est aussi la date du début de mon abonn...Voir plus
    il y a 25 minutes · J’aime


  • Pierre Acarie Ce que je sais c 'est que j 'ai des ouvriers de mes equipes qui sont aujourd hui
  •  décédés parceque des choix tardifs furent faits pour des raisons économiques , politiques et 
  • electorales il ne fallait pas deplaires au LOBBIES de l 'amiante , qui comme a PROUVY-THIANT 
  • dans le Nord utilisait une forte main d 'oeuvre ..Fermer cette usine n 'etait pas bon pour les
  •  statistiques du chomage .L 'etat a sacrifie mes collegues au nom des statistiques , ! ! !




  • Eternit et l'amiante, 1922-2000


    books.google.fr
    Prouvy, avril 1922. Profitant des besoins gigantesques

  •  de la reconstruction dans le Nord
  •  après la première guerre mondiale,
  •  un petit industriel, en quête d'une affaire florissante, 
  • fonde la Société anonyme française Eternit. Objectif
  •  : produire des matériaux de couverture 
  • en amiante-ciment bon march...
    il y a 25 minutes · J’aime · Supprimer l’aperçu


  • Pierre Acarie MENSONGES tout le monde savait !
    il y a 24 minutes · J’aime


  • Pierre Acarie Vous feriez bien de changer de metier ..
    il y a 23 minutes · J’aime


  • Michel Laval L'indignation n'excuse pas la carence de la réflexion.
    il y a 23 minutes · J’aime


  • Pierre Acarie Lisez les docs ci dessus et vous comprendrez peut etre que si vous , vous ne saviez pas
  •  ...d 'autres savaient ...lorsque j 'ai commencé a travailler avec l 'amiante ciment vous etiez peut etre
  •  en culottes courtes et ce sujet passait au dessu de votre tete
    il y a 16 minutes · J’aime


  • Michel Laval Rien à rajouter à mes deux derniers commentaires. Bonne continuation.
    il y a 14 minutes · J’aime


  • Pierre Acarie C 'est ça continuez a vivre dans votre petite bulle et votre univers , loin des contingeances
  •  et des souffrances d 'une classe ouvriere que vous et les votres avez par ignorance abandonnée 
  • aux puissants lobbies et aux elus responsables mais jamais coupables ...
    il y a 9 minutes · J’aime



  • Pierre Acarie Michel Laval je reviens a notre ami ALLEGRE . iL EST LA PREUVE que les grandes
  •  ecoles et les cranes bien remplis peuvent etre corrompus menteurs et manipulateurs Decliner 
  • ses diplomes et son cursus n ' autorise pas la malhonnetete intellectuelle ...




  • Claude Allègre reconnaît le changement climatique et avoue avoir été payé par le lobby...





    Après avoir été invité sur France Inter ce mercredi 31 Mars, le géophysicien Claude Allègre,

  •  membre de l’Académie des Sciences a avoué « avoir reçu des cadeaux » de la part de certains
  •  groupes industriels. C’est à la toute fin du débat animé par Nicolas Demorand, fa...
    il y a environ une minute · Modifié · J’aime · Supprimer l’aperçu

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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Sam 30 Nov - 11:36

Une demande de Gérard Guiot, clameur de mots, mais aussi jardinier :
 
 

Note à faire suivre à vos amis:

Bonjour !

Je viens de créer une pétition "Mr le ministre de l'écologie, Mesdames et Messieurs les députés: 

Stop aux pulvérisations en bordure des jardins et des habitations" sur Change.org.

C'est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ? Voici le lien :


http://www.change.org/petitions/mr-le-ministre-de-l-%C3%A9cologie-mesdames-et-messieurs-les-d%C3%A9put%C3%A9s-stop-aux-pulv%C3%A9risations-en-bordure-des-jardins-et-des-habitations/revoke?email=gerardguiot%40gmail.com&locale=fr&token=7a4695558aca3d38649b4059a5ad1556c8d00779&utm_medium=email&utm_source=signature_receipt&utm_campaign=new_signature

Merci beaucoup!

Gérard Guiot
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Mar 5 Nov - 18:26

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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Mer 4 Sep - 11:03

http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/decret-nitrate-encore-un-nouveau-reporc-3683

Décret nitrate : Encore un nouveau « reporc » !
04/09/2013
Agir pour l'Environnement

Les ministres de l'écologie et de l'agriculture viennent de publier un nouveau décret relatif aux programmes d'actions contre les nitrates d'origine agricolemodifiant le décret du 10 octobre 2011.



Les ministres de l'écologie et de l'agriculture viennent de publier un nouveau décret relatif aux programmes d'actions contre les nitrates d'origine agricole modifiant le décret du 10 octobre 2011.
Non content de reporter une nouvelle fois la date limite pour l'entrée en vigueur du programme d'actions régional contre les nitrates au 31 août 2014, le Gouvernement n'a pas osé remettre en cause les assouplissements adoptés par la précédente majorité.
Pour Agir pour l'Environnement, « l'objet implicite de ce nouveau décret est une nouvelle fois de gagner du temps afin de tenter d'éviter une condamnation de la France pour non respect de la directive « Nitrate ». Ce nouveau « reporc » donne pleine satisfaction aux tenants d'un élevage industriel dont les effets sur le bien-être animal, sur l'environnement et sur la qualité de l'eau ne sont plus à démontrer. »
Avec l'adoption de ce nouveau décret, le changement politique promis pendant la campagne présidentielle semble définitivement se conjuguer au futur.
Il ne fait guère de doute que ce décret n'évitera pas une condamnation de la France à de lourdes sanctions financières européennes. Le kilo de porc est donc payé quatre fois : par le consommateur, par le malade, par les régions et départements obligés d'engager des sommes abyssales en dépollution des eaux et des côtes, par l'Etat qui ne manquera pas d'être condamné pour son attentisme coupable ! 
Alors même que la conférence environnementale est censée aborder la politique de l'eau dans l'une des tables rondes, il est peu de dire que la publication de ce décret est un bien mauvais signal.
Pour Agir pour l'Environnement, l'élevage industriel ne survit qu'à grand coup de subventions cachées et de "restructurations" économiques désastreuses, conséquences de la course au gigantisme. Il est grand temps de mettre un terme à ce dumping écologique et social en favorisant un élevage plus respectueux du bien-être animal, des écosystèmes et des éleveurs eux-mêmes.


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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Ven 2 Aoû - 16:54

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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Ven 2 Aoû - 15:58

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/le-lien-entre-la-maladie-de-parkinson-et-les-pesticides-officiellement-
reconnu_1698543_3244.html

Le lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides officiellement reconnu
Le Monde.fr Par Angela Bolis




C'est un pas de plus vers la reconnaissance des maladies professionnelles des agriculteurs. Lundi 7 mai, est entré en vigueur un décret qui reconnaît la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle et établit explicitement un lien de causalité entre cette pathologie – seconde maladie neurodégénérative en France après Alzheimer – et l'usage des pesticides.
Un pas de plus car, dans ce domaine où règnait jusqu'ici la loi du silence, la prise de conscience des effets des produits phytosanitaires sur la santé des agriculteurs commence seulement à émerger. Et à porter ses fruits. En février, la victoire d'un céréaliculteur charentais, Paul François, qui avait intenté unprocès contre le géant américain Monsanto, a constitué une première en France. La firme a été jugée responsable de l'intoxication de l'agriculteur par les vapeurs d'un de ses herbicides, le Lasso – retiré du marché en 2007 en France, alors que sa dangerosité était connue depuis plus de vingt ans.
Quelques jours plus tard, ils étaient plusieurs dizaines d'exploitants à manifester au Salon de l'agriculture, devant le stand de l'Union des industriels de la protection des plantes. Leurs revendications : le classement des affections liées à l'usage des pesticides en maladies professionnelles et le retrait des produits dangereux.
Le 30 avril, c'est une autre décision, celle de la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi) d'Epinal, qui est venu apporter de l'eau au moulin : ce jour-là, l'Etat a été condamné à indemniser un agriculteur céréalier de Meurthe-et-Moselle souffrant d'un syndrome myéloprolifératif. D'abord reconnue comme maladie professionnelle, la pathologie est alors associée par la Civi à l'usage de produits contenant notamment du benzène.


UN DÉCRET "TRÈS ATTENDU"
Dans ce paysage qui commence doucement à évoluer, le décret concernant la reconnaissance de la maladie de Parkinson était donc "très attendu", note Guillaume Petit. L'agriculteur appartient à l'association Phyto-victimes, créée en mars 2011, et avec laquelle Paul François a, l'un des premiers, brisé le silence en attaquant Monsanto. Lui a attendu quatre ans avant de voir sa pathologie reconnue comme maladie professionnelle. "Combien voient leur demande refusée ? Combien aussi y renoncent, devant la difficulté ?", interrogeait-il lors de la création de cette association.
L'entrée de la maladie de Parkinson dans les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole facilitera donc les démarches pour les agriculteurs chez qui cette pathologie aura été diagnostiquée moins d'un an après l'usage de pesticides – le texte ne précise pas lesquels. "C'est une reconnaissance officielle qui est, déjà, importante sur un plan symbolique,note Guillaume Petit. Mais c'est aussi le moyen, pour l'agriculteur, d'être pris en charge financièrement, en fonction de son taux d'incapacité à poursuivreson travail."


EN DIX ANS, CINQ MALADIES LIÉES AUX PESTICIDES RECONNUES

Jusqu'ici, selon Yves Cosset, médecin du travail national adjoint à la Mutuelle de la santé des agriculteurs (MSA), seuls vingt cas de maladies de Parkinson ont été rapportés aux comités de reconnaissance des maladies professionnelles en dix ans. Dix ont été acceptés, dix refusés. Dans la même période, seuls quatre ou cinq cas de maladies ont été officiellement reconnus comme causés par les pesticides.
Au total, ce sont 4 900 pathologies qui sont reconnues chaque année comme maladies professionnelles chez les agriculteurs. Mais plus de 90 % d'entre elles sont des TMS (troubles musculo-squelettiques), le reste des cas étant principalement liés aux animaux et à la poussière de bois ou d'amiante, selon Yves Cosset. 

Dans les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole, on trouve ainsi, par exemple, la maladie de Lyme – causée par les tiques –, le tétanos ou encore les hépatites. Mais aussi quelques pathologies liées aux produits phytosanitaires. Est notamment cité, depuis 1955, l'arsenic, responsable d'une large gamme d'affections – irritations, intoxications ou cancers. Ou encore le benzène, classé comme cancérogène certain, et le pentachlorophénol (PCP), interdit dans les pesticides depuis 2003.
Mais, rappelle Yves Cosset, "ces tableaux évoluent au fur et à mesure des connaissances de la science. Or, la plupart des pathologies liées aux pesticides apparaissent de manière différée, dix, vingt, voire trente ans après le début de leur usage. Dans la médecine du travail, on a commencé àparler de l'amiante dans les années 1960, et ce produit n'a été mentionné dans ces tableaux qu'en 1998 pour les cancers. Il n'est donc pas exclu que d'autres pathologies émergent et soient reconnues dans les années àvenir..."

Angela Bolis
Des agriculteurs victimes de pesticides veulent rompre le silence
LE MONDE | PIls sont agriculteurs, ne sont âgés que de 40, 47, 50 ans et sont atteints de la maladie de Parkinson, d'un lymphome, d'un cancer de la prostate, de la vessie.

Ils ont manipulé des années durant herbicides, insecticides et autres fongicides pour traiter leurs cultures. Tous ont de fortes suspicions à l'égard de ces produits chimiques auxquels ils ont tant cru : pourquoi de telles pathologies se multiplient-elles au sein de cette génération d'agriculteurs qui se sont lancés dans les années 1970 et 1980, en plein boom de ce que l'on a appelé la révolution verte ?
Aujourd'hui, ils ont décidé de briser l'omerta. Et lancent, samedi 19 mars à Ruffec (Charente), une association : Phyto-victimes. Pour susciter une prise de conscience des pouvoirs publics et offrir une aide aux autres -malades qui, comme eux, sont atteints mais n'osent parler de ce qui leur arrive.
Paul François, à l'initiative de l'association, est un des premiers à avoir rompu le silence. La vie de cet exploitant de 47 ans à la tête de 240 hectares, longtemps dédiés à la monoculture céréalière, a basculé le 27 avril 2004. Ce jour-là, voulant vérifier le nettoyage de la cuve d'un pulvérisateur, il a inhalé une forte dose de chlorobenzène. Chauffés par le soleil, des résidus de ce produit utilisé comme solvant au Lasso - un désherbant de Monsanto retiré du marché français en 2007 - se sont transformés en gaz. Depuis, il souffre de troubles neurologiques et doit subir un IRM tous les six mois, des lésions étant apparues au niveau du cerveau.
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Mar 11 Juin - 17:36

http://www.20minutes.fr/planete/1171543-20130611-agriculteurs-francais-vont-ils-devenir-agroecologistes
Les agriculteurs français vont-ils devenir «agroécologistes»?


Créé le 11/06/2013 à 12h10 -- Mis à jour le 11/06/2013 à 12h10




Henri Marce, producteur de fruits et légumes bio à Montlaur-en-Diois, dans la Drôme, le 9 septembre 2011. A.CHAUVET/20 MINUTES

AGRICULTURE - Un rapport destiné à favoriser la transition vers l'agroécologie est remis ce mardi au ministre de l'Agriculture...

L’agroécologie, ce ne sont pas des hippies qui élèvent des chèvres en Ardèche. Enfin, pas seulement. Au cœur du plateau de la Brie, en plaine céréalière, le lycée agricole Bougainville a «verdi» les cours et enseigne aux élèves à concilier agriculture et environnement. Une pratique qui devrait se généraliser sous l'impulsion du gouvernement qui souhaite «verdir» l'enseignement agricole: Marion Guillou, présidente du Conseil d'administration d'Agreenium, un consortium destiné à construire une offre en recherche et enseignement supérieur agronomique français, remet ce mardi un rapport sur l’agroécologie au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Observer et optimiser

«Avec la raréfaction des ressources environnementales et le besoin accru de production agricole, on ne peut plus avoir comme objectif le seul volume en se disant qu'on corrigera les dégâts plus tard, explique Marion Guillou. On doit viser des modes de production alliant fourniture de produits pour l'alimentation ou le non alimentaire, et services pour l'environnement.» Cette nouvelle conception de l’agriculture s’illustre dans l'exploitation agricole de 130 hectares adossée au lycée Bougainville qui produit des plantes, des fleurs, de la viande bovine, des céréales et du colza.

Pour limiter l'usage des herbicides, le lycée a investi dans trois outils de désherbage mécanique et mis en place un système de rotation et d'association de cultures vertueux. Le proviseur assure qu'il n'a pas relevé de baisse des rendements malgré parfois des difficultés comme ces quelques mauvaises herbes qui ont germé en même temps que le colza cette année. Et en quatre ans, l'exploitation a réduit de 30% l'utilisation d'herbicides et de 40% les fongicides. «On est en train de passer de l'enseignant qui apprenait que la production est proportionnelle à ce qu'on met en intrants à un professeur qui montre aux élèves comment, par l'observation, on peut optimiser et raisonner son utilisation de produits phytosanitaires», explique un professeur.

Agir dans les régions «fragiles»

Des principes simples, comme le fait de garder des animaux et de l'herbe pâturée en montagne pour éviter l’érosion des sols, ou, pour les grandes cultures, la production de lentilles durant l’hiver pour avoir un sol naturellement propre et pouvoir y cultiver du colza au printemps, permettraient de produire plus et mieux. «Globalement nos propositions améliorent les rendements en terme de qualité comme de quantité, argue Marion Guillou. En revanche, passer à ces systèmes requiert de la technicité et du temps de travail, de refaire de l'agronomie, de passer dans les champs pour surveiller l'arrivée des parasites. Certaines pratiques demandent en outre d'investir».

Pour permettre aux agriculteurs de s’y mettre, elle préconise des réformes fiscales accompagnées de formations et conseils pour transmettre de nouvelles approches «adaptées à chaque terrain»: «En France, il est prioritaire d'agir dans des zones plus fragiles: la Normandie pour l'érosion des sols, Poitou-Charentes pour la gestion de l'eau, dans le Sud-Ouest où l'eau manque aussi en juillet. Dans certaines régions, on relève des phénomènes de disparition d'abeilles. Et toutes ces régions seront intéressées pour agir».

«Les vaches sont moches et mal entretenues»

Pourtant, la plupart des agriculteurs voisins du lycée Bougainville ne sont pas très convaincus par l'idée qu'on puisse combiner performances écologique et économique. «Ici, c'est une plaine céréalière et on dérange la profession qui a une obsession: maintenir les niveaux de production», explique Daniel Pezzin, le proviseur. Dans la salle de cours d'une Première de Bac Pro «Conduite des exploitations», l'agroécologie ne déchaîne pas les passions. Certains élèves reconnaissent qu'il est important «que la production agricole soit tournée vers l'environnement» mais, tempère l'un des lycéens, «j'ai montré des photos de l'élevage du lycée à mon stage et le chef d'exploitation trouve que ce n'est pas bien géré, que les vaches sont moches et mal entretenues». Avec l'agroécologie, il faut accepter que tout ne soit pas au carré et que quelques brindilles dépassent des champs.

Audrey Chauvet, avec AFP
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Mar 7 Mai - 12:01

POLLUTIONS D ' APRES UN REPORTAGE SUR ARTE

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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Ven 19 Avr - 9:45

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/16/qu-est-ce-que-la-directive-nitrates-denoncee-par-les-agriculteurs_1817648_3244.html

Qu'est-ce que la directive nitrates dénoncée par les agriculteurs ?
Le Monde.fr | 16.01.2013 à 18h25 • Mis à jour le 17.01.2013 à 09h01



Tas de paille et de palettes déversés à deux pas du ministère de l'agriculture à Paris, fumier et pneus déchargés devant la cathédrale du Mans ou encore mur de parpaings érigé devant la Direction régionale de l'environnement à Rennes : à l'appel de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), les agriculteurs ont multiplié, mercredi 16 janvier, opérations et manifestations dans l'Hexagone pour dénoncer les normes environnementales et en particulier la directive nitrates qui, selon eux, menace la viabilité économique des élevages.
Lire : Pétition et actions coup de poing de la FNSEA contre la directive nitrates

Qu'est-ce que la directive nitrates ?
La directive européenne nitrates, entrée en vigueur le 12 décembre 1991, a pour but de protéger les réserves d'eau en surface et en sous-sol en limitant l'usage des nitrates, présents dans les engrais agricoles et les déjections animales, et en imposant des périodes d'interdiction d'épandre ces engrais qui doivent être dûment stockés.

Elle impose aussi aux Etats membres de surveiller leurs eaux et de définir celles atteintes, ou susceptibles de l'être, par la pollution par les nitrates. Mais selon la Commission, vingt ans après, la France ne s'y conforme toujours pas totalement. La Commission européenne a alors poursuivi Paris, le 27 février 2012, devant la Cour de justice de l'Union pour n'avoir pas pris des mesures suffisamment efficaces et rapides contre cette pollution.

Bruxelles avait déjà adressé une mise en garde à la France le 26 octobre 2011, à la suite de quoi Paris avait modifié sa réglementation. "Mais la lenteur des progrès et l'insuffisance des changements proposés ont conduit la Commission à transférer le dossier" à la Cour de justice, a souligné la Commission.

Lire : Pollution aux nitrates : Bruxelles poursuit la France en justice


Menacée de lourdes sanctions financières par Bruxelles, la France a pris récemment des mesures. La délimitation des zones polluées ou sous la menace d'une pollution aux nitrates a ainsi été révisée fin décembre dans les six bassins fluviaux de l'Hexagone : Adour-Garonne, Seine-Normandie, Loire-Bretagne, Artois-Picardie, Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée-Corse.

Désormais, 18 860 communes sont classées "zones vulnérables" – celles qui enregistrent des teneurs en nitrates d'au moins 50 milligrammes par litre (mg/l) –, soit 860 de plus qu'en 2012, a précisé le ministère, ajoutant que 440 communes avaient été déclassées et 1 300 intégrées au nouveau périmètre.


Lire : Les nitrates contaminent de plus en plus de rivières françaises (lien abonnés)

Ces "zones vulnérables" sont soumises à une réglementation spécifique, visant essentiellement les pratiques agricoles (période d'épandage, stockage des effluents, bandes d'herbe entre champs et cours d'eau ou encore rotation obligatoire des cultures) à l'origine de la pollution de cours d'eau et de nappes phréatiques. Avec ce nouveau classement et un programme d'actions qui devrait être renforcé en 2013, la France espère éviter des sanctions de la part de la Cour de justice européenne.

Pourquoi les agriculteurs s'opposent-ils à cette réglementation ?
En pleine campagne pour les élections aux chambres d'agriculture prévues à la fin du mois, la FNSEA, redoutant des conséquences économiques pour le secteur de l'élevage, réclame un moratoire sur la directive : une pétition en ce sens a recueilli "au moins 40 000 signatures" qui devaient être déposées dans les préfectures mercredi.

"L'agronomie ne se décide pas depuis un bureau", explique Dominique Barrau, secrétaire général du premier syndicat des agriculteurs en France. Selon lui, au nom du principe de précaution, la France s'est fixé des objectifs intenables de teneurs en nitrates, sur lesquels l'Europe demande aujourd'hui des comptes. Producteur de lait dans l'Aveyron, il dénonce en particulier la disposition qui interdirait tout épandage de fumier sur les terrains d'une pente supérieure à 7 % pour protéger les points de captage d'eau. Ou la capacité obligatoire de stockage du lisier et de fumier, qui vient subitement de doubler.

Le président de la fédération d'Ile-de-France, Damien Greffin, traduit aussi l'exaspération des adhérents : "On nous a contraints à des investissements très lourds, en dizaines de milliers d'euros. Puis un nouveau ministre arrive et les règles changent : il n'y a aucune logique de continuité d'un ministre à l'autre", dénonce-t-il. Pour lui, "les nouvelles mesures édictées à l'emporte-pièce sur la protection des captages reviendraient à sortir 3 millions d'hectares de la production agricole."

La fédération France nature environnement, pour qui "l'intérêt général prévaut sur quelques agriculteurs", rappelle que "de nombreux assouplissements ont déjà été mis en œuvre ces dernières années : relèvement des seuils d'autorisation pour les élevages intensifs, suppression des enquêtes publiques pour les regroupements d'installation, augmentation des plafonds d'épandage de lisier".
La Fédération indique en outre qu'"un millier de captages ont été abandonnés en France ces dernières années et qu'une quinzaine de départements sont touchés par les marées vertes", concluant qu'il est "indispensable que l'Etat protège l'eau et applique enfin la directive européenne de 1991".

"La France est tenue de se conformer aux exigences communautaires dans le cadre de la directive nitrate ; les sanctions financières encourues seraient très lourdes pour le budget national en cas de manquement, répondent les ministres de l'écologie Delphine Batho et de l'agriculture Stéphane Le Foll dans un communiqué. Les ministres cherchent à concilier leur rentabilité économique et leur performance environnementale, en limitant les investissements superflus."


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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Mer 27 Mar - 0:06

http://www.lavoixdunord.fr/region/incinerateurs-et-sante-la-preoccupation-d-yves-ia30b0n1126542

Incinérateurs et santé : la préoccupation d'Yves Sarrazin, médecin à la retraite
PUBLIÉ LE 26/03/2013 - MIS À JOUR LE 26/03/2013
| LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ |
Vendredi, cinq associationsde défense de l'environnement donneront une conférence sur les relations entre la qualitéde l'air et la santé. Yves Sarrazin, ancien médecin généraliste, y interviendra sur la question des incinérateurs.



PAR JEAN-PHILIPPE DELATTRE
bethune@info-artois.fr
Depuis plusieurs années, Yves Sarrazin dénonce les dangers de la pollution chimique, en particulier les petites particules résultant de la combustion de déchets toxiques, comme le plastique. Selon lui, « la pollution chimique est sous-estimée parmi les causes naturelles de maladies.

Le système hospitalier français est fondé autour de la conception de l'hygiène pasteurienne, c'est-à-dire du microbe. » Pour ce médecin à la retraite, la mauvaise qualité de l'air est l'une des causes principales des maladies respiratoires : « Il semblerait que mes confrères soient d'accord pour dire que 75 % des cancers sont dûs à la pollution chimique.
Dans mon esprit, la relation est faite entre la présence d'incinérateurs et l'apparition d'un certain type de cancer. Il y a une association de pesticides et de produits polluants dans les incinérateurs. Cette chimie, qui se répand dans l'air, met quelques années à vous empoisonner, alors que le microbe le fait en quelques jours. »
Yves Sarrazin déplore donc la combustion des déchets ordinaires, « ceux que l'on met dans les fameux sacs noirs », comme il dit, notamment parce qu'on y trouve du plastique qui contient l'élément chlore, toxique.

« L'incinérateur, aussi moderne soit-il, est forcément polluant. C'est pour cela qu'il faut l'alimenter de moins en moins, parce qu'il faut surtout recycler. C'est ce que j'appelle les trois "R" : recycler, réduire et réparer. Ajoutez à cela le compostage et la métallisation. »

Pour le docteur, ces méthodes alternatives sont une solution à privilégier, d'autant plus qu'elles créeraient des emplois. Pourtant, malgré de tels arguments, la situation ne semble pas évoluer. « Il existe une commission départementale sur l'environnement, les risques sanitaires et techniques (CODERST), explique le médecin.
Ce sont une vingtaine de personnes, nommées par le préfet, qui donnent leur avis pour construire un nouvel incinérateur ou pas. Ils peuvent être brillants dans leur domaine, mais s'agissant de la santé ils sont nuls, à part un médecin et un prof de SVT.
C'est sûr, on ne peut pas leur reprocher... Mais ils vont donner le feu vert pour un incinérateur. C'est un peu comme si on demandait à un pilote d'Air France de donner son avis sur un sous-marin ! » Si Yves Sarrazin ne dénonce ni personne ni parti, il reste fortement engagé pour la reconnaissance de la pollution chimique et de ses dangers.
«J'ai une partie de la faculté de médecine avec moi. Il y aura certainement des élus qui ne seront pas d'accord.

Seulement, j'ai le triste avantage sur eux d'avoir signé des certificats de décès. » A l'instar de ses confrères qui interviendront vendredi, Yves Sarrazin « ne cherche pas à alarmer, mais à informer. Il faut que les gens sachent. L'alcool, le tabac, l'obésité sont peut-être des causes de cancer, mais il n'y a pas que ça». •
Conférence vendredi, 19h au foyer François Albert, rue Fernand Bar.



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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Ven 25 Jan - 0:54

Nous, les anciens du Larzac…

Voici, pour celles et ceux qui l’auraient raté, le texte de la tribune adressée au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ardent promoteur ( !) du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, signé par les protagonistes du film "Tous au Larzac" et publié dans l’édition de ce 27 novembre du quotidien Libération.

«Nous ne nous laisserons pas dicter une vision du monde qui n’est pas la nôtre», dites-vous, Monsieur le Premier ministre. Nous non plus, Monsieur le Premier ministre ! Car ce qui se joue autour du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes engage localement un choix qui concerne l’avenir de tous. Exactement comme ce fut le cas, dans les années 70, autour de la volonté d’extension du camp militaire du Larzac. Nous, paysans du Larzac, qui en fûmes les acteurs, pouvons en témoigner.

Nous disions à l’époque : « Le blé fait vivre, les armes font mourir ». Nos ami(e)s de Notre-Dame-des-Landes disent aujourd’hui : « Des légumes, pas du bitume ». Comme nous refusions la destruction de nos bergeries et pâturages, ils refusent la destruction de leur bocage et de leurs fermes.

Comme vous, Monsieur le Premier ministre, les décideurs du moment, Michel Debré en tête, vantaient les effets « bénéfiques » de l’extension du camp militaire pour l’économie et l’emploi. Ils croyaient dur comme fer à la revitalisation des territoires par des grands équipements structurants, moteurs économiques artificiels imposés d’en haut par des élus en mal de créativité. Comme vous, Monsieur le Premier ministre, ils fantasmaient un aménagement du territoire basé sur de grosses machineries, toujours plus coûteuses et mégalomaniaques, sacrifiant l’activité et l’environnement des populations locales. C’était bien une « vision », celle d’un progrès arrivant dans le sillon des tanks. La même que celle qui préside à l’aveuglement des promoteurs politiques de Notre-Dame-des-Landes, et qui veut installer l’avenir sur l’aile des avions, à coups de compagnies low-cost, de kérosène détaxé, de bétonnage, de stérilisation des terres et d’effet de serre renforcé.

Qui se plaint aujourd’hui que le président François Mitterrand ait mis fin à l’illusion de l’extension du camp militaire ? Le Larzac n’est pas mort. Au contraire, sa population s’est élargie, son agriculture s’est renforcée, ses activités se sont diversifiées. Même l’armée française n’en a pas souffert, sinon, peut-être, dans son orgueil.

Nous nous sommes battus pacifiquement, urbains et ruraux réunis, locaux et « squatters » mélangés, contre une idée destructrice du progrès. Comme ceux de Notre-Dame-des-Landes se battent aujourd’hui. Nous avons milité pour une stratégie douce de développement, respectueuse de la nature et des hommes, fondée sur la mise en réseau de ressources locales écologiques, économiques et humaines. Comme ceux de Notre-Dame-des-Landes militent aujourd’hui.

Nous nous réjouissons de l’amorce du dialogue que le gouvernement a enfin accepté de nouer avec ceux et celles de Notre-Dame-des-Landes. Mais, comme il y a trente-six ans, nous nous rappelons le piège de la concertation pour la « mini-extension ». Et nous espérons que les leçons du passé seront intégrées.

Sinon quoi ? Faudra-t-il que nous, les paysans du Larzac, envisagions de participer activement à un combat qui est le nôtre, en entamant par exemple une grève de la faim ?

Marizette Tarlier, Christiane et Pierre Burguière, Michèle Vincent, Léon Maillé,

Michel Courtin, Christian Roqueirol et José Bové, paysans du Larzac
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Mar 4 Déc - 17:32

Un dossier spécial autour de Notre-Dame-des-Landes

Le projet de l'aéroport géant de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, ne doit pas se réaliser. C'est un projet absurde sur le plan économique, inutile, dispendieux, destructeur, tant sur les plans économique que agricole, écologique... et humain bien sûr. Il y a d'autres alternatives. C'est pour rappeler tout ceci au gouvernement, et en premier lieu à son chef, Jean-Marc Ayrault, qui veut mordicus cet aéroport depuis des années (soutenu en cela, entre autre, par la droite locale) que des milliers d'opposants ont convergé vers le site, le 17 novembre dernier et manifesté pacifiquement.
Les Larzaciens avaient bien sûr répondu à l'appel. Nous vous proposons trois articles autour de ce dossier de Notre-Dame-des-Landes.

Tout d'abord, un témoignage d'une habitante du Plateau, Anne Lacouture (par ailleurs cheville ouvrière de la Lettre du Larzac !) qui s'était rendue, avec une soixantaine de paysans et de militants du Larzac à la manifestation du 17 novembre. Ensuite, un article qui récapitule, de manière à la fois très documentée et humoristique, toute l'histoire de ce projet pharaonique et désastreux. Nous avons pris cet article sur Internet, il est de Pierre Deruelle, qui nous a autorisé à publier son article. Pierre se définit lui-même comme « membre de rien mais citoyen blogueur et un peu curieux ». Nous vous conseillons vivement la lecture de cet article : vous saurez tout ensuite du projet de Notre-Dame-des-Landes ! (article consultable sur www.pierrederuelle.com/author/admin/). Nous concluons cet ensemble par le texte de la tribune de José Bové et de paysans du Larzac parue dans Libération du 27 novembre.



Nous reviendrons si nécessaire à Notre-Dame-des-Landes

Une soixantaine de manifestants du Larzac et de Millau avaient fait le voyage à Notre-Dame-des-Landes, le 17 novembre dernier, pour participer à la manifestation de reconstruction de la ZAD, la « Zone d'Aménagement Différée » mieux connue sous le nom de « Zone à Défendre » qui a réuni, on le sait, 40 000 personnes dans la région nantaise. Notre tout nouveau comité local de soutien aux anti-aéroport avait affrété un bus qui, bien vite rempli, a été escorté de plusieurs voitures.



Comme des milliers d'autres, nous avons manifesté pour refuser les violences policières, pour refuser le diktat de l'Etat et du gouvernement sur ce dossier. Il était essentiel pour nous tous de faire le déplacement pour soutenir les paysans de Notre-Dame-des-Landes et les squatteurs dans leur lutte pour la préservation du bocage et du tissu agricole.

La veille, marchant dans la ZAD et les lieux de résistance, nous avons pu voir comment l'Etat saccage le bocage pour le compte de Vinci. Corps de ferme à moitié détruits, traces de bulldozers encore fraîches : paysages de fin du monde, images de films de guerre après un bombardement, semblables à celles du camp militaire de la Cavalerie, sur le Plateau, où des corps de fermes servaient de cibles à l'armée... Comment imaginer que ces champs du bocage nantais pourraient être un jour bétonnés ? Vinci devrait programmer rapidement une OPA sur Lafarge : il aurait besoin d'une masse colossale de ciment !

Par ailleurs, 98% du projet (soit 2.000 hectares) sont aujourd'hui classés en zone humide. Le constructeur devrait donc, aux termes de la loi sur l'eau, compenser le double de la surface impactée sur le même bassin versant. Or aujourd'hui, le terrain n'est pas disponible et les promoteurs de l'aéroport cherchent à détourner la loi : là est sûrement la principale faille juridique du projet.

Nous avons reçu ce week-end du 17 novembre une leçon d'humilité, de courage et de détermination de la part de Brigitte, Sylvain, Julien, Michel, Agnès... tous ces paysans, tous ces opposants à l'aéroport qui se battent pour conserver leur territoire et ce beau patrimoine agricole. Nous devrons bientôt revenir plus nombreux à Notre-Dame-des-Landes. Il faut que nous montions tous, partout, des comités de soutien (toutes les coordonnées ici http://comites-ndl.blogspot.fr/), pour faire connaître l'aberration de ce projet, pour faire comprendre qu'il nous concerne tous, car il implique des choix de société, comme l'expliquent si bien les paysans du Larzac qui signent la tribune dans Libération à lire dans ce numéro de la Lettre.

Anne Lacouture
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MessageSujet: Re: ECOLOGIE    Jeu 20 Sep - 11:15


Faucher des OGM de Monsanto est un crime, empoisonner des millions de personnes n’en est pas un
PAR SOPHIE CHAPELLE (23 JUILLET 2009)


Des victimes de l’agent Orange, cet herbicide très toxique utilisé pendant la guerre du Vietnam, ont été déboutées par la Cour suprême des Etats Unis. En France, des faucheurs volontaires sont condamnés à payer 73 000 euros à la firme agro-chimique Monsanto. Deux poids, deux mesures... Entre les luttes des faucheurs volontaires et celles des populations civiles vietnamiennes, Monsanto reste le dénominateur commun. Et continue de sévir impunément.

Citer le nom de l’entreprise Monsanto fait inévitablement penser aux OGM, en particulier au maïs transgénique Mon810 qui a défrayé la chronique. On pense aussi à la production de l’herbicide Roundup qui fut longtemps présenté par la firme comme « sans risque pour l’homme, les animaux et leur environnement »... avant que Monsanto soit condamné en 1996 par le Bureau de la répression des fraudes de l’Etat de New York pour publicité mensongère. Mais on oublie trop souvent que Monsanto a participé à la création de l’agent Orange, un défoliant chimique ultra puissant.

Monsanto invente l’agent Orange

C’est au début des années 1940 que des chercheurs isolent l’hormone qui contrôle la croissance des plantes et en reproduisent la molécule de manière synthétique. Or, la synthèse de cette hormone artificielle libère des produits toxiques dérivés dont la dioxine TCDD. Cette dioxine est un véritable poison. Les personnes qui y sont exposées peuvent développer différents types de cancers et leucémies, jusqu’à de dramatiques malformations chez les enfants. Cela n’empêchera pas Monsanto d’utiliser cette découverte en vue de créer son désherbant, l’agent Orange.

Ce dernier est utilisé par l’armée américaine de 1961 à 1971 pour détruire à grande échelle la jungle vietnamienne durant la guerre, afin de faciliter la progression de ses troupes et de débusquer les combattants vietnamiens. Durant cette période, 80 millions de litres de défoliant sont déversés sur 3.3 millions d’hectares de forêts et de terres. Plus de 300 villages seront contaminés.

Les victimes de l’Agent Orange déboutées...

Plus de 40 ans après cet épandage massif qui affectent encore aujourd’hui les populations civiles vetnamiennes et des milliers de vétérans américains de la guerre du Vietnam, les crimes de Monsanto restent impunis. Le 2 mars 2009, les juges de la Cour suprême des Etats Unis ont débouté les plaignants qui avaient lancé deux actions en justice contre les principales firmes américaines productrice de l’Agent orange : Monsanto, Dow Chemical et quelques autres sociétés.

... Et des faucheurs volontaires condamnés

Pendant ce temps là à Greneville en Beauce (Loiret), le fauchage en 2004 et 2005 de parcelles de maïs génétiquement modifiées conduit 49 faucheurs à payer 73 000 euros de dommages et intérêts au profit de... Monsanto ! Une marche citoyenne était organisée le 20 juin 2009 entre Greneville en Beauce et Toury (Eure et Loir), pour remettre symboliquement le deuxième versement des dommages et intérêts à Monsanto. Et demander à la firme de reverser cette somme aux victimes de l’agent Orange. Reportage.


Étonnantes équations où le fauchage de quelques épis de maïs conduit Monsanto à réclamer 600 000 euros et où les familles des victimes de l’Agent Orange - entre 2 et 5 millions de victimes selon les estimations, en grande majorité des Vietnamiens - n’ont à ce jour bénéficié d’aucun dédommagement.

Sophie Chapelle

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