LES GENS DE LOCON SUR LAWE
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 JUSTICE

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PACA



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MessageSujet: Re: JUSTICE    Sam 24 Déc - 17:02

Pour ceux qui aiment la JUSTICE !

http://www.opc-moe.com/robespierre/cousin22.php



Derniere lettre écrite par Robespierre , juste avant sa mort .
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MessageSujet: Re: JUSTICE    Ven 16 Déc - 2:10

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/12/15/dans-un-systeme-sous-controle-ceux-qui-ont-ete-ecartes-balancent_1618775_1471069.html

"Dans un système sous contrôle, ceux qui ont été écartés 'balancent'"
Jean-François Caron est élu au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais

Jean-François Caron est élu au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais depuis 1992, où il préside le groupe Europe Ecologie, et maire de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais), fonction dans laquelle il a succédé à son père, socialiste.
Il réagit aux propos tenus par la présidente du Front nationale lors d'une conférence de presse à Lille, mercredi 14 décembre, réclamant "une opération main propre" sur le Nord - Pas-de-Clais, en référence aux accusations de malversations qui pèsent sur la fédération socialiste du département.



Marine Le Pen parle d'un "système mafieux" mis en place par les socialistes dans le Pas-de-Calais. Qu'en pensez-vous ?

Mafieux, je n'ai pas d'éléments pour le dire. Je rappelle que nous n'en sommes qu'au stade de l'enquête préliminaire et que la présomption d'innocence s'impose. C'est à la justice de faire son travail. Mais un système, oui.

Quel système?

Ce système s'est construit dans le bassin minier, il y a un siècle, autour des mines de charbon. Dans les années 1970, le PS s'est lancé dans une reconquête du territoire où les communistes s'étaient imposés après la guerre. Une nouvelle génération d'élus, cultivée, brillante, managée par Daniel Percheron, émerge alors dans la "fédé". Jean-Pierre Kucheida [président PS de la fédération du Pas-de-Calais et maire de Liévin, soupçonné de corruption], Jacques Mellick ou Albert Facon sont de ceux-là.

Que défendent alors les socialistes ?

Le PS va contribuer à la mutation du territoire. C'est l'époque de l'implantation des grandes usines, comme Renault à Douai [Nord], de la naissance de l'intercommunalité, à laquelle le PC, conservateur, est très hostile. Le PS finit par mettre la main sur les grands leviers de la transformation du territoire, notamment les grands bailleurs sociaux ou la fameuse SEM d'aménagement Adevia, opérateur unique sur le Pas-de-Calais. Tout à coup, ce ne sont plus les Houillères, mais les élus qui contrôlent tout.

Il y a aussi l'héritage du "guesdisme" dont se revendique M. Kucheida…

Pas seulement. Le système des Houillères est un exemple pur de "société encadrée", quasi militaire. Comme la mine est un univers très dangereux, il faut une hiérarchie forte. Les cités minières, où le logement est gratuit, sont là pour "tenir les gens", de la maternité à l'école.

Le socialisme du Pas-de-Calais s'est modelé sur ce système paternaliste. Les théories de Jules Guesde [1845-1922] ont rencontré cette culture de la délégation et cette logique d'encadrement. D'ailleurs, si le Front national séduit depuis vingt ans, c'est aussi parce qu'il s'inscrit dans cette même culture de prise en charge.

Les élus socialistes se sont-ils grisés de leur pouvoir ?

Dans ce système, des gens ont franchi les limites. C'est le cas de Jacques Mellick [ex-député-maire de Béthune], condamné, ou Gérard Dalongeville [ex-maire PS d'Hénin-Beaumont, mis en examen en 2009 pour 'détournement de fonds publics'], un temps incarcéré, qui dénonce aujourd'hui ses anciens camarades. Dans un système sous contrôle, ceux qui ont été écartés "balancent". Du coup, il existe un risque réel d'emballement, dont Arnaud Montebourg se sert de manière personnelle, comme Marine LePen.

Alliés des socialistes à la région, qu'avez-vous dénoncé ?

Beaucoup de choses, mais dans les enceintes démocratiques. Le 14 avril, en séance plénière, notre groupe avait interpellé la région sur le rapport de la chambre régionale des comptes. Nous avions relevé que, à notre connaissance, le procureur de la République de Lille, de Douai, ainsi que la brigade financière étaient saisis des faits.

Mme Le Pen a communiqué à la presse des pièces cotées du dossier d'instruction. Qu'en pensez-vous ?

Le néofascisme s'invente ici, dans le Nord - Pas-de-Calais.

Propos recueillis par Ariane Chemin
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MessageSujet: Re: JUSTICE    Jeu 15 Déc - 11:17

http://alpernalain.blogspot.com/

Le samedi 29 janvier, dans un post intitulé "Adévia: le début d'un énorme scandale politico-financier?", voici ce que j'écrivais:

"Évidemment, cette affaire est une bombe en puissance. Ne serait-ce que parce qu'on aimerait avoir quelques réponses aux questions suivantes:

- Qui mettra à jour cette extraordinaire enchevêtrement entre toutes ces sociétés d'aménagement et de logement social? Pas-de-Calais Habitat, Saemic, Sepac, Soginorpa/Maisons et Cités, Epinorpa, CFR, Artois Développement, Adevia...: anciennes et actuelles sociétés autour desquelles les rumeurs les plus folles courrent.
- A part servir de complément de rémunération pour des élus (le Président d'Adevia, recevant, par ailleurs, 5000 euros nets par mois du fait d'autres mandats, a pu réduire à 2000 euros son indemnité de Président), et de réserve d'emplois pour les proches des administrateurs ou même du Président, à qui profite l'argent qui circule? Y a-t-il des reversements occultes, de la part de ceux qui ont vendu (particuliers) ou des sociétés attributaires de marchés, sans mise en concurrence réelle.
- Quel fut le rôle des Présidents précédents des structures absorbées: MM Kucheida, Janquin, Facon...?
- Une suite judiciaire sera-t-elle donnée à la mauvaise gestion d'Adevia et d'Artois Développement?
- Après les affaires Dalongeville, Pichoff (juge présumé corrompu), Adevia, toutes les 3 liées directement et indirectement, ne serait-il pas temps qu'un grand coup de balai soit donné dans cette fourmilière inextricable?
Les citoyens vont-ils devoir se mettre au travail eux-mêmes?"



Les grandes questions d'aujourd'hui étaient alors posées:

- quel lien entre toutes les structures? depuis que j'ai écrit ce texte, la CRC a également rendu officiels ses rapports sur la Soginorpa/Epinorpa et sur CFR (Adevia, Soginorpa et PDC Habitat étant les actionnaires de cette dernière), rapidement mise en sommeil du fait d'opérations incroyables: achat de terrains sur Hénin-Beaumont à des prix 30 fois supérieurs aux prix pratiqués (sans parler de la fraude fiscale).

- quel rapport entre ces structures et les partis politiques: les premières sont-elles les vaches à lait des seconds? Y-a-t-il financement illégal de parti politique? Personne ne peut aujourd'hui le prouver, même si beaucoup d'indices convergents y font penser. Il y a plus que des présomptions sur l'enrichissement personnel de certains hommes politiques. Rien qu'à voir la façon dont JP Kucheida s'est comporté avec la Soginorpa est significatif: il faut vraiment se croire intouchable pour payer, avec une carte bleue de la société dont il est Président, des frais qui n'ont rien à voir avec l'objet de ladite société. Alors que JPK a les moyens de payer, par ailleurs, ces dépenses.

- que fait la justice? On peut penser que, suite aux rapports de la CRC, rappelés ci-dessus, à l'affaire Dalongeville (qui a dévoilé des pratiques illégales concernant la gestion de l'argent public) et à la mise en cause par l'ancien maire d'HB du financement du PS, la justice est saisie. Mais son travail est énorme, puisqu'il s'agit d'aller vérifier, recouper et consolider tout ce qui est apparu comme illégal. Prenons le quasi-monopole d'Adevia, en matière d'aménagement: les appels d'offres sont-ils irréprochables? les prix pratiqués conformes aux marchés? y-a-t-il eu collusion avec les élus (Dalongeville l'a écrit concernant le tramway et le Louvre-Lens), etc. Tout cela devrait prendre des mois et des mois...Ne nous attendons pas à des résultats dans l'immédiat. Mais la suspicion est là...et il faut vivre avec!

- comment, nous, citoyens pouvons reprendre la main? Face aux collectivités locales (je mets de côté pour l'instant l'Etat) dont les élus abusent de leurs pouvoirs, n'écoutent pas leurs concitoyens, usent de passe-droits et de privilèges, ignorent l'intérêt général, n'est-il pas temps que les citoyens réagissent, pas seulement par leur bulletin de vote? Devons-nous entamer une sorte de révolution et nous faire entendre? Attention! je pense qu'une vie politique doit être animée par des partis politiques. Mais ceux-ci doivent être mis au pas quand ils dérogent au bien commun.

Il est temps d'agir!
PUBLIÉ PAR ALAIN ALPERN À L'ADRESSE 06:00
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MessageSujet: Re: JUSTICE    Jeu 15 Déc - 11:03

Emplois fictifs: Chirac condamné à deux ans de prison avec sursis
Par LEXPRESS.fr, publié le 15/12/2011 à 10:33, mis à jour à 1100:





Jacques Chirac

REUTERS
Dans le volet parisien de l'affaire, Jacques Chirac a été déclaré coupable de "détournement de fonds publics" et "abus de confiance". Dans le second, instruit à Nanterre, le tribunal a estimé qu'il était coupable de "prise illégale d'intérêt".
Rebondissement au procès Chirac. L'ancien président de la République a été condamné à deux ans de prison avec sursis dans affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Il est le premier président à être condamné en correctionnel.
Il a été déclaré coupable de "détournement de fonds publics" et "abus de confiance" ce jeudi dans le 1er volet de l'affaire. Ce dernier porte sur 21 emplois rémunérés par la mairie de Paris au début des années 90.
Il a également été déclaré coupable de "prise illégale d'intérêt" dans le 2nd volet de l'affaire, qui avait été instruit à Nanterre.
L'ancien président était poursuivi pour "prise illégale d'intérêt", "abus de confiance" et "détournement de fonds publics" dans cette affaire qui remonte aux années 1990, lorsqu'il était maire de Paris.
A l'issue du procès, qui s'est tenu du 5 au 23 septembre, le parquet avait demandé la relaxe pour tous les prévenus. Mais le président de la 11e chambre, Dominique Pauthe, s'était donné trois mois de réflexion pour décider du sort de Jacques Chirac et de ses neuf co-prévenus.
Un procès Chirac sans Chirac
Le procès s'était déroulé sans l'ancien président de la République. A quelques jours de l'ouverture du procès, il avait fourni un rapport médical indiquant qu'il souffrait de troubles neurologiques "sévères" et "irréversibles" qui entraînaient d'importantes pertes de mémoire. Mais sans son principal prévenu, le procès avait perdu beaucoup de son attrait, d'autant que de nombreux témoins n'avaient pas répondu à leur convocation, à commencer par le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. L'ex-Premier ministre avait pourtant été condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans le volet nanterrien de l'affaire, en tant qu'ancien adjoint de Jacques Chirac à la mairie de Paris.
La principale victime, la ville de Paris, était également absente du procès. Elle avait renoncé à se porter partie civile à la suite d'un accord d'indemnisation de 2,2 millions d'euros conclu avec l'UMP et Jacques Chirac. C'est l'association anti-corruption Anticor qui avait porté la contradiction face à la défense.
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MessageSujet: Re: JUSTICE    Mer 14 Déc - 9:51





Jean-Pierre Kucheida a semblé accuser le coup lundi soir.
| COMMUNAUTÉ D'AGGLO DE LENS-LIÉVIN |- YVES PORTELLI


Tempête médiatique ou pas, Jean-Pierre Kucheida avait rendez-vous avec le conseil d'agglomération de Lens - Liévin, lundi soir, où il est apparu marqué par les événements. ...

On a beau avoir la carapace solide, les différentes accusations dont fait l'objet Jean-Pierre Kucheida ont quelque peu marqué le visage du socialiste liévinois. C'était particulièrement visible lundi lors du conseil d'agglomération de Lens - Liévin où le débat d'orientations budgétaires (DOB) était programmé dans la soirée. En préambule, la majorité « socialistes, Verts et apparentés » avait préparé une lettre de soutien. C'est Patrice Delaleu, président du groupe, qui s'est chargé de la lire. « Même si la CALL n'est pas mise en cause dans les différents articles parus, le groupe PS tient à apporter sa pleine et entière solidarité à Jean-Pierre Kucheida.» Les socialistes estiment que tout est bon, surtout les prochaines échéances politiques, pour salir le PS.


Un registre différent

Le PC, par la voix de Bruno Troni, maire de Billy-Montigny, et les élus républicains et indépendants, par celle de Jean-Marie Alexandre, ont choisi une autre voie. Le communiste a clairement fait savoir que l'enceinte de la CALL n'était pas forcément le lieu le mieux choisi pour évoquer le cas Kucheida : « L'agglo n'est pas directement concernée, il fallait passer outre. Nous ne sommes pas juges et pas à l'initiative de ces attaques. La justice fera son travail. Il y a cependant des choses plus inquiétantes à gérer dans l'immédiat. » Un murmure de grogne a alors parcouru les rangs socialistes... Jean-Marie Alexandre (MRC) comprenait pour sa part que l'on pouvait avoir de l'empathie pour Jean-Pierre Kucheida, mais que les élus communistes avaient raison sur le fond : « Je crois surtout qu'il faut garder son sang-froid et qu'un peu plus de sérénité serait la bienvenue après tant d'agitation. Le temps fera son oeuvre. » La discussion aurait pu durer davantage mais Christian Champiré (PC, maire de Grenay) eut raison du sujet : « Cette discussion n'a pas lieu d'être. Nous n'avons aucun souci avec Jean-Pierre Kucheida à la CALL, au contraire. Cette agitation est une affaire interne au PS. » Fin de l'épisode !

Jack Lang s'est dit prêt à suspendre sa plainte contre son collègue socialiste à l'Assemblée, Arnaud Montebourg, si ce dernier retire ses propos le mettant en cause dans le dossier du PS du Pas-de-Calais.
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MessageSujet: Re: JUSTICE    Mar 13 Déc - 18:22

RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES SUR LA COMMUNE DE WASQUEHAL ....( ripoux un jour... ripoux toujours...)


http://www.ccomptes.fr/fr/CRC18/documents/ROD/NPR201129.pdf

- Les différentes dépenses
Inscrits au compte 6536, ces frais couvrent trois grandes catégories de dépenses : les frais
de restauration, les frais de déplacements et les versements en espèce.
Les frais de restauration du maire sont imputés sur le compte 6536 « Frais de
représentation du maire » dont les montants ne sont pas exhaustifs car de nombreuses réceptions
et dépenses de restaurants, organisées par le maire, ont été imputés sur le compte 6232 « Fêtes et
cérémonies ». On peut constater que le maire déjeune, quasi quotidiennement et sans justification
aucune, dans trois restaurants de la ville. Aucun de ces frais n’a fait l’objet d’un ordre de mission
présentant le but, la date, les circonstances de la mission et l’identité des invités. Ils sont payés
aux restaurateurs sur la base d’une simple facture mensuelle récapitulative envoyée au service
financier ou même sur la base des tickets de caisse présentés par le maire.
Les frais de déplacement comprennent les frais de péage, les billets de trains et les frais
de carburants du maire. Ils sont réglés directement au fournisseur par mandats administratifs ou
remboursés au maire par le biais de la régie d’avances.
Enfin, le régisseur lui a versé en espèce des fonds qui s’élèvent en moyenne à 230 € par
mois. La consultation du registre des sorties de caisse du régisseur fait apparaître les situations
suivantes :
- en 2006 : 2 990 €, soit 13 versements de 230 € ;
- en 2007 : 2 760 €, soit 12 versements de 230 € ;
- en 2008 : 3 030 €, soit 11 versements de 230 € + 1 versement de 500 € ;
- en 2009 : 3 080 €, soit 11 versements de 230 € + 1 versement de 300 € + 1 versement
de 250 €.
Les fonds versés au maire ne reposent sur aucune décision de l’assemblée délibérante
fixant leurs modalités et leurs montants. Aucun document à caractère général ne justifie ces quasi
forfaits de 230 €/mois. Aucune facture justifiant le versement de ces fonds ne figure à l’appui des
mandats de régularisation. Seul un état administratif intitulé « avance de fonds au maire », signé
par le maire lui-même, est adossé aux mandats. Ces paiements n’ont cessé qu’en mars 2010.
b - Des dépenses qui paraissent dépourvues de lien avec les fonctions de
maire et l’intérêt de la commune
La chambre rappelle que les frais de représentation ont pour objet de couvrir les dépenses
engagées par le maire, et lui seul, à l’occasion de ses fonctions et dans l’intérêt de la commune.
Ainsi en est-il, notamment, des dépenses qu’il s
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MessageSujet: Re: JUSTICE    Dim 11 Déc - 18:00

la vie tranquille dans le pas de calais ...la réputation de Chicago est dépassée :


TEXTE COPIE SUR LE SITE DE ALAIN ALPERN !





La bombe judiciaire qui menace le PS (Les Inrockuptibles)
La justice a ouvert une enquête sur le financement présumé occulte du Parti socialiste dans le Nord-Pas-de-Calais. Une exclusivité des Inrockuptibles, par Benoît Collombat et David Servenay.

Eté 2010. Une impasse tranquille, dans la campagne vosgienne, près de Gérardmer. Fin d'après-midi, une grosse BMW se positionne à la hauteur d'un promeneur barbu et joufflu aux allures de nounours. Trois hommes à bord et un flingue en sautoir. "Monte sans faire d'histoires", ordonnent-ils. La voiture démarre. Le commando, envoyé par un certain Guy Mollet, lui réclame 200 000 euros. Sinon, ils s'en prendront à ses enfants. Ils savent "à quelle heure" ils "prennent le bus pour aller à l'école et au collège". Au bout d'un quart d'heure, la berline libère le barbu hébété.
L'homme n'est pas un des voyous de la série télé Braquo. C'est l'ancien maire d'Hénin-Beaumont, 25 000 habitants, la sixième ville duPas-de-Calais. Gérard Dalongeville, 41 ans, a longtemps été une figure montante du Parti socialiste dans le Nord-Pas-de-Calais. Son élection comme maire en 2001 devait faire barrage au Front national. C'est l'inverse qui arriva. Détournements de fonds, corruption... La justice s'est vite intéressée au cas Dalongeville.

Huit téléphones portables

Le 7 avril 2009, à l'aube, moins de deux ans avant son "braquage" dans les Vosges, des policiers de la brigade financière de Lille frappent à la porte de sa maison. Dans la foulée d'un rapport accablant de la
chambre régionale des comptes, la juge d'instruction de Béthune, Véronique Pair, enquête sur de graves problèmes de trésorerie dans la gestion d'Hénin-Beaumont. Elle soupçonne Dalongeville et son adjoint
aux finances, Claude Chopin, de détournements de fonds. Après avoir fouillé la maison du maire où ils découvrent pas moins de huit téléphones portables, les policiers perquisitionnent son bureau à l'hôtel de ville. Ils remarquent assez vite dans le mur la présence d'un coffre-fort, au-dessus d'un buste de Jaurès. La main sur le cœur, Dalongeville jure tout ignorer du contenu de ce coffre, dont il n'aurait pas les clés. A l'intérieur, les policiers découvrent 13 000 euros en billets de 100 et 500 répartis dans deux enveloppes... Le maire se dit stupéfait. Quand, plus tard, la police scientifique de Lille trouve sur une des enveloppes deux empreintes digitales lui appartenant, Dalongeville nie encore avec aplomb : "Il est tout à fait possible que quelqu'un ait utilisé une enveloppe que j'aurais manipulée auparavant." La juge est sceptique. Cela sent trop fort le pot-de-vin, l'argent noir, la fausse facture ou le financement occulte. Elle veut savoir d'où viennent ces billets et met le maire en garde à vue. Dalongeville reste muet. Ce long silence se poursuit en détention provisoire.
L'élu socialiste se retrouve dans la prison de Longuenesse, dans le Pas-de-Calais. Il ne lâche toujours rien sur l'origine des billets, renvoyant toute la responsabilité sur son premier adjoint chargé des finances. Au bout de huit mois, la juge le laisse sortir mais il n'a pas le droit de quitter sa maison familiale des Vosges. Ce que Dalongeville ignore, c'est que les policiers écoutent son téléphone portable. Les Inrocks ont pu consulter des SMS codés qu'il a échangés avec plusieurs protagonistes du dossier : l'homme d'affaires Guy Mollet ; un patron qui signe des contrats de fournitures avec la Ville, Jean-Marc Bouche ; et leurs avocats.

Des SMS codés

Dans leurs conversations, il est question de "lapins", de "chasseurs", d' "hélicoptère", de "concerts"ou de "parties de poker". Témoin, ce SMS de l'avocat de l'entrepreneur Jean-Marc Bouche, envoyé à Dalongeville : "Le lapin sera là." Réponse : "On va le faire en pâté." La juge découvre que le lapin n'est autre qu'un de ses collègues : le magistrat de Béthune Pierre Pichoff, qui sera emprisonné début 2011 pour "corruption passive", "tentative d'escroquerie" et "trafic d'influence", soupçonné d'avoir touché de l'argent pour rendre des jugements de complaisance, en particulier dans une affaire de terrains à Hénin-Beaumont.
La juge comprend qu'à travers la plupart de ces SMS, Dalongeville et ses amis s'organisent pour obtenir la complaisance de ce magistrat sur les affaires en cours. L'un d'eux est sur ce point évocateur : "Il y a de la famine dans le monde, écrit Dalongeville à son complice entrepreneur, l'Unicef a besoin de dons avant la Saint-Nicolas." La juge va découvrir que cette "Saint-Nicolas" désigne le jour de la confrontation entre les acteurs du dossier dans son bureau, et que cet "Unicef" qui a besoin de "dons", c'est le juge Pierre Pichoff... Ce que réfute l'avocat de Pierre Pichoff, que nous avons interrogé en novembre. Même démenti de l'entrepreneur Jean-Marc Bouche, qui nous assure n'avoir jamais été en relation avec le juge Pichoff. Quoi qu'il en soit, dès que les écoutes policières lui apprennent que Dalongeville ne respecte pas son contrôle judiciaire, la juge le renvoie immédiatement en prison.

Mai 2009 : dans sa cellule, Dalongeville se sent seul. L'écharpe bleu, blanc, rouge, c'est fini : le Conseil des ministres a révoqué son mandat ; et le PS l'a exclu le 28 avril. Il connaît la vérité, bien sûr, concernant les billets découverts dans son coffre-fort. Mais pour l'instant, il ne lâche rien. Pendant ce temps, la juge enquête, auditionne, perquisitionne et découvre que la mairie d'Hénin-Beaumont est une véritable pompe à fric.

Un bac à fleurs à 80 000 €

Les billets de 100 et 500 euros viennent en fait d'un racket sur les entreprises. Un local du service d'urbanisme de la mairie abrite une feuille de chou gratuite, Le Journal du pays, que dirige un entrepreneur, Guy Mollet. Si une entreprise de la région veut remporter un marché public de la commune, c'est simple : elle doit d'abord acheter une publicité dans le journal et à un prix très élevé.
Autre moyen de racketter les entreprises : la surfacturation. La mairie achète 80 000 euros un bac à fleurs à une entreprise amie et récupère le trop-perçu sous forme d'achat de publicité ou en cash.
Plus simple encore, la fausse facture : la Ville paie une prestation de gardiennage à Azur Protection, une entreprise de Toulouse qui officiellement garde un ancien centre de vacances à moitié squatté ou un terril occupé par des lapins. En réalité, l'entreprise ne garde rien du tout. La juge parvient à établir que les dirigeants de cette entreprise ont participé "à titre personnel au financement de la campagne électorale 2008 de Gérard Dalongeville".
Elle les met en examen.
Sur la collecte des billets, elle interroge aussi la gérante d'une société de nettoyage basée en région parisienne. La femme témoigne sur procès-verbal qu'en juin 2008, elle et son patron, André M., ainsi qu'un intermédiaire issu du BTP et basé au Luxembourg, un certain Jean-Claude Bertoldi, ont signé avec Dalongeville un chantier de 39 412,86 euros qui en valait en réalité 10 000. Selon la femme, l'intermédiaire Bertoldi aurait alors sorti "8 000 euros en espèces" d'une vieille sacoche en cuir marron puis lui aurait lancé, en parlant de la sacoche : "T'inquiète pas, celle-là en a vu d'autres." Et aurait ajouté comme pour se rassurer que "si l'on voulait faire fonctionner une société, il fallait agir de la sorte".
Ce Bertoldi est déjà connu de la justice. En 2007, Le Canard enchaîné révélait des écoutes téléphoniques le montrant en train de négocier avec l'ancien président du Sénat, l'UMP Christian Poncelet, des commissions sur des marchés publics en France et à l'étranger pour une filiale de l'entreprise Vinci. Quand la juge de Béthune l'interroge sur ses échanges de billets avec Dalongeville, il nie les faits mais elle le met lui aussi en examen pour escroquerie, abus de biens sociaux et faux en écritures privées. Au total, la juge établit que sous le règne de Dalongeville, la mairie a payé à des entrepreneurs de la région entre 900 000 et 4 millions d'euros, pour des services surfacturés ou jamais effectués. Dans sa cellule, Dalongeville voit Noël 2010 qui approche. L'ancien maire a une décision à prendre. Dehors, ils sont déjà une vingtaine, élus, chefs d'entreprise, intermédiaires, à se retrouver mis en examen pour ces détournements. Son avocat Didier Cattoir, une personnalité du PS, ne veut plus le défendre à l'approche d'un procès qui sent le soufre et qui aura lieu en 2012. Dalongeville sait qu'il peut prendre jusqu'à dix ans ferme et 150 000 euros d'amende. Alors il fait ses comptes. Il se dit que s'il parle enfin comme la juge l'attend depuis un an, s'il lui fait des révélations, il obtiendra peut-être de l'accusation un regard plus clément.

Son premier courrier à la juge date du 11 décembre 2010. Il ne dit plus qu'il ne sait rien du coffre-fort dans son bureau. Il ne dit plus que ses empreintes ont atterri sur l'enveloppe de billets par hasard.
Il révèle à la juge la destination que prenait, selon lui, tout cet argent volé par sa mairie aux entreprises de la région : "L'argent du coffre, écrit-il, c'est celui du parti !" Puis il promet à la juge des aveux explosifs : "Je souhaiterais vous expliquer le financement du parti. Je vous parlerai des rouages et des personnes permettant le financement par détournement de l'argent public et, à travers quelques témoins clés, [d']obtenir "le haut" de la machine régionale." Le message se veut clair. Un : le détournement d'argent public dans sa ville était destiné à financer son parti, le Parti socialiste. Deux: ce détournement ne touche pas seulement Hénin-Beaumont. Il implique la région entière et d'autres socialistes que lui.

Nous avons pu lire ses accusations en détail. Dalongeville cite des noms, mais surtout, il décrit un système. Il fait ses déclarations dans le cadre de la procédure instruite à Béthune, mais, comme nous le dévoilons aujourd'hui, celles-ci ont permis à la justice d'ouvrir une nouvelle enquête, dans une autre juridiction. Que dit-il? Dalongeville explique d'abord que dans la région, le détournement de l'argent public se fait principalement autour de deux structures : deux mastodontes dans lesquels quelques hommes du Parti socialiste du Nord-Pas-de-Calais, ceux-là même qui ont poussé Dalongeville dans sa carrière, tiennent en main les affaires du bassin minier.

Des entreprises vaches à lait

Le premier mastodonte, c'est celui du parc de logements des Houillères. En tout, 65 000 maisons et appartements. Un trésor de plus de 2,4 milliards d'euros que gère la Soginorpa, une société privée appartenant à un établissement public, l'Epinorpa, contrôlé par la Région. La Soginorpa gère ces logements, les entretient et les fait rénover par des entreprises qu'elle choisit. Cette société a fait l'objet d'une enquête de la chambre régionale des comptes. Le verdict des magistrats financiers est lourd : la Soginorpa ne rénove que 20 % des logements miniers qu'elle devrait restaurer. Elle gaspille l'argent public en faisant travailler des entrepreneurs qui ne proposent pas les meilleurs prix et les choisit loin des règles normales d'attribution des marchés publics.
Inquiet, le syndicat CFDT du mastodonte a demandé à un cabinet d'audit de Dijon de disséquer les comptes. Pas brillant. La gestion de la Soginorpa, résume l'audit, a été "concentrée par peu de personnes avec une volonté affichée de masquer les pertes". Des pertes lourdes : d'un minimum de 173 millions d'euros selon l'audit. Où s'envole tout cet argent ? Claude Buquet a sa petite idée sur la question. Syndicaliste CFDT, il siège au comité central d'entreprise de La société. "La Soginorpa, assure-t-iL aux Inrocks, est une vache à lait qui sert dans tous les domaines. Il y a l'embauche de sympathisants politiques payés à des tarifs astronomiques, pas loin de 200000 euros par an. Il y a des emplois fictifs, des gens rétribués par la Soginorpa et qui travaillent en fait à la mairie de Liévin. Des salariés qu'on ne trouve jamais, qui sont recyclés à la Soginorpa en attendant des jours meilleurs." Le syndicaliste, ancien mineur, redoute que La Soginorpa, avec ses 900 salariés, "n'aille dans le mur bien plus vite qu'on ne le pense".

Dalongeville, lui aussi, dit savoir où s'envole l'argent du logement minier et d'où vient cette "volonté affichée de masquer les pertes" soulignée par L'audit. Il l'écrit à la juge depuis sa prison, dans un courrier du 26 janvier 2011. Il Lui suggère de regarder vers l'homme qui préside La Soginorpa. C'est un "baron" socialiste de la région qu'il connaît bien, puisqu'il a bénéficié de son soutien, en 2001, dans sa conquête de la mairie d'Hénin-Beaumont, et qu'il lui avait permis de pantoufler comme consultant au Conseil supérieur de l'électricité et du gaz à la fin des années 90. Il se nomme Jean-Pierre Kucheida. Il est député-maire de Liévin, 32 000 habitants, la cinquième ville du Pas-de-Calais. En plus de la Soginorpa, il commande aussi le second mastodonte qui dans la région Nord-Pas-de-Calais, selon l'ancien maire d'Hénin-Beaumont, détournerait de l'argent public : Adévia.

Dans le Nord, quand une ville, ou la Région, veut construire une zone commerciale, un quartier neuf ou le musée Louvre-Lens, qui va bientôt ouvrir ses portes, Adévia est là. Société d'économie mixte (SEM), elle se charge d'acheter les terrains et de sélectionner les entreprises présentes surle chantier. Kucheida la dirige de 1983 à 1991. Il en est aujourd'hui le vice-président. En mai 2010, Les magistrats financiers de la chambre régionale des comptes, encore eux, s'intéressent à sa gestion. Là aussi, découverte de dépenses bizarres: de l'argent investi dans des contrats désavantageux pour les comptes publics et au contraire très avantageux pour les entreprises. Exemple: Adévia achète à des agriculteurs des terrains à un niveau jusqu'à trente fois supérieur aux estimations de France Domaine (rattaché au ministère du Budget). Elle en indemnise d'autres à des tarifs jusqu'à dix fois supérieurs à la norme. Elle offre les meilleurs chantiers à une entreprise gérée par le fils d'un membre du conseil d'administration d'Adévia et à une autre gérée par un administrateur d'Adévia également maire d'une petite commune.

Dans la lettre qu'elle reçoit de Gérard Dalongeville, la juge lit qu'Adévia achèterait des élus pour qu'ils signent des chantiers publics avec elle : "Adévia, écrit Dalongeville, a un comportement hors norme pour l'achat de terrains et l'aménagement de zones industrielles, commerciales et de logements. Bruno Fouquart (le directeur d'Adévia - ndlr) visite les élus, leur promet financements et soutiens (voire plus), puis la consultation est lancée, et l'attribution (du chantier - ndlr) revient à Adévia ! CQFD." En clair, Dalongeville prétend qu'Adévia, dirigée par l'élu socialiste Kucheida et quelques camarades du parti, corrompt des élus en leur disant : donnez-nous vos marchés publics et nous vous financerons. Contacté par écrit et par téléphone, Bruno Fouquart avait accepté de répondre à nos questions mais il a brusquement changé d'avis sans nous fournir d'explications.

Un trio incontournable

Dans ses courriers, Dalongeville cite un autre homme, impliqué selon lui dans les affaires d'Adévia. C'est le patron de l'entreprise de bâtiment EBTM. Si un élu "bloque" pour vendre un terrain à Adévia, prétend Dalongeville, "Patrice Chrétien intervient alors pour être intermédiaire pour Adévia, par des promesses d'achats de terrains qu'il cède ensuite à Adévia..." Traduction : Chrétien achèterait en son nom le terrain puis le revendrait à Adévia. Toujours dans l'idée d'expliquer à la juge un système régional de financement politique, sans en fournir les preuves, Dalongeville affirme que cet entrepreneur ami d'Adévia serait une cheville ouvrière "du financement du PS via Jean-Pierre Kucheida". Et qu'il serait avec Fouquart, le directeur d'Adévia, l'un des "hommes clés du système Kucheida-Percheron". Contacté, Patrice Chrétien assure que sa société "n'est en rien liée, ni intéressée, à l'enquête judiciaire" d'Hénin-Beaumont.

Ce "système Kucheida-Percheron" dont Dalongeville parle fait référence à l'axe politique constitué dans la région par trois figures du PS :
le député-maire de Liévin Jean-Pierre Kucheida, le président socialiste du Conseil régional Daniel Percheron et l'ancien trésorier pendant vingt ans de la Fédération du Pas-de-Calais, l'ancien maire de Béthune, Jacques Mellick, condamné en 1997 dans l'affaire du match de football truqué OM-Valenciennes. Selon Dalongeville, c'est à travers le réseau tissé par ces hommes sur la région pendant des décennies que s'est mis en place le schéma de financement occulte auquel il a participé et qu'il dénonce aujourd'hui. Contactés à plusieurs reprises, Jean-Pierre Kucheida et Daniel Percheron n'ont pas répondu à nos demandes d'entretien.

A ce financement occulte présumé, Dalongeville associe une autre figure socialiste, membre actif de la Fédération socialiste du Pas-de-Calais, où il anime le groupe de travail "communication". C'est Daniel Boczkowski. Boczko, pour les intimes, cadre chez Dalkia, cette filiale de Veolia environnement spécialisée dans le chauffage urbain, très implantée dans la région. Dalongeville, dans sa lettre, le place au centre "du financement de la fédé PS du Pas-de-Calais, toujours aux mains de Daniel Percheron". Son rôle, écrit Dalongeville, serait le suivant : Boczkowski interviendrait sur l' "investiture des candidats PS", lesquels se verraient contraints, une fois élus, de renvoyer l'ascenseur par le biais de contrats avec l'entreprise Dalkia. L'argent récupéré sur ces contrats servirait au "financement de la fédé". "Tous les maires investis et soutenus (par le PS local - ndlr) choisissent Dalkia pour leur marché de chauffage et le renouvellent grâce et par Daniel Boczkowski...", conclut Dalongeville.
Autrement dit, à l'image de l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France, une partie de l'argent du chauffage urbain serait, selon l'ancien maire d'Hénin-Beaumont, "détourné" vers une cagnotte politique, celle du Parti socialiste. Contacté, Daniel Boczkowski n'a pas répondu à notre demande d'entretien.
Pour finir, Dalongeville écrit à la juge que lui-même et la majorité des élus socialistes, des entrepreneurs et des avocats de la région qu'il mêle à ces malversations sont affiliés aux loges maçonniques du Grand Orient et de la Grande Loge de France. Ce qui, selon lui, contribue à l'efficacité du système.

Nous l'avons contacté pour l'interroger sur ses allégations, il répond qu'il ne souhaite pas réagir dans nos colonnes.
Jusqu'ici, rien de ce qu'il affirme n'est judiciairement prouvé. Mais tout figure noir sur blanc dans un dossier du tribunal de Béthune. La juge Véronique Pair n'enquêtera pas dessus : le parquet de Béthune s'est estimé incompétent. Mais nous pouvons révéler que depuis plusieurs mois, des policiers de la PJ de Lille, assistés de leurs collègues de la Division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIFF) de Nanterre, enquêtent sur les affirmations de Dalongeville. Cette enquête, conduite par le parquet de Lille, cherche à vérifier ces pratiques de financement illégal.

Un intermédiaire flambeur

Cette bombe politique n'aurait peut-être jamais explosé sans l'existence de Guy Mollet, L'entrepreneur ami dont le journaL local, installé dans la mairie, vendait très cher l'espace publicitaire aux entreprises. En fait, c'est en s'intéressant à ce personnage que la juge a pu comprendre le circuit de l'argent sale d'Hénin-Beaumont. Avec au bout une étonnante surprise. Sur la commune, plusieurs chefs d'entreprise décrivent un costaud de 62 ans au bagout d'ancien organisateur de courses cyclistes. Ce "flambeur" au carnet d'adresses impressionnant, condamné pour violence contre un agent des impôts, interdit de gestion pendant dix ans en 1996, roulait en BMW immatriculée au Luxembourg et claquait de belles sommes au PMU. Il était comme chez lui dans la mairie de Dalongeville, qui le payait comme "intermédiaire" entre la Ville et des entreprises.
Aujourd'hui mis en examen pour corruption et détournement de fonds publics, extorsion de fonds et faux en écritures, il attend son jugement loin du Nord, à la retraite dans une maison de l'Aude. Les témoignages recueillis par la juge concordent : L'"apporteur d'affaires" de la mairie d'Hénin-Beaumont était un racketteur hors pair qui aurait eu recours à des méthodes musclées. Par exemple, il y a le témoignage d'un agent immobilier, Laurent Bocquet, qui dirigeait la liste UMP aux dernières élections municipales. Sur son procès-verbal, Bocquet raconte qu'en 2005 il souhaite acheter sur la ville un terrain pour construire 28 pavillons. Rapidement, poursuit l’homme, Guy Mollet se présente à lui en tant qu’intermédiaire de la mairie et lui réclame de l’argent pour “valider” son projet… “Je suis entré dans un véritable entonnoir”, nous raconte aujourd’hui l’agent immobilier. Aux enquêteurs, il dit avoir reçu au téléphone des appels menaçants : “On va venir te voir, Bocquet !”, l’aurait prévenu un mystérieux interlocuteur se présentant comme un membre de la communauté gitane de Marseille. “Il a précisé qu’il n’avait pas peur, qu’il allait mettre le feu, qu’il venait de faire sept ans de prison et que s’il fallait monter au bazooka, ça n’était pas un problème.”

300 000 € de pots-de-vin

La juge entend un autre témoin, promoteur immobilier, qui accuse Guy Mollet. Il s’appelle Nicolas Pauchet. Il reconnaît avoir versé à Guy Mollet plus de 300 000 euros de pots-de-vin, dont 260 000 en chèques, pour obtenir l’autorisation de commercialiser à Hénin-Beaumont cent parcelles de terres agricoles. “Si un programme ne passait pas par Guy Mollet en validation, se justifie-t-il, il n’avait aucune chance d’aboutir.” Puis il affirme que son racket a pris des allures de série noire.
En janvier 2008, Guy Mollet et plusieurs de ses hommes le "convoquent". Le petit groupe lui réclame de l'argent pour rembourser de mystérieux "gens de Paris". Pauchet n'y comprend rien, si ce n'est qu'on veut le racketter. Une discussion démarre, le promoteur reçoit des claques et plusieurs coups de boule. S'il ne débloque pas rapidement de l'argent en liquide, "des personnes de Paris qui ne sont pas des tendres" s'occuperont de son cas et il finira "six pieds sous terre". Au bout de quatre heures, Nicolas Pauchet craque. Il apporte à ses racketteurs 40 000 euros en liquide dans un garage et transfère 260 000 euros sur les comptes bancaires de Guy Mollet, au Luxembourg. La juge a pu vérifier l'existence de ces virements.
Mais le racket du promoteur ne s'arrête pas là. Un an et demi plus tard, le 16 juillet 2009, Pauchet est "convoqué" une nouvelle fois. On lui demande de venir avec son associé, Laurent Bocquet, qui confirme aux Inrocks cette histoire. La rencontre se déroule au McDonald's de Noyelles-Godault, où les attendent quatre hommes "de type méditerranéen", précisent-ils dans leur déposition. Pauchet est une nouvelle fois menacé de mort. On lui demande de payer 200 000 euros pour solder une prétendue dette vis-à-vis de Guy Mollet. Même chose pour son associé, à qui les hommes de main réclament 30 000 euros. Sur cette affaire, les policiers interrogent Guy Mollet. "Je n 'ai jamais exercé de pressions pour extorquer de l'argent", répète-t-il sur procès-verbal.
Et lorsque nous l'interrogions le mois dernier par téléphone, Guy Mollet s'indignait : "Il n'y a aucune preuve d'un racket." Et les menaces, les baffes, les coups de boule ? L'enlèvement en BMW de Dalongeville par trois gorilles armés lui réclamant 200 000 euros ?
"Les menaces ne viennent pas de moi !, jure Guy Mollet. Par contre, moi, j'ai été menacé de mort par trois mecs cagoulés, envoyés chez moi, dans le Sud, par Dalongeville. Ils me l'ont passé au téléphone.
Dalongeville devait me dicter une lettre à écrire en échange de 110000 euros. J'ai refusé !" Gérard Dalongeville, on s'y attendait, dément l'accusation. La justice, elle, a décidé de renvoyer Mollet et ses amis devant le tribunal correctionnel.
Quant aux policiers, ils retrouvent les présumés cogneurs de Mollet. Devant eux, ces hommes se présentent comme des entrepreneurs honnêtes associés à Mollet. Ils nient les baffes, les armes et les menaces. Ils affirment, sans convaincre, qu'ils ont discuté affaires sans jamais sortir des principes de la courtoisie. La piste de ces mystérieux "gens de Paris", brandie par ces hommes comme une terrible menace, ne sera pas explorée. Cela dit, les policiers vont découvrir un indice qui leur en donne une vague idée.
Sur la puce du téléphone d'un des hommes de Mollet, ils trouvent le patronyme de "Mèdi Ornec", assorti d'un numéro de portable. Il s'agit en fait de Mehdi Hornec, neveu des frères Hornec, trois figures du grand banditisme français, "parrains" du milieu parisien qui à leur palmarès affichent braquages de fourgons, saucissonnages, racket de boîtes de nuit, trafic de drogue et meurtres. Mehdi Hornec a été condamné en 2009 à deux ans de prison ferme pour extorsion de fonds sur des commerçants du Sentier, à Paris.

Du cash à ne plus savoir qu'en faire

Des petits arrangements du maire socialiste Dalongeville, l'affaire bascule dans un curieux business où entrepreneurs, intermédiaires et hommes du milieu se mélangent. "Un système qui pourrait être qualifié de mafieux", écrit le parquet de Béthune. Avec la nécessité de mettre en place des "coupe-circuits" pour effacer les traces de "l'argent sale". Plusieurs protagonistes du dossier, chefs d'entreprise, expliquent qu'il est toujours délicat pour un patron de verser un pot-de-vin en liquide... Où trouver du cash sans se faire repérer ? Surtout lorsque l'entreprise n'a pas une activité qui génère beaucoup d'espèces.
A l'inverse, les truands, eux, ont des liquidités comme s'il en pleuvait. Leur problème consiste à blanchir ces fonds d'origine douteuse, là encore sans se faire repérer. Pour faire coïncider leurs intérêts, des hommes comme Guy Mollet sont là. L'intermédiaire a fini par reconnaître devant les policiers que, jusqu'en 2008, il possédait trois comptes bancaires ouverts au Luxembourg, chez Fortis et Dexia.
Aidée par la justice du grand-duché, la juge a même trouvé sur un des comptes de Guy Mollet un chèque de 210 000 euros. Il est daté du 31 août 2007 et signé par l'entreprise de bâtiment Ramery. Avec ses 2 700 salariés, Ramery est un poids lourd du BTP dans la région. Le groupe s'articule en trois pôles, travaux publics, bâtiment et environnement, tous susceptibles de travailler avec les collectivités locales ou la mairie d'Hénin-Beaumont. Une piste que les enquêteurs n'ont pas creusée, afin de "boucler leur dossier dans les meilleurs délais", précise le parquet de Béthune.

Une Martine Aubry impuissante

A quelques mois de la présidentielle, comment le PS va-t-il réagir face à pareille affaire ? Selon nos informations, Martine Aubry et François Hollande ont été alertés à de nombreuses reprises des "dysfonctionnements" de la "fédé". Plusieurs militants du parti nous affirment qu'ils leur en ont parlé et que les dirigeants du PS ont reçu des courriers d'élus dégoûtés ainsi que des mails de sympathisants excédés. Selon ces témoins, les traces de ces alertes sont nombreuses. Un exemple : le 15 décembre 2007, l'ancien conseiller régional socialiste Alain Alpern alerte par mail la première secrétaire fédérale du parti, Catherine Génisson, une proche de Martine Aubry, avec copie à Daniel Percheron.
Le message est le suivant : Dalongeville doit démissionner, le PS n'a "pas intérêt à laisser pourrir la situation" à Hénin-Beaumont. Réponse lapidaire de Catherine Génisson dans un courrier du 23 avril 2008 : "Par respect des Héninoises et des Héninois, mais aussi des militants socialistes, je te demande de faire preuve de sobriété, de dignité et de retenue dans ton expression."
Autre exemple : ce courrier du 22 août 2011 de l'ancien sénateur socialiste du Pas-de-Calais, Michel Sergent, écarté de la liste de Daniel Percheron aux dernières sénatoriales. Adressée aux élus et aux militants socialistes de la région, cette lettre de quatre pages dénonce "irrégularités", "tricheries", "pressions" et "menaces" au sein de la Fédération socialiste. Plusieurs des témoins l'affirment, l'ancien et la nouvelle première secrétaire ont conscience du problème depuis longtemps. Mais ont-ils essayé d'agir ? L'affaire Dalongeville et l'enquête judiciaire en cours semblent indiquer le contraire. "Martine Aubry n'en sait pas plus que ce qu'elle a lu dans la presse depuis un an, assure son attaché de presse. Mais en tant que patronne des socialistes, elle prendra des décisions s'il faut le faire."
En nous faisant jurer de ne pas révéler son identité, un éléphant du parti, figure historique du PS, explique que c'est très difficile pour les responsables nationaux de bousculer la Fédération du Pas-de-Calais... Comme dans les Bouches-du-Rhône, où le PS n'a pas tapé du poing sur la table dans l'affaire Guérini, le Nord-Pas-de-Calais est "une féodalité, où il est important d'avoir l'oreille du seigneur", décrypte un avocat de Béthune engagé à gauche.

Un François Hollande imprudent

Dans les guerres de courants à l'intérieur du parti, le soutien de cette fédération se révèle essentiel. Le Nord-Pas-de-Calais fournit les plus grands bataillons d'adhérents socialistes. La légende attribue à Liévin, la commune de Jean-Pierre Kucheida, la plus grosse section PS du pays. Difficile, pour Aubry, de s'en affranchir. L'éléphant anonyme nous confie son amertume : "Dans son combat pour prendre le PS, Aubry ne pouvait rien faire politiquement sans l'aval de Percheron (l'ancien patron de la fédé du Pas-de-Calais - ndlr). Le deal était le suivant : je te laisse maître chez toi en échange de ton appui pour conquérir la tête du PS. Quand elle est arrivée à la mairie de Lille, Martine Aubry a également trouvé des financements parallèles qu'elle a remis au carré. Sa méthode est la suivante : il faut faire le ménage mais sans le dire !" Or, jusqu'à présent, la fédé du Pas-de-Calais n'a guère subi un quelconque "ménage". "Sauf que le Nord et le Pas-de-Calais, ce n'est pas la même chose, nous dit François Lamy, le conseiller politique de Martine Aubry. Dans le Nord, en tant que maire de Lille, elle a réussi à nettoyer ce qu'elle a pu constater. Mais le Pas-de-Calais, c'est une grande fédération avec ses traditions, bonnes ou mauvaises. Martine Aubry peut agir sur le fonctionnement interne du PS, pas sur le reste."
Le premier test de la volonté de "nettoyage" aura lieu le 10 décembre, lors de la convention nationale du parti, où celui-ci devra trancher sur les investitures de trois circonscriptions : celle d'Albert Facon (Hénin-Beaumont), de Jack Lang (Boulogne-sur-Mer) et de Jean-Pierre Kucheida (Liévin).
Quant au candidat officiel du PS, François Hollande (qui n'a pas souhaité réagir à nos informations), si l'affaire d'Hénin se prolonge par une enquête sur un financement du PS dans la région, le soutien des caciques du Pas-de-Calais pourrait vite devenir embarrassant. En septembre dernier, Jean-Pierre Kucheida l'accueillait avec enthousiasme dans sa ville de Liévin. Cette visite de Hollande dans le bassin minier, avant son élection lors de la primaire socialiste, faisait alors office de quasi-pèlerinage pour l'ancien premier secrétaire du PS. En 1994, François Mitterrand y avait effectué l'un de ses derniers déplacements en tant que président de la République.

Alors, que faire ? Purger l'abcès ou le laisser enfler jusqu'au 6 mai 2012 ?



AA: quelques remarques ou précisions sur cet excellent article:

- on parle d'un bac à fleurs de 80 000 euros. En réalité il y en avait plusieurs (pour ce prix global)...
- je rappelle que toute l'affaire actuelle provient des déclarations écrites de Dalongeville, confirmant ce que l'on disait sous le manteau depuis longtemps, mais jamais étayé. Les journalistes ont entre leurs mains une lettre manuscrite de GD relativement succincte mais éloquente, un peu vague sur certains points, voire à peine crédible (mais ne portant pas sur des choses importantes). On peut supposer qu'il a détaillé tout cela aux juges et policiers. Mais nous n'en avons pas connaissance...pour l'instant.
- c'est dans le cadre de son droit d'alerte que la CFDT a pu faire intervenir un cabinet d'expert-comptables qui s'est vu mettre pas mal de bâtons dans les roues. C'est la Sogi qui a payé les honoraires. Elément important: les pertes latentes sur les swaps (contrats d'échanges de flux financiers: par exemple, taux variables contre taux fixes), relevées à 150 millions d'euros en début d'année par la Chambre Régionale des Comptes sont devenues 173 à la remise du rapport du cabinet, début novembre, pour avoisiner les 198 millions aujourd'hui!
- "le fils d'un membre du CA d'Adevia" qui aurait bénéficié de marchés, c'est, bien entendu (!), le fils Kucheida...
- il y a eu quelques petites confusions me concernant, mais cela ne change pas l'esprit. Le 15/12/07, C.Génisson n'était pas encore 1ère Secrétaire et je pense qu'il s'agissait de ma demande publique faite à G Dalongeville de démissionner. Quant au courrier me "réprimandant", c'était la conséquence de mes interventions dénonçant le soutien du PS à Dalongeville au moment des municipales.
- enfin, je rappelle que F.Hollande est venu soutenir G. Dalongeville à l'occasion des municipales de 2008...




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MessageSujet: Re: JUSTICE    Sam 10 Déc - 23:22

LA LETTRE DE MONTEBOURG A AUBRY



Jack Lang a demandé, vendredi 9 décembre à son avocat, d'engager des poursuites judiciaires contre Arnaud Montebourg. Le député socialiste du Pas-de-Calais reproche à son collègue PS des "attaques ignominieuses" à son encontre dans une lettre envoyée à Martine Aubry et publiée la veille dans Le Monde. Arnaud Montebourg y dénonce un "système de corruption" d'élus socialistes dans le département de Jack Lang. Mais que reproche exactement Arnaud Montebourg à Jack Lang ?

• De bénéficier des "complicités" de la direction du PS. En 2002, deux ans après avoir perdu les élections municipales à Blois (Loir-et-Cher), dont il était maire depuis 1989, Jack Lang est "parachuté" dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais, c'est-à-dire que la direction du Parti socialiste le nomme candidat d'office.

Réélu en 2007, Jack Lang brigue aujourd'hui un troisième mandat de député mais refuse de se prêter au jeu du vote consultatif des militants. Il voudrait être imposé par le PS, comme en 2002, ou à l'instar de Ségolène Royal à La Rochelle récemment.

Le 30 novembre, la veille du vote qui devait désigner le candidat socialiste de cette 6e circonscription du Pas-de-Calais, le député sortant indique qu'il refuse de se soumettre au scrutin des militants. Ces derniers se prononcent en faveur de Brigitte Bourguignon, secrétaire nationale du PS aux sports. Mais c'est la direction du Parti qui a le dernier mot et qui pourrait, lors de sa convention nationale d'investiture du samedi 10 décembre, propulser Jack Lang candidat.

• D'être trop vieux. Jack Lang a 72 ans. Dans sa lettre, Arnaud Montebourg rappelle à Martine Aubry sa proposition de limiter à 67 ans l'âge des postulants à la députation, ce qui aurait d'office écarté le député du Pas-de-Calais.

• D'être "complice" d'un "système de corruption". Le député-maire de Liévin depuis 1981, Jean-Pierre Kucheida, 68 ans, est lui aussi trop vieux pour Montebourg. Investi le 30 novembre par les militants pour briguer un septième mandat consécutif, il est surtout accusé par Arnaud Montebourg d'être le principal acteur des affaires de corruption dans la fédération PS du Pas-de-Calais.

Or, pour le secrétaire national du Parti socialiste à la rénovation, "la présence de Jack Lang dans [le Pas-de-Calais] n'est qu'un des tristes symptômes" des complicités qui agissent dans ce "système de corruption".


FTVi avec AFP et Reute

http://www.numerama.com/magazine/16598-jack-lang-va-combattre-le-piratage-mais-le-vrai-cette-fois.html

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MessageSujet: Re: JUSTICE    Sam 10 Déc - 16:44

PAS UN QUI RACHETE L ' AUTRE ....Gerard Vignoble du nouveau centre



"Après avoir été contraint de quitter son fauteuil de député en 2007 face aux assauts de l'UMP, Gérard Vignoble se retrouve désormais dans la position de son personnage historique préféré, Napoléon Bonaparte, mais en version Waterloo alors qu'il rêvait d'Austerlitz." • O. H. ( vdn)*

Dans NORD ECLAIR On apprend que ces frais sont passés de 17 000 E à 24 000 E de 2006 à 2009. Parmi cette somme, une indemnité mensuelle de 230 E, versée en liquide, qui « ne repose sur aucune décision de l'assemblée délibérante ».
« On peut constater que le maire déjeune, quasi quotidiennement et sans justification aucune, dans trois restaurants de la ville, s'étonnent les magistrats. Aucun de ces frais n'a fait l'objet d'un ordre de mission. » Les restaurateurs envoient une facture mensuelle directement au service financier !
Des pleins à gogo
Autre surprise : la carte carburant de la 407 de fonction du maire, utilisée à tort et à travers. Deux pleins le même jour, à une demi-heure d'intervalle, un de sans plomb 98, l'autre de gazole, dans une station service de l'autoroute du soleil. Rebelote deux jours plus tard à Villeneuve d'Ascq : un plein de sans plomb 95 et un de gazole en une heure et demie. Pince-sans-rire, les magistrats constatent : « Ce véhicule aura consommé 287 litres de gazole et 72 litres d'essence sur les 15 premiers jours de novembre. » Le rapport évoque encore des logements de fonction octroyés gratuitement ou pour 200 E de loyerseulement à deux élues, des joueuses de basket et un joueur de foot, des subventions importantes accordées sans aucun contrôle, des aides excessives au rallye d'Ypres, les achats d'oeuvre d'art, des contraventions payées par le contribuable... Des sujets chers à l'opposition qui ne devrait pas rester silencieuse lundi soir.w


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MessageSujet: Re: JUSTICE    Sam 10 Déc - 8:39

Quand un ancien du PS se lache ....dans la VOIX DU NORD du 10/12/2011



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MessageSujet: Re: JUSTICE    Ven 9 Déc - 8:13

FANTASME , RUMEUR OU COUP DE BALAI ? selon la voix du nord du 09/12/2011



Depuis 7 jours le forum socialiste " le Chti Bethunois" est silencieux ...Ecoeuré Mr. HANQUEZ ?????????? rien de grave ????????
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MessageSujet: Re: JUSTICE    Jeu 8 Déc - 11:00



Dernière édition par PACA le Ven 9 Déc - 8:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: JUSTICE    Mer 7 Déc - 19:51

A LIRE ABSOLUMENT VOUS SAUREZ TOUT SUR LE SYSTEME PS du PAS DE CALAIS




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MessageSujet: Re: JUSTICE    Jeu 3 Nov - 11:26

LE PS ET SES VIEUX DEMONS



LE CUMUL DES MANDATS , LE CARRIERISME , LA DUREE DES MANDATS QUI S ' ENCHAINENT LES UNS AUX AUTRES , font que les elus prennent de mauvaises habitudes AVEC DE MAUVAISES FREQUENTATTIONS

Le PS impuissant face à l'entêtement de Guérini
Publié le 03-11-11 à 13:28 Modifié à 13:30 par Le Nouvel Observateur avec AFP 4 réactions

Benoît Hamon regrette le refus de Guérini de démissionner mais estime que le parti n'a "pas le pouvoir" de l'y obliger.


Guérini se dit déterminer à mener son mandat "jusqu'au bout". (c) Afp
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Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a affirmé jeudi 3 novembre que la direction du parti "regrett(ait)" le refus de Jean-Noël Guérini de démissionner de la présidence du conseil général des Bouches-du-Rhône, mais qu'elle n'avait "pas le pouvoir" de l'y obliger.

"Il refuse de le faire, dont acte, mais c'est pour nous une situation que nous regrettons parce qu'on voit bien aujourd'hui la manière dont la droite se sert de ça", a déclaré Benoît Hamon lors du point de presse hebdomadaire du PS.

"Nous ne pouvons pas agir sur la présidence qui est la sienne". "Nous n'avons pas de pouvoir sur l'autorité d'une collectivité locale élue par les citoyens", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui, devant son refus de démissionner, nous avons peu d'instruments" mais "nous demandons au groupe socialiste au conseil général et à la fédération socialiste de veiller à ce qu'il n'exerce plus de rôle d'une manière ou d'une autre dans le fonctionnement normal de la majorité socialiste et de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône", a précisé le porte-parole du PS.

Benoît Hamon a aussi rappelé que Jean-Noël Guérini était "présumé innocent" et que c'est d'ailleurs "pour cela qu'il ne pouvait pas être être exclu du Parti socialiste". Le bureau national du PS a appelé mercredi Jean-Noël Guérini à démissionner de la présidence du conseil général, ce que l'intéressé a immédiatement refusé.

L'élu est mis en examen notamment pour prise illégale d'intérêts et association de malfaiteurs dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux impliquant son frère.

"Nous lui avons dit et répété" que son maintien à la tête des Bouches-du-Rhône "gêne le Parti socialiste au regard des faits qui lui sont reprochés" mais "nous ne pouvons pas obtenir de lui une démission s'il ne le souhaite pas", a dit Benoît Hamon.

La direction du PS, "ce n'est pas le politburo, on n'est pas en URSS (...) Vous nous demandez quoi là ? Qu'on encercle le conseil général des Bouches-du-Rhône ?", a lancé Benoît Hamon pressé de questions par les journalistes.

Le Nouvel Observateur - AFP
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