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  EUROPE ...on ne s 'en lasse pas

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PACA

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Dim 18 Juin - 18:32




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PACA

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mer 29 Mar - 11:14

L ' EUROPE DECOIT ET LES EUROPEENS SE PROTEGENT ...ILS FONT CE QUI AURAIT DU ETRE FAIT DEPUIS LONGTEMPS PAR NOS POLITICIENS LAXISTES ET TIMIDES ...

EXTRAITS DE LA VOIX DU NORD DU 29/03/2017


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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mar 21 Mar - 10:38

http://www.medias-presse.info/est-ce-du-complotisme-daffirmer-que-la-construction-europeenne-sest-faite-sous-linfluence-des-etats-unis/71248/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Mailing+quotidien


François Asselineau, l’un des 11 candidats à la présidence de la république, ne manque pas une occasion de répéter que la France est victime d’une entreprise de domestication américaine. Les médias du système l’ont classé dans la catégorie « complotiste ». Il répond par cette vidéo





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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Dim 19 Mar - 10:38







Quand la CIA finançait la construction européenne

Une remarquable enquête du magazine Historia De 1949 à 1959, en pleine guerre froide, les Américains, par l’intermédiaire de leurs services secrets et du Comité pour l’Europe unie, versent l’équivalent de 50 millions de dollars actuels à tous les mouvements pro-européens, parmi lesquels ceux du Britannique Winston Churchill ou du Français Henri Frenay. 

Leur but, contenir la poussée soviétique… 

A 82 ans, Henri Frenay, le pionnier de la Résistance intérieure, fondateur du mouvement Combat, arbore une forme intellectuelle éblouissante malgré sa surdité de l’oreille droite et sa récente opération de l’estomac.

 Pourtant, il n’a plus que trois mois à vivre. En ces jours de mai 1988, il me parle de l’Europe dans son appartement de Boulognesur-Seine. De cette Europe fédérale dont il a révé en vain entre 1948-1954. De la dette aussi que, en cas de succès, le Vieux Continent aurait contracté envers les Américains, ceux notamment du ” Comité “.

 Et d’insister une fois, deux fois, dix fois, tandis que moi, je m’interroge : pourquoi diable ce mystérieux ” Comité ” revient-il à une telle fréquence dans nos conversations ? Pourquoi ? Mais parce que Frenay me confie, avec il est vrai d’infinies précautions de langage, son ultime secret : l’aide financière occulte de la CIA via l’American Committee for United Europe - le Comité - à l’Union européenne des fédéralistes dont il a été le président. Pour reconstituer cette filière inédite, il me faudra une quinzaine d’années. Un jeu qui en valait la chandelle puisqu’il me permet d’ouvrir, pour les lecteurs d’ Historia, la porte d’un des compartiments les plus secrets de la guerre froide… 

Tout commence à l’automne 1948.

 Déjà coupée en deux, l’Europe vit sous la menace d’une invasion totale par l’armée rouge. Au ” coup de Prague ” en février, vient de succéder en juin le blocus de Berlin. Un petit cénacle de personnalités de l’ombre jette alors les bases de l’American Committee for United Europe, l’ACUE - son existence sera officialisée le 5 janvier 1949 à la maison de la Fondation Woodrow-Wilson de New York. Politiques, juristes, banquiers, syndicalistes vont se méler au sein de son conseil de direction. De hautes figures gouvernementales aussi comme Robert Paterson, le secrétaire à la Guerre ; James Webb, le directeur du budget ; Paul Hoffman, le chef de l’administration du plan Marshall ; ou Lucius Clay, le ” proconsul ” de la zone d’occupation américaine en Allemagne.

 Bien tranquilles, ces Américains-là ?

  Non, car la véritable ossature de l’ACUE est constituée d’hommes des services secrets. Prenez son président, William Donovan. Né en 1883 à Buffalo, cet avocat irlando-américain au physique de bouledogue, surnommé ” Wild Bill ” par ses amis, connaît bien l’Europe. En 1915, il y remplissait déjà une mission humanitaire pour le compte de la Fondation Rockefeller. Deux ans plus tard, Donovan retrouvait le Vieux Continent pour y faire, cette fois, une Grande Guerre magnifique. Redevenu civil, ” Wild Bill ” va se muer en missus dominicus du gouvernement américain. Ses pas d’émissaire officieux le portent vers l’Europe pour des rencontres parfois imprévues. 
En janvier 1923, alors qu’ils goà»tent un repos bien mérité, sa femme Ruth et lui devront ainsi subir une soirée entière les vociférations d’un autre habitué de la pension Moritz de Berchtesgaden. 

Dix-sept ans plus tard, l’agité, un certain Adolf Hitler, s’est rendu maître de la partie continentale de l’Europe, et c’est ” Wild Bill ” que Franklin Roosevelt, inquiet, dépéche à Londres s’enquérir auprès de Winston Churchill du potentiel britannique face à l’avancée nazie. 

En juin 1942, Donovan, homme de confiance du président démocrate pour les affaires spéciales, crée l’Office of Strategic Services (OSS), le service secret américain du temps de la Seconde Guerre mondiale dont il devient le chef et qu’il quittera à sa dissolution, en septembre 1945, sans perdre le contact avec l’univers du renseignement : ” Wild Bill ” tisse des liens privilégiés avec la Central Intelligence Agency, la CIA, créée officiellement le 15 septembre 1947 par une loi sur la sécurité nationale signée par le successeur de Roosevelt, Harry Truman.

 Prenez le vice-président de l’ACUE Walter Bedell Smith, ancien chef d’état-major d’Eisenhower pendant la Seconde Guerre mondiale puis ambassadeur des Etats-Unis à Moscou.

 A partir d’octobre 1950, celui que ses amis 1 / 6 Union Populaire Républicaine | UPR L’union du peuple pour rétablir la démocratie, en libérant la France de la prétendue union européenne, de l'OTAN et de l'euro http://www.upr.fr surnomment le ” Scarabée ” ( beetle en anglais) va prendre les commandes de la CIA. 1950, c’est justement l’année o๠des universitaires comme Frederick Burkhardt et surtout William Langer, historien à Harvard, lancent la section culturelle de l’ACUE. Ces deux proches de Donovan ont servi autrefois dans les rangs de l’OSS.

 Langer en a dirigé le service Recherche et Analyse et, excellent connaisseur de la politique française, a méme commis après-guerre un ouvrage savant qui s’efforçait de dédouaner Le Jeu américain à Vichy (Plon, 1948). Prenez surtout Allen Dulles. A l’été 1948, c’est lui qui a ” inventé ” le Comité avec Duncan Sandys, le gendre de Churchill, et George Franklin, un diplomate américain. Principal associé du cabinet de juristes Sullivan & Cromwell, Dulles n’impressionne guère de prime abord avec ses fines lunettes, ses éternelles pipes de bruyère et ses vestes en tweed. Sauf qu’avec ce quinquagénaire, un maître espion entre dans la danse. 

Retour à la case Seconde Guerre mondiale. Chef de l’OSS à Berne, Dulles noue en février 1943 des contacts avec la délégation de Combat en Suisse. Un temps, il assurera méme le financement du mouvement clandestin. ” Coup de poignard dans le dos du général de Gaulle “, s’insurge Jean Moulin au nom de la France libre. ” Survie de la Résistance intérieure menacée d’étranglement financier “, rétorque Frenay. 
Pensant d’abord à ses camarades dénués de moyens, aux maquisards en danger, il ne voit pas pourquoi Combat devrait se priver d’un argent allié versé, c’est convenu, sans contrepartie politique. Cette ” affaire suisse ” va empoisonner un peu plus encore ses rapports avec Moulin.

 En 1946, Dulles démissionne des services secrets… pour en devenir aussitôt l’éminence grise, prenant une part prépondérante à la rédaction du texte de loi présidentiel sur la sécurité nationale. Cofondateur à ce titre de la CIA (pour les initiés : l’Agence ou mieux, la Compagnie), Dulles pense qu’en matière d’action clandestine, privé et public doivent conjuguer leurs forces. 

C’est lui qui a déjà inspiré, par l’intermédiaire de ses amis du Brook Club de New York, le versement des subsides de grosses sociétés américaines à la démocratie chrétienne italienne menacée par un parti communiste surpuissant. En 1950, il va reprendre officiellement du service comme bras droit du Scarabée d’abord, comme son successeur à la téte de la CIA ensuite - de février 1953 à septembre 1961. Record de longévité d’autant plus impressionnant que son frère aîné John Forster Dulles, restera, lui, ministre des Affaires étrangères de 1953 à sa mort de maladie en mai 1959.

 Etonnant creuset que l’ACUE, o๠des personnalités de la haute société et/ou de la CIA côtoient les dirigeants de la puissante centrale syndicale American Federation of Labor, l’AFL, dont ils partagent l’aversion du communisme. Exemples : David Dubinsky, né en 1892 à Brest-Litovsk, en Russie, dirige le Syndicat international de la confection pour dames (ILGWU) : 45 000 adhérents à son arrivée en 1932, 200 000 à la fin des années 1940 ! Ennemi acharné des nazis hier (les syndicalistes proches de l’ACUE sont presque tous juifs), c’est aux commies , les ” cocos “, qu’il en veut dorénavant. Jay Lovestone aussi. Conseiller politique de l’AFL, ce Lituanien d’origine sait de quoi il parle : avant sa brutale exclusion puis sa lente rupture avec le marxisme, il fut, entre 1925 et 1929, le secrétaire général du PC américain ! 

Autre recrue de choix du Comité, Arthur Goldberg, le meilleur juriste de l’AFL. Futur secrétaire au Travail du président Kennedy puis juge à la Cour supréme, Goldberg, né en 1908, a dirigé l’aile syndicale de l’OSS. 

A ce titre, il fut en son temps le supérieur hiérarchique d’Irving Brown, son cadet de deux ans. Brown, représentant de l’AFL pour l’Europe et grand dispensateur de dollars aux syndicalistes modérés du Vieux Continent. Puisant dans les fonds secrets de la toute jeune CIA, laquelle finance depuis 1946 toutes les opérations anticommunistes de l’AFL, ce dur à cuire ne ménage pas, par exemple, son soutien à Force ouvrière, la centrale syndicale née fin 1947 de la scission de la CGT (lire ” Derrière Force ouvrière, Brown, l’ami américain ” dans Historia n° 621 de décembre 1997). Pure et dure, la ligne Brown contraste d’ailleurs avec celle, plus nuancée, de la CIA. A la Compagnie, on aurait préféré que les non-communistes restent dans le giron de la CGT, méme contrôlée par le PCF… C’est qu’au-delà des hommes, il y a la stratégie d’ensemble. Face à l’Union soviétique, Washington développe deux concepts clés : le containment (l’endiguement) et plan Marshall. 

L’idée du containment , revient à un diplomate russophone, George Kennan, qui la développe dès juillet 1947 dans un article de la revue Foreign Affairs : ” L’élément majeur de la politique des Etats-Unis en direction de l’Union soviétique doit étre celui d’un endiguement à long terme, patient mais ferme, des tendances expansionnistes russes. “ Le plan Marshall, lui, porte la marque de son inventeur le général George Marshall, chef d’état-major de l’US Army pendant la guerre, et désormais ministre des Affaires étrangères du président Truman. 

En apportant une aide massive aux pays d’Europe ruinés, les Etats-Unis doivent, selon lui, faire coup double : un, couper l’herbe sous le pied des partis communistes par une hausse rapide du niveau de vie dans les pays concernés ; deux, empécher 2 / 6 Union Populaire Républicaine | UPR L’union du peuple pour rétablir la démocratie, en libérant la France de la prétendue union européenne, de l'OTAN et de l'euro http://www.upr.fr leur propre industrie de sombrer dans la dépression en lui ouvrant de nouveaux marchés. Pour le tandem Marshall-Kennan, pas de meilleur outil que la CIA (lire l’interview d’Alexis Debat, page 51). 

Et c’est naturellement un autre ancien de l’OSS, Franck Wisner Jr, qu’on charge de mettre sur pied un département autonome spécialisé dans la guerre psychologique, intellectuelle et idéologique, l’Office of Policy Coordination ! Si ce bon vieux ” Wiz ” ne fait pas partie du Comité, ses hommes vont lui fournir toute la logistique nécessaire. Mais chut ! c’est top secret… L’ACUE allie sans complexe une certaine forme de messianisme américain avec le souci de la défense bien comprise des intéréts des Etats-Unis. Messianique, cette volonté bien ancrée de mettre le Vieux Continent à l’école du Nouveau Monde. Phare de la liberté menacée, l’Amérique a trouvé, la première, la voie d’une fédération d’Etats, succès si resplendissant que l’Europe n’a plus qu’à l’imiter… 

Cet européanisme made in Washington comporte sa part de sincérité : ” Ils m’appellent le père du renseignement centralisé, mais je préférerais qu’on se souvienne de moi à cause de ma contribution à l’unification de l’Europe “, soupire ainsi Donovan en octobre 1952. De sa part de calcul aussi. 
Car en décembre 1956, trois mois avant sa mort, le méme Donovan présentera l’Europe unie comme ” un rempart contre les menées agressives du monde communiste “. 

En d’autres termes, un atout supplémentaire de la stratégie américaine conçue par Marshall, Kennan et leurs successeurs : construire l’Europe, c’est remplir un vide continental qui ne profite qu’à Staline, donc, en dernier ressort, protéger les Etats-Unis. Ajoutons une troisième dimension. 

Dans l’esprit des hommes de la Compagnie, rien de plus noble qu’une action clandestine au service de la liberté. Tout officier de la CIA le sait : les Etats-Unis sont nés pour une bonne part du soutien des agents de Louis XVI, Beaumarchais en téte, aux insurgés nord-américains. A
insi l’opération American Committee, la plus importante, et de loin menée, par l’Agence en Europe pendant la guerre froide, se trouve-t-elle justifiée par l’Histoire. Pour chaleureuse qu’elle soit, l’amitié franco-américaine ne saurait toutefois distendre le ” lien spécial ” entre Grande-Bretagne et Etats-Unis. 

En foi de quoi, Comité et Compagnie tournent d’abord leur regard vers Londres. Hélas ! Churchill, battu aux législatives de 1945, ronge ses griffes dans l’opposition. Le nouveau secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, Ernest Bevin, a bien proclamé le 2 janvier 1948 aux Communes : ” Les nations libres d’Europe doivent maintenant se réunir. ” N’empéche que ses collègues du cabinet travailliste et lui repoussent avec horreur la perspective d’une véritable intégration continentale. Non pas que Bevin craigne de s’affronter aux communistes : deux jours après son discours de janvier, il créait un organisme clandestin de guerre idéologique, l’Information Research Department. Ce méme IRD qui, jugeant La Ferme des animaux et 1984 plus efficaces que mille brochures de propagande, va contribuer à diffuser partout dans le monde les oeuvres de George Orwell. Mais la carte Europe unie, alors là , non ! 
Cette carte, Churchill la joue-t-il de son côté par conviction profonde ou par aversion pour ses rivaux politiques de gauche ? Le fait est que le 19 septembre 1946 à Zurich, le Vieux Lion appelle à un axe anglo-franco-allemand, élément majeur selon lui d’une ” espèce d’Etats unis d’Europe “. 

Qu’en mai 1948, Duncan Sandys, taille aux mesures de son homme d’Etat de beau-père le Congrès européaniste de La Haye. Qu’en octobre 1948, Churchill crée l’United European Movement - le Mouvement européen. Qu’il en devient président d’honneur aux côtés de deux démocrates-chrétiens, l’Italien Alcide De Gasperi et l’Allemand Konrad Adenauer, et de deux socialistes, le Français Léon Blum et le Belge Paul-Henri Spaak.

 Malheureusement pour les ” amis américains “, cette tendance ” unioniste ” ne propose, à l’exception notable de Spaak, que des objectifs européens limités. Reconstruction économique et politique sur une base démocratique, d’accord, mais sans transfert, méme partiel, de souveraineté. Le Comité et la tendance ” fédéraliste “, dont Henri Frenay émerge comme la figure emblématique, veulent, eux, aller beaucoup plus loin. Aux heures les plus noires de la Seconde Guerre mondiale, Frenay, patriote mondialiste, a conçu l’idée d’un Vieux Continent unifié sur une base supranationale. 

En novembre 1942, révélera quarante ans plus tard Robert Belot dans le remarquable travail sur Frenay qui vient de lui valoir l’habilitation à diriger des recherches à l’Université, le chef de Combat écrivait au général de Gaulle qu’il faudrait dépasser l’idée d’EtatNation, se réconcilier avec l’Allemagne après-guerre et construire une Europe fédérale. Logique avec lui-méme, Frenay se jette dès 1946 dans cette croisade européaniste aux côtés d’Alexandre Marc. 

Né Lipiansky à Odessa en 1904, ce théoricien du fédéralisme a croisé la trajectoire de Frenay à Lyon en 1941, puis après-guerre. A rebours de l’européanisme de droite inspiré des thèses monarchistes maurrassiennes ou du catholicisme social, les deux amis s’efforcent de gauchir le fédéralisme français alors fort de ” plusieurs dizaines de milliers d’adhérents “, ainsi 3 / 6 Union Populaire Républicaine | UPR L’union du peuple pour rétablir la démocratie, en libérant la France de la prétendue union européenne, de l'OTAN et de l'euro
 http://www.upr.fr 

que me l’assurera l’ancien chef de Combat en 1988. Orientée à gauche, l’Union européenne des fédéralistes, l’UEF, est créée fin 1946. Elle va tenir son propre congrès à Rome en septembre 1948. Frenay en devient le président du bureau exécutif, flanqué de l’excommuniste italien Altiero Spinelli, prisonnier de Mussolini entre 1927 et 1937 puis assigné à résidence, et de l’Autrichien Eugen Kogon, victime, lui, du système concentrationnaire nazi qu’il décortiquera dans L’Etat SS (Le Seuil, rééd. 1993). A ces trois dirigeants d’atténuer le profond malaise né de la participation de nombreux membres de l’UEF au congrès de La Haye, o๠Churchill et son gendre Sandys les ont littéralement roulés dans leur farine ” unioniste “. 

Faut-il choisir entre le Vieux Lion et le pionnier de la Résistance intérieure française à l’internationalisme si radical ? Perplexité au Comité, donc à la CIA. Pour Churchill, sa stature d’homme d’Etat, d’allié de la guerre, sa préférence affichée pour le ” grand large “, les Etats-Unis ; contre, son refus acharné du modèle fédéraliste si cher aux européanistes américains et bientôt, ses violentes querelles avec le très atlantiste Spaak. En mars 1949, Churchill rencontre Donovan à Washington. En juin, il lui écrit pour solliciter le versement de fonds d’urgence (très riche à titre personnel, l’ancien Premier ministre britannique n’entend pas puiser dans sa propre bourse). Quelques jours plus tard, Sandys appuie par courrier la demande de son beau-père : de l’argent, vite, sinon le Mouvement européen de Churchill s’effondre. Comité et CIA, la principale bailleuse de fonds, débloquent alors une première tranche équivalant à un peu moins de 2 millions de nos euros. Elle permettra de ” préparer ” les premières réunions du Conseil de l’Europe de Strasbourg, qui associe une assemblée consultative sans pouvoir réel à un comité des ministres statuant, lui, à l’unanimité. 

Pour soutenir leurs partenaires du Vieux Continent, ACUE et CIA montent dès lors des circuits financiers complexes. Les dollars de l’oncle Sam - l’équivalent de 5 millions d’euros entre 1949 et 1951, le méme montant annuel par la suite - proviennent pour l’essentiel de fonds alloués spécialement à la CIA par le Département d’Etat. Ils seront d’abord répartis sous le manteau par les chefs du Mouvement européen : Churchill, son gendre, le secrétaire général Joseph Retinger, et le trésorier Edward Beddington-Behrens. En octobre 1951, le retour de Churchill à Downing Street, résidence des premiers ministres anglais, ne tarira pas ce flot : entre 1949 et 1953, la CIA va en effet verser aux unionistes l’équivalent de plus de 15 millions d’euros, à charge pour eux d’en redistribuer une partie à leurs rivaux de la Fédération, la tendance de droite du fédéralisme français, laquelle reverse ensuite sa quote-part à l’UEF. Sommes substantielles mais sans commune mesure avec la manne que l’appareil stalinien international, le Kominform, investit au méme moment dans le financement souterrain des PC nationaux et des innombrables ” fronts de masse ” : Fédération syndicale mondiale de Prague, Mouvement de la paix, mouvements de jeunes, d’étudiants, de femmes… 

Pour Frenay, c’est clair : l’Europe fédérale constitue désormais le seul bouclier efficace contre l’expansionnisme communiste. Mais comment aller de l’avant quand le nerf de la guerre manque si cruellement ? 

L’UEF n’est pas riche. Son président encore moins, dont la probité est reconnue de tous - après son passage au ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés, Frenay, ancien officier de carrière sans fortune personnelle, a quitté l’armée au titre de la loi Diethelm de dégagement des cadres. Comme au temps de ” l’affaire suisse “, le salut financier viendra-t-il de l’allié américain ? Oui, assurent dès l’été 1950 les hommes de l’ACUE à un représentant français de l’UEF en visite à New York. Conforme à la position officielle du gouvernement américain en faveur de l’intégration européenne, leur aide ne sera soumise à aucune contrepartie politique ou autre, condition sine qua non aux yeux d’Henri Frenay. 

Et de fait, à partir de novembre 1950, l’ACUE va financer secrètement à hauteur de 600 000 euros l’une des initiatives majeures de Frenay et des fédéralistes de gauche : la création à Strasbourg, en parallèle du très officiel Conseil de l’Europe, d’un Congrès des peuples européens, aussi appelé Comité européen de vigilance. S’associeront à ce projet des socialistes (Edouard Depreux), des religieux (le père Chaillet, fondateur de Témoignage chrétien ), des syndicalistes, des militants du secteur coopératif, des représentants du patronat et méme… des gaullistes tels Michel Debré ou Jacques Chaban-Delmas. Mal conçue médiatiquement, l’affaire échoue de peu. Raison de plus pour accentuer le soutien financier, oeuvre du secrétaire général de l’ACUE, Thomas Braden. Connu pour ses opinions libérales, cet ami du peintre Jackson Pollock, n’a pas hésité quand Donovan, son ancien patron à l’OSS, lui a demandé de quitter la direction du musée d’Art moderne de New York.


 En juillet 1951, Frenay effectue à son tour le voyage des Etats-Unis sous les auspices du Congrès pour la liberté de la culture - une organisation que nous retrouverons bientôt. L’occasion de rencontrer les dirigeants du Comité et 4 / 6 Union Populaire Républicaine | UPR L’union du peuple pour rétablir la démocratie, en libérant la France de la prétendue union européenne, de l'OTAN et de l'euro http://www.upr.fr ceux de la Fondation Ford (mais pas ceux de la CIA avec lesquels il n’entretiendra jamais de rapports directs) pour leur faire part des besoins matériels des fédéralistes. Message reçu ” 5 sur 5 ” par les Américains… A cette date, Braden ne figure plus parmi les dirigeants officiels de l’ACUE. En vertu du principe des vases communicants, l’agent secret esthète vient en effet de rejoindre Dulles à la CIA. Les deux hommes partagent cette idée de bon sens : face aux communistes, ce ne sont pas les milieux conservateurs qu’il faut convaincre, mais la gauche antistalinienne européenne, dont Frenay constitue un des meilleurs représentants. 

Braden va plus loin : ” Comme l’adversaire rassemblé au sein du Kominform, structurons-nous au plan mondial par grands secteurs d’activité : intellectuels, jeunes, syndicalistes réformistes, gauche modérée… “, plaide-t-il. D’accord, répond Dulles. Naît ainsi la Division des organisations internationales de la CIA.

 Dirigée par Braden, cette direction centralise, entre autres, l’aide de la Compagnie via l’ACUE aux fédéralistes européens. En 1952, l’American Committee for United Europe finance ainsi l’éphémère Comité d’initiative pour l’assemblée constituante européenne, dont Spaak sera président et Frenay, le secrétaire général. Brouillés avec la ” Fédération “, leur rivale de droite qui servait jusque-là d’intermédiaire pour le versement des fonds CIA-ACUE par le truchement du mouvement churchillien, les amis de Frenay sont très vite au bord de l’asphyxie. Pour parer à l’urgence, Braden, virtuose du financement souterrain au travers de fondations privées plus ou moins bidon, va, cette fois, mettre en place une procédure de versements directs aux fédéralistes de gauche par des antennes para-gouvernementales américaines. 

A Paris, plaque tournante des opérations de la CIA en Europe avec Francfort, on opérera par le biais de l’Office of Special Representative, conçu à l’origine pour servir d’interface avec la toute jeune Communauté européenne du charbon et de l’acier (Ceca), ou de l’US Information Service (USIS). Par la suite, un bureau ACUE proprement dit sera ouvert. Jean Monnet : des liens troubles avec les services américains Comme Jean Monnet, président de la Ceca, Frenay caresse, en cette année 1952, l’idée d’une armée européenne, pas décisif vers l’Europe politique selon lui. L’ACUE approuve chaudement.

 Prévue par le traité de Londres de mars 1952, cette Communauté européenne de défense comprendrait - c’est le point le plus épineux -, des contingents allemands. Reste à faire ratifier le traité par les parlements nationaux. Frenay s’engage avec enthousiasme dans ce nouveau combat. Pour se heurter, une fois encore, à de Gaulle, qui refuse la CED au nom de la souveraineté nationale et, déjà , du projet ultrasecret de force atomique française, ainsi qu’aux communistes, hostiles par principe à tout ce qui contrarie Moscou. D’après les éléments recueillis par Robert Belot - dont la biographie du chef de Combat devrait sortir ce printemps au Seuil -, Frenay demandera méme à l’ACUE de financer l’édition d’une brochure réfutant… les thèses gaullistes sur la CED. Staline meurt en mars 1953. 

L’année suivante, Cord Meyer Jr, un proche de la famille Kennedy, remplace Braden à la téte de la Division des organisations internationales de la CIA. Mais 1954 verra surtout cet échec cuisant des européanistes : l’enterrement définitif de la CED. 

Découragé, Frenay abandonne alors la présidence de l’Union européenne des fédéralistes. A partir d’octobre 1955, les ” amis américains ” reportent donc leurs espoirs sur un nouveau venu, le Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe de Jean Monnet. Lié à Donovan et surtout à l’ambassadeur américain à Paris, David Bruce, un proche de Franck Wisner, Monnet est trop fin connaisseur du monde anglo-saxon pour accepter directement les dollars de la CIA. Compte tenu de sa prudence de Sioux, l’aide américaine à son courant européaniste devra emprunter d’autres voies. En 1956, Monnet se voit ainsi proposer l’équivalent de 150 000 euros par la Fondation Ford. 

Une offre qu’il décline, préférant que cet argent soit versé au professeur Henri Rieben, un économiste et universitaire suisse pro-européen qui vient d’étre nommé chargé de mission aux Hautes Etudes commerciales de Lausanne. Rieben utilisera ces fonds en toute transparence financière pour créer un Centre de recherches européen. En 1958, le retour du général de Gaulle, radicalement hostile aux thèses fédéralistes, annihile les derniers espoirs de l’UEF et de ses amis américains. Dissolution de l’ACUE dès mai 1960 puis cessation des financements occultes par la CIA s’ensuivent. En douze ans, la Compagnie aura quand méme versé aux européanistes de toutes tendances l’équivalent de 50 millions d’euros sans étre jamais prise la main dans le sac ! 

Mais pourra-t-on préserver longtemps le grand secret ? 

La première alerte éclate dès 1962. Trop précise sur les financements américains, une thèse universitaire sur les mouvements européanistes doit étre ” enterrée ” d’urgence en Angleterre. Ce remarquable travail est l’oeuvre du 5 / 6 Union Populaire Républicaine | UPR L’union du peuple pour rétablir la démocratie, en libérant la France de la prétendue union européenne, de l'OTAN et de l'euro http://www.upr.fr fils d’un camarade de résistance de Frenay, Georges Rebattet, créateur en avril 1943 du Service national maquis. Georges Rebattet, le successeur en 1952 de Joseph Retinger comme secrétaire général d’un Mouvement européen dont il a d’ailleurs assaini pour une bonne part le financement.

 Deuxième secousse au milieu des années 1960. L’étau de la presse américaine (le New York Times et la revue gauchiste Ramparts ) se resserre sur une des filiales du ” trust ” Braden-Meyer, le Congrès pour la liberté de la culture o๠se côtoyaient des intellectuels antitotalitaires européens de haute volée - Denis de Rougemont, Manhès Sperber, Franz Borkenau, Ignazio Silone, Arthur Koestler ou, par éclipses, Malraux et Raymond Aron. Financé par la CIA au travers de la Fondation Fairfield, le Congrès édite en français l’une de ses revues les plus prestigieuses, Preuves . 

Jouant la transparence, Braden jette alors son pavé dans la mare. ” Je suis fier que la CIA soit immorale “, déclare-t-il en 1967 au journal britannique Saturday Evening Post , auquel il confie des révélations sensationnelles sur le financement occulte par la CIA du Congrès pour la liberté et sur le rôle d’Irving Brown dans les milieux syndicaux. Silence radio, en revanche, sur le soutien aux mouvements européanistes, le secret des secrets… Ultime rebondissement à partir de juin 1970, quand le conservateur anglais pro-européen Edward Heath arrive à Downing Street. 

A sa demande, l’Information Research Department lance une vaste campagne pour populariser sous le manteau l’européanisme dans les médias et les milieux politiques britanniques. En 1973, l’Angleterre fait son entrée dans le Marché commun ; le 5 juin 1975, 67,2 % des électeurs britanniques ratifient la décision par référendum. Dans ce renversement de tendance en faveur de l’Europe, un homme s’est jeté à corps perdu : nul autre que le chef de la station de la CIA de Londres, Cord Meyer Jr. Ce bon vieux Cord qui remplaçait vingt ans plus tôt son copain Braden à la téte de la Division des organisations internationales de la Compagnie. Par Rémi Kaufer :[url= http://www.historia.fr/la-cia-finance-la-construction-europ%C3%A9enne] http://www.historia.fr/la-cia-finance-la-construction-europ%C3%A9enne[/url]

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Sam 25 Fév - 19:28

http://www.patrick-le-hyaric.eu/compte-rendu-reunion-parlement-13-16-fevrier-2017-a-strasbourg/

Compte-rendu de la réunion du Parlement européen du 13 au 16 février 2017 à Strasbourg

Protéger les lanceurs d’alerte !
Mardi 15 février


Le Parlement a adopté le rapport de mon ami Dennis De Jong, député néerlandais de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique, sur la protection de lanceurs d’alerte.

La question de la protection juridique des lanceurs d’alerte est vitale pour deux raisons. D’abord parce que ces personnes mettent en jeu leur carrière pour nous informer sur de mauvaises pratiques sociales, sanitaires, fiscales, environnementales. Ensuite parce que ceux qui bénéficient du secret de ces pratiques disposent des moyens de les camoufler et de faire en sorte qu’elles restent cachées.

On le voit très bien avec l’affaire Antoine Deltour qui est attaqué par la justice du Luxembourg pour avoir dénoncé les pratiques fiscales de ce pays.

Le problème est que l’on assiste progressivement à une pénalisation de l’activité du lanceur d’alerte. Le rapport de Constance Le Grip (PPE), adopté en avril 2016 au Parlement européen, a créé une instabilité juridique car désormais ceux-ci peuvent être attaqués en justice dès qu’ils révèlent ce qu’une entreprise veut maintenir caché. À charge alors pour eux de prouver devant la justice qu’ils l’ont défendu l’intérêt général, ce qui est extrêmement long et coûteux surtout pour une personne isolée.

Ce nouveau rapport est un pas dans la bonne direction puisqu’il appelle à la création rapide d’un statut européen du lanceur d’alerte, il demande une dépénalisation de la pratique par les États, et aux institutions européennes l’instauration de cadres internes favorisant le signalement d’abus.

Je félicite donc Dennis pour l’adoption de ce rapport qui doit nous servir à défaire le cadre répressif et dissuasif mis en place par le rapport Le Grip.

L’infâme loi israélienne sur les colonies
Mardi 14 février


Le Parlement a débattu de la situation en Palestine. L’arrivée de Donald Trump au pouvoir aux États-Unis a renforcé significativement le gouvernement israélien.

À peine Trump intronisé, qu’il faisait passer un texte de loi pour légaliser un grand nombre d’établissements dans les colonies. Plutôt que de condamner fermement cette décision qui éloigne encore un peu plus la perspective d’un État palestinien viable, comme l’aurait fait son prédécesseur, Trump annonce désormais « qu’il pourrait vivre » avec une solution à un État.

Il abandonne ainsi la position américaine en vigueur durant les dernières décennies arguant que le pays veut chercher un « grand deal » avec tous les états de la région. Enfin il prévoit également de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem et d’y envoyer comme ambassadeur un fervent partisan d’Israël.

Tous ces changements sont inquiétants et parfois déroutants, car certaines annonces sont contredites le lendemain par des ambassadeurs américains auprès d’organisations internationales. Ils nécessitent encore plus que l’Union européenne s’implique dans la région.

C’est d’ailleurs ce qui est ressorti du débat au Parlement européen. Tous les groupes progressistes se sont également associés pour demander que l’Union européenne reconnaisse la Palestine comme État. Enfin, notons certaines voix à droite qui demandaient d’éviter de parler de la colonisation.

La voix de l’Union européenne est plus que nécessaire pour trouver une solution à ce conflit sur la base de deux États, dans les frontières de 1967. La suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël doit devenir un axe de mobilisation

Aucun effet net pour la Grèce
Jeudi 16 février


Un débat a eu lieu sur la situation en Grèce. Pour une fois les nouvelles économiques sont meilleures puisque le gouvernement Tsipras a réussi à dégager un excédent budgétaire de 1,75% du PIB (hors service de la dette) en 2016 là où les créditeurs européens et du Fond Monétaire International lui demandaient 0,5%. Seulement, ces derniers veulent toujours plus et surtout n’arrivent plus à s’entendre sur leurs demandes.

Le Fond Monétaire International critique de plus en plus et de façon toujours plus ouverte les objectifs budgétaires irréalistes que les créanciers européens demandent à la Grèce. D’après ses prévisions la dette grecque accumulée représente une bombe à retardement malgré les efforts colossaux que le Fond reconnaît lui-même au peuple grec.

La solution longtemps proposée par le Fond Monétaire International et promise en automne 2012 par les européens c’est la restructuration de la dette grecque. Or, les opinions et les politiques d’Europe du Nord ne veulent pas en entendre parler et préfèrent des mesures comme la réduction des taux ou l’allongement des prêts, qui ne font que retarder l’échéance. L’avantage de cette méthode pour les créanciers c’est d’éviter un sujet politique sensible (pas de solution sans restructuration de la dette) mais aussi de maintenir la pression sur la Grèce tant que l’on possède sa dette.

Fatigué de cette approche se résumant à balayer la poussière sous le tapis, le FMI veut désormais sortir du programme d’aide, mais il veut qu’on l’y force. Pour cela il fait des demandes irréalistes : aux Européens il demande une restructuration, et aux Grecs il prend prétexte de l’absence de cette restructuration pour demander toujours plus de coupes (alors qu’il reconnaît lui-même une situation sociale intenable !).

Au final, alors qu’Alexis Tsipras a rempli sa part du contrat, on s’oriente vers une nouvelle crise. C’est ce qu’ont rappelé les députés lors des débats, notamment un socialiste allemand Udo Bullman rappelant « Aujourd’hui, le problème n’est pas que le gouvernement grec refuse de faire ce qu’il faut ».

Le problème c’est l’indolence de la Commission qui fait comme si de rien n’était, se contente de dire que la FMI est trop pessimiste et attend tranquillement que la Grèce soit de nouveau au pied du mur financier pour lui formuler de nouvelles exigences. La mode est désormais aux mesures automatiques de réduction des dépenses.

Autre facteur le calendrier politique : impossible de lancer un nouveau plan « d’aide » (mais appelons plutôt ça un plan d’amortissement) en période électorale française ou allemande. La fenêtre d’un accord se réduit donc de jour en jour : il faut que la Commission et les pays du Nord cessent de jouer avec la vie des Grecs !

La question sociale : grande absente du débat sur l’avenir de l’Union européenne
Jeudi 16 février


Nous avons eu à nous prononcer sur trois différents rapports sur l’avenir de l’Union européenne.

Le rapport du député belge libéral Guy Verhofstadt traite de l’hypothèse d’un changement des traités, celui des députés Mercedes Bresso (S&D, italienne) et Elmar Brok (PPE, allemand) garde les institutions telles qu’elles sont aujourd’hui, enfin le rapport de Pervenche Berès (S&D, française) porte sur l’hypothèse d’une capacité budgétaire pour la zone euro.

Dans le contexte de la sortie du Royaume-Uni et de l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, ces trois rapports auraient dû tracer des pistes de sorties de crise en prenant compte la colère et l’exaspération populaire contre des institutions qui restent sourdes à leurs demandes. Au delà du constat sur l’état de l’Union européenne qui risque de se désintégrer et du fait qu’il est urgent d’en changer le fonctionnement il est impossible de soutenir ces rapports qui nous proposent la même soupe, sans qu’aucun travail d’autocritique sérieux ne soit effectué.

Le rapport Verhofstadt est un cas d’école de ce que proposent depuis 20 ans les fédéralistes européens. Ils refusent d’entendre la demande de changement de cap politique des citoyens. A la place, le rapport propose une réforme des traités et des institutions qui produirait les mêmes politiques libérales qu’aujourd’hui et donc mécaniquement les mêmes effets néfastes pour les travailleurs européens.

Selon le rapport ceux-ci ne seraient déçus que du fonctionnement de l’Europe et non des politiques menées. La solution serait alors de diminuer la place des états en réduisant la place de la méthode intergouvernementale et de faire de la Commission européenne “une autorité exécutive ou gouvernement de principe” de l’Union européenne avec en matière économique un ministre des finances aux pouvoirs élargis. Le fonctionnement intergouvernemental de l’Union européenne a ses défauts mais dans la situation actuelle, il est la seul garant de la démocratie puisque menée par des gouvernements élus par les peuples face à une Commission européenne politique mais non élue. L’Europe social est mentionnée mais ne semble pas être une priorité pour le rapporteur qui préfère se concentrer sur la défense et la création d’un FBI européen.

Bien que certaines mesures du rapport soit positives, comme le renforcement des pouvoirs du parlement européen en matière d’enquête et d’initiative législative ou encore le renforcement de la lutte contre le dumping fiscal et développement de nouvelles sources d’énergie renouvelables comme objectifs prioritaires de l’Union européenne. Je me suis opposé à ce rapport qui ne propose rien de neuf et reste sourd aux revendications sociales. Il a été adopté à une courte majorité (283 voix pour, 269 contre, 83 abstentions).

Le rapport Bresso/Brok souffre des mêmes faiblesses que celui de Monsieur Verhofstadt. Il se concentre principalement sur ce qui est possible de faire dans le cadre actuel des Traités, comme un budget de la zone euro ou encore une défense européenne. Le rapport veut lui aussi renforcer les pouvoirs de la Commission européenne notamment en matière économique et budgétaire, c’est-à-dire renforcer le contrôle de cette institution non élue sur les budgets nationaux votés par des parlements nationaux représentatifs.

Malgré l’engagement en faveur de l’adoption de salaires minimums dans tous les pays membres le rapport est très léger sur la question sociale, pourtant au centre du malaise des peuples européens aujourd’hui. Pour ces raisons, je me suis également opposé à ce rapport qui a été adopté avec 329 voix pour, 223 contre et 83 abstentions.

Un futur triste pour « l’union économique et monétaire »
Jeudi 16 février


Le dernier rapport sur la composante économique de sa vision pour le futur de l’Union européenne a également été adopté.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne frappe pas par son ambition, puisqu’un front formé par la droite et les libéraux s’est opposé à chacune des idées mise en avant par la rapporteure socialiste française Pervenche Bérès.

Ainsi l’idée phare d’une capacité budgétaire européenne, qui serait une sorte de trésor de la zone Euro en plus du budget actuel, est complètement détournée. A l’origine, l’idée était un fond de solidarité pour les pays frappés par une crise économique, elle a ensuite été transformée sous pression de la droite en fonds de soutien aux réformes. Mais pour les gardiens des règles budgétaires ce n’est pas suffisant : ces derniers ont imposé de poser comme préalable des conditions économiques à chaque déblocage du fonds.

Concrètement c’est devenu un instrument pour des réformes toujours plus libérales avec un calendrier et une supervision comme le font le FMI et la Commission européenne pour la Grèce.

Le tout est d’ailleurs accompagné d’un « code de convergence » sur les systèmes économiques les plus libéraux. Les aspects sociaux sont là essentiellement pour obtenir l’adhésion des socialistes.

Ce rapport se voulait comme la définition d’un socle d’une union européenne renforcée autour de la zone Euro. Finalement, rien ou si peu n’aborde la question sociale ou la question de la légitimité démocratique des politiques qui sont imposées. Car ce sont exactement les mêmes mécanismes et les mêmes conditions autour des mêmes dogmes économiques qui sont imposés par les mêmes majorités politiques. Et surtout rien pour contrebalancer les déséquilibre internes criant au sein de la zone Euro, entre un nord compétitif, adapté aux règles qu’il a édicté, et un Sud qui peine à suivre et ne peut bénéficier d’aucune exception.

Partant de ce constat, de l’absence complète de solution, si ce n’est le modèle grec pour tous, et du manque de réponses sur la responsabilité démocratique de ces nouveaux instruments j’ai voté contre ce rapport.

L’accord avec le Canada au Parlement européen adopté
Mercredi 15 février


L’accord avec la Canada a été adopté par 408 voix contre 254 et 33 abstentions. Les députés de droite qui ont soutenu ce texte avec l’aide des libéraux et de la moitié des socialistes européens viennent de valider un accord commercial qui s’en prend directement à nos droits et au fonctionnement de notre démocratie.

Ils n’ont aucunement écouté les appels toujours plus nombreux, des élus locaux, des associations, du monde syndical et des ONG -jusque sous les fenêtres du Parlement le jour du vote-, qui n’ont cessé de demander que le Parlement européen reconsidère cet accord.

Rien n’y a fait, ni l’opposition de la commission des affaires sociales du Parlement européen, ni l’appel du rapporteur pour avis de la commission environnement à rejeter l’accord.

Pire, ce sont justement ces oppositions, ces mobilisations, cette prise de conscience des dangers de l’accord avec le Canada qui ont poussé ses partisans à aller toujours plus vite. Ils ainsi systématiquement ignoré les contre-expertises, les doutes, les avertissements, et se sont placés au-dessus des parlements nationaux et locaux lorsque la Wallonie s’est courageusement rebellée.

Cet accord est applicable provisoirement dès le 1er avril sans le vote des Parlement nationaux, comme l’ont voulu ceux qui l’ont négocié : les José Manuel Barroso (l’ancien Président de la Commission) et Karel De Gucht (l’ancien Commissaire au commerce) désormais au service des puissances d’argent qui voulaient tant cet accord.

La droite a eu beau jeu de présenter cet accord avant tout comme un outil de puissance géopolitique, comme l’affermissement d’une alliance euro-canadienne face aux périls du monde. Justin Trudeau le Premier ministre du Canada en a rajouté une couche le lendemain lors d’une visite au Parlement européen en présentant l’accord comme une construction entre partenaires partageant les mêmes valeurs.

La réalité est bien plus crue et les manifestants devant le Parlement européen l’ont admirablement résumée. Ils avaient amené avec eux un Cheval de Troie gonflable, ce qui résume parfaitement ce qu’est l’accord avec le Canada : une ouverture subtile placée au cœur de notre système législatif pour en faire tomber les protections au moment voulu.

C’est d’abord les protections douanières qui vont s’effondrer pour mettre nos entreprises, notre agriculture, et les travailleurs européens et canadiens dans une concurrence impitoyable.

Ce seront ensuite nos droits sociaux et environnementaux qui vont être progressivement défaits par les mécanismes juridiques que créés cet accord : les tribunaux privés qui mettent les investisseurs au-dessus de nos lois, et la coopération réglementaire qui accorde aux lobbys canadien un droit de regard sur toutes les futures législations.

Une première bataille a été perdue au Parlement européen : la levée des barrières douanières est actée. Mais un nouveau champ d’affrontement s’ouvre car l’accord est divisé en deux parties selon les compétences. Les barrières douanières concernent les compétences de l’UE, dont acte. Par contre, la levée des barrières réglementaires relève de celles des États et doit donc encore être ratifiée par les Parlement nationaux.

La courageuse mobilisation contre cet accord doit donc être poursuivie et amplifiée pour que prime nos vies sur leurs profits.

Voici l’intervention que j’ai prononcée lors du débat avant le vote :

« Madame la Présidente,

Ceux d’entre nous qui voteront ce traité porteront une lourde responsabilité au regard de l’emploi, de l’environnement, du progrès social, de l’agriculture et de l’alimentation. Ils vont contribuer à enfermer les peuples dans une véritable camisole de force.

En effet, comment accepter d’appliquer un accord si néfaste de manière provisoire sans l’aval des parlements nationaux? Comment accepter un mécanisme dit de coopération réglementaire, qui adaptera la législation nationale et européenne a priori, c’est-à-dire avant même leur élaboration par les parlements? Et pour cadenasser l’ensemble, des tribunaux arbitraux condamneront les États et les peuples, s’ils n’obéissent pas aux ordres des multinationales.

Notre Parlement se grandirait à dire «non» à la constitutionnalisation du droit des affaires contre les droits humains, « non » à ce coup d’État institutionnel au service des puissances industrielles et financières! »

Marché européen du carbone : encore une occasion manquée
Jeudi 16 février


Le Parlement européen s’est prononcé sur la réforme du marché européen du carbone pour la période 2021-2030, mis en place en 2005, après l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto.

Ce système d’échange de quotas d’émissions de CO2 est inspiré de la règle du pollueur-payeur et il est resté pour l’instant totalement inefficace. Il consiste à faire confiance à la loi de l’offre et la demande pour fixer le prix de la pollution. Un plafond annuel d’émissions est fixé aux différentes industries, celles qui le dépassent pouvant acheter des quotas supplémentaires à celles qui ne l’ont pas atteint. Le système n’a jamais fonctionné à cause du nombre trop important de quotas distribués au départ, qui a fait chuter le prix de trente euros à cinq, ce qui n’est plus du tout dissuasif pour les industries et ne les incite pas à investir dans des procédés plus propres.

La réforme proposée par la commission de l’environnement permettait de durcir la réglementation pour les gros pollueurs en limitant la quantité de crédits de pollution disponibles pour la période. En séance, les conservateurs, le groupe PPE et des députés polonais ont été bien plus généreux envers les industries les plus polluantes suite à un lobbying très agressif de leur part. En plus de limiter la diminution des quotas, ils ont rejeté l’idée de retirer au secteur du ciment l’allocation de quotas gratuits et d’instaurer une taxe carbone aux frontières pour le ciment importé dans l’Union européenne.

Au final, la la droite européenne a totalement renversé un compromis qui restait ambitieux sur les réductions d’émissions de gaz à effet de serre et respectait l’accord de Paris sur climat, même si le système de marché est problématique et peut mener à une spéculation dangereuse sur un sujet aussi critique que celui du réchauffement climatique.

En l’état, le texte ne constitue plus qu’une occasion manquée pour le climat, j’ai donc voté contre. Il a été adopté par 379 voix pour, 263 contre et 57 abstentions.

Un rapport sur la robotique
Jeudi 16 février


Un rapport qui propose de fixer des règles sur la robotique et l’intelligence artificielle, en vue d’exploiter pleinement le potentiel économique de ces nouvelles technologies et de garantir la sécurité des utilisateurs et des travailleurs

La robotique et l’intelligence artificielle sont les technologies d’avenir les plus en vues du XXIe siècle. Elles posent des problèmes éthiques et juridiques considérables liés à leur fabrication, utilisation ou encore leur autonomie. Alors que de plus en plus de véhicules autonomes vont être mis en circulation dans l’espace public, la question de leur responsabilité et de leur statut juridique devient urgente à régler. En effet, lorsqu’ils causeront des dommages qui dédommagera les victimes éventuelles ? Le concepteur ? Le constructeur ? La personne qui utilise le véhicule au moment de l’accident ?

Le rapport de Mady Delvaux (S&D, luxembourgeoise) propose un système d’assurance obligatoire et à un fonds supplémentaire pour garantir le dédommagement total des victimes en cas d’accidents causés par ce type de voitures et envisage la création d’un statut juridique spécifique pour les robots les plus développés.

Sur le plan de l’éthique, le rapport propose l’adoption un code de conduite volontaire sur la robotique pour les chercheurs et les concepteurs. Ils devraient notamment s’engager à respecter les principes suivants :

« Bienfaisance – les robots devraient agir dans l’intérêt de l’homme;

Non-malfaisance – la théorie «d’abord, ne pas nuire», en vertu de laquelle les robots ne devraient pas nuire à l’homme;

Autonomie – la capacité de prendre une décision en connaissance de cause et sans contrainte quant aux modalités d’interaction avec les robots;

Justice — répartition équitable des bénéfices liés à la robotique et caractère abordable des robots utilisés dans le domaine des soins à domicile et des soins de santé en particulier. »

Le rapporteur propose également la création d’une agence européenne de l’intelligence artificielle et de la robotique qui pourrait fournir une expertise aux autorités publiques des pays membres.

Le rapport initialement présenté en séance plénière comprenait tout une partie sur l’incidence de ces nouvelles technologies sur l’emploi et nos systèmes de sécurités sociaux mais la coalition de droite majoritaire au parlement a refusé d’ouvrir ce débat pourtant primordial. J’ai tout de même voté en faveur de ce rapport qui a été adopté avec 396 voix pour, 123 contre, 85 abstentions.

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Lun 19 Déc - 13:36

tous les politiciens qui promettent de changer l europe ou renegocier les traités vous enfument , si vous croyez le contraire c est que vous ne comprenez rien au reel fonctionement de l UE ou que vous leur faites confiance , allez leur poser la question vous les verrez esquiver ou vous faire croire qu ils vont violer les regles , sans jamais vous parler des lourdes sanctions financieres venant de la cour europeene de justice si ils refusent de se soumettre a la politique ultra liberale et austeritaire de l UE , meme si je sais qu il est plus facile de tromper les gens que de leur faire admettre qu ils ont ete trompés




....
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Sam 10 Déc - 8:22

LE PLAN KALERGI

Le plan Kalergi - remplacement de la population du vieux continent



https://www.youtube.com/watch?v=K7RJriVkNPw&feature=share


afro afro afro afro afro afro afro afro
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mar 18 Oct - 9:56

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Lun 3 Oct - 16:39

Quand l’INSEE valide le Grand remplacement


Le “fantasme” est bien une réalité chiffrée


Alain Nueil
est romancier et professeur de lettres agrégé.

Publié le 03 octobre 2016 / Politique Société
Mots-clés : grand remplacementImmigration,INSEE


Sipa. SIPA_00690733_000001.
Grand Remplacement : il convient de mettre des majuscules, non par goût du sensationnel, mais parce qu’il s’agit d’un événement historique singulier, un changement important dans la population française qui se déroule sous nos yeux. C’est donc un nom propre. On a d’abord cru qu’il s’agissait d’un fantasme d’extrême droite. 



Un ami professeur en Sorbonne me disait : « Le Grand Remplacement, je connais la théorie, mais je n’y crois pas ». On disait aussi que cette hypothèse était “trop logique” pour se produire. Objection bien curieuse : si la récolte de blé est mauvaise, faudra-t-il s’attendre à ce que le prix du pain baisse, parce que le contraire serait “trop logique” ?


 À moi, l’intuition me suggérait, en voyageant dans les RER parisiens, en voyant les nombreux Comoriens implantés en Dordogne par le conseil général socialiste précédemment aux manettes, que cette théorie se transformait en réalité. Mais il faut se méfier de l’intuition comme de la peste.



Des statistiques ethniques déguisées


Tous ces doutes ont laissé la place, le 30 septembre 2016, à une certitude scientifique grâce à la publication par l’INSEE des résultats de son étude sur les naissances en France. 



On lit dans le rapport sur les évolutions de la population française en 2015 : « Depuis 2011, les naissances d’enfants issus de deux parents nés en France diminuent (de 580 756 à 535 302 en 2015, soit une baisse de 7,8%), celles d’enfants dont l’un ou les deux parents sont nés à l’étranger sont en hausse de 6,07%. » Ce qui appelle plusieurs remarques.

Il existe encore en France, à l’INSEE, des fonctionnaires assez courageux et inventifs pour contourner l’interdiction (stupide et dangereuse à mon avis) des statistiques ethniques. Le lieu de naissance de la mère ou du père ? Où voyez-vous de l’ethnicité dans cette question ?



 Le devoir d’un scientifique est de cerner la réalité au plus près, bravo à ces mathématiciens à qui le réel ne fait pas peur.
”Deux parents nés en France” : c’est déjà le cas de beaucoup de descendants d’immigrés dont il faudrait défalquer le nombre de naissances en le soustrayant des 535.302 nouveaux-nés pour avoir une idée du chiffre des naissances chez les blancs de type européen (l’usage du mot ”caucasien”, racialement neutre, serait bien pratique, mais la langue française ne l’admet pas, on croirait qu’il s’agit d’une multiplication des Tchétchènes et autres Ossètes dans l’hexagone.)



 Chez ceux-ci, le pourcentage de naissances par femme doit être de 1,3 ou 1,4, en berne comme chez les Allemandes ou les Italiennes (revoir l’épisode triste et amusant de ”L’île des enfants uniques” dans Journal intime de Nanni Moretti). Dans mon coin de France rurale, je vois beaucoup de jeunes couples avec un seul enfant et beaucoup de seniors dont la famille se termine en queue de poisson.


 Après le décès des derniers baby-boomers, il y aura beaucoup de jolies maisons vides où l’on pourra loger les migrants.



Le Bras désavoué par la réalité




Une guéguerre oppose deux grands démographes, Michèle Tribalat (une femme de gauche) et Hervé Le Bras à propos des naissances chez les immigrés et leurs descendants. 



Ces statistiques viennent de prouver que c’est la première qui a raison. Hervé Le Bras apparaît désormais pour ce qu’il est : le porte-parole du Mensonge Officiel sur la démographie.
Il nous a expliqué pendant des années que les jeunes couples d’origine immigrée se mettaient tout de suite à la natalité à la française et faisaient environ deux enfants, comme les Français ”de souche”.


 “Paroles, paroles…” comme chantait Dalida.

Je n’ai pas entendu une seule présentation, un seul commentaire sur les grands médias à propos de la publication avant-hier de ces statistiques sérieuses du très sérieux INSEE. 



Certes, je n’écoute et ne lis pas tout, mais internet est tout de même un bon moyen de scruter ce qui se dit dans les médias. Là encore, Mensonge Officiel par dissimulation.


 Quand Jules César est arrivé en Gaule avec la ferme intention de conquérir le pays, il n’était question sur les télévisions gauloises que du risque que le ciel ne tombe sur la tête des habitants de ce malheureux pays. 


L’Yves Calvi de l’époque arbitrait des débats passionnés sur tombera ou tombera pas et personne ne parlait de Jules et de ses projets menaçants. Vous voyez bien que les Gaulois sont nos ancêtres.

Cette évolution est plus marquée depuis 2011, souligne l’INSEE. Impossible de ne faire un rapprochement avec la politique antinataliste des divers gouvernements de la présidence Hollande.



 Réduction des allocations familiales, abaissement du quotient familial, abaissement des prestations d’accueil au jeune enfant, tout a été mis sous condition de revenus, c’est-à-dire qu’il s’agissait d’une attaque en règle contre la natalité des classes moyennes, qui sont pour l’essentiel formées de ”caucasiens”. 


Décidément, ce quinquennat aura été catastrophique sur tous les plans.

Dernière remarque sur cette passionnante statistique : les mathématiciens de l’INSEE ne sont pas des futurologues, mais on peut déduire de leurs chiffres qu’il s’agit là d’une tendance lourde, dont on ne voit pas ce qui pourrait la freiner ou a fortiori l’arrêter.



 Il y aura forcément une année X du XXIème siècle où ceux qui sont nés en 2015 étant enfants d’un ou de deux parents nés à l’étranger à l’étranger et leurs descendants deviendront plus nombreux que ceux que ceux qui sont nés en 2015 de deux parents nés en France. 


Durant une année postérieure Y, ils deviendront plus nombreux sur les listes électorales et la loi de la démocratie leur permettra de pouvoir prendre de bonnes décisions, mais aussi de mauvaises comme imposer la charia en France, rattacher le pays au Qatar ou forcer les dernières chrétiennes à porter le voile.

Il s’agit là d’un scénario très logique, trop logique peut-être, les surprises de l’Histoire peuvent bien sûr l’enrayer, ce dont je serai ravi dans ma tombe. Mais j’attends qu’on me démontre que ce scénario n’a aucune chance de se produire, les événements logiques ayant la stupide habitude de se produire plus souvent que les événements illogiques.



Une contre-société patriarcale


Un dernier mot sur les femmes, principales actrices de la natalité. 

Dès lors que coexistent dans un même pays deux mentalités très différentes chez les femmes elles-mêmes et chez les hommes dans leurs rapports avec elles, il se produit un déséquilibre grave. 


Dans la France actuelle, l’une des deux classes de femmes proclame ”un enfant si je veux quand je veux” et les hommes n’osent pas protester et réfuter cette assertion tout de même extravagante qui détruit le père et fait du mâle un simple fournisseur de sperme.


 Les hommes se taisent, ils sont terrorisés par des décennies de lutte acharnée contre le Père, des décennies de divorces impitoyables déclenchés à 80 % par les épouses, des décennies de destruction de toute figure de domination masculine, le juge grave, le professeur autoritaire, le curé sévère et tant d’autres.


 Le président de la République élu en 2012 est d’ailleurs emblématique de ce refus de toute autorité masculine. Pendant ce temps, dans un autre segment de la population française, c’est : ”autant d’enfants que je le voudrai, moi le père” et ”surtout mets ton voile pour aller au supermarché”.


 En dépit de ce que disent les têtes creuses, le voile est avant tout la preuve de la soumission des femmes aux hommes, qui décideront seuls du nombre de grossesses que l’épouse subira. J’espère bien que la majorité des familles musulmanes de France ne fonctionne pas sur ce modèle étroitement machiste et patriarcal, mais qu’il en existe une certaine proportion est suffisant pour modifier les statistiques démographiques.


 Conséquence de cette dualité dans les conditions féminines : une supériorité numérique croissante du second segment de la population sur le premier.

La France a des chances (ou des risques) prouvées et vérifiées désormais par l’INSEE de connaître en une centaine d’années ce que le Kosovo a connu en un millénaire : la lente submersion d’un peuple par un autre peuple plus prolifique. Rappelons que le Kosovo est le berceau de la nation serbe, que tous ses noms de lieu sont d’étymologie serbe, les noms albanais n’en étant que des adaptations. 



A commencer par Kosovo qui signifie en serbe le champ des merles, lieu d’une célèbre bataille contre les Turcs. Les historiens du futur seront un peu étonnés par la cause de cet effacement du peuple français d’origine : un excès de grandeur d’âme et une naïveté phénoménale.


 Et puis on en rira, on classera cette disparition dans les histoires de morts ridicules, ainsi que les affectionne les petites séries thématiques qu’on trouve sur les sites d’information de la Toile (les dix stars tombées dans la misère, les dix îles sublimes qu’il faut visiter avant de mourir etc…) On rira de la disparition des anciens Français comme on rit de la mort ridicule de ce Japonais en safari, dévoré par un lion pour lui avoir donné un grand coup de pied pendant sa sieste afin qu’il ait l’air plus vif sur la photo-souvenir.
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mer 10 Aoû - 9:20

Sky News découvre un « Manuel » pour migrants vers l’Europe
 Mensonges & ManipulationRéseau International

Citation :
Avec ce manuel, les migrants sont pris en main de A à Z, mieux que dans un voyage organisé, avec agences de départ et d’arrivée, comité d’accueil, site internet, hotline, et tout. Dommage qu le programme actuel ne concerne que les détenteurs de passeports syriens, qu’ils soient Syriens ou non. Par « humanisme », les ONG qui éditent le manuel du parfait migrant devraient commencer à penser aux pauvres Yéménites abandonnés à leur sort. Il serait possible d’organiser une filière qui passerait par la Mer Rouge. Mais peut-être que le Yémen n’est pas au programme.  RI







Le « Manuel » contient des cartes, des conseils et les numéros de téléphone des organisations qui pourraient aider les réfugiés à accomplir la périlleuse traversée.
Les réfugiés se dirigeant vers la Grèce sur des embarcations de fortune sont dotés d’un « manuel des migrants » rempli de conseils, de cartes, de numéros de téléphone et d’astuces concernant leur traversée vers l’Europe.
Parmi des gilets de sauvetage abandonnés et des canots pneumatiques crevés, Sky News a découvert un exemplaire abîmé d’un guide touristique très particulier échoué sur une plage de l’île grecque de Lesbos.
La couverture du livret comporte une photographie d’un jeune homme sur une plage au coucher du soleil, regardant avec envie vers la mer, avec des rames à ses pieds alors qu’il se prépare à la périlleuse traversée.
Le « Manuel » est écrit en arabe et contient les numéros de téléphone des organisations qui pourraient aider les réfugiés qui font le voyage, tels que la Croix-Rouge et le UNHCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés).
Parmi les organisations apparaissant au dos du livret, l’une d’elle est appelée « W2eu », ce qui signifie «Welcome to Europe».
Sonia, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, est bénévole pour W2eu, elle a déclaré à Sky News: « Les militants de notre réseau distribuent les guides gratuitement en Turquie ». Elle a expliqué que l’un des objectifs de la brochure était d’aider ceux qui vont rencontrer des problèmes en mer.
Ils peuvent appeler un numéro de hotline 24/24h indiqué dans le guide, les bénévoles transmettent alors leurs coordonnées aux garde-côtes compétents.
« Nous nous informons sur le nombre de personnes à bord des bateaux et sur la nature des problèmes qu’elles rencontrent », dit-elle. « C’est un service de secours vital que nous offrons aux réfugiés. Ils vont venir de toutes façons, il est donc préférable que nous leur donnions des conseils ».
Arabophone, Sonia prend les appels depuis son domicile en Autriche, elle est l’une des nombreux bénévoles. « Nous sommes un grand groupe d’environ une centaine de personnes », dit-elle. « Nous sommes basés à travers l’Europe et l’Afrique du Nord ».
Le guide de poche contient une carte pratique de l’Europe détaillant les zones où les bateaux ont tendance à débarquer.
Marquées en rouge, les zones décrites comme « détentions/réceptions/zones de contrôles ».
Sur la quatrième de couverture, figurent une série de photographies d’îles grecques ensoleillées, dont le principal port de Lesbos, Mytilène, et un homme souriant aux côtés de la légende: « Quand je suis arrivé sur les rives de Mytilène j’ai pris conscience que je n’étais plus un enfant ».
Le site Web de W2eu annonce « Nous souhaitons la bienvenue à tous les voyageurs dans leur difficile traversée et vous souhaitons un bon voyage – Parce que la liberté de circulation est un droit pour tous! »
Il poursuit en disant qu’ils aspirent à offrir des contacts et des conseils aux réfugiés et aux migrants: « Aux frontières extérieures de l’Europe, les gens se voient refuser l’entrée, ils sont emprisonnés et déportés ».
« Néanmoins, les gens viennent. W2eu.info vous soutient, vous qui venez en Europe, dans votre lutte pour une vie meilleure ».
Par Jonathan Samuels, correspondant Sky News, à Lesbos, en Grèce

https://www.facebook.com/notes/1483605485273773/
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Ven 24 Juin - 15:28

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mar 15 Mar - 17:25

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Lun 8 Fév - 10:45

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Lun 11 Jan - 15:10

Le plan Kalergi : génocide des peuples européens

 L’immigration de masse
est un phénomène dont les causes sont habilement cachées par le Système, et la propagande « multiethnique » s’efforce de nous persuader qu’elle est inévitable. 
Dans cet article, nous voulons vous démontrer une fois pour toute que cette immigration n’est pas un phénomène spontané. Ce que l’on voudrait nous faire croire comme étant une conséquence inéluctable de l’histoire est en réalité un plan étudié sur papier et préparé depuis des dizaines d’années pour détruire complètement le visage du Vieux continent. 

LA PANEUROPE 
Peu de gens savent qu’un des principaux protagonistes du processus européen est aussi celui qui a planifié et programmé le génocide des peuples européens. Il s’agit d’un obscur personnage dont les masses ignorent l’existence, mais que les « puissants » considèrent comme étant le père fondateur de l’Union Européenne. Son nom est Richard Coudenhove Kalergi. En coulisse, loin des projecteurs, il a réussi a attirer dans ses filets les plus importants chefs d’Etat. Ils soutiendront et feront la promotion de son projet d’unification européenne [1]. En 1922, il fonda à Vienne le mouvement « Paneuropéen », qui visait l’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial basé sur une Fédération de Nations dirigée par les Etats-Unis. L’unification de l’Europe aurait été le premier pas vers un unique Gouvernement Mondial. 
Avec la montée du fascisme en Europe, le Plan a du être momentanément stoppé, et l’Union Paneuropéenne contrainte de se dissoudre. 
Mais, après la seconde guerre mondiale, Kalergi, grâce à une frénétique et infatigable activité, grâce aux appuis de Winston Churchill, de la loge maçonnique B’nai B’rith et d’importants quotidiens comme le New York Times, réussit à faire accepter son projet au gouvernement des USA.

 L’ESSENCE DU PLAN KALERGI
Dans son livre « Praktischer Idealismus », Kalergi déclare que les habitants des futurs « Etats Unis d’Europe » ne seront plus les peuples originaires du Vieux Continent, mais plutôt une sorte de sous-humanité bestiale issue de mélanges raciaux. Il affirmait, sans demi-mesure, qu’il était nécessaire de « croiser » les peuples européens avec les Asiatiques et les Noirs, pour créer un troupeau multi-ethnique sans qualités spécifiques et facile à dominer pour les élites au pouvoir. « L’homme du futur sera de sang mêlé. La future race eurasiato-negroïde, très semblable aux anciens Egyptiens, remplacera la multiplicité des peuples [...][2]
 Voilà comment Gerd Honsik décrit l’essence du Plan Kalergi : Kalergi proclama qu’il fallait abolir le droit à l’autodétermination des peuples et, successivement, éliminer les nations en utilisant les mouvements ethniques séparatistes ou l’immigration allogène de masse. 
Pour que les élites puissent dominer l’Europe, 
il prévoyait de transformer les peuples homogènes en un peuple métissé ; il attribuait aux métis des caractéristiques de cruauté et d’infidélité, entre autres. Ce peuple, selon lui, devait être créé et ce nouveau peuple métissé permettrait à l’élite de lui être supérieure.
 En éliminant d’abord la démocratie, à savoir le pouvoir du peuple, et ensuite le peuple lui-même avec le métissage, les Blancs devaient être remplacés par une race métissée facile à dominer.
 En abolissant le principe d’égalité de tous devant la loi et en préservant les minorités de toute critique, avec des lois extraordinaires les protégeant, on réussirait à contrôler les masses. Les politiques de l’époque ont écouté Kalergi, les puissances occidentales se sont basées sur son Plan, les journaux et les services secrets américains ont financé ses projets.

 Les leaders de la politique européenne savent bien que c’est lui l’instigateur de cette Europe dirigée par Bruxelles et Maastricht. Kalergi, inconnu de l’opinion publique, [...] est considéré comme le père de Maastricht et du multiculturalisme. Ce qui est révolutionnaire dans son Plan, est qu’il ne préconise pas un génocide pour atteindre le pouvoir, mais qu’il prévoit de créer des « sous-humains » qui, en raison de caractéristiques négatives comme [l'incapacité] et l’instabilité, toléreront et accepteront cette « noble race » [3] (ndt noble race = élite).

 DE KALERGI À NOS JOURS
Bien qu’aucun livre d’école ne parle de Kalergi, ce sont ses idées qui ont inspiré l’Union Européenne d’aujourd’hui. Sa conviction que les peuples européens devaient être métissés avec les Noirs et les Asiatiques pour détruire leur identité et créer une unique race métissée, est à la base de toute la politique européenne face à l’intégration et à la défense des minorités. 2 Tout cela n’est pas décidé pour des raisons humanitaires. 
Ces directives sont promulguées, avec une détermination impitoyable, pour réaliser le plus grand génocide de l’histoire. Le prix européen Coudenhove-Kalergi a été institué en son honneur. Tous les deux ans, il récompense les européistes qui se sont particuliè- rement distingués dans la poursuite de son Plan criminel. Parmi eux, nous trouvons des personnes du calibre d’Angela Merkel ou d’Herman van Rompuy. La Société Européenne Coudenhove-Kalergi a décerné le premier prix européen à Angela Merkel en 2010. 

Le 16 novembre 2012 le prix Coudenhove-Kalergi a été décerné au président du Conseil européen Herman von Rompuy pendant un congrès spécial qui s’est déroulé à Vienne pour célébrer les 90 ans du mouvement paneuropéen. Derrière lui on pouvait voir le symbole de l’union paneuropéenne : une croix rouge qui domine un soleil doré, symbole qui était celui de l’ordre de la Rose-Croix. 

L’ONU pousse au génocide par ses constantes exhortations à accueillir des millions d’immigrés pour compenser la baisse de natalité en Europe. Un rapport de la « Population Division » des Nations Unies à New-York (datant de janvier 2000), est intitulé : « Migrations de remplacement : une solution pour les populations vieillissantes et en déclin ». Selon ce rapport, l’Europe aurait besoin d’ici 2025 de 159 millions d’immigrés. On se demande comment il est possible de faire des estimations aussi précises, à moins que l’immigration ait été prévue et étudiée « sur papier ».
 En fait, il est sûr que la baisse de natalité chez nous pourrait facilement être inversée avec des mesures adaptées de soutien aux familles. Et il est tout aussi évident que ça n’est pas avec l’apport d’un patrimoine génétique différent que l’on protègera le patrimoine génétique européen, et qu’en agissant ainsi, on accélère sa disparition. 
Ainsi, l’unique but de ces mesures est de dénaturer complètement un peuple, de le transformer en un ensemble d’individus sans plus aucune cohésion ethnique, historique et culturelle. Bref, les thèses du Plan Kalergi ont constitué et constituent jusqu’à aujourd’hui la base de la politique officielle des gouvernements qui poussent au génocide des peuples européens à travers l’immigration de masse. G.Brock Chisholm, ex-directeur de l’OMS, nous montre qu’il a parfaitement appris la leçon de Kalergi quand il affirme : « Ce que les gens doivent développer en tous lieux, est le contrôle des naissances ET les mariages mixtes (interraciaux), dans le but de créer une seule race dans un monde unique et dépendant d’une autorité centrale » [4]

 CONCLUSION 
Si nous regardons autour de nous, le Plan Kalergi semble s’être pleinement réalisé. Nous sommes au-devant d’une vraie tiersmondialisation de l’Europe. 

L’axiome de la « Nouvelle citoyenneté », c’est le multiculturalisme et le métissage forcé. Les Européens sont les naufragés du métissage, submergés par des hordes d’immigrés africains et asiatiques. Les mariages mixtes produisent chaque année des milliers d’individus métis : les « enfants de Kalergi ».

 Sous la double poussée de la désinformation et de l’abêtissement du peuple, grâce aux moyens de communication de masse, on a poussé les Européens à renier leurs propres origines, à oublier leurs propres identités ethniques. 

Les partisans de la globalisation s’efforcent de se convaincre que, renoncer à sa propre identité, est un acte progressiste et humanitaire, que le « racisme » est erroné, mais uniquement parce qu’ils aimeraient faire de nous s des consommateurs aveugles. En ces temps, il est plus que jamais nécessaire de réagir aux mensonges du Système, de réveiller l’esprit de rébellion chez les Européens. Il va falloir mettre sous les yeux de tous que l’intégration [de l'immigration de masse] équivaut à un génocide. 

Nous n’avons pas d’autre choix [que de nous rebeller], l’alternative est le suicide ethnique.

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mar 15 Sep - 17:19






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LE PS est sauvé !   Et Merkel aura sa main d' oeuvre pas chère.
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Jeu 10 Sep - 10:09

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mar 1 Sep - 10:40

Vous avez aimé Sangatte detruit par Sarkosy , et soutenu par Jack Lang  ?????  
A l 'époque j 'etais scandalisé par ce fait d 'arme peu glorieux de Sarkosy  mais aussi et  surtout de la part de Jack Lang...
Et maintenant nous allons payer pour le reconstruire...








afro flower afro  flower afro flower   



A Calais, Valls annonce la construction d'un nouveau camp pour les migrants

HAYDÉE SABÉRAN (CORRESPONDANTE À LILLE) 31 AOÛT 2015 À 19:37


Manuel Valls, Premier ministre, sur le site d'Eurotunnel à Calais, le 31 août. (Photo Aimée Thirion pour Libération)
RÉCIT 

Pas moins de 3 000 migrants survivent dans un campement de fortune en espérant passer outre-Manche, alors que le village de tentes est prévu pour accueillir 1 500 personnes.




Un camp de réfugiés pour une seule moitié des migrants de Calais, pas avant janvier 2016, et sans l’argent qui devrait aller avec, voilà ce qu’a annoncé ce midi Manuel Valls en visite à Calais entre deux averses. Après avoir visité au pas de course le «centre d’accueil» Jules Ferry, qui abrite une centaine de femmes et d’enfants, et où sont distribués des repas aux migrants érythréens, soudanais, syriens, afghans qui s’entassent dans le bidonville voisin en attente de gagner l’Angleterre, le Premier ministre a confirmé en conférence de presse qu’un camp de toile de type camp de réfugiés devrait voir le jour au milieu de l’hiver.





C’est en gros ce que réclame la maire LR, Natacha Bouchart, depuis un an. Oui, mais voilà, le camp est annoncé pour 1 500 personnes, alors qu’ils sont plus de 3 000 à patauger sous les averses qui ont détrempé la lande du bidonville ces derniers jours. Et il devrait en coûter 25 millions d’euros pour le construire avec les infrastructures et clôtures. Or, seule l’Union européenne met la main à la poche, pour 5 millions d’euros, a indiqué le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, présent à la conférence de presse. «Il manque 20 millions», a glissé la maire de Calais, mais elle s’est réjouie, dans un communiqué, du fait que le futur camp «correspondant aux critères de dignité» pourrait donner une meilleure image de la ville s’il est «encadré»pour empêcher les «passeurs» d’y prospérer. La maire réclame par ailleurs une «compensation financière» d’au moins 50 millions d’euros pour le«préjudice» subi depuis des années par la ville de Calais en raison de la présence des migrants.

LES ASSOCIATIONS DÉÇUES


Pour les associations d’aide aux migrants on est loin du compte. «On attendait beaucoup, des mesures, au moins des mesurettes, confirme Christian Salomé, président de l’Auberge des migrants. On est très déçu. Pendant ce temps, sur la lande, 1 000 personnes se trouvent dans des tentes inondées, dans 15 à 20 centimètres d’eau. Les vêtements sont trempés, les couchages aussi. Il faudrait une action urgente, on ne peut pas attendre cet hiver. En Allemagne, ils sont capables d’envoyer l’armée pour monter des camps de toile. Là, on nous promet 1 500 places sous tente pour la fin de l’année. On n’a pas la même notion de l’urgence.»
Le Premier ministre a assuré que la frontière pour le passage en Angleterre était «étanche», avec les nouvelles clôtures bientôt construites sur les sites de la SNCF, en amont du tunnel, et que «venir à Calais, c’est se jeter dans une impasse». Pourtant, au péril de leur vie, les exilés continuent de passer de l’autre côté, ce qui inquiète les associations d’aide. «Une frontière plus "sécurisée", dans le langage du Premier ministre, ça veut dire une frontière plus dangereuse pour les migrants. On nous explique que plus la frontière sera étanche, moins les migrants auront envie de la franchir. Or on sait, nous, que ça veut dire plus de blessés, plus de tués, et des tarifs de passeurs de plus en plus chers.»

LES RÉGIONALES EN LIGNE DE MIRE


Il y avait aussi des arrière-pensées liées aux élections régionales de décembre dans ce déplacement de Manuel Valls. Le Premier ministre est venu pour rivaliser de fermeté avec la droite face aux migrants, dans la région où Marine Le Pen est tête de liste FN. Il a lancé au passage une pique à Xavier Bertrand, tête de liste LR aux régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, sans le nommer. L’ancien ministre UMP avait réagi au discours humaniste de Valls sur les migrants à l’université d’été du PS à La Rochelle en le qualifiant d'«appel d’air irresponsable», lundi matin sur RTL. Manuel Valls a rétorqué que c’est l’idée de Xavier Bertrand de supprimer les contrôles à la frontière et de laisser passer les migrants en Grande-Bretagne qui provoquerait un «appel d’air».
Au même moment, dans le Parc Richelieu, au centre-ville de Calais, un groupe d’activistes sous la houlette du blogueur Philippe Wannesson, a organisé une visite «off» du Premier ministre. Un faux Manuel Valls, joué par Laurent Maameri, «sympathisant No Border» et «Calaisien exaspéré»,a prononcé un discours où il était question d’ouverture des frontières et de solidarité. «Il est injuste que le Liban accueille un nombre de réfugiés équivalent à un tiers de sa population, et [qu’une des régions très riche] de la planète en accueille si peu», a déclaré entre autres le faux Valls, avant de suggérer que, parmi les exilés de Calais, se trouvait peut-être la mère ou le père d’un futur Premier ministre britannique ou français.
Haydée SABÉRAN (correspondante à Lille)
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Jeu 30 Juil - 16:03

C'est confirmé : l'UE est dirigée par un patron de paradis fiscal
GAËL DE SANTIS
VENDREDI, 7 NOVEMBRE, 2014
L'HUMANITÉ




Jean-Claude Juncker, présente, le 15 juillet, sa candidature à la présidence de la Commission européenne, devant les députés européens à Strasbourg.
Photo : Frederick Florin/AFP
Le Monde et 40 journaux étrangers révèlent que jusqu'en 2013, le gouvernement luxembourgeois de Jean Claude Juncker constatait l'évitement fiscal des multinationales, sans prévenir ses partenaires européens. Juncker est aujourd'hui président de la Commission
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude  Juncker, a couvert la stratégie d’évitement fiscal des multinationales. C’est ce que montre l’enquête publiée dans le Monde daté d’aujourd’hui. Nos confrères dévoilent une partie du contenu de 548 accords fiscaux secrets entre 340 entreprises et le fisc luxembourgeois, pour réduire leur fiscalité. Ces   28 000 pages, collectées par le Consortium international des journalistes d’investigation, concernent les clients du puissant cabinet d’audit PriceWatersCoopers, sur la période de 2002 à 2010. Ces rescrits fiscaux (tax rulings) ont commencé à être « accordés au milieu des années 1990 » informent nos confrères, soit exactement quand Jean-Claude Juncker devient premier ministre.  Il occupera cette fonction pendant dix-huit ans, entre 1995 et 2013. Les documents montrent que le Luxembourg a été dans cette période au centre des stratégies d’évitement des multinationales, au détriment des autres États. Le Royaume-Uni et les États-Unis sont particulièrement lésés. Mais la France l’est aussi. 58 de ses entreprises sont concernées. Il s’agit notamment de banques. BNP Paribas et le Crédit agricole bénéficiaient d’une réduction « de leur taux d’imposition effectif sur les revenus de prestation de services de gestion de fonds »lit-on dans le Monde. En somme, ces établissements avaient une filiale au Luxembourg, qui facturait aux autres firmes du groupe ses   services. Un moyen de diriger les fonds, et les bénéfices, vers un pays où le régime fiscal est accommodant. Le groupe d’assurance Axa est aussi concerné. À proprement parler, le principal problème n’est pas le rescrit fiscal, mais le cadre législatif luxembourgeois, qui permet de créer des fonds spéculatifs homologués partout ailleurs sur la planète, mais avec une fiscalité avantageuse. Le problème est qu’une filiale puisse absorber une partie des bénéfices d’autres firmes d’un groupe via la vente de services,  ou la mise à disposition de brevets. Ces pratiques étaient connues. D’où vient dès lors la révélation ? Le rescrit fiscal est un document par lequel le Luxembourg certifie à une entreprise la légalité de son opération. Il y a un hic. Le Luxembourg  constatait les stratégies d’évitement des multinationales sans prévenir ses partenaires. Quand Jean-Claude Juncker, en sa qualité de président de l’Eurogroupe, à savoir gendarme de la zone euro avec faculté d’imposer des plans d’austérité, parlait de réduire l’évasion fiscale lors des sommets européens en 2008 et 2009 en pleine crise financière des subprimes, il roulait dans la farine ses partenaires. Ce sont ces mêmes partenaires, les chefs d’État et de gouvernement, qui ont désigné le candidat du Parti populaire européen, et donc de l’UMP, au poste de président  de la Commission. 
Chez PriceWatersCooper ou à Bercy, la façon de voir est identique
« Jean-Claude Juncker doit répondre à de sérieuses questions », attaquait hier Gaby Zimmer, chef du groupe de la Gauche unitaire européenne. « Les ministres des Finances qui se rencontrent vendredi à Bruxelles doivent  (...) s’attaquer à l’évitement fiscal », demande-t-elle. Certes, un chantier est engagé : les dirigeants du G20 vont valider des mesures   contre l’optimisation fiscale, en instaurant  l’échange automatique de données. L’optimisation fiscale « n’est plus acceptable pour personne», montait hier sur ses grands chevaux   Michel Sapin, ministre des Finances, pour qui la « lutte doit être mondiale », et qui ne tance pas plus Juncker (cette affaire  « est le reflet du passé (...) je souhaite qu’on regarde l’avenir ») que les entreprises concernées, dont les pratiques sont connues. C’est qu’au Luxembourg, à PriceWaters- Cooper ou à Bercy, la façon de voir est identique. Le cabinet d’audit rappelle la « légalité » de sa démarche. Le représentant de la place financière luxembourgeoise Nicolas Mackel se défend en disant que « le système fiscal luxembourgeois est compétitif : il n’y a rien d’injuste (...) à propos de lui. Si les entreprises parviennent à réduire leurs factures fiscales à un taux très bas, ce n’est pas le problème d’un système mais de l’interaction entre différents systèmes fiscaux ». C’est sur cette interaction que travaillent les dirigeants européens, en y mettant plus de transparence et un vernis de légalité. Mais au nom de la « compétitivité   », il est hors de question de blâmer un pays où le taux d’imposition réel sur les sociétés peut descendre à 1%  .
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mer 29 Juil - 17:01

Les éleveurs et agriculteurs sont  a juste titre tres en colere ,  la grande distribution prend trop de marges bénéficiaires et les importations nuisent a la rentabilité des exploitations ! 


En cherchant bien j 'ai trouvé un portrait du president de la FNSEA et je suis tombé de haut !!!!


a lire ci dessous: 




A propos de Xavier Beulin, dont Libé avait fait le portrait en 2011, relevons cette analyse de Périco Légasse, redchef de la rubrique gastronomie et vin pour Marianne, qui livre auFigaro la remarque suivante : «sublime paradoxe, le patron de la FNSEA, premier syndicat agricole, Xavier Beulin, qui discute avec le ministre, est président de la multinationale Sofiprotéol, propriétaire de plusieurs marques agro-alimentaires, dont l’une des filiales à 100%, la société Farmor (Glon-Sanders), à Guingamp, importe des centaines de milliers de tonnes de poulets industriels brésiliens produits dans des conditions ignobles. D’une main j’envoie mes éleveurs de volailles faire des actions commandos, d’une autre j’importe en masse ce qui les conduit à la ruine. Tout un symbole des aberrations de notre époque.»

MORALITE ...........on est toujours trahi par les siens 


http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/07/28/que-reprochent-ses-detracteurs-au-patron-de-la-fnsea_4702196_4355770.html

afro afro afro afro afro

http://www.reporterre.net/IMG/pdf/comptes_sofiproteol_2014-liste_des_entreprises.pdf
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mar 17 Fév - 11:48

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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mar 11 Nov - 9:59

TOUT LE MONDE SAVAIT...MAIS TOUS SE TAISAIENT ...



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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Lun 13 Oct - 17:16

http://www.mediapart.fr/journal/international/131014/plus-de-cent-eurodeputes-ont-des-activites-remunerees-en-plus-de-leur-mandat-delu
Plus de cent eurodéputés ont des activités rémunérées en plus de leur mandat d'élu
13 OCTOBRE 2014 |  PAR LUDOVIC LAMANT
Transparency International lance lundi un site qui passe au peigne fin les déclarations financières des 751 élus à Strasbourg. Sur les dix députés qui cumulent le plus d'activités, en partie rémunérées, en dehors du parlement, quatre sont français, dont Michèle Alliot-Marie (UMP), Sylvie Goulard (UDI-Modem) et Rachida Dati (UMP). Une centaine de députés ont ainsi d'autres rémunérations via d'autres mandats ou grâce au secteur privé.
De notre envoyé spécial à Bruxelles. Transparency International n'a pas traîné. Les 751 eurodéputés élus en mai avaient jusqu'à juillet pour soumettre leurs déclarations d'intérêts financiers, et la branche bruxelloise de cette ONG lance lundi un site internet qui compile l'ensemble de ces données. Ce classement, précieux pour les cinq années du mandat à venir, épingle quelques « gloires » françaises du parlement, de Rachida Dati à Michèle Alliot-Marie.  
Principal intérêt de la démarche : la mise au point d'un « indicateur d'activité extérieure ». Il classe l'ensemble des élus, en fonction du volume d'activités ...

Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep alien alien alien alien affraid affraid affraid affraid affraid affraid Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect confused confused confused confused confused confused

http://www.transparency-france.org/ewb_pages/div/CP_Rapport_2013_Transparency_France.php
Transparency International France a rendu public son rapport 2013 qui, pour la première fois, dresse un bilan complet des lois votées en 2013 en matière de transparence et de lutte contre la corruption. Hormis le report de la réforme sur l’indépendance de la justice, ce bilan est globalement positif. La question est maintenant de savoir si ces lois seront effectivement appliquées.

Pour Transparency International France, il est donc essentiel de maintenir la pression pour que le gouvernement dote les nouvelles autorités des moyens nécessaires à leur mission et pour que les élus appliquent effectivement les nouvelles règles. L’ONG anti-corruption appelle également les citoyens à se mobiliser et à jouer pleinement leur rôle. 




Un dispositif renforcé de lutte anti-corruption et de transparence de la vie publique
 

Dix-huit mois après l’élection du Président de la République, c’est un bilan globalement positif que Transparency International France dresse des lois adoptées ou en cours d’adoption. Des initiatives ont été prises dans tous les domaines pour lesquels le candidat François Hollande avait pris des engagements en réponse aux propositions de l’association : prévention des conflits d’intérêts, transparence de la vie politique, cumul des mandats, protection des lanceurs d’alerte, lutte contre la fraude fiscale...

Daniel Lebègue, Président de Transparency International France, a par ailleurs salué le choix de Jean-Louis Nadal, ancien procureur général près la Cour de cassation, comme futur président de la Haute autorité : "le choix d’un des plus hauts magistrats de la République, reconnu par tous pour sa grande expérience, son indépendance d’esprit, son courage et sa liberté d’expression, devrait apporter à la Haute autorité la légitimité et la capacité à remplir pleinement les missions qui lui sont imparties par la loi."

La principale ombre au tableau concerne l’indépendance de la justice et, notamment, l’absence de réforme du statut du parquet. L’adoption du projet de loi visant à modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) – qui constituait déjà une réforme a minima – a été reportée à une date indéterminée face à l’opposition des sénateurs. Pour Transparency International France, il est urgent d’engager une véritable réforme mettant la justice et, en particulier le parquet, à l’abri de toute intervention de l’exécutif dans les affaires politico-financières. 


Les nouvelles lois permettront-elles d’éviter une nouvelle affaire Cahuzac ?  


En 2012, Transparency International France appelait le Gouvernement à faire de la lutte contre la corruption une priorité politique. En 2013, le sujet a été en haut de l’agenda, non sans lien avec le séisme suscité dans l’opinion par l’affaire Cahuzac. La bataille de la transparence est cependant encore loin d’être gagnée. En effet, un grand nombre de dispositions, aujourd’hui inscrites dans la loi, sont soumises à l’adoption ultérieure de décrets d’application et, pour les parlementaires, à la modification du règlement des assemblées.  

Si ces nouvelles lois ont le potentiel de faciliter la détection des fraudes illustrées par l’affaire Cahuzac, tout dépendra aussi des moyens qui seront mis à la disposition de la Haute autorité pour la transparence et de la justice financière. La question des moyens, directement liée à  celle des décrets d’application, est désormais la question essentielle.

Les élus sont-ils prêts à appliquer pleinement les nouvelles règles du jeu ?

Un autre enjeu est d’assurer une application effective de ces nouvelles règles par l’ensemble des responsables publics. Les résistances qui se sont exprimées lors des débats parlementaires laissent présager une phase de mise en œuvre difficile. Les implications - pour la confiance des citoyens et pour les finances publiques - sont pourtant considérables. Après le choc de l’affaire Cahuzac, un défaut d’application de ces lois aurait des conséquences extrêmement graves.

Transparency International France se mobilisera donc en 2014 auprès des élu(e)s pour les encourager et les aider à se conformer aux nouvelles exigences. Par ailleurs l’association appelle les candidats aux prochaines élections municipales à prendre des engagements comme, par exemple, celui de rendre publique leur déclaration de patrimoine même s’ils n’en ont pas l’obligation. L’association veillera à faire connaître ces engagements et à valoriser les meilleures pratiques.

Si les citoyens veulent que leurs représentants se conduisent de manière intègre, ils doivent eux-aussi se mobiliser


Désormais, les citoyens auront accès aux déclarations d’intérêts et de patrimoine des élus. La loi sur la transparence leur donne aussi le droit d’adresser des signalements à la HAT ou de la saisir via les associations anti-corruption. Il est donc essentiel que les citoyens s’approprient ces nouveaux droits et aident la Haute autorité pour la transparence à détecter les abus et écarts de conduite. 

Afin de contribuer à cette mobilisation citoyenne, Transparency International France développera aussi en 2014 des actions de sensibilisation à destination du grand public afin d’expliquer le rôle que chacun peut jouer dans la mise en œuvre des nouvelles lois.

>> Télécharger le rapport 2013 de Transparency International France 

>> Lire le dossier paru dans le journal Libération



La France au 22ème rang dans l’Indice de perception de la corruption 2013

Dans l’Indice de perception de la corruption (IPC), publié aujourd'hui par Transparency International, 177 pays sont évalués. Cet indice, qui reflète les points de vue des milieux d’affaires et d’experts pays du monde entier, s’intéresse à la corruption dans le secteur public et à la volonté politique de lutter contre la corruption. Comme en 2012, la France se classe au 22ème rang. Avec une note de 71 sur 100, notre pays est moins bien noté que plusieurs de ses voisins européens (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, pays scandinaves). 

>> Retrouver le classement complet

Contact :
Daniel Lebègue / Myriam Savy / Julian Névo
01 84 16 95 65
contact@transparency-france.org
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Lun 13 Oct - 17:14

Mesdames,
Messieurs,
 
Chers adhérents, chers sympathisants,
 
Je vous fais parvenir en pièce jointe une invitation pour la Conférence - Débat du 21 octobre que nous
organisons autour de S.E. Monsieur l’Ambassadeur de CROATIE.


Je vous demande d’avoir l’amabilité de bien vouloir faire circuler cette invitation dans vos réseaux pour
que nous ayons un nombre suffisant de citoyens, afin d’honorer de votre présence et de celle de vos
connaissances et amis, notre hôte de sa visite, de l’intérêt qu’il porte à notre région, à notre
département et à notre agglomération Béthune-Bruay.
 
J’espère que vous serez nombreux à répondre à mon invitation.
 
Dans l’attente de notre rencontre,
Très cordialement,


  
JEAN-PIERRE  AUPET
           Président




¤ SIEGE SOCIAL




Maison de l'Europe en Artois
56 Avenue de Lens - 62400 Béthune
Tél : 03 21 68 04 47 / 06 89 26 28 09




¤ NOUVEAU : A compter du 1er septembre 2014, nous ouvrons une Antenne Universitaire et Scolaire
                        pour les Enseignants et les Elèves de toutes les écoles à l'adresse suivante :




Maison de l'Europe en Artois
Antenne Universitaire et Scolaire
I U T de Béthune
1230 rue de l'Université
62400 Béthune
Tél :  03 21 68 04 47 / 06 89 26 28 09




Heures d'ouverture : du lundi au vendredi inclus de 14H00 à 17H00 en période scolaire et sur RENDEZ-VOUS.
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Jeu 2 Oct - 13:43



LE TRAITE TRANSALTLANTIQUE EUROPE /USA
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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    Mar 26 Aoû - 18:01

La manipulation de la creation de l 'Europe par des elus  Français complices !






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MessageSujet: Re: EUROPE ...on ne s 'en lasse pas    

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EUROPE ...on ne s 'en lasse pas
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